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Plus de 24’000 cas de Covid ont été enregistrés, en 24 heures, en Suisse. Pourtant, les soins intensifs ne sont, pour l'heure, pas submergés par des patients. "Ce variant, pour l'instant, créé moins de patients sévère" a expliqué, sur Radio Lac, le professeur Jérôme Pugin, médecin chef aux soins intensifs des HUG. "Par contre l'hôpital est fortement impacté, avec près de 400 patients hospitalisés qui ne vont pas jusqu'aux soins intensifs (...) Ca reste quelque chose de préoccupant et de grave car cela impacte le système de santé. On est obligé de freiner l'activité chirurgicale élective et donc faire attendre des patients qui devraient opérer".
Faut-il, dans ce cas "laisser filer" l'épidémie? "Il ne va pas nous laisser le choix! Mais des mesures comme un semi confinement ne sont pas nécessaires. La 3e dose protège bien contre les formes sévères de la maladie".
Le professeur Jérôme Pugin se dit également favorable à une réduction de la durée de la quarantaine: "C'est effectivement le moment de le faire pour éviter de paralyser l'économie et le système de santé. Dans le contexte actuel, avec des clusters partout, cela n'a plus de sens de garder les gens à la maison. Plus de 100 soignants sont actuellement en quarantaine à cause de la Covid et cela impacte les soins".
Omicron va-t-il signer la fin de la pandémie? "Ce variant est plus contagieux mais moins grave et va générer une immunité dans la population qui permettra, à terme, de stopper cette épidémie"
Le professeur Jérôme Pugin, médecin chef aux soins intensifs des HUG, était invité de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.
Près de 3000 cas positifs par jour ; 20’000 personnes malades, à l’isolement. Les chiffres de l’épidémie s’envolent à Genève et impacte l'économie genevoise avec des quarantaines qui grippent leur activité. Avec une crainte que les garanties ne grippent l'économie genevoise: "ces quarantaines ont beaucoup d'impact surtout pour les entreprises qui pratiquent le télétravail et pour certains secteurs, la continuité de l'activité est menacée" a précisé, sur Radio Lac, Olivia Guyot Unger, directrice du département juridique et conseils de la FER Genève. "Les chiffres fin décembre étaient très encourageants, pour Genève (...) mais les quarantaines pourraient péjorer la situation".
La FER Genève, tout comme Economie Suisse, demande une réduction de la durée de quarantaine à cinq jours: "beaucoup d'entreprises s'organisent pour faire des tournus, pour éviter la contagion. Une quarantaine réduite à cinq jours permet de mieux gérer ces tournus en jouant sur l'organisation sur une semaine de travail".
Olivia Guyot Unger assure néanmoins que l'économie ne prime pas sur la santé: "selon les évaluations actuelles, Omicron semble être plus contagieux mais relativement moins dangereux (...) le nombre d'hospitalisation reste plus ou moins stable".
Olivia Guyot Unger, directrice du département juridique et conseils de la FER Genève, était invitée de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.
Miren Bengoa a pris la tête de la Chaîne du Bonheur, en ce début d'année. "Une grande joie, un honneur et pour moi, une vraie redécouverte de toute cette culture que nous avons en Suisse, de se préoccuper de l'autre et d'être ouvert au monde" a expliqué Miren Bengoa sur Radio Lac. "La Chaîne du Bonheur, c'est un patrimoine historique en Suisse (...) mais nous avons toujours le souhait d'arriver à démontrer que cette aide internationale, elle nous apporte du bonheur à tous".
Miren Bengoa ne compte pas tout chambouler à la tête de la Chaîne du Bonheur: "La Chaîne du Bonheur doit se réinventer sur ses modes de collecte (...), le standard téléphonique est toujours au cœur de nos mobilisations, mais il y en aura d'autres (...) il ne faut pas chercher à faire du sensationnalisme".
La Chaîne du Bonheur répond à de nombreuses causes, dictées par l'urgence "des victimes de crise, de catastrophes naturelles (...) Nous n'avons pas de limite, c'est un sujet généraliste: tous les projets qui nous sont soumis portent sur la santé, de l'éducation, de la reconstruction".
