Y'a de l'idée

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Y'a de l'idée episodes

  • Nature et enfants : astuces simples pour leur donner envie de sortir et aimer la forêt
    Comment donner envie aux enfants d’aimer la nature et de profiter des balades en forêt ? La question se pose souvent, surtout à une époque où les écrans prennent beaucoup de place dans leur quotidien.

    La première piste est peut-être la plus simple : les laisser expérimenter.

    Jouer dans la boue, faire de la "miche popote", manipuler la terre… ce sont des expériences essentielles pour créer un lien avec le vivant. Même si cela implique parfois des vêtements tachés — et c’est souvent ce qui freine certains parents — ces moments sont précieux.

    Être dehors a aussi de nombreux bénéfices : cela favorise un meilleur sommeil, peut apaiser certains troubles comme l’hyperactivité et permet de se déconnecter des écrans. Bref, tout le monde y gagne.

    Mais que faire lorsque les enfants ne sont pas motivés à l’idée de sortir ?

    Dans ce cas, c’est souvent aux adultes de faire preuve d’un peu de créativité. Une astuce efficace consiste à donner un objectif à la balade.

    Pas besoin d’organiser une grande chasse au trésor à chaque sortie, mais on peut par exemple proposer de créer un herbier. L’idée est simple : ramasser ce qui est déjà tombé au sol — feuilles, fleurs, petites branches — sans arracher les plantes vivantes. Une fois rentrés à la maison, on fait sécher les trouvailles entre les pages de livres, puis on les classe.

    Cela donne du sens à la promenade et transforme la sortie en véritable activité.

    Autre idée qui fonctionne très bien avec certains enfants : introduire une part d’imaginaire. Par exemple, inventer une "petite fée" qui cacherait des surprises le long du chemin. Un petit bonbon derrière un rocher, sous une feuille… et voilà la balade transformée en aventure.

    C’est une manière ludique de motiver les enfants et de leur faire parcourir des kilomètres presque sans s’en rendre compte.

    Avant même de partir en balade, il est aussi possible de préparer une activité : fabriquer des bombes de graines.

    Le principe est simple : on mélange deux tiers d’argile avec un tiers de terre, puis on y ajoute des graines — de coquelicot, de bleuet ou d’autres plantes mellifères. Une fois formées, ces petites boules peuvent être dispersées au fil de la promenade.

    C’est une activité à la fois ludique et utile, puisqu’elle contribue à favoriser la biodiversité. Il faut simplement veiller à utiliser des espèces locales et non invasives.

    Autre piste : cultiver quelque chose chez soi. Même avec un simple balcon, il est possible de faire pousser quelques plantes comestibles. Pour un enfant, manger un légume qu’il a lui-même vu grandir est souvent une expérience très valorisante.

    Enfin, il est aussi important de sensibiliser les enfants au respect de la nature.

    En Forêt de Soignes, une campagne de sensibilisation est actuellement menée pour rappeler les bons gestes à adopter au printemps.

    Car cette saison est une période particulièrement sensible : les oiseaux nichent, les faons naissent, et la faune a besoin de calme.

    Les recommandations sont simples : rester sur les sentiers, ne pas cueillir les fleurs et tenir son chien en laisse.

    Pour encourager ces comportements, des citoyens engagés distribuent symboliquement des œufs en chocolat aux visiteurs qui respectent ces règles. Une manière ludique de sensibiliser petits et grands.

    Finalement, reconnecter les enfants à la nature ne demande pas forcément de grands moyens. Un peu de temps, un peu d’imagination… et beaucoup de liberté suffisent souvent à éveiller leur curiosité.

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    4 min
  • Éco-anxiété, anxiété, burn-out : comprendre ces troubles pour mieux préserver sa santé mentale
    Parler de santé mentale n’a jamais été aussi important. Les crises se succèdent, l’actualité est souvent anxiogène et beaucoup de personnes ressentent une inquiétude profonde face à l’avenir de la planète. Ce phénomène porte un nom : l’éco-anxiété.

    Il s’agit d’une angoisse liée aux changements environnementaux et climatiques. La perspective du réchauffement, de la perte de biodiversité ou des catastrophes naturelles peut générer un sentiment d’impuissance, de peur ou de tristesse.

    Pour certaines personnes, ce n’est pas une simple inquiétude passagère. L’éco-anxiété peut devenir un véritable trouble émotionnel.

