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  • 6 minutes avec Frédérique Perler, conseillère administrative chargée de l'aménagement en Ville de Genève

    Après de nombreux retards, le boulevard du Pont-d'Arve va bien rouvrir, le 1er décembre, mais sous quelle forme? Frédérique Perler, la conseillère administrative chargée de l'aménagement en Ville de Genève, souhaite que la circulation motorisée soit réduite à une seule voie. Elle a déposé, fin octobre, un plan de marquage, en ce sens, auprès du canton. Frédérique Perler était invitée de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac. 

    Le boulevard du Pont-d’Arve va-t-il bien rouvrir le 1er décembre?

    "J'espère bien que non, qu'il ne va pas rouvrir tel qu'il était auparavant! Le Municipal et les riverains souhaitent une réduction du trafic et à cet égard, j'ai déposé un plan de marquage qui ne demande pas d'autorisation de construire. J'attends la réponse du canton".

    Ce serait donc une "opération" comme celles des pistes Covid?

    "Pas exactement. C'était une action conjointe du canton et de la Ville, dans des mesures liées à la pandémie. Ce plan de marquage pour le boulevard du Pont-d'Arve concerne un axe majeur c'est donc le canton qui a la main. Je n'ai aucune nouvelle. Sur le plan technique, c'est faisable et c'est clairement une décision politique. La stratégie est, dans un premier temps, de diminuer une voie de transport motorisé au profit des mobilités douces. Dans un deuxième temps, ce serait de refaire, de façade à façade, donc refaire les trottoirs, la redistribution de la route".

    Pourquoi Pierre Maudet accepterait-il cet aménagement qui pourrait lui attirer une polémique?

    "Monsieur Maudet est aussi en charge de la santé et le bruit, la pollution sont un problème de santé publique. On a un certain nombre de riverains qui souffre. Il y a des calculs qui montrent ce que coûte, du point de vue de la santé, le bruit et la pollution. A partir du moment où nous dépassons les normes légales fédérales, même si le tronçon est passé au 30 km/h, et qu'il y a du phonoabsorbant, ça reste insuffisant, on ne peut pas demander aux habitants de vivre dans un bocal, avec fenêtres fermées!".

    7 min
  • 6 minutes avec Olga Givernet, députée de l'Ain

    Emmanuel Macron est attendu, ce jeudi, en Suisse Romande. Il doit débattre avec Alain Berset, à propos de l'Europe, à l'UNIL, puis visitera le CERN où il sera accueilli par le président du Conseil d'Etat, Antonio Hodgers. La députée de l'Ain, Olga Givernet, membre de la majorité présidentielle, était invitée de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.

    8 ans qu’un président français n’était pas venu en visite d’Etat en Suisse. C’est donc le signe du réchauffement de nos relations?

    "C'est le signe d'un retour de la confiance sur un certain nombre de dossiers, notamment, le transfrontalier. Je suis très heureuse que le Président ait décidé d'en faire une visite d'Etat, avec plusieurs ministres, signe de l'importance de cette visite"

    Le débit du Rhône est au cœur de nouvelles tensions entre Genève et la France. La France demande davantage de débit pour refroidir ses centrales nucléaires.

    "Il faut que l'on trouve le bon équilibre: il nous faut un accord sur le Rhône et il doit être mis au niveau des besoins côté suisse et côté français".

    Les relations sont au point mort avec l'Union européenne. La Suisse peut-elle compter sur le Président Macron, pour plaider sa cause à Bruxelles?

    "La Suisse a besoin de renouer avec l'Europe. Les choses ont bien changé depuis les différentes crises. On peut continuer de travailler en bilatérales mais si la Suisse avait des accords plus large avec l'Union européenne, cela nous permettrait d'avancer sur de nombreux sujets. Le Président, en venant ici, a montré que nous pourrons pousser pour que l'Union européenne arrive à un accord avec la Suisse".

    Que peut attendre Genève, de la visite d'Emmanuel Macron?

