Y'a de l'idée

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Y'a de l'idée episodes

  • Le retour des lettres manuscrites : pourquoi les jeunes redécouvrent le plaisir d’écrire
    On aurait pu croire que c’était définitivement dépassé. Et pourtant… elle fait son grand retour : la lettre manuscrite.

    Et le plus surprenant, c’est que ce sont les jeunes qui s’en emparent. Certains s’écrivent entre amis, d’autres correspondent avec des inconnus, recréant des liens à distance, un peu comme à l’époque des petites annonces dans les magazines.

    Un fonctionnement qui rappelle les anciennes correspondances… mais remis au goût du jour. Aujourd’hui, cette tendance se voit même sur les réseaux sociaux.

    Sur TikTok, des millions de vues s’accumulent autour d’un geste tout simple : ouvrir une enveloppe. Mais attention, pas n’importe comment. Les lettres deviennent de véritables objets créatifs : stickers, dessins, calligraphie soignée, petits cadeaux glissés à l’intérieur…

    On est presque entre le courrier et l’œuvre d’art. Cette tendance a même un nom : #snailmail ("le courrier escargort, le courrier lent).

    Et c’est justement ça, le cœur du phénomène. Dans un monde où tout va vite - messages instantanés, notifications permanentes, réponses immédiates - la lettre impose un autre rythme.

    Écrire à la main, ça prend du temps. On réfléchit davantage. On choisit ses mots. On structure sa pensée.On n’écrit pas sous le coup de l’émotion comme dans un message envoyé à la va-vite. On écrit moins… mais mieux.

    Certains philosophes expliquent d’ailleurs que la lenteur agit comme un filtre : elle nous oblige à trier nos idées, à aller à l’essentiel.

    Et puis il y a quelque chose qu’on a presque oublié aujourd’hui : l’attente. Quand on envoie une lettre, il faut patienter. Quelques jours. Parfois plusieurs semaines. Mais cette attente change tout. Elle rend l’échange plus rare… et donc plus précieux. Recevoir une lettre devient un petit événement. Un moment qu’on prend le temps de savourer.

    Et surtout : une lettre, ça reste. On peut la relire, la garder, la ranger. Elle devient un souvenir tangible. La preuve que quelqu’un, quelque part, a pris du temps pour nous. Et ce retour ne s’arrête pas aux échanges individuels. Des clubs de correspondance réapparaissent un peu partout dans le monde.

    Comme Postcrossing, qui permet d’envoyer et de recevoir des cartes postales avec des inconnus aux quatre coins de la planète. Ou encore Global Penfriends, qui met en relation des personnes souhaitant renouer avec l’écriture papier. Même logique pour PenPal World.

    Des plateformes qui, au fond, recréent une chose simple : du lien humain… sans écran. Ce retour à la lettre manuscrite, ce n’est pas juste une mode rétro. C’est un besoin. Le besoin de ralentir. De créer. De se reconnecter à soi… et aux autres. De prêter de l'attention...

    Et si, finalement, le futur de la communication passait aussi… par un stylo et une feuille de papier ?

    Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
    4 min
  • Boissons sans alcool : nos alternatives belges (ou vraiment proches), naturelles et pas trop sucrées
    Trop sucrées, pas assez complexes… bref, pas très excitantes. Pendant longtemps, les boissons sans alcool ont eu mauvaise réputation.

    Mais ça, c’était avant. Aujourd’hui, même des grands chefs s’y mettent. Et notamment Sang Hoon Degeimbre. Ce chef doublement étoilé au L’Air du Temps, a décidé de créer ses propres boissons sans alcool. "Ni de l'eau, ni un soft drink, ni un vin sans alcool, mais une boisson gourmet" pour accompagner le repas.

    Son objectif ? Sortir du sucre à tout prix. Parce que le sucre, il le dit lui-même, ça masque les arômes. Résultat : une gamme baptisée Osan, composée de boissons sans sucre ajouté, avec un apport calorique minime (à peine 4 kcal pour 100 ml). Et surtout… du goût.

    Ses boissons, il les veut délicates, végétales, qui changent complètement des infusions classiques souvent trop sucrées. Aujourd'hui, beaucoup d’alternatives sans alcool reposent sur des jus fermentés, des thés glacés ou des infusions… qui finissent par être très sucrés et assez simples en bouche.