    Face à une situation perçue comme dangereuse, les psychologues expliquent que nous avons généralement trois réactions instinctives :

    • L’évitement : on prend la fuite, on détourne le regard ou on préfère ne plus penser au problème.
    • La paralysie : on se sent dépassé par la situation et on ne sait plus quoi faire.
    • L'action : et c’est souvent cette dernière qui peut aider à canaliser l’angoisse.
    Agir, même à petite échelle, permet de retrouver un sentiment de contrôle et de transformer une inquiétude en énergie constructive.

    C’est justement l’une des idées développées dans le livre Dépasser son éco‑anxiété du Dr Arnaud Gauthier et Elodie Georges (éd. Eyrolles). Écrit par un médecin et un psychologue, l’ouvrage propose des pistes concrètes pour comprendre ce que l’éco-anxiété révèle de nos pensées et de nos valeurs.

    Les auteurs expliquent notamment comment observer ses propres schémas de pensée, identifier les sources d’angoisse et mettre en place des actions progressives.

    Ces actions peuvent être très simples : prendre soin de soi, mieux comprendre les politiques environnementales, s’entourer de personnes engagées ou encore modifier certaines habitudes de vie.

    Changer de banque, choisir un fournisseur d’énergie plus responsable, repenser sa manière de se déplacer… Ces gestes ne résolvent pas tout, mais ils permettent de transformer l’inquiétude en mouvement.

    Et ces outils ne servent pas uniquement pour l’éco-anxiété.

    Un autre ouvrage propose également d’explorer les différents troubles liés à la santé mentale : L’anxiété et la dépression : comprendre les mécanismes émotionnels des troubles pour s'apaiser en profondeur de Gwénaëlle Persiaux et Yoanna Micoud, illustré par Johanna Crainmark (éd. Eyrolles). Ce livre illustré aide à distinguer des termes souvent confondus.

    Le burn-out, par exemple, est souvent décrit comme la maladie du trop. Il correspond à un épuisement généralisé, souvent lié à une surcharge prolongée. On ne manque pas forcément d’envie : on n’a simplement plus la capacité d’agir.

    La dépression, elle, est différente. Elle se caractérise par une perte de désir et de motivation. La tristesse s’installe durablement et les pensées restent souvent tournées vers le passé.

    L’anxiété, en revanche, est tournée vers l’avenir. C’est la maladie de l’anticipation. On imagine des scénarios catastrophes qui n’arriveront peut-être jamais, mais qui occupent pourtant tout l’espace mental.

    Comprendre ces nuances est essentiel pour mieux identifier ce que l’on traverse, mais aussi pour mieux soutenir un proche.

    Bien sûr, ces livres ne remplacent pas un accompagnement professionnel. Mais ils peuvent aider à mettre des mots sur ce que l’on ressent et à reconnaître certains signaux.

    Et parfois, comprendre ce qui nous traverse est déjà un premier pas vers l’apaisement.

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    4 min
  • Rendre l'art plus accessible en recréant les odeurs du passé
    Pour comprendre le passé, nous disposons déjà de nombreuses traces : des photos, des œuvres d’art, des objets, des livres, des ossements ou encore de la musique. Toutes ces sources mobilisent certains de nos sens : la vue, le toucher et parfois même l’ouïe.

    Mais il y a un sens qui manque souvent lorsque l’on tente de reconstituer le passé : l’odorat. Et pourtant, les odeurs jouent un rôle essentiel dans notre mémoire et notre perception du monde. Elles permettent une immersion très forte dans une époque ou un lieu. C’est d’ailleurs pour cette raison que des chercheurs s’intéressent aujourd’hui à ce que l’on appelle le patrimoine olfactif.

    L’idée est simple mais fascinante : préserver et recréer les odeurs du passé pour enrichir notre compréhension de l’histoire.

    Le magazine Knowable Magazine (repris dans Courrier International) a mis à l'honneur le chimiste analytique Matija Strlič. Basé aujourd’hui en Slovénie et ancien chercheur à Londres, il s’est notamment intéressé à une odeur très particulière : celle de la bibliothèque de St Paul's Cathedral à Londres.

    Pour y parvenir, les chercheurs ont analysé les composés organiques volatils libérés par les livres anciens et les meubles de la bibliothèque. Ces molécules ont été identifiées et mesurées grâce à des techniques de chimie analytique.

    Mais la science ne suffit pas toujours à décrire une odeur. Les chercheurs ont donc fait appel à des « renifleurs » : des volontaires chargés de décrire les odeurs qu’ils percevaient dans la bibliothèque.

    Les participants ont utilisé des mots comme « terreux », « fumé », « vert », « amande » ou encore « gras ». À partir de ces descriptions et des analyses chimiques, l’équipe scientifique a pu reconstituer une formule représentant l’odeur typique d’une bibliothèque ancienne.

