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  • 6 minutes avec Michel Matter, président de l’Association des médecins de Genève

    Le département de la santé a décidé d’assouplir la clause du besoin, avec trois spécialités qui en sont désormais exemptées: le médecin de famille, la pédiatrie et la pédopsychiatrie. Michel Matter, le président de l'Association des médecins de Genève, était invité de Béatrice Rul, à 7h30.

    Trois spécialités sont désormais exemptées de la clause du besoin, à Genève: le médecin de famille, la pédiatrie et la pédopsychiatre. Forcément, satisfait?

    "Nous sommes très heureux. Enfin, le dossier avance! On attendait une décision pour ces trois spécialités parce que la demande explose et il faut y répondre. Fermer les vannes, non! On a aussi sur la table, la gynécologie et la psychiatrie parce que ces domaines sont aussi sous tension"

    Le département de la santé l’explique par une possible pénurie en généralistes, dans le canton et même au niveau national. Sachant que cette clause du besoin est en vigueur depuis le mois d’octobre 2022, il y a eu une brutale dégradation de la situation?

    "Non, c'est juste de prévenir. Mauro Poggia était un gestionnaire, là on parle des dossiers. Pierre Maudet s'est assis, il a vu les piles des dossiers et il les a pris, ça avance. La prise en charge, entre les deux, est différente.  On voit arriver la pénurie, ça ne sert à rien d'aller droit dans le mur".

    Le département de la Santé explique viser un rééquilibrage par rapport aux spécialistes. Vous estimez, aussi, qu’il y a trop de spécialistes et qu'ils coûtent cher?

    "On a toujours été pour une régulation et maintenant il faut la faire. Une régulation, assez fine et nous l'avons déjà faite, par le passé, à Genève, ce n'est pas une nouveauté pour nous".

    Il est également question d’un projet d’une astreinte pour les médecins de ville pour des urgences non vitales. Qu’en est-il?

    "Durant les fêtes, il y aura une ligne unique, comme depuis deux ans. Dès 2024, selon les spécialités et pas tous les médecins seront d'astreinte, les week-ends. On sait répondre aux besoins de la population, comme on l'a fait pendant la période Covid. On doit faire plus et répondre aux urgences, comme nous le faisons pendant la journée".

    7 min
  • 6 minutes avec Victor Sanchez-Mazas, collaborateur scientifique à l'Institut d'étude de la citoyenneté

    Les populistes s'installent dans le paysage politique mondial. Derniers exemples en date, l'Italie, l'Argentine ou encore les Pays-Bas. Pourquoi cette remise en cause de la démocratie? Celle-ci est-elle toujours adaptée aux aspirations des populations? Victor Sanchez-Mazas, collaborateur scientifique à l'Institut d'étude de la citoyenneté était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac. 

    Pourquoi une telle montée du populisme?

    "Le populisme est actuellement instrumentalisé par les partis d'extrême-droite. Il y a une inquiétude face à l'avenir politique, économique de la part des citoyens. Les réseaux accentuent la montée de ce populisme et des discours polarisés. La cause principale de cette montée du populisme, c'est une crise de la démocratie représentative"

    Ces partis se disent être la voix du peuple:

    "Ils prétendent l'être. Le populisme se définit par un discours anti-système et anti-élites et considère que le peuple a un discours homogène. Les populistes sont relativement friands de démocratie directe, à des fins de stratégie électorale. Mais une fois au pouvoir, cela les embête que leurs opposants puissent utiliser la démocratie directe pour aller à l'encontre de leur programme".

    "Ce n'est pas le système démocratique qui a un problème mais la démocratie représentative"


    La démocratie est-elle un système politique toujours adapté au XXIe siècle?

    "Ce n'est pas le système démocratique qui a un problème mais la démocratie représentative. Ce modèle arrive à bout de souffle dans de nombreux pays, avec une remise en cause de la légitimité des représentants. La réponse au populisme, ce n'est pas moins de démocratie avec donner le pouvoir, directement, à quelqu'un qui représenterait le peuple, de façon magique, au peuple dans son ensemble. C'est bien davantage de démocratie, davantage de participation des citoyens, davantage de débats".

    7 min
  • 6 minutes avec Pierre Maudet, conseiller d'Etat chargé des mobilités

    Il va falloir encore attendre très longtemps avant de voir la nouvelle gare souterraine de Cornavin. Sa mise en service a été repoussée à 2038. Soit six ans plus tard que le projet initial. Mais une gare qui pourrait accueillir davantage de voyageurs, grâce à deux voies souterraines supplémentaires, mais aussi un tunnel à double voie en direction de l’aéroport. Coût total du projet, 1,9 milliards de francs, couvert au ¾ par la Confédération. Pierre Maudet, conseiller d'Etat chargé des mobilités était invité de Béatrice Rul, à 7h30.

