Autoportrait

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Autoportrait episodes

  • Kazushi Ono, chef d'orchestre
    Kazushi Ono. Avec un accent sur le premier O, qui fait que son patronyme, au Japon, se prononce tout différemment de celui de Yoko Ono, l’égérie de John Lennon.
    Quand, en 1999, le nom de Kazushi Ono a commencé à circuler à Bruxelles, personne ne connaissait ce chef japonais d’une quarantaine d’années alors en poste comme directeur musical au Baadisches Staatstheater de Karlsruhe. La Monnaie vivait depuis près de dix ans une lune de miel avec Antonio Pappano, et on se disait qu’il ne serait pas facile pour Bernard Foccroulle, alors patron de l’opéra bruxellois, de lui trouver un successeur tout aussi talentueux.
    Avant d’arriver pour la première fois à Bruxelles en 2002, Ono avait aussi été directeur musical de l’Orchestre de Tokyo puis du Philharmonique de Zagreb. Chef symphonique accompli, il était aussi devenu un passionné d’opéra par l’admiration qu’il portait à de chefs comme Wolfgang Sawallisch, dont il avait été l’assistant, ou Giuseppe Patané, qui était pour lui une autre référence absolue.
    Ono a illuminé la Monnaie pendant six saisons et la Monnaie a illuminé Ono, invité dans la foulée au Festival d’Aix-en-Provence puis à celui de Glyndebourne, à Radio-France,  au Théâtre du Châtelet puis à l’Opéra de Paris, au Deutsche Oper de Berlin, à la Scala de Milan ou au Met à New York. A tel point qu’on s’attendait à ce que Peter De Caluwe, succédant en 2007 à Foccroulle à la tête de la Monnaie, allait confirmer Ono. Tel ne fut pas le cas, et c’est un autre Flamand, Serge Dorny, qui eut le nez fin en le recrutant aussitôt comme directeur musical de l’Opéra de Lyon.
    Aujourd’hui, Ono dirige l’Opéra de Tokyo, mais il a aussi retrouvé le chemin de Bruxelles : le Brussels Philharmonic l’a choisi pour succéder en 2023 à Stéphane Denève, et le Japonais enthousiasme le public de Flagey comme il le faisait il y a vingt ans avec le public de la Monnaie. A l’été 2024, ils ont fait ensemble leurs débuts au Concertgebouw d’Amsterdam. Du 27 au 29 septembre, ils se retrouveront pour la Troisième de Mahler, avant des concerts Schoenberg en octobre.
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    31 min
  • Laurence Equilbey, cheffe d'orchestre
    Armand Seguin, chimiste du XVIIIe siècle, est passé à la postérité pour avoir inventé une méthode pour tanner le cuir. Il acheta à l’Ouest de Paris une vaste île sur la Seine à laquelle il laissa son nom, une île qui allait abriter ensuite les usines Renault de Billancourt. Fermées en 1992, démolies une dizaine d’années plus tard, elles ont laissé place aujourd’hui à une formidable salle de musique sphérique aux allures futuristes, la Seine Musicale. Une salle qui abrite l’Insula Orchestra, fondé en 2012 par la cheffe Laurence Equilbey qui s’était déjà fait connaître précédemment par la qualité de son chœur Accentus, qu’elle avait créé vingt ans plus tôt.
    Née le 6 mars 1962 à Paris, Equilbey s’est formée au chant puis à divers instruments avant de commencer sa carrière comme chanteuse de chœur – notamment au sein du fameux Arnold Schönberg Chor de Vienne – puis très vite, de se diriger vers la direction. Après d’être fait connaître et reconnaître dans le répertoire choral – qu’elle a étendu à coup de créations et de transcriptions – elle a gagné peu à peu ses galons de chef symphonique et lyrique, notamment dans le répertoire romantique allemand qui lui est cher, mais aussi dans la défense et l’illustration de compositrices injustement oubliées comme Louise Farrenc, Augusta Holmes ou Emilie Mayer.
    Passionnée d’art contemporain, Equilbey est aussi ouverte aux musiques non classiques d’aujourd’hui ainsi qu’aux technologies nouvelles, qu’elle a souvent utilisées pour des projets novateurs qui cherchent constamment à attirer vers le répertoire classique des publics moins favorisés.
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    33 min
  • Ophélie Gaillard
    C’est bien malgré elle qu’Ophélie Gaillard a fait parler d’elle en 2024. Son violoncelle Goffriler, qui lui avait déjà été volé en 2018 avant d’être retrouvé peu après, lui a nouveau été volé. Heureusement, cette fois encore, mais après quelques longs mois d’angoisse, la police a de nouveau récupéré l’instrument.
    Née à Paris en 1974, Ophélie Gaillard s’est formée au Conservatoire national supérieur de musique de Paris, avec pas moins de trois premiers prix : en musique de chambre, en violoncelle et en violoncelle baroque dans la classe de Christophe Coin. Parallèlement, elle a également obtenu une licence de musicologie à la Sorbonne. D’origine franco-suisse, soeur de la flûtiste Héloïse Gaillard et du psychiatre, écrivain et académicien Raphaël Gaillard, elle est mariée à un ingénieur du son et éditeur de disques belge
    Elue en 2003 "révélation soliste instrumentale" aux Victoires de la musique classique, elle a joué avec Christophe Rousset, Emmanuelle Haïm ou John Eliot Gardiner. Fondatrice et directrice artistique de l’Ensemble Pulcinella, elle se produit autant en soliste qu’en musique de chambre, et son répertoire va du baroque – les suites de Bach notamment – jusqu’au contemporain. Elle enseigne aujourd’hui le violoncelle au conservatoire de Genève
    Enregistré notamment avec Sandrine Piau et Marina Viotti, son dernier disque, publié comme les précédents par le label Aparté, évpque la ville de Naples à l’époque baroque.