    Ces formules sont désormais enregistrées dans des bases de données numériques. En théorie, un chimiste pourrait donc reproduire l’odeur de vieux livres datant de plusieurs siècles.

    Mais les bibliothèques ne sont pas les seules sources d’inspiration.

    Dans les prochaines années, certains musées pourraient proposer des expériences olfactives encore plus surprenantes. Au Musée du Caire, par exemple, les visiteurs pourraient bientôt sentir… l’odeur des momies. Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, ces odeurs ne sont pas désagréables. Les analyses ont révélé des effluves plutôt boisées, épicées et légèrement sucrées.

    Ces parfums proviennent des substances aromatiques utilisées par les Égyptiens pour embaumer les corps : des résines, des huiles et des plantes odorantes.

    Des échantillons d’air prélevés à l’intérieur de certains sarcophages ont permis d’identifier les molécules responsables de ces odeurs. À partir de ces données, les chercheurs pourraient même créer un parfum inspiré de ces senteurs pour accompagner les expositions.

    Mais une question se pose : comment recréer les odeurs lorsque celles-ci n’existent plus physiquement ?

    Dans ce cas, les chercheurs se tournent vers les archives historiques. Les textes anciens peuvent parfois décrire l’odeur de certains lieux, de matériaux ou d’événements.

    À terme, ces recherches pourraient transformer notre manière de visiter les musées. Une exposition consacrée au Moyen Âge pourrait par exemple recréer l’atmosphère d’une ruelle d’époque.

    L’odorat deviendrait alors un nouvel outil pour comprendre l’histoire… et pour la ressentir pleinement.

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    4 min
  • Vélo en Belgique : la petite reine a le vent en poupe, un salon lui est dédiée
    Le printemps revient, les journées s’allongent… et l’envie de se remettre en selle aussi.

    Faire du vélo, c’est bon pour la santé, pour le moral, et de plus en plus accessible grâce aux vélos électriques. Aujourd’hui, un vélo sur deux vendu en Belgique est électrique, ce qui facilite grandement les trajets, notamment dans les zones vallonnées ou pour les longues balades.

    Mais ce que beaucoup de Belges ignorent encore, c’est que notre pays dispose de l’un des réseaux cyclables les plus denses d’Europe.

    Au total, on compte environ 30 000 kilomètres de réseau cyclable à travers le territoire. Un maillage impressionnant qui permet de découvrir villes, campagnes et paysages naturels en toute sécurité.

    Pour s’orienter facilement, il existe un système particulièrement pratique : les points-nœuds.

    Ces carrefours numérotés sur les pistes cyclables permettent de créer son propre itinéraire sans avoir besoin de carte détaillée. Il suffit de suivre une succession de numéros pour tracer sa balade. Un système simple, intuitif et très populaire auprès des cyclistes.

    Aujourd’hui, de nombreux outils numériques permettent aussi de préparer ses trajets. Des plateformes comme RouteYou, Fietsknooppunt ou Fietsnet proposent des planificateurs d’itinéraires qui permettent d’organiser des balades, des week-ends ou même de véritables vacances à vélo.

    Car oui, de plus en plus de Belges se lancent dans l’aventure du voyage à vélo.

    Certaines entreprises se sont même spécialisées dans ce type d’escapades. C’est le cas de Bike Packer, une structure qui fonctionne un peu comme un tour-opérateur version cycliste.

    Leur mission est double : louer des vélos adaptés au voyage et proposer des itinéraires à travers la Belgique. Même sans équipement ou sans expérience particulière, il devient ainsi possible de tenter un week-end ou une petite aventure à vélo.

    Des formations sont également proposées pour apprendre à préparer son voyage. On y aborde plusieurs éléments essentiels : le dénivelé du parcours, la distance quotidienne, les supports de navigation, les réseaux existants comme les points-nœuds, les RAVeL, la Promenade verte ou encore les grands itinéraires européens comme EuroVelo.

    Sans oublier une question importante : l’hébergement.

    Il existe par exemple des solutions originales comme les tentes sur cyclo-remorques. Il s’agit d’une remorque que l’on transporte derrière son vélo et qui se transforme en tente gonflable une fois dépliée. En Belgique, ce type d’équipement peut être loué pour une trentaine d’euros par jour chez Jabiru.

    Et si vous voulez découvrir tout l’univers du vélo en un seul endroit, un rendez-vous est à noter : le salon Bike Brussels, qui se tient jusqu’à dimanche à Tour & Taxis, à Bruxelles.

    C’est un événement très convivial où l’on peut découvrir toutes les catégories de vélos : urbains, cargos, pliants, gravel… et même tester certains modèles.