La Chaîne du Bonheur doit également faire face à une actualité pandémique qui occulte tout: "nous devons rester vigilants à ne pas nous noyer dans l'inquiétude. L'espoir est essentiel. Dans notre métier, nous avons tous à cœur à mettre les bénéficiaires au centre (...) Nous sommes là pour apporter les moyens nécessaires pour que ces personnes puissent reconstruire leur vie".
La nouvelle directrice de la Chaîne du Bonheur, Miren Bengoa, était invitée de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.
Le variant Omicron et sa rapide propagation inquiètent les autorités. "Je pense qu'il faut être inquiet et vigilant" a reconnu sur Radio Lac, le conseiller d'Etat chargé de la santé, Mauro Poggia. "Le nombre de cas semble se stabiliser, même si c'est un haut plateau, pour le variant Delta (...) l'inconnu c'est ce variant Omicron qui certainement va faire exploser le nombre de cas positifs. Est-ce que ces cas positifs vont se répercuter dans les hôpitaux et dans les cas intensifs? C'est la grande inconnue".
Il faudra que l'hôpital tienne
La superposition possible des vagues Delta et Omicron fait craindre le pire pour les hôpitaux. "Il faudra que l'hôpital tienne. La question c'est à quelles conditions? Tout le monde craint de devoir trier (...) le tri est une réalité aux soins intensifs. S'il s'agit de devoir prendre des décisions pour des personnes jeunes (...) c'est dur de faire peser cela sur les épaules des soignants".
Tout le monde ne pourra pas avoir le booster d'ici la fin de l'année, c'est impossible
Pour lutter contre cette nouvelle vague de l'épidémie, le Conseil fédéral a raccourci le délai d'obtention de la troisième dose. Une décision prise en fin de semaine dernière, alors que la baisse d'efficacité de la 2e dose est démontrée depuis longtemps. "Je ne veux pas me mettre dans cette critique facile car elle pourrait aussi se retourner contre les autorités cantonales" a estimé Mauro Poggia. "Nous sommes dans un étau car on a, à la fois, des personnes qui doivent être vaccinées et de l'autre côté des personnes qui attendent le booster". Mauro Poggia a reconnu que tous les Genevois ne pourront avoir reçu le booster d'ici la fin de l'année: "c'est impossible. On ne peut pas augmenter les quantités de vaccins, car il manque tout simplement des bras. On ne peut pas s'improviser avec une seringue à la main".
J'aimerais bien savoir quel est le pourcentage de ces parents qui vont aux barricades contre le masque et qui ne sont pas vaccinés?
Autre mesure décidée par le Conseil d'Etat, le port du masque dès la 5P qui a été prolongé jusqu'au 24 janvier, au moins. Le Collectif Parents Suisse dénonce cette décision, rappelant que la santé ce n'est pas uniquement ne pas avoir la Covid: "C'est vrai" reconnaît Mauro Poggia."(mais le reste de l'argumentaire) est une accumulation de réflexions simplistes, malheureusement qui circulent, mais qui sont respectables puisqu'elles mettent en évidence une carence de l'information officielle et scientifique. Le but ce n'est pas de porter atteinte à la santé psychique de nos enfants. J'aimerais bien savoir quel est le pourcentage de ces parents qui vont aux barricades contre le masque et qui ne sont pas vaccinés? Est-ce que ce ne sont pas eux qui, finalement, créent aussi cette situation de tension sanitaire qui entraine des mesures pour ralentir ce virus? Les enfants sont les porteurs aujourd'hui de cette contamination".
Sans la vaccination, la situation serait catastrophique
La succession des vagues de l'épidémie, malgré les vaccins et les gestes barrières, crispe de plus en plus la société. "La vie n'est pas un film. Si on la faisait à l'envers, sans la vaccination début 2021, quelle serait la situation aujourd'hui?" répond Mauro Poggia. "Il y a tout lieu de penser que la situation serait catastrophique (...) la vaccination a eu un effet".
Le conseiller d'Etat chargé de la santé, Mauro Poggia, était invité de Béatrice Rul, à 7h35 dans Radio Lac Matin.