    "L'important c'est de montrer aussi à nous, élus côté France, que l'on est soutenu par notre pays dans toutes les discussions que l'on peut avoir avec Genève. Je crois que de montrer que du plus haut niveau, il y a une volonté d'avancer, c'est important".

    7 min
  • 6 minutes avec Geneviève Preti, la présidente du Cartel intersyndical

    Les fonctionnaires genevois vont battre le pavé ce mardi 14 novembre. Une demi journée de grève dès 13h30 pour exiger une indexation de 5% de leur salaire pour faire face à l’inflation et à la hausse des primes maladie. Un mouvement bien suivi dans les écoles primaires, avec 17 établissements en grève et une centaine de personnes mobilisées. Début du cortège à 17h30 devant le Palladium. Geneviève Preti, la présidente du Cartel intersyndical était invitée de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac. 

    Une nouvelle mobilisation des fonctionnaires, avec cette demi-journée de grève. Le Conseil d’Etat a pourtant fait un pas, avec une indexation de 1%

    "C'est un pas mais on n'est pas au bout du chemin. Il nous manque toujours, selon l'indice des prix à la consommation, 1,56% puisqu'il y a des manques depuis 2021. Coop adapte ses salaires à 2,2%. La FER a aussi fait une étude qui montre que 9% des entreprises vont augmenter leur salaire de plus de 3%. L'année dernière on a failli signer un accord pour un rattrapage d'indexation. Ce 5%, il est dû. Nous avons rencontré, lundi, une délégation du Conseil d'Etat pour savoir s'il y avait une ouverture possible et la réponse a été "non"!.

    Le Grand Conseil est aussi beaucoup plus à droite, ce qui pourrait empêcher cette indexation:

    "C'est compliqué mais nous avons connu des gouvernements de droite qui proposaient des budgets raisonnables. Genève est un canton qui doit se donner les moyens de ses prestations (...) Les budgets sont aussi construits avec des recettes. En faisant campagne, certains partis ont décidé qu'il voulait accorder du pouvoir d'achat en baissant les impôts, mais c'est une tromperie. Ces impôts permettent de financer les prestations pour tous"

    7 min
  • 6 minutes avec Mauro Poggia, nouveau conseiller aux Etats

    Mauro Poggia a brisé l'hégémonie de la gauche genevoise au Conseil des Etats. Le candidat MCG a été élu largement à la chambre haute, en compagnie du socialiste Carlo Sommaruga. Mauro Poggia était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.

    Mauro Poggia, vous êtes donc l’homme qui éjecte une femme, qui allait présidé le Conseil des Etats, pour Genève, une première depuis 20 ans. Pas trop lourde la victoire, ce matin?

    "La politique est dure. Ce n'est pas joyeux pour les personnes qui perdent d'autant que Madame Mazzone est une personne de qualité. Je suis sûre qu'elle trouvera autre chose à faire et je pense qu'il ne faut pas qu'elle cède trop vite à l'impulsion de quitter la politique".

    Maintenant, que vous êtes élu, il va falloir réaliser vos promesses. La caisse de compensation unique c’est pour quand?

    "On ne fait rien tout seul. Il faut être force de proposition. Je pense que cela peut-être un contre-projet intéressant pour la droite, par rapport à l'initiative de la gauche d'une caisse unique fédérale qui est quelque chose de révolutionnaire dans le paysage actuel. Je pense qu'il faut laisser les cantons mener des projets pilote. A Genève, il faut mettre en place une caisse unique de compensation (...) La 1ère mission, c'est de mettre dans la loi la possibilité de faire des projets pilote"

    Dans quel groupe, Mauro Poggia va-t-il siéger? L'UDC?