    La nouvelle gare souterraine de Cornavin ne sera finalement mise en service qu’en 2038. Pourquoi un tel retard?

    "C'est une fausse mauvaise nouvelle. C'est vrai que c'est un retard mais c'est une réévaluation du projet. Le but n'est pas de rénover la gare mais de l'étendre. C'est d'admettre qu'à l'horizon 2040, on aura plus de 100'000 voyageurs qui fréquenteront cette gare et qu'il faut la dimensionner, si possible, pour une fois, avec un coup d'avance".

    Charles-André Philipona, le directeur du programme Léman 2030 des CFF, a expliqué que "jusqu'ici, on avait l'idée, on avait l'intention de construire une gare souterraine, mais on n'avait pas encore de projet définitif. Aujourd'hui, les quatre partenaires du projet se sont mis d'accord". Pas surprenant qu'il n'y ait qu'une idée pour un projet évalué à 1,6 miliards de francs, dans un premier temps?

    "Non, c'est normal car en matière ferroviaire, on a des planifications qui se construisent au fur et à mesure et comme une roue à cliquets, un moment, une décision se prend et le projet devient ferme. On passe de l'idée à une intention ferme avec des travaux en deux phases, d'abord la gare souterraine pour améliorer rapidement l'offre, puis la gare en surface".

    Deux voies souterraines supplémentaires vont être construites mais aussi un tunnel à double voie en direction de l’aéroport et ce pour faire face à la hausse des voyageurs. Pour certains, quand tout sera terminé, cette gare sera déjà saturée. Le député socialiste Mathieu Jotterand demande quatre voies en sous-sol pour éviter une nouvelle Genferei:

    "On est déjà passé de une à deux voies, il y a les limites financières mais aussi les limites en terme de chantier. Ma préoccupation c'est de faire en sorte que le jour où on démarre le chantier, on soit à peu près au clair sur le jour où on va l'achever. On ne peut avoir un secteur Cornavin, en travaux, pendant vingt ans, parce qu'on multiple les voies souterraines parce qu'on fait, en même temps, des chantiers de sous-sol et de surface. Le projet est calibré sur 100'000 voyageurs, ça n'est pas le seul projet ferroviaire que l'on a à Genève. Il y a tout un réseau qui va se déployer et nous devons travailler sur différents axes".

    Les riverains, les usagers et les automobilistes craignent les nuisances liées à ce chantier:

    "Oui, on part pour un gros chantier. Mais il va être réduit et concentré au minimum, pour limiter les impacts. Il y aura des nuisances aux alentours de 2029. Je veux arriver à mieux gérer les chantiers et d'éviter la multiplication des nuisances".

    Le boulevard du Pont-d’Arve rouvre, vendredi, après 5 mois de travaux. Une réouverture dans sa forme d’avant travaux, avec deux voies pour les voitures. La Ville assure  avoir soumis un plan de marquage, dès le 16 octobre, au département des mobilités, pour une seule voie pour les voitures mais elle n’a pas obtenu votre aval. Pourquoi?

    "On a reçu, non pas le 16 octobre mais le 21 novembre, cette demande, c'est extrêmement tardif. Le chantier du boulevard du Pont-d'Arve, on le connaît depuis le mois de juin. Si la Ville a des intentions, il faut qu'elle les manifeste assez en amont. La Ville devrait savoir que la modification du trafic, sur une rue, a un impact sur beaucoup d'autres rues. On a un quartier qui est chargé, je le reconnais et on y travaille (...) Ce n'est pas d'un claquement de doigts que l'on va dégr

    7 min
  • 6 minutes avec Timothée Fontolliet, membre de la commission des sports du conseil municipal de la Ville de Genève

    La commission des sports du Conseil municipal de la Ville de Genève rend son rapport, ce mardi, sur un crédit de 2 160 800 francs pour la création d'un espace de baignade flottant temporaire pour une durée de cinq ans, entre le Jet d’eau et le quai Gustave Ador. Il prévoit une zone de baignade de 30 mètres de large, 36 mètres de long avec deux bassins: un bassin sans fond pour nageurs confirmé et un bassin de 1m20 de profondeur pour les jeunes. Timothée Fontolliet, membre de la commission des sports du conseil municipal de la Ville de Genève, était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.

    C’est oui ou bien c’est non, pour cet espace de baignade supplémentaire?