    Mais Osan n’est pas seul sur le marché à vouloir proposer des alternatives aux boissons alcoolisées.

    Du côté de Bruges, la marque Buloo propose une alternative pétillante très intéressante. Un mélange de kombucha et de rooibos, avec des notes de citron, de cerise et d’épices. C’est frais, léger, et bien moins sucré que la moyenne.

    En France, Symples mise sur des infusions glacées pétillantes à base de plantes locales. Chaque recette a une fonction : relaxante, énergisante… avec toujours cette volonté de rester léger en sucre.

    Même philosophie chez Jardins et ses apéritifs sans alcool : on ne cherche pas à imiter l’alcool, mais à créer une nouvelle expérience gustative à base de fruits, de plantes et de baies. Uniquement de France.

    Et puis il y a Cul-Sec, aux Pays-Bas, qui reprend les codes du vin… sans alcool. On utilise les techniques de vinification, mais sans fermentation alcoolique, pour obtenir une vraie structure en bouche.

    Ce qu’on voit à travers toutes ces initiatives ? C’est que le sans alcool est en train de changer de dimension. On n’est plus dans la boisson « par défaut » ou la solution de secours. On est dans une expérience à part entière, plus saine, plus subtile… et parfois même plus intéressante.

    L'objectif n'est pas de cracher sur les personnes qui veulent un apéro ou un accompagnement alcoolisé mais simplement proposer des alternatives à ceux qui ne le souhaitent pas. Pour que chacun fasse comme il le sent...
    5 min
  • Lutte contre le décrochage scolaire : Bozar ouvre ses portes aux jeunes issus de milieux défavorisés
    Pousser les portes du Bozar comme si c’était chez soi. Pour beaucoup de jeunes issus de milieux défavorisés, cette idée semble encore aujourd’hui inaccessible.

    Les musées, les salles de spectacle, les institutions culturelles… sont souvent perçus comme des lieux réservés à une élite. Des espaces éloignés de leur quotidien, parfois même intimidants.

    Mais cette perception est en train d’évoluer.

    À Bruxelles, Bozar lance un projet pilote inédit baptisé “Perspective”, en collaboration avec l'asbl Odyssée. Une association qui, depuis plus de 25 ans, accompagne des jeunes de 12 à 30 ans en situation de décrochage scolaire pour les aider à redevenir acteurs de leur avenir.

    Sa devise résume tout : "ne plus rester indifférent à l’indifférence".

    L’objectif du projet est clair : montrer à ces jeunes qu’ils ont leur place partout, y compris dans des lieux qu’ils pensaient inaccessibles.

    Et ici, on ne parle pas d’une simple visite guidée. Perspective, c’est une immersion.

    Dès le mois de septembre, des groupes de jeunes se rendront à Bozar une à deux fois par mois. Mais au lieu de rester spectateurs, ils vont entrer dans les coulisses du lieu.

    Ils pourront participer à l’accueil du public, assister aux répétitions d’orchestres, découvrir des avant-premières, observer le travail des ingénieurs du son, ou encore aider au montage d’expositions.

    Car Bozar, ce n’est pas seulement un musée ou une salle de concert. C’est un écosystème culturel complet, imaginé par l’architecte Victor Horta, où se croisent artistes, techniciens, créateurs et publics.

    Et c’est précisément cette richesse que le projet veut rendre accessible. Au-delà de la découverte culturelle, l’enjeu est profondément humain.

    Le décrochage scolaire est souvent lié à une perte de repères, de confiance, de projection dans l’avenir. Une forme de souffrance invisible, difficile à exprimer.

    C’est là qu’intervient l’approche de l’asbl Odyssée. Une approche dite systémique, qui ne se concentre pas uniquement sur le jeune, mais sur tout son environnement.

    Parents, enseignants, éducateurs, professionnels de la santé… tous sont impliqués. Tous sont sensibilisés, notamment à l’intelligence émotionnelle, pour mieux comprendre et accompagner ces parcours fragilisés.

    Chaque année, environ 1500 jeunes bénéficient de cet accompagnement, entourés par près de 1000 adultes eux-mêmes soutenus par l’association.

