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La gestion de son département, par Pierre Maudet interroge... voire inquiète. De nombreux collaborateurs se plaignent de son management et d'un malaise grandissant. Pierre Maudet répond, ce vendredi, à une question écrite, à ce sujet. La députée Vert, Dilara Bayrak, qui a déposé cette question écrite, était invitée de Béatrice Rul, à 7h30.
Vous avez déposé une question écrite sur la gestion, par Pierre Maudet, de son département. Le Conseil d’Etat doit vous répondre, en séance du Grand Conseil. Si vous avez posé cette question écrite, cela signifie donc que vous êtes inquiète pour les collaborateurs de l’Etat…
"Je suis inquiète et je ne suis pas la seule. Les partis se sont réveillés petit à petit sur cette question. Inquiète pour le personnel de l'Etat car nous avons des échos, des courriers anonymes à la maison qui font état d'un malaise. Nous devons savoir s'il y a des comportements inadéquats dans ce département"
Pierre Maudet a rappelé, lui, dans une interview “être élu pour prendre des décisions et faire des choix. Des choix qui ne plaisent pas toujours et peuvent susciter des résistances, voire des levées de boucliers au sein de l’administration"
"Il est effectivement élu pour prendre des décisions politiques. Mais ces décisions politiques doivent être prises de manière mesurée, proportionnée de façon à ce que tout le monde puisse les intégrer et que l'Etat puisse continuer de fonctionner. Il manque, actuellement, des personnes cruciales à leur poste".
"Certains me disent que Pierre Maudet se prend pour Dieu."
Le Salon de l’Auto de Genève fait son grand retour mais en format réduit. Nouveautés pour ce retour, quatre zones thématiques dont une consacrée aux nouveaux moyens de transport. Et un anniversaire à célébrer, celui de la 100e édition. Sandro Mesquita, le directeur général du GIMS, était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.
Le salon de l’auto est de retour, cette année, mais dans un format réduit, sans constructeur allemand:
"On a souvent l'habitude de regarder le salon en fonction de la liste des exposants. Mais aujourd'hui, ce qui est important, c'est le contenu que l'on est capable de mettre sur pied pour les visiteurs. On est en contact, depuis plusieurs mois, avec les différents acteurs du monde automobile, certains n'étaient pas disponible pour des questions calendrier, pour d'autres, il y a des changements de stratégie. C'est donc important pour nous de montrer que l'on ne revient pas seulement avec une nouvelle édition mais que l'on se réinvente et que l'on transforme la manière de faire un salon automobile."
Les conducteurs des TPG ont déposé un préavis de grève pour le 31 janvier prochain. Ils demandent une hausse de salaire de 1,5% et la création de près de soixante postes supplémentaires de réserve conducteurs. Les syndicats rencontrent, jeudi, la direction des TPG, qui se dit "ouverte" à la discussion. Vincent Leggiero, président du SEV TPG, était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.
Vous avez déposé un préavis de grève pour le 31 janvier prochain. Vous rencontrez demain, la direction des TPG, qui se dit ouverte à la discussion. Alors, grève ou pas grève?
"Tout dépend de la discussion de jeudi. Nous sommes ouverts à la discussion mais cela fait pas mal de temps que l'on discute et il n'y a rien de concret"
Parmi vos revendications, vous demandez une hausse de salaire de 1,5%. Vous avez déjà obtenu une indexation de 1%. Vous n’en demandez pas un peu, beaucoup?
"L'année dernière, nous n'avons pas eu l'intégralité du renchérissement. On ne peut pas se permettre de perdre du pouvoir d'achat. Les prix, l'électricité, le logement augmentent, il n'y a rien d'extraordinaire à demander une hausse de salaire."
Le cœur du problème, ce sont les conditions de travail. Vous demandez la création de près de soixante postes supplémentaires de réserve conducteurs. Quelle est la situation actuellement?
"Aujourd'hui, les TPG perdent un peu plus de deux millions de francs, par mois, à cause de l'absentéisme. Ce sont 27 millions de francs, par année! Avec cet argent, on pourrait investir dans du personnel de remplacement. Les conditions de travail, de conduite, sont extrêmement pénibles, c'est un calvaire. Il y a un problème de souffrance, au travail, dans tous les secteurs des TPG. La possibilité de déplacer des vacances, de prendre des congés, n'existe pas! Il y a tellement d'absents que l'on prend des valides pour remplacer des malades. Nous sommes dans un cercle vicieux qu'il faut casser! Et pour le casser, il faut investir dans du personnel qui puisse les remplacer! Aujourd'hui, ce n'est pas possible! Aujourd'hui, on fait du troc! Votre vie sociale est mise de côté, vous ne savez que huit jours à l'avance, ce que vous allez devoir faire. La garantie de l'emploi, c'est un mythe, elle n'existe pas. Au bout d'un certain nombre de maladies, vous êtes licencié, c'est une réalité!"
