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  • 6 minutes avec Céline Amaudruz, vice-présidente de l'UDC Suisse

    Dix ans après le vote contre l'immigration de masse, quasiment rien n'a changé. Une situation qui irrite l'UDC qui avait lancé cette initiative. Céline Amaudruz, la vice-présidente de l'UDC Suisse et conseillère nationale genevoise était invitée de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.

    Pour commencer, une réaction à cette prise d'otages dans un train reliant Beaulmes à Yverdon. Un requérant d’asile iranien de 32 ans a retenu 15 personnes, pendant quatre heures, à Essert sous Champvent, dans le Nord Vaudois, haches et couteau à la main. Une soixantaine de policiers ont été déployés et malgré les négociations, l’assaut a été donné vers 22h30. Le forcené a été abattu. Les otages, eux, sont sains et saufs et ont été pris en charge par la cellule psychologique de la Santé publique. Le Ministère Public vaudois a ouvert une instruction pénale.

    "Fort heureusement, il n'y a pas eu de victime. Mais c'est très inquiétant, sur la sécurité mais aussi sur la question de l'asile. C'est très inquiétant! L'UDC n'a pas entendu ce drame pour remettre en cause la politique d'asile. Nous envisageons de lancer une nouvelle initiative. Je pense que ce drame va réveiller les esprits. On a toujours l'impression que ça arrive chez les autres et pas chez nous. Personne n'est à l'abri. C'est compliqué de donner une mesure concrète: on ne peut pas mettre un policier dans chaque train ou tram. Il faut une remise en question de la sécurité. Nous ne vivons pas dans un pays de bisounours."

    Dix ans que nous avons voté contre l'immigration de masse. Cette votation n'a servi à rien?

    "Je n'irai pas jusque là mais effectivement le parlement et le Conseil fédéral n'a pas mis en application cette initiative. Il y a eu une pesée des intérêts, malheureuse, à savoir je réponds à la volonté populaire ou de Bruxelles. Ils ont choisi Bruxelles! Faire croire que la population ne va pas augmenter rapidement créé des problèmes dans les prévisions des infrastructures".

    8 min
  • 6 minutes avec Romain Gauthier, Secrétaire du Rassemblement pour une Politique sociale du logement

    Le peuple va devoir trancher deux référendums sur le PAV, le 3 mars prochain. Ce sont cette fois-ci les propriétés par étages qui sont au cœur des débats: avec un passage à 24% de PPE et à un droit de pleine propriété. Romain Gauthier, Secrétaire du Rassemblement pour une Politique sociale du logement était invité de Béatrice Rul, à 7h30 sur Radio Lac. 

    Nous votons de nouveau sur le PAV, le 3 mars prochain. Cette fois-ci sur la proportion de PPE, avec deux lois sur le sujet. Lois que vous combattez par référendum. Être propriétaire c’est donc un gros mot pour vous?

    "Non mais malheureusement nous sommes à Genève où les coûts du logement sont très très élevés. Seulement 0,41% des logements sont accessibles et dans ce contexte là. le secteur Praille Acacias Vernets doit être la pierre angulaire de la politique cantonale en matière de la création de logements. La classe moyenne peine à se loger et eu égard au coût d'achat d'une PPE, c'est un rêve inaccessible pour une majorité de la classe moyenne. Si ces deux lois devaient passer, c'est la part de logements locatifs à prix contrôlés disponibles sur le marché libre qui serait péjoré par l'augmentation des PPE".

    Ces PPE sont en zone de développement 3 donc 6800 francs, le m2, selon les chiffres de l’OCSTAT. Ce qui permet de toucher les classes moyennes…

    "Je n'y crois pas. Ces PPE seront attribués au proche des milieux immobiliers. Il faut déjà disposer de fonds propres, nous pensons que ces PPE vont s'échanger à 9000 francs le mêtre carré. Au bout de dix ans, le contrôle de l'Etat disparaît avec la promesse d'une juteuse plus-value".

    7 min
  • 6 minutes avec Sébastien Desfayes, député du Centre

    Le PAV, de nouveau, soumis au peuple Avec pas moins de deux référendums, concernant les propriétés par étages. Le Grand Conseil a accepté, en mai dernier, le passage à 24% de PPE et de passer d'un droit de superficie à un droit de pleine propriété. Le député du Centre, Sébastien Desfayes, qui soutient ces changements, était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.

    Deux lois concernant les propriétés par étages au sein du PAV sont soumis à référendum, le 3 mars. L’une vise à augmenter à 24% la proportion des PPE, la seconde a passé du droit de superficie, limitée dans le temps, à un droit de pleine propriété. Vous soutenez ces deux projets. Les spéculateurs immobiliers peuvent vous dire merci…

    "C'est exactement le contraire. Ce sont les familles de la classe moyenne qui peuvent me dire "merci". Le but c'est de permettre l'accession à la propriété à des prix abordables, pour la classe moyenne, qui est la grande oubliée du PAV".