    "Ce serait très difficile à comprendre pour mon électorat. L'UDC est un parti dont les membres sont chacun de qualité divers. J'ai beaucoup apprécié ma collègue de campagne, Céline Amaudruz, qui n'est pas de l'estampille UDC que l'on aime peu ici, à Genève, c'est-à-dire exclusive et qui n'accepte pas la différence. C'est difficile de s'associer aux campagnes de l'UDC fédérale. Par contre, il ne faut pas, non plus, chercher "la face nord". Quand on a une sensibilité de centre-droite, comme la mienne, on est plutôt naturellement attiré par un parti du Centre avec lequel je pourrais trouver, j'imagine trouver des concordances, pour faire avancer les sujets".

    7 min
  • 6 minutes avec Lisa Landwehr, présidente du GSHC féminin

    Le hockey, c’est aussi un sport pour les filles! Le GSHC féminin organise, dimanche 12 novembre, à la patinoire des Vernets, le Girls Ice hockey Day, une journée d’initiation au hockey féminin. La présidente du GSHC féminin, Lisa Landwehr était invitée de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.

    En quoi consiste cette journée?

    "Cette journée a pour objectif de rendre plus populaire et accessible, le hockey, aux femmes. On va faire visiter les vestiaires du GSHC avec un joueur de l'équipe pro, puis on va s'équiper et aller sur la glace pour découvrir les sensations de la glisse et le maniement de puck, le tout encadré par des membres de l'équipe féminine. On demande juste de venir avec un casque mais nous nous occupons des patins et des cannes. On aura presque cent participantes. Au vu des inscriptions, c'est déjà une grande réussite"

    L'objectif est aussi de susciter des vocations?

    "C'est souvent difficile de se lancer dans le hockey féminin car la société peut nous mettre des barrières. Les gens pensent que c'est plutôt un sport masculin. Quand j'étais jeune, je n'osais pas aller dans un club par peur d'être la seule fille".

    La différence entre le hockey masculin et féminin?

    "Dans le hockey féminin, le jeu est moins rapide et les charges sont interdites. Nous sommes plus dans la finesse que dans la violence dans les bandes".

    Où en est le GSHC féminin?

    "Nous avons réalisé un très bon début de saison. Nous sommes troisième de notre championnat, ce qui est notre objectif, pour la saison. Nous avons eu notre première victoire en Coupe de Suisse, la semaine passée à Rapperswil. C'est une belle avancée pour l'équipe. Nous avons recruter pas mal de joueuses et construit de bonnes bases pour notre deuxième saison en Ligue C".

    7 min
  • 6 minutes avec Philippe Rochetin, président de PhysioGenève

    Les physiothérapeutes sont en colère, très en colère, contre le Conseil fédéral qui a mis en consultation un projet de réforme, pour freiner les coûts de la santé, avec diminution de la durée minimale des consultations à 20 minutes ; prix abaissé à 32 francs. Une réforme dont ils ne veulent pas. Philippe Rochetin, président de PhysioGenève était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.

    Les physios ne veulent pas du projet de réforme du Conseil fédéral pour freiner les coûts de la santé. Avec diminution de la durée minimale des consultations de physiothérapie à 20 minutes ; prix abaissé à 32 francs. Et pour vous, c’est non et non!

    "Il y a une inquiétude de la part des physios concernant cette réforme car elle aurait, probablement, pour conséquence une baisse de la qualité des soins. Je ne sais pas pourquoi on tape toujours sur les physios, le "petit Poucet" qui représente 30% des coûts de la société. Nous sommes pourtant un maillon indispensable de la chaine de soins".

    Le Conseil fédéral a aussi fait cette proposition car vous n’avez pas réussi à vous mettre d’accord avec les assureurs maladie

    "La faute à qui, je ne suis pas là pour juger. Nous, on ouvre la porte aux négociations pour trouver quelque chose de raisonnable. Il n'y a pas un accès libre à la physiothérapie, ce sont les médecins qui nous envoient ces patients qui ont besoin de nos services. Cette façon de nous traiter est démotivant alors que nous sommes un maillon indispensable. Notre pétition a recueilli 186'000 signatures, on a l'opinion publique derrière nous".