Léman Bleu a révélé que tous les syndicats ne sont pas sur la même longueur d’onde concernant cette grève potentielle. Ils la jugent un peu précoce et que le dialogue est encore ouvert..
"Ce n'est plus une question de dialogue, nous voulons des décisions concrètes. On est passé par des négociations marathon, par des groupes de travail. La proposition de la direction, c'est un coach, bientôt ce seront des marabouts. On ne peut plus se permettre des promesses. Le 31 est une étape extrêmement importante, la direction doit le comprendre. Les autres syndicats ont utilisé des mots très forts, disant que nous prenons en otages, la population. La plupart du temps, on a des bus absents et les usagers en souffrent aussi!"
La cannabinothèque a ouvert, il y a un mois, à Vernier. Elle offre aux volontaires, d’acheter au maximum 10 grammes de THC par mois. Martin Staub, conseiller administratif chargé de la cohésion sociale, en Ville de Vernier, était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.
La cannabinothèque a ouvert, il y a un mois, à Vernier. Quels sont les principaux retours?
"Les premiers retours sont extrêmement positifs. C'est de la drogue de qualité, un produit bio et en pleine terre. On parle de drogue mais là on est sur la réduction des risques. On ne veut pas que cela devienne un business comme les autres: on a une association à but non lucratif et on veut que cela soit contrôlé et qu'il n'y ait pas une incitation à consommer plus"
Comment s'organise cette cannabinothèque?
"On a une équipe de vente avec un personnel formé dans le magasin. C'est un magasin comme un autre. Le personnel a, lui, été formé sur la prévention. Les consommateurs ont dû passer un entretien. Ils ont un QR code sur leur téléphone portable qui permet de les identifier et de limiter la quantité qu'ils peuvent acheter, chaque mois. On a des sachets scellés que la police connaît, Les consommateurs doivent ramener ce cannabis chez eux et le consommer chez eux".
300 volontaires, au départ, mais leur nombre a augmenté:
"500 à présent, on en a 150 en attente et les personnes intéressées peuvent toujours s'inscrire sur le site internet de l'association, changegeneve.ch. Elles ont un entretien avec des personnes qui sont dans la recherche clinique. On ne prend pas les mineurs, ceux qui ont une addiction forte ou sous traitement médical. On est de 18 ans à 80 ans la plus âgée."
Comment se passe la cohabitation avec les riverains?
"C'est normal qu'il y ait des craintes mais on a fait de la sensibilisation et répondre aux questions. C'est un magasin, il n'y a pas de consommation sur place. Il n'y a pas, non plus, eu, un développement du deal autour de la cannabinothèque".
Les Bernésiens devraient se prononcer sur le plan localisé de quartier de Bernex-Vailly. L’Association Communale Bernésienne a récolté 1059 signatures sur les 800 nécessaires pour la tenue d’un référendum. Elle les dépose ce lundi matin, à la chancellerie. La population devrait donc décider si elle veut de ce nouveau quartier qui prévoit la construction de 550 logements mais aussi des locaux associatifs, une crèche, un centre socioculturel ou encore un immeuble avec encadrement pour personnes âgées. Christian Perrier, le président de l’Association Communale Bernésienne était l’invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.
Quasiment 1060 signatures pour s'opposer à ce futur quartier qui prévoit 550 logements, mais aussi des commerces, une crèche, un centre socioculturel ou encore un immeuble avec encadrement pour personnes âgées. Tout cela semble, pourtant très équilibré…
"Nous ne sommes absolument pas contre les constructions, ni les logements. Ce qui nous dérange, c'est la démesure de ce projet. Depuis tout l'ouest de Bernex, les constructions sont parfaitement harmonieuses soit trois ou quatre étages sur rez. Là, ce sont des immeubles jusqu'à 29 mètres! C'est beaucoup trop haut! Bernex va devenir une cité dortoir et une banlieue. Nous n'avons pas envie de voir un deuxième Onex ou un troisième Meyrin, se construire à Bernex!"
En quelques années, Bernex a été transformé:
"Nous sommes passés, en vingt ans, de 3000 habitants à plus de 10'000. La qualité de vie a changé, à Bernex. Ce projet là va impacter les Bernésiens".