    "Au niveau de la commission, c'est un grand oui, sans surprise. Il nous faut plus d'accès à l'eau pour la population.  On a la plage des Eaux-Vives qui connaît le succès ; on a voté, dernièrement, le futur projet de la plage Wilson, il faudra attendre trois, quatre ans pour en profiter. On fait quelque chose de cette rade qui était sous-utilisée".

    Qu'en est-il de la sécurité?

    "La moitié des bassins sera fermée, avec peu de profondeur. L'endroit choisi fait partie des plus adaptés pour ce type d'installation, avec moins de courant, on est derrière la jetée du Jet d'eau. Il y aura aussi une équipe chargée de la surveillance".

    L'accès à ces bains sera payant:

    "Une somme symbolique de deux francs sera demandée pour financer l'équipe de sécurité et de nettoyage. Notre groupe socialiste est favorable pour un accès universel et gratuit. La proposition a été rejetée en commission".

    7 min
  • 6 minutes avec Damien Guinchard, président de la section carougeoise de l’UDC

    L'UDC Carouge lance un référendum contre le projet de Centre aquatique. Elle ne veut pas que la commune, seule, financer les 73,5 millions de francs de cette infrastructure. Celle-ci comprendra un bassin de 25 mètres, qui pourra atteindre 33 mètres. Une piscine ludique, une pataugeoire et un bassin d’activité. Damien Guinchard, le président de la section carougeoise de l'UDC, était invitée de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac. 

    Vous avez donc décidé de lancer un référendum contre le nouveau centre aquatique de Carouge. Pourquoi cette opposition?

    "Nous ne sommes pas contre la piscine, nous sommes contre le financement et les frais de fonctionnement, 100% à charge de la commune. On souhaite que le financement soit fait par plusieurs communes, le canton voire l'ACG. Ce n'est pas normal qu'un projet aussi important soit uniquement financé par Carouge. Cela va péjorer les finances de la commune avec une hausse d'impôts, à terme, pour les Carougeois. Il n'y aura plus de possibilité de faire d'autre chose, comme la rénovation du stade de foot de Carouge".

    Vous êtes également sceptique par rapport à ce projet:

    "On ne fait qu'un bassin fermé de 25 mètres, nous on souhaitait 50 mètres.  Actuellement, dans le canton, il n'y a que deux piscines pour l'hiver".

    7 min
  • 6 minutes avec Damien Guinchard, président de la section carougeoise de l’UDC

    L'UDC Carouge lance un référendum contre le projet de Centre aquatique. Elle ne veut pas que la commune, seule, financer les 73,5 millions de francs de cette infrastructure. Celle-ci comprendra un bassin de 25 mètres, qui pourra atteindre 33 mètres. Une piscine ludique, une pataugeoire et un bassin d’activité. Damien Guinchard, le président de la section carougeoise de l'UDC, était invitée de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac. 

    Vous avez donc décidé de lancer un référendum contre le nouveau centre aquatique de Carouge. Pourquoi cette opposition?

    "Nous ne sommes pas contre la piscine, nous sommes contre le financement et les frais de fonctionnement, 100% à charge de la commune. On souhaite que le financement soit fait par plusieurs communes, le canton voire l'ACG. Ce n'est pas normal qu'un projet aussi important soit uniquement financé par Carouge. Cela va péjorer les finances de la commune avec une hausse d'impôts, à terme, pour les Carougeois. Il n'y aura plus de possibilité de faire d'autre chose, comme la rénovation du stade de foot de Carouge".

    Vous êtes également sceptique par rapport à ce projet:

    "On ne fait qu'un bassin fermé de 25 mètres, nous on souhaitait 50 mètres.  Actuellement, dans le canton, il n'y a que deux piscines pour l'hiver".

    7 min
  • 6 minutes avec Emilie Flamand, directrice du bureau de l’égalité et de prévention des violences

    Samedi 25 novembre est la journée internationale contre les violences sexistes et sexuelles. Un rassemblement est organisé, à cette occasion, à 15 heures, à Bel-Air. Emilie Flamand, la directrice du bureau de l’égalité et de prévention des violences, était invitée de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.