Les feux se multiplient au Lignon: 12 dans les parties communes depuis janvier dont trois en une semaine. "Ce type de problème existe depuis longtemps, spécialement les feux de poubelle. Ce sont des personnes connues (...) des bandes de jeunes du Lignon qui s'amusent à mettre le feu aux poubelles" a précisé François Ambrosio, conseiller municipal d'Alternative Vernier, sur Radio Lac.
François Ambrosio est également administrateur du 5 Lignon et pour lui, "on peut déjà régler une bonne partie de ces problèmes. Ces bandes de jeunes sont connues par la justice mais on ne fait absolument rien: la police les arrête, les relâche (...) et ils continuent. Il y a également des trafics qui se font, comme dans tout le canton et là encore on ne fait rien, on nie la vérité (...) donc il n'y a pas une volonté politique de régler ces problèmes. Les propriétaires ont doublé le budget de sécurité, l'année passée, donc les propriétaires ont fait des efforts en ce sens là".
Le conseiller administratif Martin Staub, se dit prêt à dévoiler le nom des propriétaires qui ne font pas leur travail, à savoir, déjà fermer les locaux poubelles. "C'est faux ce que dit Martin Staub! Nombre de locaux poubelles sont fermés! Certains locataires mettent leurs poubelles et le problème est déplacé (...) Il faut des caméras, des sécurités privées et une meilleure présence de la police municipale (...) nous réclamons le retour du poste de police!".
François Ambrosio, conseiller municipal d’Alternative Vernier, était invité de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.
Genève a serré la vis pour tenter d'enrayer l'épidémie. Parmi les mesures, le masque est désormais obligatoire, dans les écoles dès la 5P. Une mesure à laquelle s'oppose le Collectif Parents Suisse, qui craint les répercussions pour les enfants. "On s'est réuni car nous étions inquiets de l'impact des mesures Covid sur la santé physique, psychique, émotionnelle de nos enfants" a expliqué Bénédicte, membre de l'association, sur Radio Lac. "On a commencé à écrire des lettres pour avoir la preuve que cette mesure du masque à l'école pouvait freiner la propagation du virus et que cela n'était pas nocif pour nos enfants. On n'a jamais eu aucune de ces preuves".
Bénédicte a insisté pour rappeler que "les enfants ne sont pas mis en danger par cette maladie. Nous ne comprenons pas que les enfants soient soumis à cette mesure, qui apporte un certain nombre de désagréments pour les enfants. Les enfants comprennent qu'ils sont dangereux, que tout le monde est dangereux. Ils vivent totalement privés de leur insouciance. On a pas du tout prévu de la leur rendre".
Bénédicte, membre du Collectif Parents Suisse, était invité de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.
Les nouvelles mesures du Conseil fédéral entrent en vigueur, ce lundi: seules les personnes vaccinées ou guéries ont accès aux restaurants, aux espaces de culture, de sport ou de loisirs. Le Télétravail est obligatoire. Les réunions privées sont limitées à 10 personnes si un convive non vacciné ou non guéri est présent. "Je crois qu'on avance" a réagi, sur Radio Lac, Michel Matter, conseiller national Vert'libéral et président de l'Association des Médecins de Genève. "On essaye de laisser un espace de liberté aux gens (...) mais il faut aller vers la 3e dose".
Le Conseil fédéral a réduit le délai pour cette dose de rappel à quatre mois. Une annonce faite vendredi, ce qui laisse très peu de temps aux cantons pour s'organiser: "votre rendrez-vous sera forcément en janvier. C'est un effet d'annonce" a reconnu Michel Matter. "On s'attendait à une vaccination tranquille, planifiable. Ce n'est plus le cas, il faut vacciner plus. Les médecins de Genève ne peuvent toujours pas vacciner (...) ce qui nous interroge".
Ces nouvelles mesures vont à l'encontre des demandes du monde économique: "le Conseil fédéral n'est pas sourd aux milieux économiques qui ne voulaient pas du télétravail. Je crois que les gens ont pris l'habitude de faire du télétravail. Un moment donné, le Conseil fédéral doit prendre des décisions".
La vague Omicron déferle sur l'Europe. "On dira peut-être dans une semaine, un mois qu'il fallait semi confiné (...) je pense que c'est suffisant. Ce qui me manque ce sont les gestes barrières qui sont essentiels".
