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La première pierre de Concorde est posée, ce jeudi, à Châtelaine. Ce gigantesque projet culturel prévoit, notamment, une salle de spectacle de 1000 personnes, 10 studios de danse, 20 espaces pour la musique et les arts visuels ou encore plus de 130 logements pour artistes et étudiants. Gian Reto Agramunt, conseiller administratif chargé de la culture, en Ville de Vernier, était invité de Béatrice Rul, à 7h30.
Espace Culture prévoit de nombreux aménagements: une salle de spectacle, 10 studios de danse, 20 espaces pour pratiquer musique et arts visuels et plus de 130 logements pour artistes et étudiants, un hôtel, deux restaurants. Un projet gigantesque!
"C'est un très beau projet qui date de 2006. Ce n'est pas un projet disproportionné car il y a des besoins en salles de spectacle, de création. Il n'est pas uniquement dédié à la danse mais ouvert aux autres arts. Il y a aura aussi une mixité des bâtiments, avec un fonctionnement axé sur un financement privé grâce à l'hôtellerie et aux restaurants".
Énorme aussi dans le coût, avec 67 millions de francs de cautionnement avancés par la Ville de Vernier. C'est aussi un pari, pour Vernier!
"C'est un cautionnement, cela signifie que nous sommes garants. En cas de faillite, les fonds seraient pris sur la Ville de Vernier... mais il y a des immeubles. Les référendums, qui n'ont pas abouti, étaient sur des positions politiques divergentes".
L'intelligence artificielle est désormais, présente, partout dans nos vies. Entre angoisse et enthousiasme, qu'en penser? Vincent Bifrare, le co-fondateur de Donuts Communication, était invité de Béatrice Rul à 7h30, sur Radio Lac.
L’intelligence artificielle, c’est quoi exactement?
"C'est un outil informatique qui réfléchit comme un humain, qui a été pensé pour donner de l'information et avoir une réflexion humaine. L'IA est présente dans nos vies depuis très longtemps. Par exemple, Netflix, propose, via un algorithme, des séries adaptées à votre consommation. Cela c'est grâce à l'IA qui va réfléchir et analyser votre comportement. Une machine a toujours "réfléchi techniquement". Ce qui est nouveau, aujourd'hui, avec ChatGPT, par exemple, c'est que l'on peut converser avec. Les réponses sont sur mesure et limite humaine".
En quoi ChatGPT a changé la situation?
"C'est "l'effet waouh" qu'a généré cette application, qui a une réponse à n'importe quelle question. Le 2e effet "waouh" c'est la génération d'image. On peut dire à ChatGPT, mets-moi le Jet d'eau, à Lausanne, et vous aurez un Jet d'eau à Lausanne".
Le vrai problème, c'est la régulation?
"Il y a la loi sur la protection des données, mais cela couvre uniquement les données personnelles mais pas encore la régulation de cette IA, qui vient d'arriver. Généralement, tout ce qui est politique a du retard, par rapport à la technologie qui va beaucoup plus vite".
Ce mardi matin, Tamedia doit annoncer à ses salariés la répartition de la suppression des 90 postes. Avec une crainte pour l'avenir de La Tribune de Genève. Séverine Chave, présidente de l’Association genevoise des journalistes, était invitée de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.
C’est aujourd’hui que Tamedia doit annoncer à ses salariés la répartition de la suppression des 90 postes. Avec une très grosse inquiétude en Suisse Romande, et une très très grosse inquiétude à la Tribune de Genève.
"On ne connaît pas encore la répartition exacte entre les titres, mais la Suisse Romande devrait être plus touchés que la Suisse alémanique. Le territoire romand étant restreint, on atteint les limites du potentiel de croissance. Je pense que les habitants des différents cantons sont très attachés à leur titre, avec des diversités régionales importantes. La population ne paie plus pour ces titres peut-être, aussi, parce qu'ils sont habitués à avoir des contenus gratuitement. Il faut réinventer le modèle économique: la publicité part chez Facebook et Google, les petites annonces ont été enlevées des titres et avec, elles une manne financière".
Le Genève-Servette Hockey Club reprend la National League, mardi, avec un derby du Lac fasse à Lausanne. Une saison où les Grenat compte bien se racheter après la déconvenue de l'année dernière. L'entraîneur assistant du GSHC, Yorick Treille, était invité de Béatrice Rul, à 7h30.
Début de la saison de National League, mardi, avec un derby du Lac pour commencer, à Lausanne. Suivront huit matchs à l'extérieur, à cause des travaux à la patinoire des Vernets...
"L'intersaison a été longue, pour les joueurs, les entraîneurs, après une fin de saison prématurée. Nous avons hâte de reprendre et un derby contre Lausanne, il n'y a rien de mieux. On va débuter par huit matchs à l'extérieur, ce qui est particulier mais ça fait partie de notre chemin, cette année. Il va falloir être bon dès le début de saison. C'est un gros challenge! Être à l'extérieur peut permettre aussi de souder un groupe".