    En 2018, nous avons voté pour accroître le nombre de logements à loyer abordable sur les terrains du PAV, en doublant les logement en réduisant les bureaux. Les PPE ce n’est pas du loyer abordable…

    "Le PAV c'est le dernier grand périmètre constructible de Genève. C'est un des plus grands projets urbanistique européen de ce siècle et il ne faut surtout pas se rater. Un des enjeux du PAV c'est de répondre aux besoins de l'ensemble de la population. Il ne faut pas seulement construire des LUP mais de répondre aux besoins de toute la population dont la classe moyenne. Quand on a un périmètre aussi grand, il faut répondre de toute la population!"

    7 min
  • 6 minutes avec Michèle Roullet, conseillère municipale PLR en Ville de Genève

    La passerelle piétonne du Mont-Blanc à l’épreuve du Municipal de la Ville de Genève. Les élus étudient, ce mardi, un crédit de 26 millions de francs, pour sa réalisation. Un ouvrage dont le coût total de 54,6 millions de francs sera complété par des subventions fédérales, cantonales et une fondation privée. La conseillère municipale PLR, Michèle Roullet, favorable à ce projet, était invitée de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.

    Le Conseil municipal de la Ville étudie ce soir, un crédit de 26 millions de francs pour la passerelle du Mont-Blanc. A cela s’ajoute des subventions fédérales, cantonales et d’une fondation privée. Coût total, un peu en dessous de 55 millions de francs... pour un passerelle?

    "C'est vrai que le coût est élevé mais c'est un ouvrage avec une complexité technique avec un seul pilier qui va soutenir une courbe. Cette passerelle n'est pas une simple passerelle mais un projet d'agglomération. Il y a un co-financement fédéral, d'ailleurs. C'est un projet qui est en discussion depuis vingt ans. Si l'ont attend encore, le coût va encore augmenter."

    Beaucoup de retard pour ce projet car il faut déplacer deux débarcadères sur la Rive Gauche, pour la CGN…. Ca semble bien compliqué?

    "Il va donc falloir déplacer deux débarcadères mais ce n'est pas une opération si complexe. Il va falloir dépenser deux millions supplémentaires. Il y a également d'autres surcoûts comme les matériaux, avec la guerre en Ukraine, la TVA... Tout est cher à Genève! On a voté au Municipal, un crédit de 72 millions pour rénover l'école du Liotard."

    10 ans qu’on attend, le bouclement du U lacustre et certaines associations comme actif-trafiC, ne sont pas satisfaites. Elle juge ce projet dépassé…

    "Ce projet ne fait pas l'unanimité y compris au sein de mon parti. actif-trafiC est contre car son but est de supprimer les voitures. Là, on a un projet qui valorise tous les moyens de mobilité: les voitures qui n'auront pas de voies supprimés ; les vélos qui auront une vraie voie bidirectionnel qui permettra de terminer le U cyclable et enfin, on aura, en voie propre une passerelle dédiée aux piétons. Ce sera un lieu de promenade, deux fois plus larges que le trottoir du Mont-Blanc."

    7 min
  • 6 minutes avec Anne Hiltpold, conseillère d'Etat chargée du DIP

    Le bras de fer est engagé entre les enseignants du cycle et la conseillère d’Etat, Anne Hiltpold. Ils entament ce lundi et pour une semaine, une grève pour protester contre les deux heures d’enseignement supplémentaires, voulues par le DIP.  Incompréhensible pour Anne Hiltpold, qui parle "d'une prise en otages" des élèves et de leurs parents. Et elle l'annonce, elle sera inflexible. La conseillère d'Etat chargée de l'Instruction Publique, Anne Hiltpold, était invitée de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac. 

    Au cœur du problème, il y a donc votre volonté d’augmenter de deux périodes, le temps d’enseignement. Vous rappelez d’ailleurs que les professeurs genevois consacrent 35% de leur temps à enseigner contre 50% dans les autres cantons. Les professeurs genevois sont des fainéants?

    "Les professeurs genevois ne sont pas fainéants mais ils pourraient enseigner plus. C'est leur cœur de métier. La mesure proposée par le Conseil d'Etat est destinée à être mise en place en 2027, dans trois ans. Il est prévu de discuter avec les syndicats et les enseignants concernés pour les décharger de certaines tâches. L'idée n'est pas de les faire travailler plus mais d'enseigner plus. 35% de temps devant les élèves pour une personne à 100%, c'est insuffisant à mes yeux!"

