Nous avons vu hier que les algues pouvaient apporter des solutions à la problématique de la pollution due au plastique. Mais ces végétaux ont bien d’autres propriétés qui en font une cible de choix pour l’économie bleue. Rappelons que ce concept implique de rechercher, dans la nature, des solutions pour concilier la croissance économique et la préservation de l’environnement. À cet égard, les algues sont une source d’inspiration pour le secteur de l’alimentation. Ces végétaux sont riches en vitamines, en oligoéléments, en sels minéraux mais aussi en protéines. En France, l’entreprise Kyanos cultive et commercialise une algue dont les protéines sont proches de celles de la viande de bœuf. C’est une piste intéressante, compte tenu du mauvais bilan environnemental de la viande. Il faut en effet 15.000 litres d’eau pour produire un kilo de viande de bœuf, en tenant compte de l’alimentation des animaux. Les algues, elles, peuvent pousser dans la mer et sans aucun engrais. Et il y a un avantage supplémentaire : les algues contribuent à la capture du gaz carbonique. C’est un atout indiscutable, compte tenu des objectifs de réduction des émissions de CO2. Les algues ont encore bien d’autres applications potentielles, notamment dans les cosmétiques ou les biocarburants. La nature pourrait donc encore inspirer bien d’autres entreprises à l’avenir.