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Un coût qui n'en est pas vraiment un. Depuis que le centre de vaccination d'alsace centrale a déménagé de l'hôpital de Sélestat pour s'installer aux Tanzmatten, ce n'est plus l'Etat qui le finance, via l'ARS, mais la communauté de communes de Sélestat. Olivier Sohler, son président, nous explique ce que représente cet effort pour l'intercommunalité. Pour lui, se faire vacciner est à ce jour la seule solution pour sortir au plus vite de la crise.
John Lenertz est médecin généraliste et médecin secouriste. Mais il a maintenant une nouvelle casquette, celle du chef du centre de vaccination contre le coronavirus qui doit ouvrir ses portes aux Tanzmatten de Sélestat ce mercredi 3 mars.
Il nous raconte les difficultés rencontrées lors de sa mise en place, ses avantages par rapport à l'ancien centre basé à l'hôpital ou encore comment les choses vont se passer sur place pour les personnes qui viendront se faire vacciner.
Dès le 3 mars, le centre de vaccination contre le coronavirus des Tanzmatten va ouvrir ses portes au public. En Centre-Alsace, à l'origine, cet acte était réalisé par le Groupe Hospitalier de Sélestat Obernai. Un déménagement qui n'a pas été des plus simples à réaliser pour tous les acteurs qui travaillent sur ce sujet. Les précisions de Carole Stocky, coordinatrice du centre pour la Ville de Sélestat.
Située au cœur de l'Alsace, Mode au naturel est une entreprise engagée pour une mode responsable et éthique. Nous retrouverons Alexandra Kusen, fondatrice de cette société. Pouvez-vous nous en dire plus sur votre activité ?
La mode au naturel propose une gamme de vêtements confectionnés à base de coton biologique. Nous travaillons avec des créateurs aux démarches respectueuses de la nature et de l'humain, d'où notre certification GOTS (Global Organic Textile Standard), c’est une licence qui certifie que nos vêtements ont été créé dans le respect de la terre et de l'humain.
Le respect de l'humain c'est sur tous les plans, c'est-à-dire respectueux de notre organisme car il n'y a pas d’éléments synthétiques dans les tissus que notre corps pourrait absorber mais c'est aussi respectueux des producteurs à tous les niveaux de production.
Oui, ça commence par la culture des cotons qui n'ont pas été traitées par des pesticides, ainsi que tout ce qui peut être nocif pour la planète. De plus, l'eau est recyclée jusqu'à 7 fois et réutiliser pour les cultures suivantes donc en même temps c'est écologique et économique.
Les principaux problèmes de l'industrie textile ce sont les milliers de litres d'eau nécessaire à la confection d'un vêtement.
Dans votre boutique, nous pourrons donc trouver des vêtements écologiques pour toute la famille pour la femme, pour l'homme, mais également pour les enfants et même dès la naissance.
Oui, c’est exact. Nous avons une très belle collection pour habiller toutes les femmes, tous les hommes et même les bébés.
Vous avez ouvert jusqu’à fin février une boutique éphémère à Colmar, cependant vous restez visible sur Internet ainsi que dans des magasins bio de la région où vous effectuez des animations.
Je continuerai mes animations dans différents magasins bio de la région. Je serai présente prochainement au magasin l’univers bio à Ingersheim du 10 au 13 mars, mais aussi au magasin Côté Nature à Horbourg-Wihr du 24 au 27 mars.
Nous trouverons également de la maroquinerie, des sacs en cuir recyclés, ce sont des pièces uniques.
Nous travaillons avec une très belle marque qui s'appelle Soruka. Cette marque vient d'Espagne, ce sont des sacs en cuir recyclés, ils sont fabriqués à partir de chutes de cuir qui ont été récupéré suite à de la confection de vêtement, c’est pourquoi ces modèles sont des pièces uniques.
Pour retrouver tous ces vêtements et sacs écologiques c'est sur la page Facebook. Pour connaître les dates et lieux des animations qui se dérouleront dans les magasins bio locaux prochainement.
