Y'a de l'idée

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  • Mobilité urbaine : cette célèbre rue de Londres deviendra bientôt piétonne
    L’une des rues les plus célèbres et les plus fréquentées de la capitale britannique, Oxford Street, va devenir piétonne. Cette artère emblématique du shopping londonien, située entre Marble Arch et Tottenham Court Road, longue de plus d’un kilomètre et bordée de près de 300 magasins, accueille jusqu’à un demi-million de visiteurs par jour lors des périodes de fêtes.

    Et pourtant, elle reste aujourd’hui traversée par la circulation automobile.

    Cela pourrait changer dès l’été 2026. Après deux consultations publiques ayant recueilli plus de 2 700 avis, la majorité des participants s’est prononcée en faveur de la fermeture à la circulation. Même certains commerçants, initialement réticents, soutiennent désormais le projet.

    Car les craintes des commerces face aux piétonniers reposent souvent sur une perception biaisée. Plusieurs études montrent que les commerçants surestiment largement la proportion de clients venant en voiture.

    Pourquoi cette erreur d’appréciation ?

    D’abord parce que beaucoup de commerçants eux-mêmes se déplacent en voiture. Ensuite parce qu’ils entendent régulièrement des automobilistes se plaindre du manque de stationnement. Ces remarques, répétées, finissent par influencer leur vision.

    Mais les chiffres racontent souvent une autre histoire. À Nancy, par exemple, des commerçants pensaient que 77 % de leurs clients venaient en voiture. En réalité, ils n’étaient que 35 %. La majorité des visiteurs arrivait à pied, en transports en commun ou à vélo.

    La perception ne correspond donc pas toujours aux faits.

    À Bruxelles, le piétonnier du boulevard Anspach illustre bien cette évolution. Chaque jour, il attire environ 35 000 personnes, soit 6 000 de plus qu’en 2024. Il est devenu la deuxième artère la plus fréquentée de la capitale après la Rue Neuve.

    En dix ans, la population du centre-ville a augmenté de 20 %. Les étages de nombreux commerces ont été réaménagés en logements, contribuant à redynamiser le quartier.

    Bien sûr, les piétonniers ne sont pas exempts de critiques. On évoque parfois la propreté, la mendicité ou un sentiment d’insécurité. Mais là encore, il est important de distinguer les impressions des données objectives.

    Les bénéfices, eux, sont tangibles :

    Moins de bruit.

    Moins de pollution.

    Plus d’espace pour flâner, se rencontrer, découvrir les commerces autrement.

    Cette tendance ne concerne pas que Londres ou Bruxelles. Namur prévoit d’étendre son piétonnier cette année, tout comme Liège. En province de Luxembourg, Marche-en-Famenne développe des projets intégrant davantage la mobilité douce.

    Le gouvernement wallon a même adopté un “Plan d’action Wallonie piétonne 2030”, visant à encourager les déplacements à pied, notamment pour les trajets courts de 2 à 5 kilomètres.

    Au fond, transformer une rue en espace piéton, ce n’est pas simplement interdire les voitures. C’est repenser la manière dont on habite la ville. Redonner la priorité aux humains plutôt qu’aux moteurs.

    Oxford Street sans voitures ? L’idée semblait impensable il y a quelques années. Elle pourrait bientôt devenir une réalité. Et peut-être, à terme, un nouveau modèle urbain.

    Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
    4 min
  • Avec le printemps, revient le piégeage du frelon asiatique…
    Aujourd’hui, on va parler de petites bêtes qui volent et qui ne sont pas forcément très très sympathique. Mais de quelles bêtes vais-je parler ce matin ?

    Si je vous parle d’un insecte qui vient majoritairement d’Asie, qui peut mesurer 45 mm de longueur, que mon nom latin est Vespa, et sa piqûre est douloureuse, je suis…

    C’est bien sûr du frelon dont on va parler ce matin. Un insecte qui comme je disais peut causer de douloureuses piqûres, mais qui se veut quand même pacifique. Ce n’est qu’en dernier recours qu’il se décide à piquer.