Comment arriver à loger toute la population, à Genève, sans construction?
"Nous ne sommes pas contre la construction de logements: nous pouvons en faire des moins hauts et plus espacés de façon à avoir un nombre suffisant de logements pour pouvoir loger une grande partie de la population. Bernex a donné de ce côté là! On pourrait diversifier de l'autre côté du canton! Monsieur Hodgers, le vert bétonneur pourrait regarder un petit peu ailleurs, que systématiquement à Bernex!"
La population de Bernex semble opposé à tout nouveau projet d'aménagement. Que se passe-t-il?
"Une bonne partie des habitants en ont assez des partis traditionnels. Le grand truc du Conseil administratif c'est de tout faire en commission et de se cacher derrière le secret de commission, pour mettre la population de côté. On vient devant la population quand les projets sont quasiment ficelés et ça c'est inacceptable!".
Une délégation du Centre, de Genève, est allée défendre la candidature du bout du lac pour accueillir une prochaine COP. Le député Xavier Magnin était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.
Vous venez de rentrer de Berne où vous avez défendu l’idée de l’organisation d’une COP, à Genève, devant la Commission de politique extérieure du Conseil des États. Comment s'est passée cette entrevue?
"Ca c'est très bien passé. Les parlementaires ont compris les intérêts pour Genève et l'environnement d'organiser une COP, en Suisse. Mais aussi l'intérêt pour la Suisse, de mettre en avant notre savoir-faire. Ils ont marqué un intérêt, poli, pour l'organisation d'une COP à Genève".
Le Conseil fédéral a pourtant décidé de ne pas porter la Suisse candidate pour la COP 31, par manque de financement, alors même que les autorités de la Ville de Genève s’était positionnées:
"Tout le monde à Genève s'est positionné en faveur de cette COP. On espère que si ce n'est pas cette fois là, ce sera pour une prochaine. Genève a un savoir faire dans l'organisation et l'accueil de ces grands rendez-vous internationaux. Le Conseil fédéral a estimé que la Suisse manquait de compétences (...) On voit bien que l'on manque de compétences, à Davos, en ce moment ; on le voit pour le sommet Biden / Poutine que Genève manque de compétences!!! On a Palexpo, un aéroport, de nombreuses organisations internationales, dont le GIEC ou l'Organisation Mondiale de la Météo qui sont deux organisateurs très importants pour l'organisation d'une COP".
La fronde des commerçants de Perly contre l'extension du tram 15. Ils ne veulent pas de l'actuel tracé, par la route de Saint-Julien, pour rejoindre la France voisine. Un tracé qui mettrait fin au trafic individuel motorisé et à leur business. 17 recours sont toujours étudiés par le Tribunal fédéral. Farid Ben Slimane, vice -président de l'association de défense des riverains et commerçants de Perly, était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.
Vous ne voulez pas du tracé actuel, prévu pour l’extension du tram 15. C’est bien la première fois que quelqu’un prend la défense du trafic motorisé frontalier!
"Nous sommes contre ce projet car il est une aberration écologique: avec un déclassement de 30 000 m2 pour en faire une nouvelle route. Il y a un autre élément économique, avec toute un tissus d'entreprise qui s'est développé, le long de la route de Saint-Julien: tout a été axé, depuis des décennies, autour de cette mobilité individuelle. Plus de 200 emplois directs et indirects seront perdus avec ce projet".
S'il n'y a plus de trafic, route de Saint-Julien, c'est la fin de votre commerce?
"Clairement! Je ne connais nulle part dans le monde, où il existe six stations et plus de trafic! C'est un problème urbanistique avant d'être un problème de transport où il faut transformer un environnement pour le rendre compatible avec le tram!"
Ce tracé a été approuvé par la Confédération et en France voisine, ils sont en train de faire la prolongation du tram de leur côté. On ne peut pas tout arrêter maintenant?
"Dans quelle démocratie, on commence par la fin d'un projet? Il y a encore 17 recours actuellement au Tribunal fédéral pour arrêter ce projet, mais l'on continue à faire la fin. Nous avons des oppositions dument motivées. On bafoue les droits de chacun!"
Vous avez rencontré, lundi, Fernand Savigny, le conseiller administratif chargé de ce dossier à Perly Certoux. Vous lui avez présenté votre projet alternatif, à savoir passer par la route de Certoux. Qu’en est-il ressorti?
