La crise sanitaire a particulièrement touché l’entrepreneuriat féminin. Avant la pandémie, les femmes qui se lançaient dans le monde de l’entreprise étaient déjà confrontées à un obstacle majeur. Il s’agit de la gestion de l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle. Les femmes consacrent un plus grand nombre d’heures que les hommes aux soins à la famille. Cette situation s’est accentuée à cause des mesures de confinement qui ont contraint les enfants à rester davantage à la maison. En plus, les femmes entrepreneures sont davantage représentées dans les secteurs particulièrement frappés par la crise, comme l’horeca, l’événementiel, la culture et le tourisme. Dans ces secteurs, les femmes entrepreneures font état d’une baisse du chiffre d’affaires allant jusqu’à moins septante pour-cent. Mais la bonne nouvelle, c’est que, d’après une étude récente menée à Bruxelles, les femmes sont nombreuses à vouloir continuer à entreprendre malgré la pandémie. Neuf femmes entrepeneures sur dix disent vouloir continuer leur projet. Près de huit sur dix se disent même renforcées dans leur envie d’entreprendre. Ces chiffres sont encourageants car les autorités veulent stimuler l’entrepreneuriat féminin pour parvenir à un meilleur équilibre des genres dans le monde de l’entreprise.