    Grève donc dans les 19 cycles d’orientation, ce lundi matin et toute cette semaine. Semaine qui correspond aux évaluations cantonales de 11e. Et vous, vous avez réquisitionné des professeurs pour ces évaluations. C’est ce qu’on appelle casser la grève…

    "C'est ce qu'on appelle prendre ses responsabilités. On a des évaluations cantonales qui sont destinées à évaluer le niveau des élèves et à leur permettre de progresser. Ils travaillent depuis des semaines sur ces EVACOM. Il n'y a pas de raison de ne pas les faire, nous sommes tout à fait dans notre droit. Nous avons donc demandé que du personnel soit là pour surveiller ces épreuves. Le droit de grève existe mais ce n'est pas un hasard que les enseignants aient choisi cette semaine. C'est encore plus aberrant. On prend vraiment les élèves et leurs parents en otages en choisissant cette semaine, en choisissant une semaine entière pour une mesure qui est prévue dans trois ans. Cette grève est une aberration".

    7 min
  • 6 minutes avec Cyril Aellen, conseiller national PLR

    Une 13e rente AVS, oui mais pas à n'importe quel prix? Les partis bourgeois s'opposent à cette mesure qui plomberait la classe moyenne. Le conseiller national PLR, Cyril Aellen, était invité de Béatrice Rul, à 7h30.

    Près de 200’000 personnes retraitées vivent avec un revenu inférieur au seuil de pauvreté et environ 100’000 autres se situent à la limite. Retraité rime clairement avec pauvreté, désormais. Comment ne pas agir?

    "Il faut agir mais de façon ciblée. Il y a quelques dizaines de milliers de personnes pour qui la situation est compliquée, mais des millions pour qui tout va bien. Distribuer une rente supplémentaire à tout le monde entraîne une grosse dépense pour un public mal ciblé. On ne sait pas comment seront financés les quatre à cinq milliards nécessaires à cette mesure".

    Le fonds de financement est de 50 milliards!

    "Une partie sert à financer l'AI et on a un financement qui sera déficitaire dès 2026. On a fait des réformes, avec l'augmentation de l'âge de la retraite des femmes, pour pérenniser l'AI. On estime à 1 point de TVA ou 1 point de cotisations salariales, pour financer cette 13e rente".

    Augmentation des cotisations de 0,4% pour financer. Avec un revenu moyen, c’est 20 francs de cotisation par mois, pour en recevoir six à sept fois plus, une fois à la retraite. Aucun placement en bourse, ne me garantit un tel rendement…

    "On paie deux fois: si l'employeur paie, il le répercute sur votre salaire. Vous allez cotiser beaucoup plus longtemps pour le toucher moins longtemps. C'est 1000 francs, par actif et par année".

    Les rentes du 2e pilier sont en baisse. Actuellement, un retraité touche 47% de ce qu’il avait en étant actif. C’était 57%, il y a quelques années. Clairement, il y a un problème…

    "On peut agir pour autant qu'on le finisse. On touche moins car on touche pendant plus longtemps! On gagne en espérance de vie, deux à quatre mois, par année".

    7 min
  • 6 minutes avec Christian Dandrès, conseiller national PS

    Le peuple décidera le 3 mars, prochain, s'il veut ou pas d'une 13e rente AVS. Soit une augmentation de 8% des revenus. Le conseiller national socialiste, favorable à cette mesure, Christian Dandrès, était invité de Béatrice Rul, à 7h30.

    Beaucoup de salariés n’ont pas de 13e salaire, par contre, mais vous, vous proposez une 13e rente!

    "Justement, il faut assurer des retraites dignes. Actuellement, nous n'avons pas des retraites suffisantes. On a même une perte sur le 2e pilier, l'AVS, elle se porte bien. Il faut donc la renforcer parce que l'on doit faire face à un coût de la vie qui augmente et on ne peut pas tomber dans la pauvreté, une fois que l'on a cessé de travailler. Ca fait partie du deal social élémentaire!"

    Une 13e rente que vont toucher aussi les très très hauts revenus. Christoph Blocher va donc toucher davantage grâce à vous!

    "C'est le système d'universalité des retraites. Il n'en a pas besoin, évidemment, mais comme les personnes très riches n'ont pas besoin de l'école universelle, ce n'est pas pour cela que l'on va y mettre fin! Mais Christoph Blocher contribue fortement aux financements de ces rentes et il faut poursuivre ce système qui permet d'avoir de l'argent pour les classes moyennes et populaires. Christoph Blocher va financer 150 à 200 fois plus pour financer nos retraites. Le fonds de compensation de l'AVS est largement suffisant pour financer cette 13e rente. Si on doit augmenter les cotisations de 0,4%, je vais payer 26 francs de plus par mois, pour toucher 180 francs à la retraite!"