"Nous lui avons exposé nos problèmes et notre solution par la route de Certoux. La commune va se prononcer sur demande express du canton si le canton le juge pertinent ou nécessaire. Nous allons donc nous tourner vers Pierre Maudet pour faire avancer ce sujet".
Le Challenge International de Genève est organisé, tout ce week-end aux Vernets. Une 57e édition à laquelle participe, Jérémy Desplanches et Roman Myitukov. Leur entraîneur, Clément Bailly était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.
De vendredi à dimanche, c’est donc le Challenge International de Genève. Vos nageurs Jérémy Desplanches et Roman Myitukov y participent. Nager à la maison, c’est la meilleure des manières pour entamer cette saison olympique?
"Oui, clairement. C'est une très bonne chose de lancer notre saison olympique 2024, à la maison. Cette année, on aura un "cru" plus local avec beaucoup de nageurs suisses de très haut niveau. Un petit peu moins de gros noms étrangers mais beaucoup de densité. Le but est de nager très vite, ils ne devraient pas avoir trop de difficultés à l'emporter".
Jérémy Desplanches qui est revenu à Genève, sous vos ordres. Il a déclaré: “l’entraînement de Clément Bailly c’est ce qu’il me faut maintenant”. De la part du médaillé de bronze sur 200 mètres 4 nages, aux derniers JO, ça fait quand même plaisir!
"Ca fait plaisir et ça veut dire que c'est le bon moment pour le faire. Il y a un plan global pour tout le groupe et pas mal d'individualisation avec un bon mix dans l'intensité. Le fait de l'avoir côtoyer un bon moment dans les derniers stages, les derniers semaines, l'ont aidé à se rendre compte que nous avions une bonne comptabilité. Notre relation est une relation professionnelle, aux portes de l'amitié".
Quel entraînement pour Jérémy Deplanches et Roman Myitukov?
"Ils ont à 50% un plan commun, le reste est individualisé. Ils sont tous les deux nageurs de 200 mètres donc on va travailler de la même manière mais avec des différences en fonction de leur niveau et de leur âge. Leur pic de forme doit être, pour cet été, pour les Jeux Olympiques de Paris. On fait une périodisation avec des périodes de charge et de récupération pour être au top de la performance à ce moment là".
L'accord entre Uber et l'Etat de Genève devait permettre de régler la situation des chauffeurs. Qu'en est-il? L'avocat de chauffeurs Uber, Francesco La Spada, était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.
Un accord a été conclu entre Genève et Uber. Il n’y a donc plus de problème Uber, à Genève?
"Non. La situation des chauffeurs Uber est toujours aussi précaire, pour deux raisons principalement. Uber continue à pratiquer son modèle d'affaires qui consiste à faire supporter les frais professionnels et les cotisations sociales sur le dos de leurs chauffeurs. Mais aussi parce que Uber pratique le fractionnement du temps de travail, ils ne vont payer que 50 à 70% de la totalité du temps de travail de leurs chauffeurs. Pour pouvoir pratiquer dans le secteur des chauffeurs professionnels, à Genève, il faut avoir son siège en Suisse et être à jour de ses cotisations sociales. Uber a son siège aux Pays-Bas et n'est pas à jour de ses cotisations sociales. Uber a fait appel à des sociétés relais qui ont leur siège en Suisse et sont à jour de leurs cotisations sociales ce qui a permis à Uber de continuer d'exercer à Genève".
A combien se montent ces cotisations sociales?
"Difficile, à estimer. L'acompte se monte à plusieurs millions de francs. De mes derniers échanges, avec la caisse de compensation, il est très difficile d'estimer le montant des cotisations sociales dans la mesure où Uber ne fournit pas les informations pour effectuer les calculs. Uber conteste une partie de la période où il doit payer les cotisations sociales et le montant".
Davos, capitale mondiale de l’économie pour cinq jours! Le WEF débute ce lundi, mais pas de grands débats, au programme. L’ouverture officielle, par la Présidente de la Confédération, Viola Amherdt n’est prévue que mardi. Comme chaque année, les invités de marque seront au rendez-vous: Volodymyr Zelenski, Emmanuel Macron, la présidente de la commission européenne ou encore le Premier ministre chinois sont attendus.
Côté genevois, les conseillères d’Etat, Nathalie Fontanet et Delphine Bachmann feront le déplacement dans la station grisonne. Le consultant média, Stéphane Benoit-Godet, était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.
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Tous les matins, sur Radio Lac, Béatrice Rul reçoit, à 7h30, celles et ceux qui font l’actualité. Politique, économie, sport, ils viennent, tous, en discuter pendant 6’ sur Radio Lac… et sans…