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Presque 110’000 procédures ont été traitées, par la justice genevoise, en 2023. Un nombre en hausse, qui inquiète le procureur général, qui met en garde. Olivier Jornot, était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.
110'000 procédures traitées en 2023 par la justice genevoise. C'est colossal!
"Ce chiffre augmente. Nous étions autour de 100'000 ces dernières années. Il n'y a pas de pause dans l'activité judiciaire et c'est préoccupant".
Conséquence de cette “embouteillage” si l’on peut dire du nombre de procédures, le temps pris, par la justice genevoise, pour les traiter. Seulement 59 % des procédures ont été traitées et jugées en moins d’un an. C’était 71% en 2021… C’est un vrai problème!
"C'est un vrai problème qui sera accentuée par l'entrée en vigueur par la révision du code de procédure pénale, qui s'ajoutent à davantage d'affaires traitées et le judiciable n'y trouve pas son compte, en ayant l'impression que son dossier traine".
L'initiative "Une vie ici, une voix ici" propose d'accorder le droit de vote et d'éligibilité, aux étrangers vivants depuis huit ans dans le canton. Une manière de brader la nationalité suisse pour la députée UDC, Virna Conti, qui était invitée de Béatrice Rul, à 7h30.
41% d’étrangers vivent dans le canton de Genève. 61% ont un lien avec l’étranger, à Genève. N’est-il pas temps qu’ils aient leur mot à dire…
"Tant qu'ils remplissent les conditions pour obtenir la nationalité, ils ont leur mot à dire. C'est-à-dire cinq ans pour les plus chanceux et dix ans pour les moins chanceux. On revoit constamment, depuis plusieurs années, ces conditions de naturalisation à la baisse. Donc si ces personnes veulent véritablement s'investir dans la vie politique, en Suisse, il faut passer par la naturalisation, comme c'est le cas dans 90% des pays dans le monde".
Les étrangers ont déjà le droit de vote au niveau communal. On ne part pas de rien..
"Sur le plan communal, c'est une politique de proximité et familiale. J'ai été membre de la commission sociale de ma commune. Nous recevions les candidats au passeport suisse et on leur posait des questions liées à leur intégration, à leur volonté d'être suisse. Je serais extrêmement gênée si cette initiative devait passer de voir une conseillère municipale étrangère posée des questions sur l'intégration sans avoir répondu, elle-même, à ces questions".
L'initiative "Une vie ici, une voix ici" propose d'accorder le droit de vote et d'éligibilité, au niveau cantonal, aux étrangers, résidants dans le canton depuis huit ans. Florio Togni, le président de Stopexclusion, qui porte cette initiative était invité de Béatrice Rul, à 7h30.
Le droit de vote n’est ce pas l’apanage de la citoyenneté?
"Que signifie-t-on par citoyenneté? Aujourd'hui, elle est très liée à la nationalité. Nous nous demandons à ce qu'elle soit liée à la résidence. On peut être citoyen sans avoir la nationalité".
Il y a deux volets à cette initiative, le droit de vote mais aussi le droit d’être élu au niveau cantonal et même au Conseil des Etats. Une personne qui n’a pas la nationalité suisse pourrait être au Conseil des Etats, ça ne vous pose pas un problème?
"L'élection au Conseil des Etats fait partie de compétence cantonale. Un étranger pourrait siéger au Conseil des Etats, mais c'est un droit d'être candidat, c'est la population qui choisira ou pas de l'élire. L'intérêt c'est d'être reconnu comme un citoyen qui participe à la vie d'ici, c'est une reconnaissance!
Vernier s’apprête à recevoir le Tour de Romandie. La commune accueille, dimanche, l’étape finale. Martin Staub, conseiller administratif chargé du sport, était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.
Vernier accueille l’étape finale du Tour de Romandie, pour une étape en boucle dans la campagne genevoise. Tout est prêt?
"Quasiment. On a juste trois kilomètres de barrières et quelques autres logistique à mettre en place. Pour Vernier, c'est le plus grand événement sportif de notre histoire".
