LʹEquateur est le premier pays à avoir inscrit les droits de la nature dans sa constitution mais les indien.ne.s Kichwas de Sarayakus veulent aller plus loin. En juillet 2018, ils ont annoncé à Quito la déclaration de la Selva Viviente :ʹʹforêt vivante, forêt sacréeʹʹ. Ils souhaitent que les Nations Unies reconnaissent cette nouvelle catégorie dans son programme pour lʹenvironnement. Cette idée poursuit son chemin à en croire les récentes déclarations de la cours pénale internationale sur lʹécocide qui pourrait bientôt être requalifiée de crime contre lʹhumanité. Depuis plus de 20 ans, ce peuple Kichwas de Sarayakus, en Amazonie équatorienne, lutte pour défendre son territoire, sa biodiversité et son patrimoine immatériel, contre lʹintrusion des exploitants pétroliers. Modèle de résistance dans toute lʹAmérique Latine, il se concentre désormais à promouvoir sa cosmovision dans laquelle la forêt est vivante, sacrée et doit être protégée au même titre que les êtres humains.