    Le salon propose également des stands dédiés aux équipements — casques connectés, vêtements techniques, accessoires — mais aussi à la protection des vélos et aux voyages à deux roues.

    Nouveauté cette année : un espace spécialement dédié aux enfants avec une piste d’essai.

    Bike Brussels est aussi l’occasion de découvrir les métiers du secteur : mécanique, vente, entretien ou encore conseil en mobilité.

    Car l’économie du vélo est en plein essor. Aujourd’hui, le secteur emploie près de 20 000 personnes en Belgique. Et la tendance continue de s’accélérer : depuis 2019, l’usage du vélo a augmenté de 35 % dans le pays.

    Preuve que la petite reine n’a jamais aussi bien porté son nom.

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    4 min
  • Alimentation durable : un appel à projets pour soutenir les startups qui veulent changer notre assiette
    Bonne nouvelle pour les startups qui se lancent dans le secteur alimentaire : un appel à projets vient d’être lancé pour soutenir les entrepreneurs qui imaginent l’alimentation de demain.

    Ce concours s’appelle le Deli Innove Challenge 2026. Il est organisé par l’enseigne belge Deli Traiteur, bien connue pour ses magasins spécialisés dans les plats préparés et les produits gourmands.

    Les jeunes entreprises ont jusqu’au 26 avril pour déposer leur candidature. L’objectif est de repérer des projets innovants capables de faire évoluer notre manière de produire, de cuisiner ou de consommer.

    Les startups sélectionnées pourront bénéficier de plusieurs types de soutien. D’abord une aide financière : 15 000 euros pour finaliser le développement de leur projet. Mais surtout un accompagnement stratégique pour les aider à passer de l’idée au produit commercialisé.

    Car le véritable enjeu, pour une jeune entreprise alimentaire, est souvent là : transformer une bonne idée en produit concret capable d’arriver jusque dans les rayons.

    Cet appel à projets s’adresse particulièrement aux initiatives qui cherchent à concilier alimentation et durabilité. Les projets liés à la cuisine zéro gaspillage, à l’utilisation responsable des ressources ou encore à l’alimentation plus respectueuse de la planète sont particulièrement encouragés.

    Et parmi les partenaires impliqués dans cette initiative figure une organisation belge qui mérite d’être connue : Funds For Good.

    Cette structure a été créée il y a une dizaine d’années par deux associés qui avaient auparavant été bénévoles à la Croix-Rouge. En accompagnant des personnes migrantes aux parcours difficiles, ils se sont posé une question simple : comment créer un modèle économique capable de soutenir concrètement celles et ceux qui ont moins de chances ?

    De cette réflexion est née une organisation au fonctionnement original, construite autour de deux structures complémentaires :

    • La première est une société d’investissement appelée Funds For Good Invest. Elle propose des fonds de placement éthiques destinés aux investisseurs, comme une entreprise classique du secteur financier.
    • La seconde est une association : Funds For Good Impact. Et cette ASBL fonctionne grâce à une partie des profits générés par la société d’investissement.
    Ce modèle permet de financer directement des projets à impact social. L’association soutient notamment la création d’entreprises en accordant des prêts à taux zéro et en proposant un accompagnement personnalisé aux entrepreneurs.

    En 10 ans, plus de 1 400 projets ont ainsi été soutenus.

    Parmi eux, on retrouve par exemple Freddy Met Curry, un traiteur durable spécialisé dans les lunchs d’entreprise et les événements. Les repas sont bio, locaux et livrés dans des bocaux consignés… à vélo.

    Autre exemple inspirant : Refoodgees, un restaurant d’insertion socioprofessionnelle présent à Saint-Gilles et dans la Villa Empain à Bruxelles. Comme son nom l’indique, il permet à des personnes réfugiées ou primo-arrivantes de se former aux métiers de l’Horeca afin de faciliter leur insertion professionnelle.

    Des initiatives qui montrent qu’un modèle économique peut aussi générer un impact social positif.

    Pour les jeunes entreprises du secteur alimentaire, participer au Deli Innove Challenge peut donc constituer un véritable tremplin. Même sans remporter le concours, cela permet de se faire remarquer, de rencontrer des partenaires et de donner de la visibilité à son projet.

    Une opportunité intéressante pour toutes celles et ceux qui veulent imaginer une alimentation plus durable.

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    4 min
  • Biomimétisme : et si la colle d'huitre pouvait aider une fracture à mieux cicatriser ?
    La nature n’a pas fini de nous inspirer. Depuis des millions d’années, elle a développé des mécanismes incroyablement efficaces pour survivre, s’adapter et se réparer. Aujourd’hui, les scientifiques observent ces stratégies naturelles pour tenter de résoudre certains défis médicaux.

