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Le Muséum d’Histoire Naturelle est donc fermé depuis le 1er janvier et pendant un an. D'importants travaux avec la construction d'un nouveau bâtiment, qui ne sera pas accessible au grand public mais à destination des chercheurs. L'espace d'accueil du public sera, lui, réorganisé et de nouveaux espaces d'exposition temporaire seront créés. Arnaud Maeder, le directeur du Muséum d'histoire naturelle, était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.
Des travaux longs mais qui étaient indispensables:
"Nous sommes dans une phase de travaux, incompatibles avec la présence de visiteurs. Nous sommes en chantier depuis fin janvier 2023 pour la construction d'un nouveau bâtiment. Cette extension hébergera nos collections, notamment alcool et étendra la surface pour accueillir les collections. Nous sommes responsables de 15 millions de spécimen, ce qui nous place dans les dix plus grandes collections d'Europe. Une petite partie des collections est exposée au public mais la plus grande partie n'est accessible qu'aux chercheurs. Les galeries sont totalement inaccessibles au public".
Une fermeture qui ne signifie pas, non plus, des vacances, pour les collaborateurs:
"Notre équipe de recherche travaillent sur le déménagement de nos collections dans ce nouveau bâtiment. C'est aussi l'occasion de nous redéfinir, de travailler sur nos contenus et nos futurs concepts. C'est aussi l'opportunité, pour nos scientifiques, de partir en mission pour décrire les nouvelles espèces. Ceci est notre mission principale: nous décrivons entre 50 et 90 espèces nouvelles, par année. Plus de 12'000 espèces ont été décrites par notre institution. Si l'on prend l'ensemble des espèces du règne animal qui porte un nom grâce à un scientifique, 1% de ces espèces sont dues à un scientifique du Muséum d'histoire naturelle".
Des nouvelles de Janus, la tortue à deux têtes?
"Elle vient de fêter ses 25 ans et on a voulu la mettre à l'abri des travaux et des vibrations. Elle a déménagé au Bioparc. Tout un espace a été construit, pour lui. On a hâte de le récupérer au sein de l'institution"
Chômage à son plus bas niveau ; pénurie de main d'œuvre ou encore franc fort. Les défis sont nombreux pour les entreprises, en 2024.Vincent Subilia, le directeur général de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Genève était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.
Comment se portent les entreprises genevoises?
"En ce début d'année, nos entreprises se portent globalement bien même s'il y a un certain nombre d'incertitude en 2024*
"Il y a une décorrélation entre le taux de chômage au niveau national et à Genève. Cela est notamment dû au chômage structurel imputable à une décorrélation entre certains profils et les exigences du marché"
Le taux de chômage, au niveau national, a atteint un niveau historiquement bas, en 2023, à 2%. A l'inverse de Genève, où il dépasse les 4%. Comment expliquer cette différence?
"Historiquement, il y a une décorrélation entre le taux de chômage au niveau national et à Genève. Cela est notamment dû au chômage structurel imputable à une décorrélation entre certains profils et les exigences du marché. Nous sommes aussi dans un bassin de grande mobilité avec passablement de travailleurs frontaliers qui exercent une concurrence seine sur le marché de l'emploi, à Genève. Mais nous ne sommes pas le seul canton, dans ce cas".
Les entreprises genevoises font pourtant face à une pénurie de main d'œuvre:
"Cette asymétrie interpelle, entre des demandes du marché pour des emplois extrêmement qualifiés et la capacité à pouvoir y pourvoir. Il y a une pénurie particulièrement dans le domaine de l'informatique. Ce manque est de nature de mondial car nous n'avions pas anticipé les besoins".
Le Plan grand froid est activé à Genève, depuis lundi. Plus de 580 places sont disponibles à Genève. Christina Kitsos, conseillère administrative chargée de la cohésion sociale et de la solidarité en Ville de Genève, était invitée de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.
Le Plan grand froid est déclenché depuis lundi. Il y a le froid et il y a désormais la neige. Comment se déroule cet hébergement d’urgence?
"Sur les 80 places supplémentaires, 47 sont occupés, il y a donc une marge, ce qui est une très bonne nouvelle. Il y a malheureusement des sans abri qui ne souhaitent pas se tourner vers l'hébergement d'urgence. Ces personnes sont très marginalisées, avec un certain nombre de problèmes de santé ou encore d'auto isolement. D'autres, veulent rester en groupe, ou encore ont une forme d'addiction".
Stéphanie Lammar va prendre la présidence du conseil d'administration des TPG, le 1er février prochain. Tour d'horizon de ses défis, avec Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.
Une consultation est en cours auprès des collaborateurs, par les syndicats SEV et Transfair, en vue d’un dépôt de préavis pour un mouvement social. Les salariés des TPG demandent une indexation de 2,5% et des embauches, pour notamment augmenter le nombre de réservistes. Vous comprenez ces revendications?
"Je n'ai pas encore connaissance de tous les enjeux mais j'ai bon espoir que dans les discussions à venir nous trouvions des solutions, sur ce thème".
