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  • 6 minutes avec Yves Herren, Président de la section Ville de Genève du Parti vert’libéral
    Se baigner dans le Rhône, avec vue sur le jet d'eau. C'est ce que nous proposent les Vert'libéraux. Ils ont déposé, ce lundi matin, une initiative populaire municipale, munie de plus de 4000 signatures pour la création de Bains publics, quai Général Guisan. Ils ont déposé, également, un deuxième texte pour la création d'un réseau d'espaces de détente végétalisés et ombragés. Yves Herren, le président de la section Ville de Genève du Parti vert’libéral était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac. 

    Les Vert'libéraux lançaient, en juillet, deux initiatives populaires municipales pour lutter contre la chaleur, l’été, en Ville: une pour de nouveaux bains publics, dans le Rhône et l’autre pour un réseau d’espaces de détente végétalisés et ombragés.  Des bains publics, c'est-à-dire?

    "L'idée c'est de rendre à la population, une partie de l'espace de baignade. On voit qu'il n'y a rien entre les infrastructures comme les Bains des Pâquis ou la plage des Eaux-Vives. On s'est dit que le quai du Général Guisan correspondait le mieux, car ce lieu permettrait une nouvelle offre, en centre-ville. L'impact sur l'environnement sera vraiment très faible car ce sera un anneau, où on se baigne à l'intérieur et protégé. Ce n'est pas dédié aux nageurs pour faire des longueurs mais pour se rafraîchir"

    Le texte, s'il est adopté, demande une concrétisation du projet d'ici trois ans. Ambitieux?

    "On fixe un objectif temporel car il y a une inertie en Ville de Genève. C'est aussi une manière de challenger le conseil administratif. Il s'agit d'une prérogative cantonale donc il faudra travailler avec le Canton".

    Autre texte, la création d’un réseau d’espaces de détente végétalisés et ombragés en ville

    "En Ville, il y a un grand nombre de parcs et de petits squares mais nous voulons combler les trous dans la raquette. Pour chercher la fraicheur, il y a des fois de grands espaces de trottoirs. On met un banc, deux arbustes, et ça fait des petits stops pour les personnes âgées et les familles. On a mis comme objectifs tous les 100 à 300 mètres".


    7 min
  • 6 minutes avec Philippe Amez-Droz, spécialiste en économie des médias, chargé de cours à l'UNIGE

    La crise se confirme au sein de la presse romande. Tamedia vient d'annoncer de nouvelles coupes au 20 Minutes, Sport Center et le Matin.ch. Elles s’ajoutent à celle déjà annoncées, il y a un mois à la Tribune de Genève et aux 24 Heures. Des licenciements chez Tamedia, mais aussi au Temps qui s'ajoutent à la disparition de nombreux titres, ces dernières années en Suisse Romande. Philippe Amez-Droz, spécialiste en économie des médias, chargé de cours à l'UNIGE, était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac. 

    7 min
  • 6 minutes avec Sebastian Aeschbach, conseiller municipal PLR en Ville de Genève

    Un habitant de la Ville a obtenu un accord dernièrement avec le Service de la petite enfance pour faire diminuer le coût de la place en crèche. Celle-ci était fixée par la Ville sur la base du salaire de la famille, sans prendre en compte les différentes déductions fiscales. Après plusieurs années de combat juridique, il a donc obtenu cet accord qui est resté secret.  Un sujet dont s'est emparé le conseiller municipal PLR Sebastian Aeschbach qui demande au conseil administratif de revoir sa méthode de calcul du prix des crèches municipales. Il était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.

    Les prix des crèches en Ville de Genève coûtent-elles trop chères?

    "Il semblerait. Depuis quatre ans, la Ville de Genève utiliserait le revenu brut au lieu du revenu net pour calculer le tarif des crèches. C'est bien la classe moyenne qui est touchée par cette mesure. Si un ménage gagne 100'000 francs, à l'année, il a 40'000 francs de déductions. Avec un trop perçu de 5000 francs, par année, par ce ménage. On peut estimer que des dizaines de millions ont été touchés indûment par la Ville. C'est un système profondément injuste qui touche surtout les revenus moyens."

    La réponse de Christina Kitsos?

    "On n'a pas eu encore de réponse à nos interpellations écrites et orales. Elle considère que le système est parfaitement adaptée. Elle a suggéré qu'elle était en train de revoir ce calcul en intégrant la fortune dans le calcul du tarif des crèches".

    7 min
  • 6 minutes avec Johanne Gurfinkiel, secrétaire général de la CICAD

    146 actes antisémites ont été recensés en Suisse Romande, depuis le 7 octobre, date du début de la guerre entre Israël et le Hamas. Des inscriptions antisémites sur des boîtes aux lettres, des portes d’appartement et même des injures proférées à l’encontre d’élèves. Johanne Gurfinkiel, secrétaire général de la Coordination intercommunautaire contre l'antisémitisme et la diffamation était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.

    La communauté juive se sent-elle en sécurité, à Genève?