    Mais il n’est pas forcément la bienvenue dans nos campagnes et jardins…

    Non, et on entend surtout parler de la lutte contre le frelon asiatique qui viendrait remplacer petit à petit notre frelon européen. Et la question à 1 000 € que vous allez probablement me poser, c’est « mais comment fait-on pour distinguer frelon asiatique et européen ? »

    Il y a quelques différences physiques : le frelon asiatique est plus petit que l’européen : 2-3 cm pour l’un, 3-4 cm pour l’autre. L’asiatique est plus noir, l’européen plus coloré. Et il y a surtout une différence de comportement : notre frelon vole de nuit, attaque peu ; le frelon asiatique vole en journée et peut rester sur place et surtout il s’attaque aux abeilles. Et c’est ça le nœud du problème.

    Que peut-on faire alors ?

    Déjà si on veut s’attaquer au nid, là aussi, il y a une différence. Nos frelons forment des nids en cloche avec une large ouverture dans des greniers, des garages ou des arbres creux. Chez le frelon asiatique, on est plutôt sur des sphères, à petites ouvertures, en hauteur.

    Du côté de l’Union des villes et communes, on préconise le piégeage de printemps des fondatrices. Le printemps n’est plus qu’à quelques encablures, donc c’est totalement le moment d’y penser. Le but : capturer chaque femelle fondatrice afin d’éviter qu’elle ne fonde un nouveau nid et ainsi limiter leur prolifération. Car un nid, c’est plusieurs milliers d’individus, dont plusieurs fondatrices qui peuvent recréer de nouveaux nids au printemps suivant et ainsi de suite.

    Comment fait-on et quand est-ce que c’est la meilleure période ?

    Le Centre wallon de Recherches agronomiques préconise le mélange 1/3 grenadine, 1/3 bière, 1/3 vin blanc. La période : entre mars et fin mai. Et préconisez les zones fleuries, les haies, les points d’eau, les tas de bois encore les ruchers.

    Tout ça est à retrouver sur le site de l’Union des villes et communes donc. Le lien se retrouve en description du podcast sur nostalgie.be !
    4 min
  • Plutôt du matin ou du soir ? C'est en fait bien plus complexe que ça !
    Aujourd’hui, c’est de cycle du sommeil dont on va parler ce matin. Bonjour ou bonsoir, selon l’heure à laquelle vous lisez ceci. Une petite question pour commencer : est-ce que vous êtes plutôt du matin ou du soir ?

    Si je vous pose cette question, c’est parce qu’une étude s’est penchée sur le sujet. Elle nous provient des chercheurs de l’Université McGill, située à Montréal. Et elle nous dit quoi cette étude ? Qu’en fait c’est beaucoup plus compliqué que ce qu’on ne pense. Il n’y a pas que ces deux types de cycles biologiques : il y en a plus.

    Comment ça se définit ?

    Ils ont étudié le comportement de 27 000 adultes britanniques. Et alors que les chercheurs s’attendaient à trouver deux chronotypes, c’est-à-dire les moments dans la journée où on se sent plus éveillé ou plus somnolent. Ils en trouver cinq.

    À quoi correspondent-ils et comment les déterminer ?

    Il y a tout d’abord deux types de lève-tôt. Il y a celui qui, globalement, ne boit pas – ou rarement, ne fume pas, prend peu de risques.

    Et puis, il y a un type qui est surtout féminin, plutôt lié à des troubles menstruels, des symptômes dépressifs ou encore la prise d’antidépresseurs ou d’antalgiques.

    Il y a ensuite trois types de couche-tard. Ceux qui ont notamment des scores élevés dans les tests cognitifs, mais qui ont en contrepartie du mal à gérer leurs émotions, les comportements à risque et qui ont un faible taux de vitamine D.

    Un autre type de couche-tard « à haut risque », correspond à des personnes faisant peu d’activité physique ; il y a souvent aussi du tabac, du diabète, de l’hypertension ou encore des maladies cardiovasculaires liés à ce type.

    Et puis enfin, le troisième type de couche-tard est, lui, très masculin avec plus de testostérone, de la calvitie, de l’hypertension ou encore une grande propension à la prise de risques.

    Bref, il y a plus de profils variés que ce qu’on ne le pensait

    Cela explique pourquoi il y a immensément de facteurs qui jouent sur le fait qu’on apprécie un rythme de vie qui ne conviendra peut-être pas forcément à votre voisin ou votre moitié. Et c’est clairement ce que disent les chercheurs : « Comprendre cette diversité biologique pourrait à terme aider à proposer des approches plus personnalisées du sommeil, des horaires de travail et du soutien en santé mentale. »

    Bref, comme je vous le disais en ouverture : bon réveil ou bonne nuit, c’est selon.
    3 min
  • Le sodium : solution parfaite pour les batteries du futur ?
    Aujourd’hui, je vais vous parler des batteries, car oui, on cherche toujours à améliorer ce composant qui est si important dans nos appareils électroniques, mais aussi, évidemment, de plus en plus dans nos voitures.