Les TPG ne peuvent pas augmenter le prix du ticket comme ils le souhaitent. La grille tarifaire est ancrée dans la loi, depuis dix ans. La Commission des transports veut rendre cette possibilité aux TPG. Une bonne idée?
"La flexibilité pour une entreprise comme les TPG est importante. Il va falloir entamer des discussions au Grand Conseil. Mon parti, le PS, y est opposé. Je peux comprendre les craintes autour des augmentations de tarifs, mais il y a aussi des avantages avec des tarifs différents"
Qu'en est-il de la gratuité?
"Elle est impossible cette gratuité, à cause de la loi fédérale. Un pays comme le Luxembourg est le premier à avoir mis en place une gratuité totale, et c'est très pratique. Mais il faut étudier toutes les possibilités avec toutes les contraintes légales comme la loi fédérale qui dit que l'usager doit participer financièrement aux transports".
Hugues Hiltpold est le nouveau président de la SSR Suisse Romande, depuis le 1er janvier. Avec de nombreux défis pour le Genevois, dont la remise en cause du montant de la redevance. Hugues Hiltpold était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.
En quoi consiste le poste de président de la SSR Suisse Romande?
"La SSR Suisse Romande est le regroupement de toutes les SSR cantonales. Un comité régional a pour mandat de définir les programmes et d'y assortir les budgets correspondants".
Un Genevois à la tête de la SSR Suisse Romande, de quoi éviter le départ de la RTS de Genève?
"Il y a un projet global, Campus, qui prend en son sein toute la production médiatique. Il y avait, avant, deux pôles, l'un à Genève, pour la TV, et l'autre à Lausanne, pour la radio. C'était une conception de la fin des années 50. Aujourd'hui la production médiatique se fait différemment et il y avait donc une logique à tout regrouper sur un même campus. Il reste des activités à Genève et ce n'est pas la disparition de la RTS à Genève".
Parmi vos défis, l'initiative qui veut abaisser la redevance radio tv à 200 francs. Le Conseil fédéral veut, lui, une réduction moins drastique, à 300 francs. Dans tous les cas, c’est une réduction qui fait donc l’unanimité…
"Aujourd'hui, il y a cette initiative qui va être traitée par les chambres fédérales. Le Conseil fédéral a, lui, mis en consultation jusqu'à fin janvier une baisse de la redevance à 300 francs. Ce n'est pas encore acté, le débat politique commence. Cette baisse aura des conséquences. Si l'on passe de 335 à 300 francs, cela représente une baisse de 240 millions de francs, avec 50% lié à la production et 50% au personnel, ce qui représente 900 postes. Mais il y aura aussi un impact sur la production: sur l'offre sportive, sur la production cinématographique ou encore la retransmission de grands concerts."
Bertrand Reich va prendre la tête de la Fondation PAV, le 1er janvier 2024. Il était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.
Pourquoi avoir accepté, cette fonction?
"C'est un enjeu magnifique. Je parle souvent de construire la cité, on est dans cette réalité là, de pouvoir construire la ville en ville dans le cadre d'un quartier immense. C'est un immense défi et un projet passionnant"
Sujet particulièrement clivant?
"Je me ferai du souci quand les Genevois ne discuteront pas d'un sujet. Quant on soumet en votation populaire, la population assez largement soutient les projets proposés. Il faut un cadre de vie de qualité, avec une vision globale de ce qu'est une ville mais aussi en pensant aux personnes en situation de handicap. Il faut un quartier pour tous!"
Le PLQ Acacias 1 vient d'être accepté par le peuple, quelle est la suite?
"Un nouveau quartier va être réalisé avec une attention particulière portée à la qualité de vie car le logement c'est un peu plus que des murs et un toit. Ce sont aussi des espaces extérieurs et ce qui fait une vie de quartier. On réfléchit au parcours d'une vie pour que la population se sente bien dans son quartier".
L'explosion de la consommation de crack, cette année, a entraîné la mise en place d'un plan anti-crack. Plan dont la mise en œuvre, aurait pu être compromises par des coupes budgétaires que n'a, finalement, pas adopté le Grand Conseil. Thomas Herquel, le directeur de Première Ligne, était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.
Un gros soupir de soulagement: le Grand Conseil a accepté la subvention d’un million de francs pour votre association:
"C'est un soulagement car nous avons travaillé d'arrache-pied avec la Direction générale de la Santé, la police et l'hôpital pour monter un plan qui était ambitieux et cohérent. Cette remise en cause de la commission des finances, nous a vraiment fait peur.
Vernier n’entend pas être la victime “collatérale” du report de l’élargissement souterrain de la gare de Genève. Le Conseil municipal a accepté, mardi soir, un projet de résolution qui demande que soit découplée la construction de la halte de Châtelaine, à l’extension de Cornavin. L’objectif est de permettre la réalisation de cette halte, avant fin 2020 alors qu’elle est désormais prévue pour… 2038! Anne Compagnon Kaufmann, conseillère municipale Les Verts en ville de Vernier, auteur de cette résolution, était invitée de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.
Grand sourire pour vous, ce matin. Le conseil municipal de Vernier a accepté, hier soir, votre projet de résolution pour découpler la construction de la halte de Châtelaine à l’extension souterrain de Cornavin.