Depuis le 8 janvier dernier, Ricoh France basée à Wettolsheim, à côté de Colmar, est officiellement certifiée Service France Garanti pour la prestation de service Ricoh Greenline, à savoir la remise à neuf de photocopieur. Je suis avec Xavier Battinger, chargé de développement des activités orientées économie circulaire sur le site de Ricoh Industrie France à Wettolsheim. Quelle plus-value apporte cette certification ?
La société Ricoh aujourd'hui en France emploie plus de 2500 personnes, sur deux sites : le site industriel de Ricoh Industrie France où vous êtes aujourd'hui à Wettolsheim et aussi l’entité commerciale Ricoh France qui emploie 1900 personnes. Il faut savoir qu’à l’image d'une société telle que Toyota par exemple qui fabrique la Yaris à Valenciennes, Ricoh sur le territoire français, ce sont 2500 emplois aujourd'hui. La certification Service France Garantie est tout d'abord l’opportunité pour nous de mieux faire connaître nos produits, puisque notre Ricoh Greenline est un produit écologique mais qui défend aussi des emplois locaux. Dans le bassin colmarien notamment puisque aujourd'hui ce sont pratiquement plus de 225 personnes qui travaillent à l'élaboration de cette prestation de service. Nous sommes parfois très méconnus. Le concept de Ricoh Greenline, c'est de récupérer des matériels en retour de clientèle et de les valoriser pour proposer un produit remanufacturé avec la même garantie et la même durée de vie qu'un produit neuf.
Comment vous êtes-vous adapter pour faire face à la situation actuelle ?
La situation actuelle est forcément très difficile. Dans un premier temps, nous avons dû stopper nos activités au plus fort de la crise et ensuite, nous avons dû mettre en place des systèmes qui permettent les distanciations, qui vont permettre derrière d'éviter les croisements de personnel au sein de l’entreprise. Pour vous donner un exemple, au sein de notre cantine, nous avons dû limiter l’espace de manière drastique et les salariés sont amenés à manger en quinconce par exemple pour préserver la salubrité des lieux. Aujourd'hui, le groupe Ricoh a développé tout un système qui permet de travailler à distance. L'objectif d'un groupe comme le nôtre est de faciliter le travail et de faciliter l'efficacité du travail, que ce soit en présentiel ou en distanciel. Par exemple, le groupe Ricoh a développé de nombreux outils qui vont permettre le travail collaboratif en face à face ou depuis chez vous avec vos collaborateurs.
Quels sont vos projets pour 2021 ?
Nos projets pour 2021 sont multiples. Nous souhaitons vraiment continuer à valoriser nos produits via différentes certifications et différents labels. Comme je disais précédemment, nous sommes dans une carence de notoriété et c'est pourquoi aujourd'hui nous cherchons à développer sur d'autres critères tels que les labels environnementaux. Nous sommes leaders sur ce secteur et nous voulons vraiment continuer à nous faire mieux connaître, pour récompenser le travail des équipes mais aussi, je l'espère, pour devenir inspirant pour d’autres entreprises. Nous avons besoin de personnes qui sont des leaders, des personnes qui sont en avance. Nous espèrons que Ricoh Industrie France fera partie de ces leaders sur le secteur de l'économie circulaire. Pour terminer, je dirais simplement qu'en tant que colmarien et alsacien, j’invite très simplement les lycées, les collèges, les entités publiques à réfléchir par rapport à leur acte et décision d’achat. Aujourd'hui, avec la certification Service France Garantie, vous avez la certitude d'avoir la transparence d'un produit réellement fait en France. Et si vous avez des besoins dans le secteur de la bureautique, vous êtes certains en achetant Ricoh Greenline que vous aurez un produit qui permet de maintenir les emplois de vos voisins ou de vos proches.
Julien Briot est un jeune créateur d’entreprise. Ancien salarié de la restauration, il a perdu son emploi mais il a su rebondir en créant son activité.