    Le plus souvent, les batteries qu’on utilise fonctionnent avec des matières premières rares, le lithium en tête. Elles présentent plusieurs avantages. Elles peuvent stocker beaucoup d’énergie, tenir le coup pendant longtemps, ne pas se décharger rapidement et se recharger à une vitesse raisonnable.

    Mais le lithium, ce n’est pas top au niveau environnemental – son extraction contribue à la pollution des sols, elles n’aiment pas trop les conditions extrêmes de température et d’humidité et puis il y a toujours un risque d’incendies et d’explosions, en cas de mauvaise utilisation.

    Est-ce qu’il y a mieux que le lithium ?

    Des alternatives commencent à voir le jour. Et une semble tenir la corde : à votre avis, quel ingrédient est en passe de remplacer le lithium dans les batteries du futur ?

    • Houblon
    • Sel
    • Fricadelle
    • Sucre
    Les batteries à l’avenir pourraient troquer le lithium pour le sel. Le sel, une véritable mine d’or pour, notamment, nos voitures.

    Car, vu que du sodium, on en trouve quand même en quantité assez importante sur notre planète, cela pourrait réduire les coûts de fabrication. Interrogée par nos confrères de la RTBF, Nathalie Job, chercheuse à l’ULiège, estime une économie de 5 000 € sur une voiture électrique qui en coûte 40 000 €.

    Elles sont plus sûres – elles ne flambent pas et résistent mieux aux conditions météorologiques extrêmes. C’est un plus pour l’automobile, et les progrès dans ce domaine semblent aller très vite.

    Une poignée de voitures sont commercialisées actuellement avec ce nouveau type de batterie. Mais elle intéresse beaucoup, notamment la Chine et la Corée du Sud, qui semblent vouloir mettre le paquet pour faire en sorte qu’on ait le même niveau de performances par rapport aux batteries lithium. Tant pour son utilisation que pour la recharge.

    Une idée peut-être pour démocratiser à l’avenir les véhicules électriques et qui pourraient aussi profiter à d’autres appareils fonctionnant sur batterie.
    3 min
  • Quand une IA belge permet de ressuciter un jeu de l'Antiquité… mais pas que !
    Aujourd’hui, je vous propose de plonger ensemble dans le beau monde de l’intelligence artificielle, parce qu’il n’y a pas que ChatGPT et Gemini dans la vie.

    À votre avis, qu’est-ce qu’a permis récemment une intelligence artificielle belge ?

    • Découvrir une possibilité de réaliser des divisions par zéro
    • Prédire la date de la fin des travaux du RER
    • Comprendre un jeu de société de l’Antiquité
    • Trouver la solution miracle pour reboucher tous les trous sur nos routes
    Une IA développée par l’UCLouvain, une équipe internationale de chercheurs a permis de reconstituer les règles d’un jeu de société romain. Un jeu qui était totalement inconnu jusqu’alors. Tout est parti d’une petite plaque de calcaire gravée, trouvée au cœur des Pays-Bas romains et qui dormait depuis des décennies dans un musée.

    La pierre a été numérisée en trois dimensions et puis les équipes qui ont travaillé sur le sujet ont formulé plein de scénarios possibles en fonction des zones d’usure. Ces scénarios ont été soumis à l’IA qui a permis de décrire, analyser, simuler des milliers de parties afin de comprendre quelles étaient les règles, les mécaniques et les comportements de jeu.

    Au final, il devait s’agir plus que probablement d’un jeu de blocage, dont le but était de trouver comment immobiliser son adversaire. Si le sujet vous intéresse, je vous conseille l’article de l’UCLouvain sur le sujet. Adresse à retrouver en description de ce podcast sur nostalgie.be.

    Mais l’IA peut aussi aider dans d’autres domaines, comme à l’école, mais pas forcément là où on pourrait le croire…

    Là, ce sont nos confrères de TF1 qui rapportent cette initiative lancée en 2024 dans une quinzaine de lycées de Marseille. Ils utilisent l’intelligence artificielle à la cantine.