    Samedi, est la journée internationale contre les violences sexistes et sexuelles. Un rassemblement est organisé, à 15 heures, à Bel-Air. Car ces violences sont toujours tristement d’actualité: 19 féminicides, en Suisse, depuis le début de l'année: 

    "Maintenant, on nomme les choses. On ne parle plus de crimes passionnels, de drames familiales. On rappelle qu'un féminicide, ça n'est pas un fait divers, c'est un vrai fait de société parce que cela s'inscrit dans une logique, un cadre global de violences sexistes et sexuelles qui sont faites aux femmes"

    Du changement du côté de la loi, avec l'état de sidération reconnu dans la définition du viol:

    "Si je veux vous emprunter votre vélo, je ne vais pas simplement aller le prendre et attendre que vous me disiez "non", je vais vous poser la question(...) Si pour des actes du quotidien, on peut le faire, je ne vois pas pourquoi, on ne pourrait pas le faire pour le corps des femmes"


    "La définition du viol était complètement dépassée. Il y a eu un mieux. Les milieux de défense des victimes auraient aimé que le Parlement fédéral aille un cran plus loin avec la solution "un oui est un oui" qui demande un consentement clair lorsqu'il y a un acte sexuel (...) Le fait d'avoir un consentement explicit aurait été encore mieux. C'est quelque chose qui s'applique dans plein de domaines de la société. Si par exemple, je veux vous emprunter votre vélo, je ne vais pas simplement aller le prendre et attendre que vous me disiez "non", je vais vous poser la question, vous allez me dire "Oui". Si pour des actes du quotidien, on peut le faire, je ne vois pas pourquoi, on ne pourrait pas le faire pour le corps des femmes"

    La Ville, le canton et les associations ont lancé, pour la première fois, conjointement, une campagne contre les violences sexistes et sexuelles. Avec un axe, l’importance de la responsabilité collective:

    "Tout le monde peut-être concerné. Il s'agit d'intervenir et de prendre conscience du continuum des violences. Les violences ne sont pas seulement des faits très graves comme les viols, les féminicides, cela commence avec des remarques déplacées, le harcèlement. Si on laisse passer les formes les plus banalisées et anodines de violence, cela ouvre la porte à des violences plus graves"

    7 min
  • 6 minutes avec Jean-Louis Meynet, économiste

    L'économiste, Jean-Louis Meynet, revient dans son livre "le Mythe du Grand Genève", sur la différence entre théorie et réalité autour de l'agglomération franco-suisse. Jean-Louis Meynet était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.

    Le Grand Genève est donc un mythe, selon vous:

    "Le mythe est une histoire qui est racontée pour lutter contre des malaises ou des situations complexes. C'est en cela, que je pense que le Grand Genève est un mythe moderne".

    Vous estimez que l’effet frontière joue toujours à plein. Il y a effectivement une frontière entre Genève et la Haute-Savoie et l’Ain:

    "L'effet frontière est évolutif selon le temps, les situations géo économiques. Les difficultés entre la Suisse et l'Europe ont peut-être renforcées cet effet frontière, ont reconsidéré la position de la Suisse et donc très certainement tout un ensemble d'acteurs quant à leur système de coopération".

    Avec ce constat: la France voisine est le dernier paradis du centre commercial dans l’Hexagone, qui a développé sans pilotage réel une économie du lotissement dérégulée et atomisée. De l’autre, une cité internationale pour partie hors sol qui puise une partie de sa main-d’œuvre dans son hinterland. Les deux parties n'ont pris que ce qui les intéressait dans ce Grand Genève:

    "On aurait pu attendre, dans un territoire doté de tant d'intelligence (...) un projet un peu plus consistant que cette économie de la cueillette"


    "C'est assez basique comme système. On aurait pu attendre, dans un territoire doté de tant d'intelligence, de compétences, d'envie, de capacité de développer un projet un peu plus consistant que cette économie de la cueillette: d'un côté, on puise dans une ressource humaine, les frontaliers représentent 30% de la main d'œuvre, à Genève. D'autre part, on puise dans cette richesse qui provient de cette proximité genevoise, sans avoir, en contrepartie, construit un système économique digne de ce nom"

    Veut-on vraiment un changement?

    "Apparemment tout le monde est content dans le système d'aujourd'hui. Cela dit, on entend des crispations, des critiques, dans les populations. Il y a des difficultés pour se soigner, pour se former, pour se déplacer".

    Que faire pour améliorer la situation?

    "Il faut se parler vrai, ce qui n'est pas le cas, aujourd'hui. Il y a des projets à monter, je crois beaucoup en la société civile, avec un changement de logiciel. Le Grand Genève plutôt qu'une institution par dessus une institution soit un outil d'accompagnement, d0insitutation au projet, dans le champ économique, sportif et culturel*

    7 min
  • 6 minutes avec Alfonso Gomez, maire de Genève

    La semaine du climat débute ce mercredi 22 novembre et jusqu’au 3 décembre, en Ville de Genève. Une 1ère édition pour donner aux Genevois des solutions pour réduire leur empreinte carbone. Alimentation, énergie, tourisme, mode, autant de thématiques en lien avec la consommation, qui seront abordées à travers une quarantaine d’événements gratuits. Le maire de Genève, Alfonso Gomez, était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac. 