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    1 hr 1 min
  • Ophélie Gaillard, violoncelliste
    C’est bien malgré elle qu’Ophélie Gaillard a fait parler d’elle en 2024. Son violoncelle Goffriler, qui lui avait déjà été volé en 2018 avant d’être retrouvé peu après, lui a nouveau été volé. Heureusement, cette fois encore, mais après quelques longs mois d’angoisse, la police a de nouveau récupéré l’instrument.
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    28 min
  • Jérôme Lejeune
    Jérôme Lejeune est un paradoxe apparent. En principe, c’est un homme de l’ombre. Producteur de disques, fondateur de Ricercar, un label indépendant qui dépasse les 500 références qu’il a toutes, amoureusement, pensées et menées à bien, on se dit qu’il doit avoir assez à faire pour passer sa vie dans les studios d’enregistrement. Voire dans les églises qu’il aime transformer en studios parce qu’elles recèlent un orgue exceptionnel, ou simplement pour leur acoustique.
    On sait qu’il joue également de la viole de gambe. Mais pas comme soliste, plutôt comme renfort dans un consort de violes ou un autre ensemble de musique baroque. Né en 1972, il a notamment été un des musiciens du mythique Musica Aurea, un groupe pionnier du mouvement baroqueux en Belgique dans les années 70. Mais, en principe, c’était aussi un rôle de l’ombre.
    Lejeune est encore un passionné de lutherie et d’organologie, capable de faire fabriquer un instrument rare pour l’utiliser dix minutes sur un seul disque, mais aussi de consacrer des disques entiers, voire des coffrets, à l’évolution instrumentale dans une période reculée. Là aussi, pas de quoi s’exposer aux foules.
    Et pourtant, la voix de cet homme de l’ombre, à la fois douce et chaleureuse, est sans doute familière aux auditeurs les plus chevronnés de Musiq3. C’est que Jérôme Lejeune a été une des présentateurs vedettes de notre radio pendant plus de trois décennies, même quand on l’appelait encore le troisième programme. Le matin des baroqueux ou Musique ancienne aujourd’hui, ce furent une voix et une compétence familières en soirée puis, longtemps, les samedis matin.
    Aujourd’hui, Lejeune vit en France, mais le public du festival de Stavelot l’apprécie toujours, présentateur des soirées de concert capable de raconter les œuvres sans les moindres fiches, comme si tous les secrets du répertoire connu et inconnu se trouvaient au fond de sa mémoire.
    Et son label Ricercar aura 45 ans en 2025.