Vernier est à la fois ville de départ et d'arrivée :
"C'est une chance d'avoir une étape en boucles mais cela complexifie pour les infrastructures et pour les sens de circulation, notamment. C'est vraiment un village qui débarque à Vernier: 300 accompagnateurs, 150 coureurs, les cars des équipes. On a communiqué depuis très longtemps et la majorité des habitants est très compréhensif et content d'offrir leur quartier à cet événement. Tous les services de la commune sont mobilisés dont le personnel de la voirie, dès trois heures du matin".
Plus de 15’300 personnes bénéficiaient d’une aide alimentaire, à Genève, en fin d’année dernière. C’est quasiment le pic, de juin 2020, pendant la crise COVID. Des chiffres qui révèlent l'avancée de la pauvreté, dans le canton, avec des solutions qui ne sont plus forcément adaptées. Marc Nobs, le directeur de la fondation Partage, était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.
"Cette situation est dramatique. Enormément de personnes bénéficient de l'aide alimentaire. Nous sommes quasiment au pic de la période Covid. Avoir un travail ne garantit plus d'être préservé de la pauvreté. Le coût de la vie à Genève est très élevée et certains salaires ne sont plus suffisants. Cette situation qui était d'urgence est devenue pérenne. Il faut apporter des solutions. Aujourd'hui, nous ne sommes que dans le constat".
Les cabas étaient une solution d'urgence, qui ne correspond donc plus à la situation actuelle?
"Les cabas étaient une solution construite de manière rapide en juin 2020 pour répondre à une situation d'urgence et nous sommes toujours dans cette même organisation. On souhaite que les travaux qui découlent du droit à l'alimentation, votée par le peuple en juin 2023, amènent à une solution plus compatible avec les besoins des personnes précarisées et aux besoins des structures"
Simon Regard est le médecin cantonal suppléant, chargé de cette veille sanitaire du canton. Il était invité du "6 minutes" sur Radio Lac.
En quoi consiste le poste de médecin cantonal suppléant?
"Je remplace donc la médecin cantonale pour assurer la continuité des tâches. J'ai un inspecteur qui va visiter un établissement de santé, un autre, qui s'assure du nombre minimal d'ambulances en circulation et une médecin infectiologue qui va demander à intervenir au domicile d'un patient. On fait de la santé publique qui complète la santé individuelle. On va essayer de prendre les mesures pour améliorer, globalement, la santé de chacun".
Genève n'est pas en alerte tiques, contrairement aux autres cantons:
"Nous avons indiqué à l'OFSP que les tiques étaient aussi présentes dans le canton de Genève. On monitore, on surveille. Quelques conseils: mettre des habits longs, en cas de randonnée, mais aussi s'inspecter pour voir si l'on n'a pas de tiques. La tique véhicule des maladies comme la maladie de Lyme".
Le 9 juin, les Genevois se prononcent sur l’interdiction des symboles de haine dans l’espace public. Yves de Matteis, membre de la commission des droits de l’Homme du Grand Conseil est l'invité de Béatrice Rul.
Il existe déjà un texte de loi qui prévoit des sanctions en cas de message de haine. Pourquoi rajouter un arsenal supplémentaire
"Comment expliquer que le parlement fédéral vienne d'adopter des textes pour interdire les symboles de haine. Aujourd'hui, vous pouvez arborer des symboles, sans être punissable par le code pénale. Des symboles qui sont interdits dans la plupart des pays d'Europe".
Quelle application possible?
"Genève a été le premier canton à vouloir faire cet acte symbolique que nous voulons encrer dans la constitution pour marquer l'attachement à des valeurs. La loi va appliquer ce principe avec des exceptions, comme lors de tournage de films".
Le 9 juin, le peuple genevois se prononce sur l’interdiction des symboles de haine dans l’espace public. Le député UDC, Yves Nidegger, opposé à cette interdiction était notre invité.
Yves Nidegger, vous êtes opposé à cette interdiction des symboles de haine, dans l'espace public. Comment peut-on y être opposé?