    Prenons une situation très concrète : une fracture du poignet. Dans certains cas, la chirurgie est nécessaire pour repositionner correctement les fragments d’os. Les chirurgiens utilisent alors des vis ou des plaques métalliques pour stabiliser l’os pendant la cicatrisation.

    Mais cette technique n’est pas toujours simple. Les fragments osseux peuvent être difficiles à repositionner, certains petits morceaux peuvent se déplacer pendant l’opération et la cicatrisation peut parfois être compliquée. De plus, les vis doivent souvent être retirées quelques mois plus tard, ce qui implique une seconde intervention chirurgicale.

    Et si une simple colle pouvait remplacer ces dispositifs ?

    La piste pourrait venir… des huîtres. Contrairement aux moules, qui s’attachent aux rochers grâce à des filaments, les huîtres utilisent une véritable colle naturelle pour se fixer solidement aux surfaces marines. Cette substance est capable de résister aux vagues, au sel et aux conditions extrêmes de l’océan.

    Cette colle naturelle est composée à environ 90 % de calcaire et à 10 % de protéines. Une combinaison étonnante qui lui permet d’adhérer efficacement même dans un environnement humide.

    Des chercheurs en Chine ont décidé d’étudier ce mécanisme de près. Leur objectif : reproduire ces protéines adhésives pour créer une colle capable de réparer les os humains.

    Le résultat est prometteur. Cette colle biomédicale peut durcir à l’intérieur du corps malgré l’humidité, le sang et la chaleur. Dans certains tests, elle a permis de fixer des fragments osseux sans utiliser de vis ni de plaques métalliques.

    Des essais ont déjà été menés sur environ 150 patients avec des résultats encourageants. L’un des grands avantages de cette colle est qu’elle est biodégradable : elle est progressivement absorbée par l’organisme environ 6 mois après la cicatrisation, ce qui évite toute seconde opération.

    Dans certains cas, l’intervention pourrait même être extrêmement rapide. Un patient souffrant d’une fracture du poignet a ainsi été opéré en seulement trois minutes, avec une incision de trois centimètres. Trois mois plus tard, il avait retrouvé un usage complet de sa main.

    À terme, les chercheurs imaginent même réparer certaines fractures par simple injection, ce qui réduirait fortement la durée des interventions et la période de récupération.

    Mais les huîtres ne sont pas les seules à inspirer la médecine.

    Les requins pourraient également jouer un rôle dans la lutte contre les infections hospitalières. Ces infections, appelées maladies nosocomiales, touchent environ un million et demi de patients dans le monde chaque année.

    Or la peau du requin possède une particularité étonnante : elle retient très peu les bactéries. Sa surface est recouverte de microstructures très spécifiques qui empêchent les microbes de s’accrocher et de se développer.

    Des chercheurs ont donc reproduit ces microstructures pour créer des revêtements inspirés de la peau du requin. Ces surfaces peuvent être appliquées sur les murs ou les sols dans les hôpitaux.

    Les résultats sont impressionnants : on observe jusqu’à 94 % de bactéries en moins sur ces revêtements par rapport aux surfaces classiques.

    Ces innovations illustrent un domaine scientifique en plein essor : le biomimétisme. L’idée est simple mais puissante : observer les solutions inventées par la nature et s’en inspirer pour concevoir des technologies plus efficaces, plus durables et parfois même plus simples.

    Parfois, les réponses aux défis les plus complexes se trouvent déjà autour de nous.

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    4 min
  • Des écoliers en pyjama et un humoriste qui est devenu fermier
    Plusieurs rendez-vous inspirants sont à noter dans les prochains jours. Des initiatives qui mêlent solidarité, éducation et réflexion sur l’avenir de notre agriculture.

    Premier événement : la Journée pyjama. Elle aura lieu ce vendredi dans de nombreuses écoles. Le principe est simple : élèves, professeurs et éducateurs viennent en pyjama en classe.

    Derrière ce geste symbolique se cache une cause importante : soutenir les enfants qui, eux, suivent réellement les cours en pyjama depuis leur maison ou leur chambre d’hôpital, en raison de problèmes de santé.

    Ces élèves peuvent continuer à suivre leur scolarité grâce à ClassContact. Ce service gratuit permet aux enfants malades de rester connectés à leur classe, d’assister aux cours à distance et de garder un lien avec leurs camarades.

    L’association fête d’ailleurs ses vingt ans cette année. Elle a été fondée par 3 anciens collègues de l’entreprise IBM qui ont décidé d’utiliser leurs compétences informatiques pour lutter contre l’isolement des enfants malades.