    La semaine du climat débute aujourd’hui, jusqu’au 3 décembre. Une première édition qui s’inscrit dans le cadre de votre année de mairie. Il n'y avait jamais eu de semaine du climat, avant, en Ville?

    "C'est effectivement une première. Il y a eu des choses semblables mais plus larges sur le commerce durable ou de proximité. Là, on se concentre sur l'aspect climatique et toutes les incidences que cela peut avoir".

    Au programme, des ateliers participatifs, conférences, projections de films et débats autour de la consommation. Car c’est à la consommation que vous vous attaquez et aux thématiques qu’elle touche à savoir, l'alimentation, l’énergie, le tourisme, la mode. Il faut donc revenir à une vie monacale et épurée?

    "Je pense que l'on est dans l'excès, aujourd'hui"


    "Non, différente, avec un autre type de tourisme, ne pas prendre l'avion pour des destinations, plusieurs fois par année. Je pense que l'on est dans l'excès, aujourd'hui: on jette vingt kilos, par année et par habitant, de vêtements. Il y a dix ans, on en jetait dix! Aujourd'hui, vous avez les grandes enseignes qui changent leur panoplie de vêtements, toutes les trois semaines. Pour la nourriture, c'est la même chose: chaque habitant, jette, en moyenne, 600 francs, par année, de nourriture. Il s'agit de freiner une surconsommation et d'arrêter d'être dans l'excès!"

    Faire des efforts, nous sommes tous d’accord mais il ne faut pas que ce soit coercitif. Preuve en est, la petite poubelle verte, tout le monde la préfère, à Genève, à la taxe poubelle.

    "Les premiers pourcentages sont les plus faciles, aujourd'hui, on est autour de 50% de trie. Si demain, il faut une taxe au sac, il faut une contrepartie, comme par exemple, une baisse de la TVA sur un certain nombre de produits. Il faut commencer par des actions individuelles et demandant aux Genevois, de trier. Il y a aussi des grands consommateurs qui sont des grands pollueurs qu'il faut taxer".

    7 min
  • 6 minutes avec Alain Meuwly, président du comité d’organisation pour les 140 ans de l’Armée du Salut

    L'Armée du Salut fête ses 140 ans. Une histoire qui a débuté à Genève, avec différentes festivités tout au long de la semaine. Le Jet d’eau sera en blanc et rouge, ce mardi, mais aussi le Pont du Mont-Blanc qui sera pavoisé avec le “Red Schield” l’emblème de ce mouvement international, de jeudi à dimanche. Alain Meuwly, le président du comité d’organisation pour les 140 ans de l’Armée du Salut, était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.

    L’Armée du Salut fête ses 140 ans en Suisse. Une histoire qui a débuté, ici, à Genève 140 ans pourtant, l’Armée du Salut n’a jamais semblé aussi essentielle…

    "Les premières personnes de l'Armée du Salut sont arrivées en décembre 1882, à Genève. Ce mouvement s'est développé à toute la Suisse. De plus en plus de personnes cherchent un hébergement, ont besoin des repas gratuits que l'on distribue aux Grottes. C'est désormais la classe moyenne inférieure qui fréquentent nos structures".

    Combien de personnes fréquentent l'Armée du Salut?

    "Cela représente énormément de personnes car l'Armée du Salut, ce n'est pas uniquement l'accueil des sans abri. Nous avons aussi des institutions pour les personnes§1 à handicap, comme le Centre espoir, avec 120 résidents. Nous avons aussi des EMS, avec la résidence amitié, rue de la Servette. On a aussi toutes les églises de l'Armée du Salut qui font du travail social. En Suisse, l'Armée du Salut représente plus de 2000 collaborateurs".

    La mission de l’Armée du Salut évolue. L'hôtel Bel Espérance dont vous êtes le directeur, a accueilli des réfugiés ukrainiens… 

    "L'hôtel Bel Espérance a une histoire singulière: c'était un hôtel classique qui accueillait des clients du monde entier. Avec la pandémie, en 2020, on n'avait plus de clients. Mes collègues cherchaient des chambres pour loger les sans abri et c'est ainsi qu'a commencé l'accueil pour les femmes sans abri, dans mon hôtel. En 2022, on devait repartir avec de l'accueil commercial mais la guerre en Ukraine, a modifié les choses et nous accueillons à présent des réfugiées ukrainiennes".

    8 min

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Tous les matins, sur Radio Lac, Béatrice Rul reçoit, à 7h30, celles et ceux qui font l’actualité. Politique, économie, sport, ils viennent, tous, en discuter pendant 6’ sur Radio Lac… et sans…