    Pour les personnes les plus pauvres, il y a les prestations complémentaires:

    "Ce sont pour des personnes qui ont des très très faibles rentes. Mais pour ceux qui n'y auront pas droit, ils verront leur 2e pilier fondre. En 20 ans, le 2e pilier: -39% de rentes ; l'AVS: +16% de rentes, c'est cela que l'on doit avoir à l'esprit!"

    7 min
  • 6 minutes avec Sylvain Thévoz, député PS

    Le Cé qu'è lainô dans la constitution genevoise. C'est ce que va devoir trancher le peuple, le 3 mars prochain. Le député socialiste, Sylvain Thévoz, qui avait questionné ce chant et indirectement à l'origine de la votation, était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.

    Vous êtes donc l’homme par qui LE scandale Cé qué lainô arrive!

    "On m'a fait porter la lourde responsabilité de déclencher une votation sur la mise dans la constitution du Cé qué lainô. C'est bien l'UDC qui a proposé une loi pour qu'on vote sur ce sujet, le 3 mars prochain. Moi, j'avais posé une question au regard de la laïcité. Le Cé qué lainô est une ode de remerciement à Dieu. C'était ironique mais je ne regrette rien. Il faut être capable, en démocratie de poser des questions, de réinterroger des évidences!"

    Vos opposants estiment que vous voulez démolir notre histoire?

    "Je ne veux rien démolir, du tout! Je n'ai pas posé de détruire le Cé qué lainô. C'est le fantasme de cette droite dure qui se sent assailli de wokistes! Qu'est-ce que c'est être wokiste? Il y a des gens qui luttent pour la justice sociale, pour le monde de demain et pas celui de 1602, qui disent qu'il y a des choses à repenser, à réévaluer. On vient de sociétés qui étaient violentes et agressives et l'on n'est pas obliger de continuer comme ça. Certaines personnes conservatrices estiment que c'est être wokiste, que vous allez détruire nos valeurs. Mais ce n'est pas une valeur de faire l'éloge de la violence!"

    7 min
  • 6 minutes avec Yves Nidegger, député UDC

    Inscrire le Cé què lainô dans la constitution. Voilà sur ce quoi les Genevois vont devoir se prononcer, le 3 mars prochain. Le député UDC, Yves Nidegger, favorable à cette inscription était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.

    Une constitution est une loi fondamentale qui fixe l'organisation et le fonctionnement d'un organisme, généralement d'un État ou d'un ensemble d'États. En quoi un chant comme le Cé què lainô aussi beau soit-il, fixe l’organisation et le fonctionnement de Genève?

    "En rien! En temps ordinaires, personne n'aurait eu cette idée, très genevoise, d'inscrire deux couplets d'un chant patriotique si beau fut-il, dans un texte constitutionnel. C'est le résultat d'un ping pong genevois entre un député socialiste qui trouvait le Cé què lainô n'était pas assez laïc et trop guerrier et qui s'est vu répondre par un député UDC, "si c'est comme ça, on le met dans la constitution". Le Parlement a suivi, je pense que le peuple suivra".

    Il n'est donc pas possible de toucher Cé què lainô?

    "En temps ordinaire, non. Mais toute sorte de députés s'applique, aujourd'hui, à déconstruire, démolir, tout ce qui fait que nous avons une histoire, une identité, un encrage et que nous existerons demain, à cause de notre passé. A ces gens, il faut répondre sur le même ton".

    C'est donc une vaste conspiration "woke"?

    "Les gens en ont une marre et ils ont voté plutôt pour la Droite. Le wokisme est une réactualisation, pour ignorants, de ce que fut le marxisme. Autrefois, on se battait contre le grand capital, aujourd'hui on se bat contre le grand patriarcat. Cela mènera au même bilan mortifère. Confucius disait si tu veux te venger, creuse deux tombes: l'une pour ton ennemi, l'autre pour toi. On a voulu lutter contre la masculinité toxique, on a créé le féminisme toxique et à la fin, on va tous finir non binaire!".

    7 min
  • 6 minutes avec Patricia Bidaux, présidente de AgriGenève

    La fronde du monde agricole gagne aussi la Suisse. Pas moins de 200 panneaux d’entrée de communes ont été renversés en Suisse Romande, ce week-end. Une action qui s’inspire directement des agriculteurs français, pour dénoncer une situation agricole “où l’on marche sur la tête”. Une page Facebook, “Révolte agricole suisse” a également été créée par un agriculteur vaudois. Une séance des directeurs des Chambres d’agricultures romande est également prévue, ce lundi matin. Patricia Bidaux, la présidente d'AgriGenève, était invitée de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.

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