    Depuis sa création, plus de 1 500 élèves ont pu bénéficier de ce dispositif, en collaboration avec 14 hôpitaux et environ 600 écoles. Et les résultats sont encourageants : 90 % des élèves qui suivent les cours à distance réussissent leur année. Une preuve de l’importance de maintenir la continuité scolaire, mais aussi les liens sociaux avec les amis et la classe.

    Autre rendez-vous à inscrire à l’agenda : la journée JAGROS, qui se tiendra le 11 mars à Gembloux. Pour vous inscrire, c'est par ici.

    Plus de 500 étudiants en agronomie sont attendus pour réfléchir aux grands enjeux agricoles et alimentaires de demain. L’objectif est de sensibiliser les futurs ingénieurs et professionnels du secteur aux défis environnementaux, agricoles et alimentaires.

    La journée sera rythmée par des ateliers, des discussions et des rencontres. Et l’idée est aussi d’aborder ces sujets avec un peu de légèreté.

    Parmi les invités figure notamment Nicolas Meyrieux. Humoriste engagé, il parle depuis une dizaine d’années des enjeux climatiques, agricoles et écologiques avec humour et second degré.

    Connu pour sa chaîne La Barbe, qu’il a arrêtée en 2019, il a décidé d’aller plus loin que la simple critique en changeant lui-même de vie : il est devenu agriculteur. Une démarche qui lui permet aujourd’hui de raconter le monde agricole de l’intérieur.

    Il a également lancé un projet original appelé le Farm Tour. Pendant l’été 2024 et 2025, il a sillonné les fermes françaises. Le soir, il y jouait son spectacle devant les habitants de la région, et la journée, il tournait un documentaire pour mettre en lumière les agriculteurs qui l’accueillaient.

    Une manière différente de parler agriculture, de valoriser le terroir et de réfléchir à la souveraineté alimentaire.

    Enfin, dernier rendez-vous : le 12 mars à Mons se tiendra le Salon de la transmission agricole.

    Cet événement s’adresse aux agriculteurs et agricultrices en fin de carrière, aux jeunes candidats à la reprise, ainsi qu’à tous les acteurs concernés par le renouvellement des générations dans le monde agricole.

    Car l’un des grands défis du secteur aujourd’hui est là : assurer la relève et permettre aux fermes de continuer à vivre et à produire.

    3 rendez-vous très différents donc, mais avec un point commun : créer du lien et préparer l’avenir.

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    4 min
  • Droits des femmes : pourrez-vous reconnaitre ces 4 héroïnes qui ont fait bouger les lignes ?
    4 femmes, 4 combats. L’une a changé la loi. L’autre défend l’éducation. La 3ème a transformé l’art en manifeste. Et la dernière a relié les luttes entre elles. Parce qu’on ne peut pas défendre les droits des femmes sans parler aussi de racisme, de pauvreté et de justice sociale... on revient aujourd'hui sur 4 héroïnes qui ont fait bougé les lignes.

    Première figure incontournable : Simone Veil.

    Nous sommes le 26 novembre 1974 à l’Assemblée nationale française. La ministre de la Santé prend la parole pour défendre un texte explosif : la légalisation de l’avortement. Dans l’hémicycle, la situation est impressionnante : seulement neuf femmes pour 481 hommes. Le débat est extrêmement violent. Simone Veil est interrompue, insultée, attaquée personnellement. Mais elle tient bon. Sa phrase restera célèbre : « Aucune femme ne recourt de gaieté de cœur à l’avortement ». Après plus de vingt-quatre heures de débat, la loi est adoptée. La loi Veil marque un tournant majeur : elle permet aux femmes de disposer de leur corps et transforme une réalité clandestine et dangereuse en un droit reconnu.

    Autre combat, autre génération : celui de Malala Yousafzai.

    En 2014, elle reçoit le prix Nobel de la paix à seulement 17 ans. Son histoire commence au Pakistan. En 2009, les talibans interdisent aux filles d’aller à l’école. Malala n’a alors que 12 ans. Malgré les menaces, elle continue d’étudier et raconte son quotidien dans un blog. En 2012, elle est attaquée et grièvement blessée par balle. Elle survit, est soignée au Royaume-Uni et décide de poursuivre son combat. Sa voix devient mondiale. Elle crée une fondation pour soutenir l’éducation des filles. Son message est clair : l’éducation est l’une des clés de l’émancipation. Aujourd’hui encore, environ 10 % des filles dans le monde n’ont pas accès à l’école.