Cette saison, il y a aussi, un petit goût de revanche, après la non qualification du GSHC, pour les plays-offs, la saison dernière:
"Je pense que la motivation est encore plus forte. L'année dernière, on a fait des erreurs, on s'est peut-être sentis trop beaux, trop forts, en début de saison. Aujourd'hui, il y a une dose d'humilité qui est de retour mais aussi une grosse motivation pour reprouver ce que l'on peut faire. On apprend de nos expériences, cet échec on ne l'oublie pas mais ça fait partie du passé. On a une approche différente avec une envie de retourner au combat. Le titre reste, bien évidemment, un objectif!"
Les habitants des Pâquis exigent une zone d'exclusion de vente de drogue, autour des écoles du quartier. Le conseiller municipal PLR, Kevin Schmid, était invité de Béatrice Rul, à 7h30, pour commenter la situation.
Est-ce normal qu’il y ait des dealers aux portes des écoles?
"Il n'est évidemment pas normal qu'il y ait des dealers aux portes des écoles. Tout comme il n'est pas normal qu'une forme de misère sanitaire touche notre canton. Il y a une distance entre le déclaratif et ce que l'on peut faire vraiment. On a, de haute lutte, obtenu la fermeture du préau de l'école de Pâquis Centre, en 2022. La lutte n'est pas finie. Sur le chemin de l'école et dans le préau, la situation s'est améliorée. Mais le problème n'est pas réglé. Le deal de rue est mobile, il se déplace. Lorsque vous installez des caméras, il ira ailleurs".
Que faîtes vous pour améliorer la situation?
"Nous avons obtenu, dès 2022, la fermeture du préau de Pâquis Centre. C'est une question aussi cantonale. La députation PLR travaille pour déposer un texte lors de la prochaine plénière. La colère des parents s'est levée car une consommatrice, avec un tesson de bouteille dans la main, a renversé le mobilier urbain, devant les enfants. La coordination entre les polices cantonales et municipales doit être renforcée pour assurer une présence plus soutenue dans le quartier. Aujourd'hui, ce que certains appellent des zones grises, c'est-à-dire où le deal de rue serait toléré parce qu'on préfère le voir dans une zone plutôt qu'une autre est symboliquement, un abandon de services publics".
Des phrases chocs pour convaincre. Le débat entre Donald Trump et Kamala Harris a été, comme attendu, animé, la nuit dernière, avec deux candidats à l’offensive. Le politologue, Daniel Warner, était invité de Béatrice Rul, à 7h30, pour débriefer ce duel télévisé.
Qui a remporté ce débat?
"Les journalistes vont dire que c'est Harris mais la question est de savoir si elle a convaincu des électeurs qui ne la connaissaient pas. Gagner ce débat, ce n'est pas gagner l'élection. C'est très serré et la Pennsylvanie, où était organisé ce débat, pourrait faire la différence. Donald Trump, en 2020, a eu 74 millions de voix: Make America Great Again, ça marche!"
Kamala Harris a été vice-présidente pendant quatre ans mais elle est très peu connue:
"Elle n'a pas été la plus charismatique des vice-présidents que nous ayons eus. Elle a eu certains mandats, comme l'immigration, sans résultat. C'est une femme très compétente mais elle n'est pas très connue à l'international et n'a pas beaucoup de charisme. Lors de la convention démocrate, elle a beaucoup changé. Elle prend de plus en plus de pouvoir. Il y a eu deux débats: jusqu'à la 20e minute, Trump était très fort. C'était le mâle alpha, ex-président, je dirige. Harris était un petit peu perdue, mal à l'aise. Vers la 25e minute, Trump a perdu les pédales sur une question sur l'immigration et à ce moment là, Harris a changé. A la fin, elle était très forte et lui, c'était nul! Elle était très très bien préparée. Lui ne l'était pas.
Taylor Swift a annoncé, dans la foulée du débat, soutenir Kamala Harris. Cela peut faire la différence?
"Oui et non. C'est une femme blanche et ses swifties sont des petites filles qui ne vont pas nécessairement voter. Je préfère que elle ET son copain, Travis Kelce, le joueur de football américain, soutiennent Kamala Harris. Si, lui, soutient Kamala Harris, cela peut faire changer les choses".
Genève / Londres, par train, en moins de six heures. C’est une option que nous pourrions avoir dans quelques années. Pascal Broulis, conseiller aux Etats vaudois, a interpellé, lundi, le Conseil fédéral à ce sujet. Caroline Marti, la présidente de l'ATE Genève était invitée de Béatrice Rul, à 7h30.