MyBretzelbox, c’est votre nouveau concept sous forme d’un abonnement mensuel. D’où vous est venue l’idée ?
Cette idée m'est venue au deuxième confinement, période pendant laquelle j'ai perdu mon emploi. J'ai voulu tout simplement donner un coup de pouce aux artisans et producteurs locaux avec lesquels j'ai travaillé pendant plus de 10 ans.
Qu’est ce qu’on trouvera dans les Box, My Bretzel Box ?
L'idée, c'est de mettre en avant l'ensemble du savoir-faire Alsacien, aussi bien les produits alimentaires que non alimentaires. Nous avons toujours cette idée qu’en Alsace, nous mangeons bien, ce qui n’est pas faux mais nous savons aussi faire d'autres choses que la nourriture.
Alors pas forcément des produits hyper connus mais plutôt un focus sur des petits artisans.
Oui, c'est tout à fait ça. L’idée n’est pas de retrouver des bouteilles de Melfor qu'on peut acheter dans un supermarché mais plutôt des produits de petits producteurs.
Un abonnement mensuel, pourquoi ?
L'abonnement mensuel, c'est justement pour pouvoir varier chaque mois et d'avoir un nouvel ensemble du savoir-faire alsacien simplement.
Pour quelle clientèle ?
La box s’adresse à tous les amoureux d'Alsace, c'est-à-dire aussi bien les Alsaciens qui voudrait soutenir leurs producteurs locaux que pour les Alsaciens expatriés qui ont envie d'avoir un petit bout d’Alsace dans leur boîte aux lettres. Et bien sûr, les touristes qui ont envie d’en savoir plus sur la région.
Pour ceux qui ont un membre de la famille qui est à l'autre bout de la France, il pourra donc dès le mois prochain bénéficier de ses produits alsaciens livrés chez lui.
Il est possible de commander sa box au courant du mois de mars et elles seront livrées du 1er avril au 15 avril.
Quel sera le tarif mensuel de ces box ?
Nous sommes sur un tarif mensuel de 34,90€ avec les frais de port inclus, que ce soit pour une livraison à domicile ou en point relais.
Et puis bien sûr ce qui va intéresser nos auditeurs, qu’est-ce qu’on trouvera dans votre première box ?
Dans la box du mois d'avril qui est notre offre de lancement, vous pouvez trouver un savon bio qui a été élu meilleur produit de l'année dernière qui provient de Sainte-Marie-aux-Mines ainsi que sa boîte rétro vraiment très jolie qui ira très bien, une bière artisanale de la brasserie du Grillen à Colmar. Vous retrouverez aussi un confit de choucroute qui nous vient des confitures de Nicole à Châtenois ainsi qu’une bouteille à l’ail des ours du domaine des Terres Rouges. En plus, vous pouvez retrouver un magazine qui met en avant les produits ainsi qu’une rubrique alsacien du mois, une curiosité du mois, une recette pour cuisiner les produits. Pour les précommandes, nous offrons aussi deux produits exclusifs qui resteront surprises.
Maintenant, vous savez tout Mybretzelbox.com une box 100 % alsacienne !
La Ville de Sélestat vient de présenter son budget pour l'année 2021. Pour Charles SITZENSTUHL, adjoint au maire, délégué aux finances, c'est un budget de relance malgré une crise économique et sanitaire.
Nous sommes en crise économique et donc en période de crise il faut que l'argent public aille directement aux entreprises et à l'économie locale. C'est pour ça que dans le budget 2021 de la ville de Sélestat, nous avons fait le choix d'un effort conséquent sur l'investissement de plus de 9 millions d'euros qui ira notamment sur des travaux d'urbanisme, de voiries et de rénovation énergétique.
1/3 du budget sera consacré à l'aménagement urbain du quartier gare soit environ 3 millions d'euros !
C'est le projet phare du début de mandat : la restructuration du quartier de la gare ! La gare c'est le coeur du Centre-Alsace. Nous voulons mener à bien ce projet en 2021 et qui se terminera très prochainement.