    Pourquoi, me direz-vous ? Pour lutter contre le gaspillage. 16 % de la nourriture proposée chaque jour dans les cantines partaient à la poubelle. L’IA est intervenue et le gaspillage a été réduit de 30 %.

    Grâce à des bornes équipées de caméra, on voit ce que chaque élève a moins apprécié. Cela permet clairement de savoir qui aime quoi et ainsi d’adapter les menus en conséquence. Cela représente une économie, non négligeable de 25 000 €/an.
    4 min
  • Sécurité routière : routes sans panneaux aux Pays-Bas et crash-tests extrêmes en Chine
    C’est une idée qui peut sembler complètement folle : supprimer les feux rouges, retirer les panneaux, effacer les marquages au sol… Bref, laisser la route “nue”.

    Et pourtant, aux Pays-Bas, cette approche porte un nom : les “naked roads”, les routes dénudées.

    Dans le petit village d’Oosterwolde, dans le centre du pays, cette mesure a été adoptée avec un objectif clair : responsabiliser les conducteurs. Plus de signalisation verticale, très peu de marquages au sol, pas de feux tricolores. Résultat ? Moins d’accidents.

    Pourquoi ça fonctionne ? Parce que lorsque les repères habituels disparaissent, les conducteurs redoublent d’attention. Ils ne peuvent plus se reposer sur un feu vert ou un panneau pour décider. Ils doivent observer, anticiper, établir un contact visuel avec les autres usagers : piétons, cyclistes, automobilistes.

    On recrée en réalité un espace partagé où chacun devient acteur de la sécurité collective. La règle reste simple : limitation à 30 km/h, priorité de droite et priorité aux piétons. Mais l’absence de balisage impose une vigilance constante.

    Et ce n’est pas un cas isolé. Il y a déjà 25 ans, la ville de Drachten avait supprimé une grande partie de ses feux et panneaux. Certaines zones n’ont même plus de trottoirs clairement délimités. On parle d’une diminution des accidents pouvant aller jusqu’à 85 %. Aujourd’hui, entre 150 et 200 communes néerlandaises ont adopté ce principe de circulation partagée.

    Visuellement, cela peut sembler chaotique. Mais c’est précisément ce léger inconfort qui oblige chacun à ralentir et à faire preuve de prudence.

    Autre pays, autre stratégie : direction la Chine. Dans la ville de Chongqing, un centre d’essai unique au monde teste les véhicules dans des conditions extrêmes. L’objectif ? Mettre à l’épreuve les systèmes avancés d’aide à la conduite.

    On y simule des pluies diluviennes, un brouillard dense, des chaussées glissantes. Mais ce n’est pas tout : on recrée aussi des scénarios imprévisibles. Un piéton surgit d’un angle mort. Une voiture recule brusquement. Un obstacle apparaît soudainement.

    Ces tests permettent d’analyser la réaction des capteurs, des radars, des systèmes de freinage automatique ou d’assistance au maintien de voie. L’idée est d’anticiper les situations les plus critiques pour améliorer la fiabilité des technologies embarquées.

    Si l’Europe est plutôt en avance sur certaines réglementations liées aux aides à la conduite – plusieurs dispositifs deviendront d’ailleurs obligatoires prochainement – la Chine se distingue ici par l’ampleur et la sophistication de ses infrastructures d’essai.

    Deux visions donc, très différentes mais complémentaires. Aux Pays-Bas, on mise sur le comportement humain, sur la responsabilité individuelle et l’attention mutuelle. En Chine, on investit massivement dans la technologie et l’anticipation des scénarios extrêmes. Dans les deux cas, le même objectif : réduire les accidents et sauver des vies.

    Finalement, que ce soit par la sobriété des aménagements ou par la haute technologie, la sécurité routière repose toujours sur un équilibre fragile entre vigilance humaine et innovation. Et peut-être que la vraie solution se trouve quelque part entre les deux.

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    3 min
  • Souveraineté numérique : alternatives éthiques pour quitter Meta et les géants américains du web
    Facebook, Instagram, X… De plus en plus de personnes décident de quitter les grandes plateformes américaines. Une prise de conscience s’installe : nos données personnelles ont une valeur immense… et nous en abandonnons beaucoup sans toujours le réaliser.

    Quand on utilise Facebook ou Instagram, qui appartiennent à Meta, on partage bien plus que des photos. Nos goûts, nos opinions, nos déplacements, nos centres d’intérêt sont analysés, croisés, utilisés à des fins publicitaires et soumis au droit américain. Ces données ne dorment pas dans un coffre-fort : elles nourrissent des algorithmes.