Cette possibilité de relier Genève à Londres, par le train, vous donne forcément le sourire!
"C'est une bonne nouvelle et j'espère que le projet ira de l'avant rapidement. Mais il ne faut pas s'arrêter à une seule ligne avec Londres. Il faut penser à d'autres capitales européennes. Il faut accéder à ces villes, en train, de manière efficace avec une réduction des temps de trajet mais aussi mettre en place des liaisons directes".
Une ligne qui demanderait des aménagements: avec des zones de contrôles, en gare de Genève. Une nouvelle gare qui a déjà pris du retard et avec une facture qui augmenterait:
"Les travaux très importants qui sont prévus, en gare de Genève, sont l'occasion de prévoir des quais et des infrastructures pour le développement de lignes internationales. La ligne avec Londres aura des spécificités comme les zones de contrôles ou encore le matériel roulant, sous la Manche. En attendant, il faut développer les lignes plus simples comme Genève / Bruxelles / Amsterdam".
La France souhaite la création d’une carte de résident transfrontalier dans le Grand Genève. Claude Haegi, président de la Fondation pour le développement durable des régions d'Europe, était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.
La France souhaite la création d’une carte de résident transfrontalier dans le Grand Genève. Qu’est-ce que c’est ENCORE que cette histoire?
"Ce n'est pas un gadget! Dans un certain nombre de villes, il existe une carde de résidents. Ce n'est pas une carte d'identité mais elle doit vous permettre de démontrer votre localisation et d'accéder à un certain nombre de facilités. Le contenu de la carte diffère selon l'endroit où l'on est: à New York, même les personnes en situation irrégulière peuvent l'avoir. Pour nous, cette carte permettrait d'en diminuer les effets négatifs. Pendant la crise du COVID, nous avions besoin de maintenir la mobilité des travailleurs français dont nous avons besoin à Genève. La carte de résidents aurait facilité ces différents mouvements. Pendant cette période, on était très réactif! Cette carte de résidents peut donner des facilités, notamment sur le plan culture. Dans la région de Bâle, on a un vécu totalement différent: on s'aime à Bâle! Nous n'avons pas cette identité territoriale".
Les syndicats d'enseignants sont vent debout contre la réforme de la formation des maîtres. Celle-ci passerait de quatre à trois ans, comme cela est le cas, dans les autres cantons suisses. La députée Verte et enseignante, Marjorie de Chastonay, était invitée de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac
Vous êtes opposé à la réforme de la formation des maîtres. Pourtant, elle fait passer cette formation de 4 à 3 ans, donc un gain de temps et d’argent car les jeunes commenceront à travailler plus tôt…
"Cela baisserait le niveau de formation de nos enseignants. Les enseignants du canton de Vaud sont uniquement formés pour un cycle, donc il y aurait un problème de mobilité professionnelle dans les équipes. Chaque année, il y a des changements internes dans les équipes et ce serait la cohésion d'équipe qui serait mise à mal".
Beaucoup de Genevois se forment, pourtant, dans le canton de Vaud:
"Ils doivent faire une formation continue qui coûte chère car prise en charge par le canton alors que la formation à l'université bénéficie de subventions fédérales. Ils partent dans le canton de Vaud, à cause du numerus clausus de 100 élèves au début de la formation. Ce numerus clausus a été mis en place pour qu'il y ait un neilleur suivi des jeunes, sur le terrain. "
La formation des maîtres, pourrait passer de quatre à trois, à Genève. Une mesure au conditionnel, les syndicats ayant fait aboutir un référendum. Thierry Oppikofer, membre de la commission de l'enseignement du Grand Conseil et favorable à cette réforme, était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.
Vous êtes donc favorable à la réforme de la formation des maîtres qui prévoit de la faire passer à trois ans, au lieu de quatre actuellement. On imagine bien que les futurs enseignants apprenaient des choses pendant cette année. Ils seront donc, moins bien formés?
"C'est une question, non pas de quantité, mais de qualité. Une bonne partie des enseignants est formée dans d'autres cantons: sept fois plus en dix ans, dans le canton de Vaud. Cette formation n'est pas moins bonne. Il faut donc repenser la formation, augmenter la qualité et la formation continue".
Les syndicats et les étudiants mettent en avant l’importance d’une formation Master pour avoir une formation généraliste, contrairement aux HEP qui sont en trois ans, et ainsi d’enseigner dans les deux degrés de l’école primaire, les 4 à 8 ans et les 8 à 12 ans. Ca ce serait fini avec votre réforme!
"Ce serait toujours possible. Des diplômes des HEP permettent toujours d'enseigner dans tous les degrés. Si vous vous formez spécifiquement pour le premier cycle, il va falloir compléter vos connaissances. Dans les transferts, il n'y a eu que sept personnes qui sont passées d'un cycle à un autre".
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