    Avec Perspective, une nouvelle dimension s’ajoute : celle de la culture comme levier de transformation. Car ici, on ne demande pas à ces jeunes de consommer la culture passivement.

    On les invite à y prendre part. À se découvrir des compétences, des envies, des talents. À se projeter. Redonner de la dignité là où il y avait de la rupture.

    Redonner de l’élan là où il y avait du doute. Et faire valoir, surtout, que la culture n’est pas un luxe. C’est un droit.

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    4 min
  • Partir un an à l'étranger ou accueillir un étudiant : comment faire et quelle formule privilégier ?
    On parle souvent des jeunes qui rêvent de partir à l’étranger pour apprendre une langue, découvrir une culture, vivre une expérience marquante. Mais on oublie parfois qu’il existe l’autre versant de cette aventure : accueillir.

    Aujourd’hui, plusieurs organismes lancent un appel aux familles en Belgique pour héberger des étudiants étrangers pendant quelques mois ou une année scolaire. Parmi eux, YFU, AFS, le Rotary International ou encore WEP.

    Le principe est simple, mais l’expérience est profonde. Il ne s’agit pas seulement de loger un jeune. Il s’agit de l’intégrer pleinement à la vie de famille. Partager les repas, les activités, les moments du quotidien. L’emmener voir les grands-parents le dimanche, faire les courses ensemble, discuter, rire… bref, vivre une véritable immersion.

    Car l’objectif dépasse largement l’apprentissage d’une langue. Il s’agit de créer du lien, de découvrir une autre culture de l’intérieur et, souvent, de tisser des relations qui durent bien au-delà du séjour.

    Les profils des jeunes sont variés. Certains viennent pour une année complète, d’autres pour quelques mois. Certaines organisations permettent même à des adolescents dès 15-16 ans de vivre cette expérience, que ce soit en partant… ou en étant accueillis.

    Mais face à la diversité des offres, pas toujours évident de s’y retrouver. Le secteur de l’échange linguistique est assez large, avec plusieurs modèles.

    D’un côté, il y a les organisations associatives, comme YFU ou AFS. Ici, on est dans une démarche citoyenne. D’ailleurs, YFU est né dans les années 50, après la guerre, avec l’idée de former des jeunes “ambassadeurs de la paix”.

    Les participants sont fortement encadrés, avant, pendant et après le séjour. Et surtout, les familles d’accueil sont bénévoles. Cela garantit un esprit d’échange sincère, basé sur l’ouverture et le partage.

    La contrepartie, c’est que les places sont limitées. Des quotas sont fixés pour assurer un accompagnement de qualité.

    À côté de ça, il existe des structures plus commerciales, comme WEP ou Information Planet. Ici, la logique est différente : on répond à la demande. Si de nombreux jeunes souhaitent partir dans un pays précis, l'organisation tente de suivre, sans contrainte de quota.

    Mais cela a un coût. Une année à l’étranger peut atteindre 5000 euros en Flandres, jusqu'à plus de 20 000 euros pour le Canada... Le tarif varie en fonction de la destination et des services.

    Et si on n'a pas de budget ? Il existe des alternatives.

    Certaines bourses peuvent être accordées. Et il y a aussi des modèles plus solidaires, comme celui du Rotary International. Ici, on parle d’un échange pur : le jeune part à l’étranger, mais la famille doit accueillir un étudiant en retour. Une formule plus accessible financièrement, mais basée sur le principe du donnant-donnant.

    Dans tous les cas, une chose est sûre : il faut s’y prendre à l’avance. Pour les départs, les inscriptions se préparent souvent un an à l’avance. Pour la prochaine rentrée, il est déjà un peu tard… mais rien n’empêche de tenter.

    En revanche, pour accueillir, il est encore temps de se manifester. Et c’est peut-être là que réside la plus belle opportunité.

    Car ouvrir sa porte, c’est aussi ouvrir son esprit. Et parfois, c’est toute une famille qui en ressort transformée.

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    4 min
  • Animal Disaster Team de Gaia : ces héros belges qui sauvent les animaux en situation d’urgence
    On connaît tous la Pat’ Patrouille, cette brigade de chiens qui vient en aide aux animaux en difficulté. En Belgique, il existe désormais son équivalent… version bien réelle. Mais ici, ce sont des humains qui sauvent des animaux en difficulté.