    "Je fais confiance à nos autorités pour assurer la sécurité de tous les concitoyens. Mais en parallèle, nous avons une inquiétude très forte face à la situation qui s'installe et cet antisémitisme à Genève et en Suisse Romande".

    Près de 150 actes antisémites ont été recensés en Suisse Romande: inscriptions antisémites sur des boîtes aux lettres, des portes d’appartement et même des injures proférés à l’encontre d’élèves.

    "L'antisémitisme n'est pas né, le 7 octobre. Les cas recensés ont explosés mais c'est la pointe immergée de l'iceberg. Les victimes adoptent une posture de silence absolue car elles assument une forme de culpabilité qui n'est pas leur et préfèrent ne pas parler".

    La Suisse semblait , pourtant, bien éloignée de possibles répercussions de la guerre entre Israël et le Hamas:

    "Je ne crois pas. Je pense que c'était une occasion rêvée pour un certain nombre d'acteurs de pouvoir exprimer leur antisémitisme. Il y a un fond d'antisémitisme mondial, chez nos voisins, mais aussi en Suisse. On arrive aujourd'hui à le personnifier avec des mouvements néo nazis et on l'a aussi dans les milieux islamistes qui s'expriment dans des manifestations, à Genève. Il y a des propos antisémites. Que la police n'en parle pas, disant qu'elle n'a pas eu vent de propos antisémites, j'en suis abasourdi. Ce n'est pas possible! Si la CICAD le constate, j'imagine que les observateurs de la police, aussi!"

    Qu'en est-il de la réponse politique?

    "Pour l'instant on les attend. Il y a des élus qui témoignent de cette solidarité, comme le maire de Genève, Alfonso Gomez et la conseillère administrative, Marie Barbey Chappuis. Mais on attend une communication publique du Conseil d'Etat, qui va rappeler les limites que l'on peut fixer dans le cadre de la vie quotidienne qui n'autorise pas les propos antisémites. Il faut ensuite prendre des mesures".

    7 min
  • 6 minutes avec Daniel Nieto, entraîneur du FC Onex

    Le FC Onex affronte, ce mardi soir, le FC Sion, en 1/8e de finale de coupe de Suisse. L'entraîneur du FC Onex, Daniel Nieto, était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.

    Quel est l'état d'esprit à quelques heures du coup d'envoi?

    "Tout va bien, très décontracté, on a hâte d'y être. Ca va être une bonne expérience pour nos joueurs et le club a organisé une belle fête, pour ce soir".

    Le DC Onex rencontre le FC Sion, 13 fois, vainqueur de la Coupe de Suisse

    "Enfin! On voulait vivre un match comme celui et on se réjouit de jouer Sion. Je n'ai pas grand chose à dire aux joueurs pour les motiver. On a déjà parlé tactique, hier soir, à Onex. Le plus important c'est de leur enlever la peur au ventre, du fait de jouer une équipe professionnelle".

    Cette rencontre se jouera, exceptionnellement, à Meyrin, pour raison de sécurité.

    "C'est un détail, le plus important était de jouer sur le canton et de faire une belle fête".

    7 min
  • 6 minutes avec Karine Bruchez, présidente de l'ACG

    La maire d'Hermance, Karine Bruchez vient d'être élue à la tête de l'Association des Communes Genevoises. Avec un mot d'ordre: diplomatie. ,Karine Bruchez était invitée de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.

    Qu'est-ce que cela fait d'être à la tête des communes genevoises?

    "Je prends très à cœur de représenter toutes les communes genevoises, quelles qu'elles soient. L'ACG existe depuis 1964 et est une entité de droit public depuis 2011. Elle sert à défendre et promouvoir l'intérêt des communes".

    Genève comprend 45 communes, très diverses. Comment concilier leurs intérêts?

    "Si on prend le parascolaire, que l'on soit à Gy ou en Ville de Genève, il faut des repas, des activités pour les enfants. Il n'y a pas le même nombre d'enfants, mais le même besoin".

    Comment se passent les relations avec le Parlement?

    "Dans les lois qui concernent les communes, nous sommes auditionnés. Il faut déjà trouvé un consensus entre les 45 communes. On a des problématiques diverses mais nous travaillons tous pour le citoyen".

    Il existe, en parallèles, l'Union des Villes Genevoises. Elles appellent à toucher davantage du canton car elles ont énormément de charges.

    "Je comprends très bien que les Villes aient des problématiques spécifiques. Il n'y a pas de différences pour l'ACG car les Villes font partie de l'ACG. Il n'y a aucun problème. Les communes sont d'accord d'avoir des charges supplémentaires, si elles ont les compétences"

    7 min
  • 6 minutes avec Hasni Abidi, directeur du Centre d'Etude et de recherches sur le monde arabe

    L’aide humanitaire va pouvoir accéder à Gaza. L’Egypte annonce l’ouverture du point de passage de Rafah, après un accord avec les Etats-Unis. L’émotion est toujours très forte après le bombardement d’un hôpital à Gaza dont le bilan est flou et la responsabilité n'est toujours pas clairement déterminée. Hasni Abidi, le directeur du Centre d'Etude et de recherches sur le monde arabe, était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac. 