    Et justement, les algorithmes posent problème. Ils enferment. Vous aimez les chats ? Vous ne verrez plus que des chats. Vous cliquez sur un contenu polémique ? Vous voilà happé dans une spirale de contenus similaires. Les publications les plus clivantes, anxiogènes ou sensationnelles sont souvent mises en avant parce qu’elles génèrent de l’engagement. Résultat : une expérience parfois addictive… et épuisante.

    À cela s’ajoute la concentration du pouvoir numérique. Une poignée d’entreprises américaines comme Google, Amazon ou Meta contrôlent nos recherches, nos emails, nos achats, nos vidéos. Cette dépendance soulève une vraie question de souveraineté numérique : qui détient nos données ? Qui fixe les règles ?

    Alors peut-on faire autrement ? Oui. Aucune solution n’est parfaite, mais réfléchir à ses usages permet déjà de reprendre un peu de pouvoir.

    Pour les réseaux sociaux, des alternatives comme Mastodon ou Bluesky existent. Elles fonctionnent différemment, avec moins d’algorithmes intrusifs et souvent une ambiance perçue comme plus apaisée. Ce n’est pas toujours aussi intuitif, mais l’expérience peut être plus saine.

    Côté messagerie, Signal constitue une alternative à WhatsApp. Les messages y sont chiffrés de bout en bout. Contrairement à WhatsApp, dont les métadonnées peuvent être exploitées par Meta, Signal limite fortement la collecte d’informations. Une option intéressante pour celles et ceux qui veulent davantage de confidentialité.

    Pour les emails, Proton, basé en Suisse, mise sur le chiffrement renforcé. Là où Gmail peut analyser certaines données pour améliorer ses services ou entraîner ses outils d’intelligence artificielle, Proton met en avant la protection des échanges comme priorité.

    Même chose pour la navigation. Organic Maps propose un système open source qui fonctionne hors ligne et ne trace pas vos déplacements. Il n’adapte pas l’itinéraire en temps réel comme Waze, mais il respecte davantage votre vie privée. Et chacun peut enrichir la carte en ajoutant des lieux ou des sentiers.

    On peut aussi revoir son navigateur et son moteur de recherche. Firefox, porté par une fondation à but non lucratif, offre une alternative à Chrome. Le navigateur Vivaldi, développé en Norvège, met l’accent sur la personnalisation et le respect de la vie privée. Quant au moteur de recherche Ecosia, basé en Allemagne, il finance des projets de reforestation grâce à ses revenus publicitaires tout en limitant le pistage.

    Changer ses habitudes numériques demande un petit effort. Mais chaque ajustement participe à un mouvement plus large : celui d’une technologie plus alignée avec nos valeurs, plus respectueuse de nos données et de notre autonomie.

    Repenser nos usages, c’est déjà reprendre la main.

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    4 min
  • Immobilier neuf : un configurateur 3D révolutionne l’achat d’appartements en Wallonie
    Le week-end dernier s’achevait le salon Batibouw, grand rendez-vous des amateurs de construction et d’immobilier. Preuve que la brique reste dans le ventre des Belges. Pourtant, derrière cet engouement, une réalité s’impose : on construit moins.

    En 2025, le nombre de permis de bâtir a atteint son niveau le plus bas depuis plus de vingt ans. Plusieurs facteurs expliquent ce recul : la hausse des taux d’intérêt, l’augmentation du prix des matériaux, des procédures administratives longues et complexes, mais aussi des normes environnementales plus strictes. Construire devient plus coûteux, plus encadré… et parfois plus risqué.

    Acheter du neuf représente aussi un défi psychologique. Se projeter dans un appartement qui n’existe pas encore n’est pas évident. Comment imaginer les volumes ? Les finitions ? L’ambiance ? Et surtout : combien cela coûtera-t-il réellement au final ?

    C’est précisément pour répondre à ces incertitudes qu’une jeune entreprise basée à Andenne, Accès Habitat, a développé un configurateur 3D inédit en Wallonie. Le principe ? Offrir aux futurs acheteurs la possibilité de personnaliser leur appartement… avant même qu’il ne sorte de terre.