La poursuite également des mesures de soutien en faveur du monde économique, avec plus de 50 000€ sous forme d'aides directes ou d'exonérations
Nous allons accompagner le lancement de la carte de fidélité des vitrines de Sélestat avec une aide de 20 000€ puisque nous voulons redynamiser le commerce en centre-ville. Nous allons exonérer en 2021, pour la première moitié de l'année, les droits de terrasse, que paye un certain nombre de commerces et d'entreprises également des droits d'enseignes et de stores. Ce sont des taxes qu'elles payent annuellement et nombre de ces entreprises sont fermées administrativement donc il est normal que la ville de Sélestat les aides en les exonérant. C'est un effort pour commencer de 30 000€, que nous allons peut-être poursuivre en cours de l'année si la situation sanitaire devait continuer à être compliqué et c'est un effort au global pour commencer de 50 000€ sur l'année sachant que l'année dernière nous avons fait un effort de 350 000€, pour aider le commerce local. Ces sont des montants vraiment conséquents qui sont développés par la ville de Sélestat pour aider le commerce local.
Les associations, elles aussi souffrent de cette crise sanitaire. Elles jouent un rôle essentiel en matière de lien social. La ville de Sélestat ne veut pas les oublier.
Nous reconduisons en 2021, le fonds de soutien exceptionnel pour le monde associatif que nous avons créé l'année dernière et nous allons le doter de 200 000€. Au global l'aide pour les associations, qui comprend cette aide exceptionnelle et cette aide courante, représente un peu plus de 1,5 millions d'euros. C'est un montant là aussi conséquent pour aider nos associations.
Pas de nouvel emprunt en vue pour Charles SITZENSTUHL. La santé financière de la ville de Sélestat est bonne.
La situation de la ville de Sélestat et même très saine. Nous allons continuer en 2021 à nous désendetter et nous sommes du point de vue des ratios financiers bien en-dessous des moyennes nationales et c'est le fruit d'une gestion rigoureuse
Et enfin, bonne nouvelle pour le contribuable ! Pas d'augmentation d'impôts en 2021.
On ne touche pas à la fiscalité. On n'augmente pas les taux des impôts communaux. C'est un engagement fort de la majorité municipale et nous appliquons en 2021.
© Crédit photo : Skypic et Ville de Sélestat
Les Vitrines de Sélestat rendent hommage aux grands-mères, les mamema, comme on les appelle ici.
Edouard Faller, vous êtes le président de l’association de commerçants et vous organisez un jeu concours photo.
Effectivement, il s’agit de notre prochaine opération : la fête des grand-mères ou des mamemas en alsacien parce que nous sommes en Alsace. Nous demandons aux grand-mères et à leurs petits-enfants ou enfants de venir à Sélestat, de se rendre dans les magasins, d’y faire une petite photo et ils recevront un petit cadeau offert par le commerçant.
C'est très simple et gratuit.
C'est juste pour communiquer et faire de jolies photos, nous avons des super grand-mères à Sélestat et il faut en être fier ! La plus jeune a 40 ans et la plus ancienne dépasse les 100 ans. C'est vraiment génial et nous espérons créer un engouement autour de la fête des grands-mères. Nous avons tous une grand-mère, on l'aime et c'est pour ça que nous voulons absolument mettre cet événement à l'honneur.
Et puis bien sûr, pour ceux qui ont du mal à trouver un petit peu de temps pour se rendre dans les commerces, on notera que les commerces de Sélestat sont ouverts ce dimanche.
Ce dimanche 28 février est le dernier dimanche des soldes donc nous voulions marquer le coup. Vous retrouverez un certain nombre de commerces sur le groupe Vitrines de Sélestat et leurs clients. 240 commerçants au centre-ville et autant dans les zones de Sélestat donc nous avons vraiment une belle diversité qui vous permettra de réaliser tous vos achats dans le centre Alsace à Sélestat.
Et dans quelques jours, c’est enfin le lancement de la carte de fidélité proposée par les Vitrines de Sélestat. Vous êtes dans les starting-blocks !