    Dix jours de guerre entre le Hamas et Israël. Dernier épisode en date, cet hôpital bombardé, dont la responsabilité n’a pas été clairement établie. Est-ce la pire crise qu’ait connu le Proche Orient?

    "C'est une des pires crises mais elle singulière car elle constitue un tournant dans le soutien de l'opinion publique, notamment dans le monde arabe. C'est, aussi, le rappel, brutal, de la question la plus vulnérable dans ce genre de conflit, c'est-à-dire la protection des civils"

     Faut-il craindre un embrasement de la région?

    "Cette attaque constitue un tournant car elle est à l'origine d'un sommet qui devait réunir le président américain, Joe Biden, le roi jordanien, le président égyptien et le chef de l'autorité palestinienne. Mahmoud Abbas a annulé ce sommet, alors que ces états avaient normalisé leurs relations avec Israël. C'est un véritable camouflet pour Joe Biden! Le risque d'embrasement est réel. Il y avait une certaine "retenue" du Hezbollah. La frontière avec le Liban est la plus fragile pour Israël qui ne peut faire face à plusieurs fronts. Il y a également la frontière avec la Cisjordanie, sécurisée par les forces jordaniennes. La présence de deux navires américains, la visite de Joe Biden et de différents chefs d'Etat européens, en Israël, c'est pour montrer que l'Occident ne pouvait tolérer l'entrée autres acteurs dans ce conflit.

    Quelle est la responsabilité de la communauté internationale dans cette situation actuelle?

    "Je suis sceptique sur ce terme de communauté internationale, qu'en reste-t-il? Deux votes ont été rejetés au Conseil de sécurité de l'ONU. Cette communauté internationale n'arrive pas à s'entendre sur une trêve humanitaire! Vous avez une polarisation très importante, d'un côté le monde arabe et de l'autre, les Etats-Unis et les Européens qui affichent un soutien indéfectible à Israël.".

    7 min
  • 6 minutes avec Yves Gerber, directeur du TCS Genève

    Un accord avec le département des mobilités concernant les limitations à 30 km/heures vient d'être conclu. Yves Gerber, le directeur du TCS Genève, était invité de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.

    Un accord vient d'être conclu, avec le département des mobilités, concernant les axes qui vont passer à 30 km/h. Cet accord prévoit qu’une vingtaine d’axes qui devait passer à 30 km/h de nuit, restent à 50 et 6 concernés par une limite de jour comme de nuit, reste aussi à 50. Pourquoi avoir voulu faire un recours pour si peu de changements?

    "C'était pour maintenir la fonctionnalité de la hiérarchie du réseau. On a conçu une manière de hiérarchiser le réseau, en Suisse avec un réseau, primaire, secondaire, de quartier. On a également, à Genève, une Loi sur la mobilité cohérente et équilibrée qui parle de réseau structurant qui permet d'aller d'une zone à l'autre. On n'était pas très loin du canton, c'est pour cela que cela a été possible de discuter. Le gros différend c'était sur la nuit: quand on se rapproche de l'hypercentre, nous avons été d'accord de les passer à 30 km/h"

    Il y avait donc un manque de dialogue avec l'ancien magistrat, Serge Dal Busco?

    "Surtout la manière dont cela a été amené. On a parlé de consultation mais c'était juste un questionnaire en ligne. On avait envie d'être entendu mais avec ce type de questionnaire, ce n'est pas possible. On a parlé que du bruit et des habitants mais pas parler de l'ensemble des acteurs"

    7 min
  • 6 minutes avec Louise Trottet, députée des Verts

    Le Grand Conseil vient de voter une  résolution qui demande à l’Assemblée fédérale de mettre en place une base légale permettant aux cantons la création de caisses cantonales uniques ou, suite à un amendement, de caisses de compensation cantonales. La députée des Verts, Louise Trottet, auteur de cette résolution, était invitée de Béatrice Rul, à 7h30, sur Radio Lac.

    Le Grand Conseil vient de voter votre résolution qui demande à l’Assemblée fédérale de mettre en place une base légale permettant aux cantons la création de caisses cantonales uniques ou, suite à un amendement, de caisses de compensation cantonales. La caisse cantonale unique à Genève, ça avance?

    "C'est possible, il faut y croire. La prochaine étape est de défendre ce projet à Berne. Jusqu'ici, ce projet était optimiste mais les temps changent. La population n'a jamais payé, aussi cher, les primes. Il y a un certain sentiment de révolte donc on peut imaginer que les équilibres changent un petit peu sur cette question".

    Que signifierait ce changement de système, pour les assurés?

    "Une caisse unique a différents avantages: il n'y aurait plus cette concurrence entre les assurés (...) Actuellement, personne n'investit dans la prévention. Une caisse privée qui sait que ses "bons risques" peuvent partir ne veulent pas investir dans la prévention. Déjà, il y a trente ans, Ruth Dreyfus avait dit que c'était un premier jet et qu'il allait falloir faire des réformes. C'est un système imparfait et extrêmement cher et qui pèse sur les classes moyennes".

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