    La fin de la mise en consultation du projet de réforme du Conseil fédéral est fixé au 17 novembre. 

    6 min
  • 6 minutes avec Anne Hiltpold, conseillère d'Etat chargée du DIP

    La conseillère d'Etat, Anne Hiltpold a rencontré, mardi 7 novembre, la CICAD, suite à la dizaine de cas antisémites enregistrée dans les écoles genevoises.  . Elle a rappelé la tolérance zéro du DIP, pour tout acte, au sein des écoles genevoises. Anne Hiltpold annonce sensibiliser le personnel enseignant à cette situation. Anne Hiltpold était invitée de Béatrice Rul, sur Radio Lac, pour présenter le contenu de cette séance

    Vous avez rencontré, hier, le Secrétaire général de la CICAD, pour ces cas d’antisémitisme au sein des écoles genevoises. Qu’en est-il ressorti?

    "Cette séance était prévue depuis plusieurs semaines, avant ces cas d'antisémitisme. Nous avons beaucoup discuté. Il y a eu une dizaine de cas, dans les écoles genevoises, mais il y en a probablement plus. Il semblerait que les gens n'osent pas se plaindre par crainte de représailles. On doit absolument réagir. Nous allons prendre d'autres mesures (...) Tolérance zéro, il ne doit pas y avoir d'actes de racisme ou d'antisémitisme au sein de nos écoles. Vu le contexte actuel, il faut sensibiliser le personnel enseignant à cette situation. Il ne faut pas banaliser, non plus, car ce serait des jeunes, il n'y pas de cas bagatelle".

    Un message pour les parents?

    "Il ne faut pas hésiter à venir parler de tout cas, qu'ils en soient témoins ou victimes. Noos écoles sont sûres, pour tous les enfants"!

    La CICAD s'est plaint du manque de réaction du Conseil d'Etat:

    "Le Conseil d'Etat est très préoccupé et très attentif à cette situation. Même si nous n'avons pas communiqué de manière formelle, nous sommes très concernés et nous ne banalison pas, non plus, cette situation".

    7 min
  • 6 minutes avec Sami Kanaan, conseiller administratif en Ville de Genève
    Le Conseil administratif  de la Ville de Genève vient de présenter sa stratégie économique, une grande première. Sami Kanaan, conseiller administratif, président de la Délégation à l'économie était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac. 


    Le Conseil administratif a présenté sa stratégie économique. Mais l’économie, c’est un domaine cantonal voire même fédéral. La Ville ne serait-elle pas la grenouille qui se prend pour le bœuf?


    "Pas du tout! Le canton et la Confédération maitrisent les leviers principaux, mais en tant que Ville, nous avons, aussi nos leviers directs et indirects. Nous avons de nombreuses rencontres avec des entreprises et elles nous disent toutes la même chose: la Ville joue un rôle clé dans les infrastructures, l'espace et l'offre publique".


    Un plan d’action est prévu dès 2024, avec quatre axes d’action dont le renforcement de l’attractivité du centre ville. A l’heure du tourisme d’achat et des achats en ligne, comment le garder attractif ce centre-ville?


    "C'est la ville du quart d'heure: en un quart d'heure, on devrait pouvoir atteindre la plupart des prestations essentielles, autour de soi. On y travaille, c'est aussi une bonne répartie emploi / logements, on doit donc trouver un équilibre. L'une des clés sur lesquelles nous n'avons pas de prise, c'est le prix des loyers. La plupart des commerces de proximité se plaigne de loyers délirants. J'aimerais m'inspirer de Bâle Ville avec un contrôle des loyers".


    Autre axe essentiel l’accompagnement vers la transition environnementale. Et là vous souhaitez fluidifier les conditions de trafic pour la mobilité professionnelle.


    "Il faut que les entreprises se rendent compte qu'il faut décourager leurs salariés de venir, en voiture, au travail. La mobilité pendulaire, le matin et le soir, est encore très forte".


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