    Leur nom : l'Animal Disaster Team.

    Créée par l’organisation GAIA, cette unité d’intervention a été officiellement lancée en octobre 2023. Sa particularité ? Être disponible 24h/24 et 7j/7, partout en Belgique, pour intervenir lorsque des animaux se retrouvent en situation de danger immédiat.

    Mais attention, leur rôle est bien précis. Contrairement à d’autres services qui traitent les cas de maltraitance, la Disaster Team se concentre uniquement sur le sauvetage technique. Concrètement, cela signifie intervenir lorsque des animaux sont coincés, piégés ou incapables de se sortir seuls d’une situation critique.

    Et les situations sont parfois impressionnantes. Un cheval tombé dans une piscine ou coincé dans une mangeoire, un chevreuil bloqué dans un jardin en contrebas, des animaux à évacuer lors d’un incendie ou d’une catastrophe...

    Chaque intervention demande du matériel spécifique, des compétences techniques… et beaucoup de sang-froid.

    L’équipe travaille toujours en collaboration avec les autorités : pompiers, police ou gouverneurs. Elle intervient en appui, notamment lorsque les services classiques ne disposent pas du matériel ou de la formation adaptée pour ce type de sauvetage.

    Parmi les interventions marquantes, certaines restent gravées. Notamment celle de l’incendie de la Tour Kennedy à Liège, en juin 2024. Dans ce gigantesque immeuble, il a fallu non seulement gérer l’urgence humaine, mais aussi prendre en charge les animaux présents sur place. Un travail de coordination intense, qui illustre bien la complexité de leur mission.

    Et une fois l’urgence passée, le travail ne s’arrête pas là.

    L'Animal Disaster Team assure aussi un suivi : prise en charge, coordination avec les vétérinaires, accompagnement… L’objectif est de garantir la sécurité et le bien-être de l’animal sur le long terme.

    Alors évidemment, on pourrait être tenté de les appeler directement pour un chat coincé dans un arbre… mais ce n’est pas comme ça que ça fonctionne.

    Pour activer cette équipe, il faut passer par les services de secours classiques (police ou pompiers), qui décideront de faire appel à eux si nécessaire.

    Aujourd’hui, l’équipe compte environ 70 bénévoles répartis dans toute la Belgique. Et tous les profils sont les bienvenus : professionnels du monde animal, vétérinaires, mais aussi citoyens motivés, sportifs ou non. Car ce qui compte avant tout, c’est l’engagement.

    Les volontaires sont formés directement par GAIA pour intervenir en toute sécurité. Mais il faut aussi accepter une réalité : les interventions peuvent tomber à n’importe quel moment. Tôt le matin, tard le soir, le week-end… et sans savoir quand cela se terminera.

    Un investissement exigeant. Mais pour celles et ceux qui aiment les animaux, la motivation est toute trouvée.

    Il est aussi possible de soutenir l’initiative autrement : dons, événements solidaires, marches parrainées… Par exemple, un jogging de Pâques est organisé le 26 avril à Gembloux au profit de l’association.

    Au fond, l'Animal Disaster Team incarne une chose simple : l’idée que chaque vie compte.

    Et que même dans les situations les plus improbables, il y aura toujours quelqu’un pour venir à la rescousse.

    Psssst : une petite coquille s'est glissée dans la séquence sonore : nous y avons évoqué la GAIA Disaster Team mais il s'agit bien de "l'Animal Disaster Team" ;-)

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    4 min
  • Parentalité : ateliers de coiffure dans des pubs londoniens et congé de naissance égalitaire
    Pints and Ponytails : lttéralement : "pintes et queues de cheval". Voilà un concept aussi étonnant que révélateur qui émerge à Londres.

    Le principe ? Des pères se retrouvent dans un pub, autour d’une bière, pour apprendre à coiffer leurs enfants. Tresses, chignons, queues de cheval… tout y passe. Et comme ces ateliers ont lieu en soirée, les petites filles ne sont pas présentes : les participants s’entraînent sur des têtes de mannequins équipées de perruques.