    Concrètement, le client se connecte en ligne et explore son futur bien en trois dimensions. Il choisit parmi différentes gammes de finitions, modifie la cuisine, les revêtements de sol, les équipements, l’emplacement des prises, les moulures… Chaque modification est visible immédiatement à l’écran. Mais surtout, l’impact financier apparaît en temps réel.

    Comme pour un configurateur automobile, on visualise le rendu et on voit instantanément le prix évoluer selon les options choisies. Une manière beaucoup plus transparente d’aborder l’achat sur plan. On n’achète plus seulement des mètres carrés : on construit progressivement son projet, en fonction de ses goûts et de son budget.

    Les avantages sont multiples. Pour l’acheteur, cela réduit les mauvaises surprises et facilite la projection dans son futur chez-soi. Le sentiment de contrôle est renforcé : on sait précisément ce que l’on choisit et combien cela coûtera.

    Pour le promoteur aussi, l’outil est précieux. Les décisions sont prises plus tôt, les choix sont clarifiés en amont, ce qui permet une meilleure planification des chantiers. Moins d’erreurs, moins de modifications en cours de route, et des livraisons potentiellement plus rapides et plus fluides.

    Pour l’instant, ce configurateur est appliqué à un projet de 28 appartements à Maizeret. Un autre chantier suivra au printemps à Andenne. D’ici 2028, une centaine de logements devraient être commercialisés via ce système.

    Cette innovation illustre une évolution plus large du secteur. Les promoteurs immobiliers savent qu’on ne vend plus aujourd’hui comme il y a dix ou vingt ans. Les acheteurs veulent de la transparence, de la personnalisation et une meilleure visibilité sur les coûts.

    À l’heure où le neuf attire moins et où les permis se raréfient, ce type d’outil pourrait bien redonner confiance et moderniser l’expérience d’achat. Une manière de rendre le rêve immobilier un peu plus concret… avant même la pose de la première brique.

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    4 min
  • Santé mentale et lien social : à Geel, des patients psychiatriques vivent en famille d’accueil
    On prend aujourd’hui la direction de Geel, petite ville de la province d’Anvers, où l’on traite les troubles psychiatriques… à la maison. Oui, à la maison. Une tradition qui remonte au XIIIe siècle et qui existe encore aujourd’hui.

    Tout commence avec la construction d’une église dédiée à Sainte Dymphne, patronne des personnes souffrant de troubles psychiques. Très vite, des pèlerins affluent, touchés par des maladies mentales. Faute d’institutions spécialisées, ils sont hébergés chez les habitants, principalement des paysans. En échange du gîte et du couvert, ils participent aux tâches quotidiennes.

    À l’époque, près de 2000 pensionnaires vivaient ainsi chez l’habitant. Aujourd’hui, ils sont environ une centaine à être accueillis dans des familles de Geel. Certaines personnes restent plusieurs années, parfois même toute leur vie.

    Concrètement, ces patients vivent comme des membres à part entière du foyer. Ils partagent les repas, regardent la télévision, discutent, participent aux tâches ménagères. Ils bénéficient d’un cadre stable, d’une routine, d’une présence rassurante. Et parfois, le simple fait de pouvoir échanger quelques mots suffit à apaiser une angoisse ou rompre l’isolement.

    On est donc à l’opposé des institutions psychiatriques fermées. Bien sûr, lorsque la situation devient trop complexe ou que des soins spécialisés sont nécessaires, les patients sont orientés vers des structures adaptées. Mais pour des troubles modérés, cette formule familiale offre une alternative plus douce.

    Les familles d’accueil perçoivent une indemnité d’environ 28 euros par jour. Ce n’est pas un salaire : l’esprit reste avant tout solidaire et humain. Le modèle est d’ailleurs reconnu internationalement puisqu’il est inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO.

    Ce système repose sur une intuition forte : le lien social soigne.

    Et cette intuition fait écho à d’autres recherches, notamment celles consacrées aux “super seniors”. Ces personnes de plus de 80 ans qui conservent une mémoire exceptionnelle.

    Les neurosciences mettent en lumière deux éléments clés. D’abord, l’importance des interactions sociales. Le fait d’avoir des contacts réguliers aiderait à lutter contre l’atrophie cérébrale liée à l’âge. À l’inverse, l’isolement augmente le cortisol, l’hormone du stress, ce qui peut favoriser inflammation, lésions cérébrales et risque de démence.

    Ensuite, le cerveau des super seniors contiendrait davantage de neurones dits “de von Economo”, présents chez les mammifères sociaux comme les grands singes, les éléphants ou les baleines. Ces neurones seraient liés à la capacité de nouer et maintenir des relations sociales profondes.