Michel Matter, conseiller national Vert'libéral et président de l'Association des Médecins de Genève était invité de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.
Patrick Chappatte débarque à Genève. Son exposition “Gare aux dessins” est à voir, à partir de vendredi, au Commun. Une centaine de ses dessins y sont exposés, en différents formats pour s’interroger sur le pouvoir de la caricature. "Le dessin, c'est la puissance des faibles, c'est la puissance de l'humour, de la satyre" a expliqué, Patrick Chappatte, sur Radio Lac. "L'humour c'est ce qui fait peur aux machos, aux autocrates, qui pensent qu'ils ont tous les pouvoirs (...) ils ont une peur panique du ridicule".
Patrick Chappatte a également signé un éditorial sur la liberté d'expression, dans le cadre de cette exposition: "la liberté a une sœur qui s'appelle la responsabilité. Aujourd'hui, elle n'est pas du tout acquise, dans le monde". Quant aux réseaux sociaux: "c'est le gros problème. Il y a des campagnes bien orchestrées avec des groupes revendicatifs qui utilisent les réseaux sociaux comme un levier. La jeunesse a des revendications et c'est très bien (...) là où ça devient problématique c'est quand au nom de bonnes causes, il y a une volonté de faire taire".
Le dessinateur de presse, Patrick Chappatte, était invité de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.
Le conseil municipal de la Ville de Genève, étudie le budget, en plénière, cette fin de semaine. Un budget que le conseiller municipal du Centre, Jean-Luc von Arx, a rejeté en commission des finances: "on est dans les chiffres rouges pour la 3e année, on est donc appelé à avoir une extrême prudence" a précisé sur Radio Lac, Jean-Luc von Arx. "Le déficit a certes diminué mais uniquement parce qu'il y a plus de recettes. Il faut être dans une certaine prudence mais le conseil administratif ne l'a pas été lors de la nouvelle estimation des recettes fiscales, avec dépenses nouvelles du personnel au pas de charge! Il faut maîtriser ses dépenses".
Jean-Luc von Arx plaide pour investir: "les subventions pour l'OSR vont être attaquées, par certains pays, ce week-end. Alors même que l'OSR amène un retour sur investissement: quand les gens vont écouter un grand orchestre (..) ils sortent après (...) ils vont au restaurant donc c'est une erreur totale là où il y a un retour sur investissement. On doit faire des dépenses là où ça peut aussi rapporter"
Le conseiller municipal du Centre, Jean-Luc von Arx, était invité de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.
L’école primaire des Boudines, à Meyrin, a été placée, en quarantaine, mardi, pour un cas hautement probable d’Omicron. Ce sont environ 300 élèves qui sont concernés, mais aussi les adultes de l’établissement. Il y a deux jours, seule une classe d'une autre école avait été placée en quarantaine. "La grande différence c'est l'enquête d'entourage" a précisé sur Radio Lac, le coordinateur de la cellule Covid genevoise, Simon Regard. "On n'arrive pas à savoir s'il s'agit d'une transmission importée ou de l'intérieur. Des éléments font également penser qu'il y a eu un décloisonnement au sein de l'école, que l'élève a été en contact avec plus de personnes".
Les cliniques privées ont également été appelées en renfort, pour soulager les HUG, en prenant en charge des opérations. "La situation est clairement tendue et aussi critique dans certains domaines, comme les soins intensifs. Il y a encore une certaine de manœuvre, mais on ne va pas attendre avant de prendre des mesures (...) il faut saluer l'importance de la collaboration avec tous les acteurs de système de santé".
Simon Regard s'est néanmoins voulu rassurant pour l'organisation des fêtes de fin d'année: "Je ne pense pas qu'il faille céder à la peur. Oui, la situation est tendue mais il faut éviter deux réflexes: de se culpabiliser ou d'en vouloir au gouvernement. On a dix jours avant Noël, dix jours pour redoubler d'efforts!"
Le coordinateur de la cellule Covid genevoise, Simon Regard, était invité de Béatrice Rul, à 7h35, dans Radio Lac Matin.
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