    Derrière cette idée originale, il y a bien sûr des professionnels pour apprendre les gestes techniques. Mais l’essentiel se joue ailleurs. Ces soirées ont été lancées par une communauté britannique appelée Secret Life of Dads, qui organise des rencontres autour de la paternité. Leur objectif ? Impliquer davantage les pères dans le quotidien des enfants, casser les stéréotypes et créer un espace de parole.

    Car oui, pendant longtemps, certaines tâches, comme coiffer, préparer, s’occuper des détails du quotidien, ont été associées aux mères. Ici, on déconstruit ces idées. Et on montre qu’un père peut, lui aussi, tresser, coiffer, prendre soin.

    Mais ce n’est pas tout. Ces ateliers deviennent aussi des lieux d’échange. Des endroits où les hommes peuvent parler de parentalité, partager leurs expériences, leurs doutes, sans pression ni jugement. Une manière de rendre la paternité plus visible, plus assumée, plus collective.

    Pour l’instant, ces événements restent encore rares. Le concept est tout récent, né il y a seulement quelques semaines dans un pub londonien. Mais il commence déjà à se répandre. Sur les réseaux sociaux, des initiatives similaires apparaissent un peu partout en Angleterre. Certains proposent même d’organiser ces rencontres dans des cafés ou chez des particuliers.

    Une idée simple… mais qui pourrait bien faire des petits.

    Et pendant que ces initiatives émergent sur le terrain, d’autres avancées se jouent à un niveau plus structurel. Direction l’Espagne.

    Depuis 2021, le pays a instauré un congé de naissance strictement égal pour tous les parents. Même durée, même rémunération, mêmes droits. Chaque parent bénéficie aujourd’hui de 19 semaines de congé, payées à 100 % et non transférables.

    Un choix fort. Car cela signifie que le second parent — souvent le père — ne peut pas céder ses semaines à la mère. Il doit les prendre. Et donc, s’impliquer dès le départ. Ce modèle vise à casser les rôles traditionnels. Mais aussi à répondre à un enjeu démographique : le pays affiche l’un des taux de natalité les plus faibles d’Europe.

    Et les effets semblent déjà visibles. Cinq ans après la réforme, de nombreux pères prennent pleinement ce congé. Ils gagnent en confiance, développent leur autonomie et construisent une relation plus équilibrée avec leur enfant.

    Le dispositif est aussi flexible. Il faut prendre au moins 6 semaines juste après la naissance, les 11 suivantes peuvent être prises jusqu'au 12 mois de l'enfant [et non 12 ans, comme dis dans la séquence, petite coquille ;-)] et les 2 restantes jusqu'à ses 8 ans. Une manière de rappeler que la parentalité ne s’arrête pas aux premiers mois.

    Finalement, qu’il s’agisse d’apprendre à faire une tresse dans un pub ou de repenser les politiques familiales à l’échelle d’un pays, une même dynamique est à l’œuvre. Redéfinir la place des pères. Partager les responsabilités. Et construire une parentalité plus équilibrée, plus consciente… et plus moderne.

    Si vous voulez plus d'info à ce sujet, fonce lire le dossier très complet qui lui est consacré dans le Ligueur en ce mois de mars 2026.

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    4 min
  • Upcycling textile : à Bouge, Repair and Wear Studio transforme les vêtements usés en pièces désirables
    L’upcycling a de plus en plus la cote. Le principe est simple : récupérer un objet ou un matériau usé pour lui donner une nouvelle vie, mais pas n’importe laquelle. Il ne s’agit pas seulement de recycler, mais d’améliorer, de rehausser, de transformer l’existant en quelque chose de plus désirable, plus créatif, plus durable. Dans le textile, cette approche séduit de plus en plus de créateurs, d’ateliers et de consommateurs.

    C’est notamment le cas de Repair and Wear Studio, une boutique-atelier installée à Bouge, près de Namur. Derrière ce projet, il y a Julie Delhauteur, couturière belge, qui a imaginé un lieu où les vêtements usés peuvent être triés, lavés, réparés, customisés, déconstruits… puis remis en circulation sous une nouvelle forme.

    Le lieu est vaste : environ 350 mètres carrés. Quand on pousse la porte, on découvre d’abord la boutique, qui occupe un tiers de l’espace. Mais derrière, il y a tout un atelier vivant, avec des piles de tissus, des vêtements de seconde main, des machines à coudre, du repassage, du tri… et même, plus loin encore, des sacs entiers remplis de pièces en attente d’une seconde chance.