    Direction ensuite le Mexique avec Frida Kahlo.

    À 18 ans, elle est victime d’un grave accident qui la laisse immobilisée pendant des mois. C’est depuis son lit qu’elle commence à peindre. Mais Frida Kahlo ne cherche pas à plaire. Elle peint son corps blessé, ses douleurs, ses fausses couches, son identité mexicaine. Dans un monde artistique dominé par les hommes, elle s’impose comme une artiste libre et radicale. Son œuvre devient un manifeste : celui d’une femme qui refuse les normes et revendique son identité.

    Enfin, impossible de parler de luttes féministes sans évoquer Angela Davis.

    Dans les années 1970, la philosophe et militante américaine devient une figure mondiale. Proche des Black Panthers, elle est accusée de complicité dans une prise d’otages. Son procès devient international. Des artistes comme The Rolling Stones ou John Lennon lui apportent leur soutien. En 1972, elle est finalement acquittée. Angela Davis développe l’idée d’un féminisme intersectionnel : un féminisme qui reconnaît que les discriminations peuvent se croiser — sexisme, racisme, inégalités sociales. Une vision qui influence encore aujourd’hui de nombreux mouvements.

    4 femmes, 4 combats différents. Mais un point commun : chacune a contribué à élargir le champ des possibles.

    Le 8 mars est l’occasion de s’en souvenir. Et de rappeler que les droits dont nous bénéficions aujourd’hui sont souvent le résultat de luttes longues, courageuses et parfois solitaires.

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    5 min
  • Tourisme : promenades à dos d'éléphants, spectacles d'orques, atomic parties… ces pratiques autrefois normales désormais interdites
    L’Indonésie vient de prendre une décision forte : interdire les promenades touristiques à dos d’éléphant.

    Une mesure saluée par de nombreuses associations de protection animale, qui parlent d’un tournant historique pour le bien-être des pachydermes. Mais cette interdiction suscite aussi des inquiétudes parmi certains acteurs locaux. Pour eux, ces activités constituaient une ressource économique importante, notamment pour financer des centres de conservation d’une espèce protégée.

    Ce débat illustre une évolution plus large : certaines pratiques touristiques, autrefois considérées comme normales, sont aujourd’hui devenues difficilement acceptables.

    Prenons par exemple les spectacles de dauphins et d’orques dans les parcs aquatiques. Pendant longtemps, ces shows étaient l’une des attractions phares du tourisme familial. Mais le regard a changé.

    De plus en plus de pays légifèrent pour limiter ou interdire ces pratiques. Le Mexique, qui abrite environ 10 % des quelque 3 000 dauphins vivant en captivité dans le monde, impose désormais des conditions plus strictes : les animaux ne peuvent plus être maintenus dans des bassins en béton et doivent vivre dans des enclos marins.

    En Belgique aussi, la question avance. Le delphinarium de Bruges, dernier du pays, devra fermer au plus tard en 2037. Le ministre flamand du Bien-être animal, Ben Weyts, a même évoqué la possibilité d’une fermeture anticipée.

    Ces évolutions sont le fruit de décennies de mobilisation. Dès les années 1990, des campagnes dénonçaient déjà la captivité des cétacés. Un film a d’ailleurs marqué les esprits à cette époque : Sauvez Willy. L’histoire d’une amitié entre un garçon et une orque captive dans un delphinarium.

    Le succès du film a contribué à sensibiliser le public. Une fondation a même été créée pour sauver l’orque qui incarnait Willy à l’écran, Keiko, et lui permettre de retrouver l’océan.

    Autre domaine où les mentalités ont changé : les cirques. En Belgique, les animaux sauvages y sont désormais interdits. Une avancée obtenue après des années de campagne menées notamment par l’association GAIA, qui dénonce depuis longtemps l’exploitation animale dans les spectacles.

    Le tourisme animalier a lui aussi connu des dérives spectaculaires. Pendant des années, certains visiteurs se rendaient en Thaïlande pour se faire photographier aux côtés de tigres dans un temple devenu célèbre.

    Mais en 2016, le site a été fermé par les autorités. Les enquêteurs ont découvert que les tigres étaient sédatés pour rester calmes devant les touristes. L’enquête a aussi révélé l’existence d’un trafic d’espèces sauvages.

    Toutes ces pratiques témoignent d’une époque où la question du bien-être animal était beaucoup moins prise en compte.

    Mais les changements ne concernent pas seulement les animaux.