"Une société n'est pas grande, par le nombre de ses interdictions. Je ne connais personne qui sorte draguer, le samedi soir, avec une croix gammée, en pin's à son veston. Il y a une déconsidération tellement absolue et unanime de ce que ce régime a pu signifier en Europe, que personne ne le fait. Lorsque quelque chose ne se fait pas, vous n'allez pas proclamer une interdiction et mettre des amendes. Le droit pénal c'est "la bombe atomique du droit" que vous sortez lorsque tout le reste n'a pas marché, vous menacez les gens de prison. Les politiciens se donnent bonne conscience en interdisant des choses qui ne se font pas".
Même pour une personne, cette interdiction est importante:
"C'est déjà interdit par l'article 261 bis qui vous envoie en prison, si vous diffusez, dans l'espace public, un message de haine. On est en train de faire de "l''over Killing" sur un problème qui ne sert qu'à se donner bonne conscience. Cela fait 15 ans que des gens proposent d'interdire des symboles nazis, islamistes, communistes. L'administration fédérale revient avec une liste avec des tas de problèmes d'application. Le Conseil fédéral a été hostile à cela pendant des années, jusqu'à une personne israélite se fasse poignarder, à Zurich. Le parlement a alors changé de ton et a décidé de cette proclamation qui va ne nous attirer que des difficultés"
Servette Chênois affronte, samedi, YB, en finale de coupe de Suisse. Avec l'objectif de réaliser un doublé coupe / championnat. Le président du Servette FCCF, Yoann Brigante était invité de Béatrice Rul à 7h30 sur Radio Lac.
Servette Chênois en finale de la coupe de Suisse, ce samedi, face à YB. On le dit assez souvent, une finale, ça ne se joue pas, ça se gagne…
"Une finale ça se gagne! Les joueuses ont beaucoup travaillé cette saison, elle ont eu de bons résultats. Ce serait dommage de trébucher à la dernière marche. Servette-Chênois est tenant du titre et on espère ramener la coupe, une deuxième fois".
Servette-Chênois qui a réalisé une excellente saison, en terminant en tête de la saison régulière, avec 21 match sans défaite:
"C'est la démonstration que l'on travaille dans la continuité de ce qui a été réalisé. Les filles terminent en tête, pour la cinquième année consécutive. Il y a eu cette défaite, face à Zurich, dimanche, mais ça arrive, c'était un match sans enjeu".
Le nouveau coach, José Bartala, a prolongé pour deux saisons supplémentaires. Qu'a-t-il apporté au club?
"Il a apporté une nouvelle mentalité: avec un jeu de possession, les attaques cliniques, la solidité défensiveIl a amené cette culture de la gagne et ce haut défaut de professionnalisme"
Les alliances se précisent pour les élections municipales de l’année prochaine. Le Centre fera liste commune avec les Vert’libéraux en Ville de Genève. Avec un ticket pour le conseil administratif, associant la sortante Marie Barbey Chappuis pour le Centre, au candidat des Vert’libéraux, désigné à la fin du mois. Le président du Centre Genève, Philippe Rochetin, était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.
Vous avez décidé de faire liste commune avec les Vert’libéraux pour les élections municipales en Ville de Genève, avec même un ticket pour le conseil administratif. Mais qu’est devenue la Grande alliance de droite avec le MCG / l’UDC et le PLR?
"Cette grande alliance, c'était en 2023. C'était un concours de circonstances, des calculs. Tout le monde y a gagné, y compris nous. Nous avons une conseillère d'Etat qui est importante. Aujourd'hui, nous, nous allons avec les Vert'libéraux, pour les élections municipales 2025, comme cela avait été le cas, en 2020, dans certaines communes. Je pense que ce bloc centriste va convaincre".
Quel programme?
"Cette alliance se fait autour d'un programme politique. Notre conseillère administrative en Ville de Genève, Marie Barbey Chappuis a un bilan plus que positif. La famille et la classe moyenne sont au centre de nos préoccupations".
Quid de l'Entente avec le PLR?
"On ouvre la porte au PLR et on espère que notre bloc sera le plus fort possible".
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Tous les matins, sur Radio Lac, Béatrice Rul reçoit, à 7h30, celles et ceux qui font l’actualité. Politique, économie, sport, ils viennent, tous, en discuter pendant 6’ sur Radio Lac… et sans…