    Tous les vêtements qui arrivent ne subissent pas le même sort. Certains sont en bon état et peuvent être revendus tels quels. D’autres ont besoin d’une petite réparation : remplacer un bouton, changer une tirette, recoudre une couture. Et puis il y a ceux qui sont trop abîmés, trop troués ou trop tachés pour être simplement réparés. C’est là que l’upcycling entre véritablement en jeu.

    Deux options s’ouvrent alors. Soit le vêtement est customisé : on ajoute une broderie pour masquer une tache, on transforme un défaut en détail singulier. Soit il est complètement reconstruit. Des morceaux de jeans peuvent par exemple être assemblés pour créer un sac. Une vieille chemise peut devenir une nouvelle pièce, unique, avec une autre coupe, une autre allure, une autre histoire.

    Ce travail demande du temps, du savoir-faire et de la main-d’œuvre. C’est aussi ce qui explique le prix de certaines pièces upcyclées. Une jupe transformée peut coûter une centaine d’euros, non pas parce qu’on “surfe sur une tendance”, mais parce que le temps humain a un coût. Et dans ce projet, il est assumé : l’idée est de payer correctement celles et ceux qui travaillent.

    Pour rendre cette logique circulaire encore plus cohérente, Julie Delhauteur a mis en place un système particulièrement malin. Chaque vêtement upcyclé vendu en boutique possède un QR code. Si, un an ou deux plus tard, l’acheteur s’en lasse, il peut le rapporter au magasin et récupérer 20 % de son prix initial. La pièce est alors reprise, lavée, réparée ou transformée à nouveau, puis remise en vente. Une boucle vertueuse, poussée à l'infini.

    Repair and Wear Studio est une coopérative, une société à finalité sociale. Cela signifie que le projet place l’humain et l’utilité collective avant le profit. Le bénéfice sert à faire vivre et durer l’initiative, mais le cœur du projet est ailleurs : créer de l’emploi, transmettre des compétences, redonner confiance.

    À côté des équivalents de deux temps pleins et demi qui y travaillent, une dizaine d’autres personnes sont accueillies dans le cadre d’un parcours de réinsertion socioprofessionnelle. Pour ces personnes parfois fragilisées par la vie, l’atelier devient un lieu où l’on apprend, où l’on reprend confiance, où l’on retrouve de l’autonomie.

    Au fond, ce projet raconte beaucoup plus qu’une simple histoire de vêtements. Il parle de circularité, bien sûr, mais aussi de dignité, de création, de travail juste et de seconde chance. Pour les habits comme pour les humains.

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    4 min
  • Emploi : ces initiatives belges qui accompagnent autrement les chercheurs d’emploi
    Trouver un emploi aujourd’hui peut s’avérer particulièrement complexe. Entre les exigences d’expérience, les parcours atypiques et le manque de confiance, de nombreux candidats se retrouvent bloqués.

    Face à cette réalité, certains Belges ont décidé d’agir.

    Parmi les solutions qui ont fait leurs preuves, il y a le mentorat. Le principe est simple : être accompagné par une personne plus expérimentée qui partage ses conseils, son vécu et parfois même son réseau.

    C’est notamment le cas de Team4Job ou Duo for a Job, une structure qui met en relation des jeunes issus de l’immigration avec des mentors de plus de 50 ans. Depuis sa création en 2013, plus de 70 % des femmes accompagnées ont trouvé un emploi ou une formation.

    Mais à côté de ces grandes structures, il existe aussi des initiatives plus discrètes, tout aussi inspirantes.

    C’est le cas de l’ASBL Parcours de Motivation, fondée par Luc-Antoine Sambou.

    Son point de départ est très concret : les entreprises demandent souvent plusieurs années d’expérience… que les candidats n’ont pas encore eu l’occasion d’acquérir.

    Mais en réalité, ce que recherchent les employeurs, ce sont surtout des compétences transversales : la capacité à apprendre rapidement, à s’adapter, à gérer ses émotions ou à communiquer efficacement.

    Pour répondre à ce besoin, cette ASBL propose une formation intensive de cinq jours, présentée comme un « accélérateur de performances ». L’objectif n’est pas d’enseigner un métier technique en quelques jours, mais plutôt d’apprendre à apprendre.