    Certaines formes de tourisme humainement ou culturellement problématiques ont aussi disparu. Dans les années 1950, par exemple, Las Vegas était surnommée la capitale du “tourisme atomique”. Les hôtels et casinos organisaient des “atomic parties” sur leurs toits pour permettre aux visiteurs d’observer les champignons nucléaires provoqués par les essais atomiques dans le désert du Nevada.

    Aujourd’hui, cette idée paraît totalement absurde.

    Dans un autre registre, certaines pratiques touristiques autrefois tolérées sont désormais interdites pour protéger des sites patrimoniaux ou sacrés. Il est par exemple interdit aujourd’hui d’escalader les pyramides en Égypte ou au Mexique.

    Même chose en Australie, où l’ascension du célèbre rocher d’Uluru est interdite depuis 2019. Ce site est sacré pour les peuples aborigènes, qui considèrent que le piétiner constitue un manque de respect.

    Les mentalités évoluent, et le tourisme aussi.

    Ce qui semblait normal hier peut devenir impensable aujourd’hui. Et à bien des égards, c’est peut-être le signe d’un monde qui apprend — lentement mais sûrement — à voyager avec davantage de respect.

    Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be
    4 min
  • Gaspillage de livres : My Fair Book sauve des ouvrages neufs menacés de destruction
    C’est un projet dont on aimerait parler plus souvent : une initiative brillante, concrète, qui lutte contre le gaspillage culturel.

    Il y a trois ans, on vous parlait déjà de My Fair Book. À l’époque déjà, le concept était fort. Aujourd’hui, il a grandi.

    Le constat est brutal : en France, près de 140 millions de livres neufs sont détruits chaque année avant même d’avoir été lus. Cela représente environ un livre sur quatre. Des ouvrages parfaitement neufs, stockés chez les éditeurs, qui n’ont simplement pas trouvé leur place en librairie ou qui ont été dépassés par l’arrivée des nouveautés.

    Ces livres sont alors menacés de "pilon" / destruction.

    Face à cette réalité, deux Françaises ont décidé d’agir. Leur idée : sélectionner ces livres issus des stocks dormants des éditeurs et leur offrir une seconde chance via une plateforme de vente en ligne. C’est ainsi qu’est né My Fair Book.

    Leur démarche s’inscrit au nom de la "bibliodiversité". Derrière ce mot, une volonté : préserver la diversité éditoriale, mettre en lumière des ouvrages qui ne sont plus en tête de gondole mais qui ont toute leur valeur.

    Ce ne sont pas des invendus bradés à la va-vite. Les livres proposés sont lus et choisis par un comité de lecture. Ce sont souvent des titres plus intimistes, moins médiatisés, mais portés par de vrais talents.

    Pour les auteurs, c’est une opportunité précieuse. Voir son livre détruit quelques mois après sa sortie est une épreuve difficile. Grâce à My Fair Book, ces ouvrages retrouvent des lecteurs.

    Pour les éditeurs aussi, c’est un coup de projecteur supplémentaire.

    Et sur le plan écologique, le bénéfice est évident : on privilégie le réemploi plutôt que le recyclage. On évite la destruction pure et simple d’objets qui ont nécessité du papier, de l’encre, de l’énergie et du transport. C’est une manière concrète de questionner la surproduction dans le secteur du livre.

    Depuis sa création en 2022, My Fair Book a déjà sauvé environ 5 000 livres. Les stocks d’une dizaine de titres ont pu être totalement écoulés.

    Et l’aventure continue. Le site a récemment développé un catalogue jeunesse. Un comité de lecture dédié sélectionne désormais des ouvrages pour enfants, dès l’âge de 3 ans. Albums illustrés, bandes dessinées, petits romans, polars jeunesse… Une nouvelle manière de sensibiliser aussi les plus jeunes à la diversité éditoriale.

    Les livres sont vendus au prix normal, pas à prix cassé. L’objectif n’est pas de dévaloriser l’objet livre, mais de lui redonner sa place.

    La plateforme propose également des coffrets, des abonnements, organise des ateliers thématiques et des cafés littéraires en entreprise. Elle installe aussi des bibliothèques en milieu professionnel et met en place des ventes physiques pour valoriser certains titres.

    Au-delà de la simple vente, c’est tout un écosystème qui se construit autour de la lecture et de la lutte contre le gaspillage.

    My Fair Book ne prétend pas résoudre à lui seul le problème de la surproduction éditoriale. Mais il apporte une réponse concrète, positive, inspirante.

    Donner une seconde vie à des livres neufs menacés d’oubli, soutenir les auteurs, limiter la destruction… C’est une belle manière de rappeler que derrière chaque ouvrage, il y a du temps, du travail, et une histoire qui mérite d’être lue.

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Parce que nous sommes persuadés qu'il…

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