    Alors, est-ce parce qu’on a de bonnes capacités cognitives qu’on sort et qu’on voit du monde ? Ou est-ce parce qu’on entretient des liens qu’on garde un cerveau en forme ? Le débat reste ouvert. Mais une chose est sûre : maintenir des relations, veiller sur ses voisins, appeler ses proches, aider une personne âgée à ne pas s’isoler… ne peut que faire du bien.

    À Geel comme ailleurs, le lien reste sans doute l’un des plus puissants remèdes.

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    4 min
  • Standards de beauté : poils, fesses et injonctions, comment nos corps se libèrent des normes
    Les standards de beauté ont toujours évolué. Et pourtant, ils continuent d’imposer des normes très précises, parfois contradictoires, souvent coûteuses, toujours pesantes. Aujourd’hui, on met le focus sur deux zones du corps particulièrement scrutées : les poils et les fesses.

    Commençons par les poils. Biologiquement, ils ne sont pas là par hasard. Nous en avons environ 5 millions sur le corps. Pourtant, depuis des décennies, les femmes ont intégré l’idée que moins il y en a, mieux c’est. Une norme largement diffusée par le cinéma, la publicité et l’industrie cosmétique, associant le poil féminin à quelque chose de négligé, voire de « sale », tandis qu’il reste valorisé chez les hommes.

    Certaines autrices ont décidé d’explorer cette injonction. C’est le cas de Lili Sohn avec sa BD Nos poils : mon année d’exploration du poil féminin chez Casterman. Après près de trente ans d’épilation, elle s’est demandé : pourquoi ? Que se passerait-il si elle arrêtait ? Son roman graphique raconte une année d’expérimentation, d’observation, de remise en question. C’est drôle, documenté, féministe et surtout très éclairant sur la pression sociale qui entoure quelque chose d’aussi banal que… le poil.

    Et cette pression a un coût. Une femme qui s’épile à la cire toute sa vie peut dépenser jusqu’à 25 000 euros. Au rasoir, on parle d’environ 7 000 euros. Sans oublier le fameux « pink tax » : certains rasoirs féminins sont plus chers que les masculins. Créer un défaut, c’est créer un marché.

    Heureusement, certaines figures publiques ont contribué à faire bouger les lignes. En 1999, Julia Roberts apparaissait à l’avant-première de Coup de foudre à Notting Hill avec des poils sous les bras. En 2015, Miley Cyrus les colorait en rose. En 2018, le mouvement « Januhairy » invitait les femmes à laisser pousser leurs poils en janvier. Autant de gestes symboliques qui participent à élargir le champ des possibles.

    Même dynamique du côté des fesses. Dans les années 90, l’idéal était ultra-mince. Les silhouettes filiformes dominaient. Aujourd’hui, les standards ont basculé : les formes sont valorisées, parfois jusqu’à l’excès, avec un recours croissant à la chirurgie esthétique. Là encore, la norme change… mais l’injonction demeure.

    Le roman graphique Derrière : une étonnante histoire de fesses d’Erell Hannah et Fred Cham aux éditions JC Lattès retrace cette évolution à travers les siècles. On y découvre notamment l’histoire de la cellulite : phénomène physiologique normal chez les femmes, transformé en « problème » dès les années 30 par l’industrie cosmétique. Massages, crèmes, liposuccion… le business est colossal. Pourtant, la cellulite est simplement liée à la structure des tissus féminins et à la répartition naturelle des graisses.

    À la base, les fesses ont une fonction : elles permettent la marche, l’équilibre, le stockage énergétique. Le corps féminin contient naturellement entre 20 et 30 % de masse grasse. Rien d’anormal. Rien à corriger. La femme est même le 3ème mammifère ayant la plus grande réserve de graisse après les mammifères marins et les ours sur le point d'hiverner.

    Ces deux ouvrages rappellent une chose essentielle : les normes sont construites. Elles évoluent. Elles ne sont pas des vérités biologiques. Les comprendre, c’est déjà commencer à s’en libérer.

    Et si le véritable défi n’était pas de correspondre aux standards… mais d’apprendre à les questionner ?

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    4 min

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« Y’a de l’idée », c’est LA séquence des initiatives positives, des solutions et des projets porteurs de sens pour un monde harmonieux, juste et durable.

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