    Les participants découvrent comment fonctionne leur cerveau, comment activer leur mémoire, comprendre leurs blocages et gérer leur stress, notamment dans des situations comme la prise de parole ou un entretien d’embauche.

    Ce programme, soutenu par la Fédération Wallonie-Bruxelles, a déjà montré des résultats impressionnants. Sur un public pourtant éloigné de l’emploi, près de 80 % des participants ont retrouvé une activité professionnelle en moins d’un mois.

    Autre initiative inspirante : Your Colors celle de Carole Mawet. Sa spécialité ? Accompagner exclusivement les femmes dans leurs transitions professionnelles.

    Que ce soit pour se reconvertir, lancer un projet ou rebondir après un burn-out, son approche repose sur un principe clé : partir des talents naturels de chaque personne.

    Elle invite ses clientes à identifier ce qu’elle appelle leurs « zones de génie » — ce qu’elles font naturellement bien, ce qui les anime profondément.

    L’objectif est de construire un projet professionnel aligné avec leurs valeurs, leur rythme et leurs aspirations. Car au-delà de la recherche d’un emploi, l’enjeu est aussi de trouver un équilibre durable entre vie professionnelle et personnelle.

    Et bonne nouvelle : cet accompagnement est accessible financièrement. Grâce aux chèques-formation de la Région wallonne, les participantes peuvent être entièrement remboursées après une avance administrative.

    Ces chèques sont accessibles à tous, quel que soit l’âge ou le statut professionnel, y compris pour les seniors.

    Toutes ces initiatives ont un point commun : elles replacent l’humain au centre.

    Elles rappellent que derrière un CV, il y a une personne, avec des compétences, des doutes, des talents… et surtout un potentiel.

    Et parfois, il suffit d’un coup de pouce, d’un regard extérieur ou d’un accompagnement adapté pour relancer toute une trajectoire.

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    4 min
  • Mariage d’amitié : ces amis qui célèbrent leur lien sans être en couple
    Juliet et Romain, Elfée et Lise, Louis-Philippe et Marine…

    Tous ces duos ont un point commun : ils sont « mariés ». Et pourtant, ils ne sont pas en couple.

    Ce qui les unit ? Une amitié.

    On appelle cela un mariage d’amitié.

    Le principe est simple : deux amis décident d’officialiser leur relation à travers une cérémonie qui ressemble, en tout point, à un mariage classique. Il y a des discours, des alliances, une fête, parfois même une robe et un lancer de bouquet.

    À une différence près : il n’y a pas de relation amoureuse entre les deux personnes.

    L’objectif n’est pas de former un couple, mais de célébrer un lien fort, durable et choisi.

    Ce phénomène, encore marginal, commence doucement à émerger dans plusieurs pays. En Europe, certains parlent même d’« amiriage » — contraction entre amitié et mariage.

    Au Japon, la tendance est encore plus structurée : des agences proposent ce type d’union, avec des règles bien définies. Pas de romance, pas de relation sexuelle, mais un engagement à se soutenir sur le long terme, parfois même à partager un quotidien.

    Pourquoi ce modèle attire-t-il de plus en plus ?

    Parce que notre rapport aux relations évolue profondément.

    Le nombre de célibataires ne cesse d’augmenter. En Belgique, on en compte aujourd’hui près de 2,5 millions. Dans le même temps, les divorces restent nombreux : environ 20 000 par an, avec près d’un mariage sur trois qui se termine par une séparation.

    Les périodes les plus fragiles se situent souvent entre 35 et 45 ans, après une quinzaine d’années de vie commune. L’usure du quotidien, les attentes, les frustrations… autant de facteurs qui peuvent fragiliser les relations amoureuses.

    Face à ce constat, certains se tournent vers une évidence souvent oubliée : l’amitié.

    Les amitiés, elles, sont parfois plus stables, plus durables, moins soumises à des attentes implicites. Elles reposent souvent sur une forme de liberté et de confiance qui peut sembler plus simple à préserver.

    Se « marier » avec un ami devient alors une manière de sécuriser un lien important, de lui donner une place officielle et de le célébrer publiquement.

