Amis de RCF bonjour ! Je voudrais aujourd’hui vous parler de la violence.
Elle ne pourra jamais remplacer l’argumentation exigeante d’un débat libre et ouvert.
Je suis choqué quand cette violence est légitimée ou encouragée par ceux qui se l’autorisent sous prétexte qu’ils seraient dans le camp du bien. Tous les moyens leur seraient bons pour combattre l’adversaire. Mais c’est ainsi que le « vivre ensemble » devient invivable. Car cette violence est exactement le contraire de la démocratie que nous devons vivre, elle est contraire à la liberté et à la fraternité républicaines. Je ne vois pas comment un axe « républicain » peut inclure ceux qui ne supportent pas le débat contradictoire, libre et paisible.
Si nous voulons restaurer la paix dans notre nation, je crois donc qu’il faut contester sans relâche les idéologies néfastes fondées sur la haine, ces doctrines qui encouragent les luttes de peuples, de races ou de religions, les luttes de classes, de sexes ou de générations… Ces luttes de l’homme contre l’homme sont gavées de diabolisation, ressentiment, victimisation et soumission des autres. Cela ne génère que désespérance et violence… une pitoyable régression de civilisation.
Les violents prennent nos institutions en otage. Ils s’acharnent sur ceux qui ne penseraient pas « correctement » en oubliant les casseurs. A ce propos, n’est- elle pas bizarre, cette obsession médiatique sur l’extrême droite quand les casseurs de notre société sont essentiellement d’extrême gauche ?
Je crois qu’au lieu de s’attarder à poursuivre les prétendues « phobies » des uns ou les idées politiques des autres, on devrait regarder d’abord où est la violence réelle. A vrai dire : soit l’Etat laisse faire et cette démission entraîne une anarchie qui ne profite qu’aux plus violents ; soit l’Etat remplit son rôle par la force du droit, la seule force légitime, dépolitisée bien sûr : une force raisonnable mais sans naïveté, avec des sanctions réalistes et efficaces.
Une idée plus générale me vient à l’esprit : je crois que la violence que l’on constate provient largement de la déconstruction causée par la pensée contemporaine. La culture de mort, par exemple, d’un matérialisme désespérant, ou d’un existentialisme orgueilleux…Faut-il s’étonner de la dérive d’une société
qui ne sait plus d’où elle vient… ni où elle va ? Alors, si nous aimons notre nation, je crois qu’il est urgent de lui transmettre un autre idéal, d’amour, de vérité, de justice et de paix ! A bientôt.
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