C'est l'événement majeur de cette année, le lancement de cette carte de fidélité. Aujourd'hui, nous sommes plus de 125 commerçants affiliés et cela va continuer à augmenter. Cette carte de fidélité sera utilisable chez l'ensemble des commerçants qui sont dans l'annuaire des commerçants des Vitrines de Sélestat. C’est une super opération et nous aurons l'occasion d'en reparler, elle arrive d'ici une semaine à 15 jours. Il y a un tel engouement que nous avons recommandé des cartes supplémentaires, plus de 25000 cartes vont arriver et vont être distribuées gratuitement. Cela permettra à chaque client de faire sur chaque achat un petit cagnottage, qu’il pourra ensuite dépenser. Vous pouvez vraiment jouer le jeu et cette fois-ci c’est l'ensemble des clients qui vient consommer à Sélestat qui sera récompensé.
Joris Fassler, vous êtes horloger à la Maison du Temps à Sélestat. Horloger c’est avant tout un métier passion.
Oui tout à fait, c'est un métier de passion c'est souvent lié au plaisir de la mécanique et des belles pièces.
C’est la transmission d’un savoir de père en fils.
Je suis la 4ème génération d'horloger dans ma famille est souvent il est vrai que ça se transmet.
On se forme où pour devenir horloger ?
La formation se trouve à Morteau en Franche-Comté. On accède à l'école et on fait 2 ans de CAP et 2 ans de brevet des métiers d'art pour devenir horloger.
La montre, c’est un peu de bijou de l’Homme et une valeur refuge depuis la crise sanitaire
Tout à fait, les gens se font plaisir depuis les restrictions. Il n’y a pas beaucoup d'activités en cette période et c'est une manière de se mettre une personnalité pour chacun d'entre nous.
De la vente de montre oui, mais à la Maison du Temps, c’est avant tout donner une seconde vie à des montres anciennes, des montres qui parfois sont passés de mains en mains et de génération en génération.
Notre métier principal c'est de réparer, de restaurer, de refaire des pièces, de pouvoir redonner une seconde vie aux produits et avoir la satisfaction que celui-ci refonctionne.
C’est le plaisir d’entendre à nouveau le Tic Tac
Cela nous rappelle des souvenirs. Les gens viennent avec des pendules chez nous et se souviennent de la sonnerie tous les quarts d'heure, ils sont nostalgiques.
Nous allons parler à présent de mode puisque, Joris, la demande du moment va-t-elle évoluer ? Est-ce que la montre est soumise à des phénomènes de mode ? Est-ce que c'est le vintage finalement qui revient en force ?
Effectivement, aujourd'hui nous retrouvons vraiment des lignes des années 60-70 sur les collections qui sortent. Nous sommes vraiment sur des modèles plutôt classiques qui passeront le temps et peut-être nous ne voulons plus du périssable mais vraiment des produits actuels.
Vous avez envie de vous faire plaisir, nul doute que vous retrouverez Joris à la Maison du Temps, rue des Chevaliers face à la bijouterie Roelly.
© La Maison du Temps
Thierry Stoebner, Arthur Urban, vous êtes maire et adjoint à la culture à Horbourg-Wihr. Vous vous êtes mobilisés jusqu'aux plus hautes instances de l'État pour défendre vos associations, des associations qui créent du lien social avec un slogan «le monde associatif est en danger».
Oui exactement. Nous sommes mobilisés depuis la mi-janvier après avoir été interpellé par bon nombre d'associations au niveau de la commune de Horbourg-Wihr. On compte 42 associations et beaucoup nous faisaient part de leurs craintes quant au maintien de leurs membres, de leurs licences, de leurs activités et du lien social qu'elles créent. Nous avons souhaité se mobiliser, non pas seulement pour réparer les conséquences actuelles de la crise sanitaire, mais aussi dans le cadre de la reprise des activités que nous espérons prochaine.
Arthur Urban, vous allez créer un fonds de soutien exceptionnel au profit de ces associations doté de 15 000 €. C'est un exercice qui a fait l'objet d'un travail collectif au sein du conseil municipal.