    Bien sûr, ce type d’union n’a aucune valeur juridique. Contrairement au mariage civil, il ne donne pas de droits spécifiques et n’est pas reconnu par l’État.

    Il s’agit avant tout d’un acte symbolique.

    Mais c’est aussi ce qui fait sa force : il permet de réinventer les codes, de sortir du modèle traditionnel du couple et de questionner ce que signifie réellement « s’engager ».

    Dans une société où les schémas évoluent, où les relations deviennent plus multiples et plus flexibles, ces initiatives traduisent une envie de redéfinir les liens qui comptent.

    Et au fond, célébrer une amitié de cette manière, c’est aussi reconnaître que toutes les relations importantes ne sont pas forcément amoureuses.

    Petit clin d’œil au passage : pour celles et ceux qui tournent une page — qu’elle soit amicale ou amoureuse — une autre tendance émerge : la bague de divorce. Le principe est simple : faire fondre son ancienne alliance pour en créer une nouvelle, symbole d’un nouveau départ.

    Comme quoi, même les ruptures peuvent se transformer en renaissance.

    Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
    4 min
  • C'est quoi le bonheur pour vous ? Un jeu de cartes pour réfléchir et percer ses secrets ensemble
    Ce 20 mars, c'est la Journée mondiale du bonheur. L'occasion de se poser une question simple… mais pas si évidente : "c'est quoi le bonheur, pour vous ?"

    Cette question, un homme a décidé d’en faire le fil conducteur de sa vie pendant plusieurs années. Il s’appelle Julien Peron. Pendant 4ans, il a parcouru le monde à la rencontre de centaines de personnes pour tenter de comprendre ce qui rend vraiment heureux.

    De ce voyage est né un projet complet : un film, un livre, un podcast… et aujourd’hui, un jeu de cartes..

    Ce jeu se présente sous la forme d’un jeu de cartes, pensé pour être joué en famille ou entre amis. L’objectif ? Réfléchir ensemble à la notion de bonheur, de manière ludique et accessible.

    Le principe repose sur une métaphore simple : celle d’une graine de bonheur qu’il faut faire grandir.

    Au début du jeu, les participants reçoivent des cartes "graines". Ces cartes représentent le cycle de la vie et contiennent des actions concrètes ou des questions qui invitent à la réflexion.

    Pour faire pousser cette graine, il faut réunir quatre éléments essentiels : la terre, l’eau, le soleil et l’amour.

    Chaque élément correspond à un type de carte. La terre symbolise le fait de planter la graine, l’eau permet de l’arroser, le soleil la fait grandir, et l’amour l’aide à s’épanouir.

    Les joueurs lancent un dé pour avancer. Selon la couleur obtenue, ils piochent une carte correspondant à l’un de ces éléments. Et à chaque tirage, une surprise : soit un défi, soit un moment de partage.

    Par exemple, une carte peut proposer de sourire sans s’arrêter pendant une minute, ou inviter à partager un souvenir heureux. L’idée est de créer des échanges, de susciter des émotions et de prendre conscience de ce qui nous fait du bien.

    Comme dans la vie, tout ne se déroule pas toujours comme prévu. Le jeu intègre aussi des cartes "aléas" qui viennent perturber le parcours. Perdre une carte, faire face à un imprévu… Ces éléments rappellent que le bonheur n’est pas linéaire et qu’il se construit aussi avec les obstacles.

    Au-delà du jeu lui-même, il existe également des cartes d’approfondissement intitulées "21 jours pour tendre vers le bonheur". Elles reposent sur une idée bien connue : il faut environ 21 jours pour ancrer une nouvelle habitude.

    Ces cartes proposent des petits défis du quotidien, comme faire rire quelqu’un chaque jour ou prendre le temps de remercier une personne. Des gestes simples, mais qui peuvent avoir un impact réel sur notre bien-être.

    Ce jeu offre donc une approche originale du bonheur : il ne s’agit pas d’une recette magique, mais d’un chemin, d’une réflexion et d’une pratique quotidienne.

    Et si, finalement, le bonheur n’était pas quelque chose à atteindre… mais quelque chose à cultiver ?

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« Y’a de l’idée », c’est LA séquence des initiatives positives, des solutions et des projets porteurs de sens pour un monde harmonieux, juste et durable.

Parce que nous sommes persuadés qu'il…

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