"Ce projet demande que l'on fasse ce qui est prévu de faire, c'est-à-dire une halte à Châtelaine pour un RER qui mettrait le quartier à deux minutes de Cornavin. Donc une énorme amélioration de l'offre de transports, pour la commune. On en a assez d'attendre pour voir ce projet dont toute la zone a vraiment besoin. Il ne peut plus être retardé! Il était prévu que le quartier se densifie et qu'en parallèle, les offres en transports publiques soient augmentées. Cette halte bénéficierait également aux travailleurs, comme du SIG, ou encore la HEAD et les zones industrielles du Lignon et des Charmilles"
Le Département des mobilités rappelle qu'il est impossible de découpler l' extension souterraine de Cornavin de la halte de Châtelaine car elle prévoit un tunnel à double sens en direction de l’aéroport, tunnel qui va déboucher juste à l’endroit de l’implantation de cette halte de Châtelaine
"Je ne suis pas ingénieur mais ce que je sais c'est que le projet de la halte de Châtelaine est beaucoup plus ancien que la gare de Cornavin. Il était prévu dès 2025, initialement".
L’option gare provisoire n'est jugé pas réaliste par le Département des mobilités car elle coûterait beaucoup trop chère avec la réalisation d'une 4e voie depuis la trémie de Saint-Jean. Soit 80 à 100 millions de francs...
"Ce projet CFF serait pris en charge par la Confédération et le canton. On met beaucoup pour la route. C'est aussi une volonté de la Confédération! Cette halte est un projet simple et efficace pour que les personnes qui vivent dans le quartier, utilisent le transport public. Le conseil administratif de Vernier va, à présent, rencontrer le Conseil d'Etat et les CFF".
Le taux de référence est passé à 1,75%, le 1er décembre. Deuxième hausse, en six mois, avec des augmentations de loyer à prévoir. Des augmentations qu'il faut contester dit l'ASLOCA. Une de ses avocates, Caroline Renold était invitée de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.
Augmentation du taux de référence en juin: qui passe à 1,5%. Un taux de référence qui est passé à 1,75, en décembre. Ce qui pourrait faire une augmentation de 3%, pour certains, du loyer. Sommes-nous condamnés à devoir payer?
"On est condamné à recevoir des hausses de loyer mais cela ne veut pas dire que l'on ne doit rien faire. On peut contester une hausse de loyer dans les 30 jours et cela vaut la peine. Il y a des arguments à utiliser pour se battre dont le calcul de rendement ou les critères dont la hausse a été notifiée".
Les augmentations ne sont donc pas justifiées?
"Les bailleurs n'ont pas toujours raison et les hausses de loyer ne sont, pas toujours, justifiées. Il faut faire vérifier son avis de majoration. Vous devez consulter une association de protection des locataires ou un juriste. Si vous ne contestez pas, la hausse entrera en vigueur et vous ne pourrez rien faire, par la suite. Il n'y a pas de prolongation du délai pendant les fêtes de fin d'année".
Lionel Dugerdil est le nouveau président de l'UDC Genève. Avec l'objectif de continuer à faire progresser le parti, après une année faste pour l'Union Démocratique du Centre. Lionel Dugerdil était invité de Béatrice Rul, à 7h30.
Nouveau président de l’UDC alors que vous n’en n'êtes membre que depuis cinq ans. C’est un hold up ou personne ne voulait du poste?
"C'est une ascension logique après les dernières années où je me suis beaucoup investi et où le parti m'a beaucoup donné. Je vais essayer d'arriver à la hauteur de notre ancienne présidente, Céline Amaudruz. Je suis capable de poursuivre la "dédiabolisation du parti" mais elle, a un sens politique aigu que je vais devoir travailler".
Vous êtes vigneron. C’est un retour aux racines agrariennes du parti?
"Il n'y a pas de division dans notre parti. Un président doit représenter toutes les sensibilités. Je me suis entouré de personnes qui ont d'autres sensibilités (...) J'ai plus le style Parmelin et Rösti que Blocher"
L’Alliance genevoise a réussi à tout le monde sauf à l’UDC. Avec même cette menace de l’un de vos députés Charles Poncet qui appelle à la vendetta, pour les élections municipales, contre Marie Barbey Chappuis pour se venger du manque de soutien des femmes du Centre à Céline Aumaudruz. Approuvez-vous, ces propos?
"Je n'approuve pas ces propos. Charles Poncet a vu le verre à moitié vide, moi, je le vois à moitié plein: j'ai fait un résultat historique au Conseil d'Etat, Céline Amaudruz a fait un résultat historique au Conseil des Etats. Il nous manque un tout petit peu pour faire sauter ce plafond de verre et arriver à gagner une élection. Marie Barbey-Chappuis n'a pas sa tête sur une cible... en tout cas, pas chez moi!"
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Tous les matins, sur Radio Lac, Béatrice Rul reçoit, à 7h30, celles et ceux qui font l’actualité. Politique, économie, sport, ils viennent, tous, en discuter pendant 6’ sur Radio Lac… et sans…