Oui absolument, nous nous sommes réunis il y a maintenant quelques semaines au niveau des commissions cultures et vie associative de la commune de Horbourg-Wihr, en incluant autant la majorité que l'opposition. Nous étions six et donc nous avons réfléchi à comment aujourd'hui nous pouvions venir en aide aux associations. Nous avons donc décidé de créer un fond soutien de manière totalement exceptionnelle, et j'insiste sur le mot exceptionnel, car c'est un fond de 15 000 € qui viendra en aide aux 42 associations de la commune qui en seront demandeuses. Ce fond permettra d'analyser leurs besoins actuels mais aussi leurs besoins futurs, de réfléchir aussi à leurs positions au moment de la reprise. En sachant également qu’elles peuvent répondre à un besoin en communication ou en besoins humains, c'est-à-dire en termes de bénévoles, de licenciés. Elles pourront également nous faire part de leurs charges fixes qu’elles continuent à payer pour certaines d'entre elles durant la crise sanitaire, je pense notamment au club de football qui n'a cessé de payer ses frais internet, ses frais d'électricité ou d'eau. Malheureusement, tout cela va continuer. Elles pourront aussi nous faire part de leur perte de partenaire…
Thierry Stoebner, ces associations jouent un rôle-clé dans la commune et elles assurent un lien social essentiel. Vous êtes inquiets pour ce lien social qui, aujourd'hui, est un peu en déperdition.
Tout à fait, notre tissu riche actuel est dû à des décennies de travail, des décennies de d'engagement bénévole et d'engagement de moyens communaux. Il serait vraiment dommage que tout ce travail ne perdure pas parce que nous avons tous compris qu’à la fin de la crise, quand toute notre vie redeviendra normale, les gens auront réellement besoin de se retrouver et à ce moment-là les associations avec le lien social et la convivialité qu'elles proposent. Nous pourrons les considérer comme des médicaments et il faudrait que ces médicaments et que ces structures soient réellement en état de fonctionner.
Le couvre-feu à 18h empêche finalement ces associations d'exercer leur activité en dehors des heures de travail ?
C'est d'ailleurs le grand problème et il vient de ce décalage horaire. La vie associative se fait à 80 % après 18h, d'où la crainte de changement d'habitude, de perte de membres, de perte de bénévoles, de pertes de licenciés. Les gens ont tout simplement en plusieurs mois changé leurs habitudes de vie et la grande crainte, c’est qu’ils rentrent juste se mettre devant leur téléviseur.
Et enfin Arthur Urban, ce projet qui est né à Horbourg-Wihr, pour vous il s'agit de le porter à l'échelle nationale parce que le problème touche l'ensemble du secteur associatif.
Absolument, nous avons une préoccupation communale en tant qu’élus sur la commune de Horbourg-Wihr mais le monde associatif n'est pas en danger uniquement à Horbourg-Wihr. Cela serait trop beau s'il était en danger uniquement chez nous. Il est en danger sur l'ensemble du pays sur l’ensemble de la France et notre maigre contribution en mettant en place le fond de soutien au niveau de la commune, nous le portons auprès de nos parlementaires haut-rhinois et nous leur faisons entièrement confiance. Comme ils nous l'ont déjà démontré ces dernières semaines, ils ont porté ces préoccupations du monde associatif au niveau national pour faire bouger le gouvernement, en mettant en place un fond d'urgence et de soutien au monde associatif. J'insiste bien sur ce fonds de soutien associatif qui pourrait être mis en place à l'échelle nationale. Il ne faut pas viser uniquement les associations employeuses, il faut viser toutes les associations du club de pêche, du club de pétanque avec uniquement 15 membres jusqu'aux plus grandes associations. Il faut vraiment viser tout le monde et n’oublier personne.
A noter que les associations de Horbourg-Wihr recevront leur courrier les informant de ce fonds de soutien spécifique à compter du 1er mars prochain.
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