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    1 hr 1 min
  • Ariane Matiakh
    Il y a quelques mois, France Bleu Breizh Izel, la station régionale bretonne de Radio France, avait présenté Ariane Matiakh comme "La cheffe d’orchestre mondialement connue de Guimaëc". C’est que cette cheffe d’orchestre à la réputation bien assise internationalement a effectivement élu son domicile de cœur dans cette petite commune du Finistère, proche de Morlaix. Pourtant, Matiakh n’a aucune ascendance bretonne. Elle est née à Paris le 2 janvier 1980 de parents qui étaient tous les deux chanteurs d’opéra, avec côté paternel une ascendance ukrainienne – d’où son patronyme – et du côté maternel une grand-mère italo-antillaise qui était allée s’installer en Bretagne et qui dut, souvent, garder cette petite-fille qui rêvait de voyager dans les étoiles avant d’en devenir une elle-même.
    Après une éducation musicale traditionnelle – piano et direction – dans un conservatoire régional de la banlieue parisienne, Matiakh est partie se former à Vienne auprès de Leopold Hager, en profitant aussi pour chanter dans le chœur Arnold Schönberg où elle dit avoir énormément appris aussi, notamment avec Nikolaus Harnoncourt. Si elle est régulièrement invitée dans sa France natale, l’essentiel de la carrière de cette parfaite polyglotte s’est fait jusqu’ici en Scandinavie et en Allemagne, avec notamment un poste de directrice musicale à Halle puis, aujourd’hui, comme patronne de la Philharmonie du Wurtemberg basée à Reutlingen, pas loin de Stuttgart.
    Elle a dirigé un peu partout en Europe, tant dans le répertoire symphonique que dans le lyrique, avec notamment des passages à l’Opéra-Comique de Berlin et à celui de Paris, à l’Opéra royal de Stockholm, au Covent Garden de Londres ou encore aux opéras d’Amsterdam, Nice ou Strasbourg.
    Au disque, elle enregistre pour le label autrichien Capriccio, cultivant avec raffinement le sens de la rareté avec notamment à son actif des œuvres de Charles Koechlin, Jean Françaix, Johanna Doderer, Zara Levina, Clara Schumann, Harald Genzmer ou Ernst von Dohnányi. On a vu plus mainstream…
    En ce mois de décembre 2024, Ariane Matiakh est dans la fosse de la Monnaie pour diriger la création mondiale de Fanny and Alexander, opéra de Mikael Karlsson d’après le film éponyme d’Ingmar Bergman. On attend impatiemment la retransmission du spectacle sur Musiq3 et Auvio le 13 décembre.

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    1 hr
  • Ariane Matiakh, cheffe d'orchestre
    Il y a quelques mois, France Bleu Breizh Izel, la station régionale bretonne de Radio France, avait présenté Ariane Matiakh comme "La cheffe d'orchestre mondialement connue de Guimaëc". C’est que cette cheffe d’orchestre à la réputation bien assise internationalement a effectivement élu son domicile de cœur dans cette petite commune du Finistère, proche de Morlaix. Pourtant, Matiakh n’a aucune ascendance bretonne. Elle est née à Paris le 2 janvier 1980 de parents qui étaient tous les deux chanteurs d’opéra, avec côté paternel une ascendance ukrainienne – d’où son patronyme – et du côté maternel une grand-mère italo-antillaise qui était allée s’installer en Bretagne et qui dut, souvent, garder cette petite-fille qui rêvait de voyager dans les étoiles avant d’en devenir une elle-même.
    Après une éducation musicale traditionnelle – piano et direction – dans un conservatoire régional de la banlieue parisienne, Matiakh est partie se formée à Vienne auprès de Leopold Hager, en profitant aussi pour chanter dans le chœur Arnold Schönberg où elle dit avoir énormément appris aussi, notamment avec Nikolaus Harnoncourt. Si elle est régulièrement invitée dans sa France natale, l’essentiel de la carrière de cette parfaite polyglotte s’est fait jusqu’ici en Scandinavie et en Allemagne, avec notamment un poste de directrice musicale à Halle puis, aujourd’hui, comme patronne de la Philharmonie du Wurtemberg basée à Reutlingen, pas loin de Stuttgart.
    Elle a dirigé un peu partout en Europe, tant dans le répertoire symphonique que dans le lyrique, avec notamment des passages à  l’Opéra-Comique de Berlin et à celui de Paris, à l’Opéra royal de Stockholm, au Covent Garden de Londres ou encore aux opéras d’Amsterdam, Nice ou Strasbourg.
    Au disque, elle enregistre pour le label autrichien Capriccio, cultivant avec raffinement le sens de la rareté avec notamment à son actif des œuvres de Charles Koechlin, Jean Françaix, Johanna Doderer, Zara Levina, Clara Schumann,  Harald Genzmer ou Ernst von Dohnányi. On a vu plus mainstream…
    En ce mois de décembre 2024, Ariane Matiakh est dans la fosse de la Monnaie pour diriger la création mondiale de Fanny and Alexander, opéra de Mikael Karlsson d’après le film éponyme d’Ingmar Bergman. On attend impatiemment la retransmission du spectacle sur Musiq3 et Auvio le 13 décembre.
    Merci pour votre écoute.
    Retrouvez également Nicolas Blanmont dans sa "Chronique opéra sur Auvio.be.
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    27 min
  • Thomas Hampson
    Thomas Hampson est un monument. Par sa stature, élevée et élégante, bien sûr, mais aussi par sa voix de baryton lyrique, qui séduit et qui émeut depuis près d’un demi-siècle. Né dans l’Etat de Washington, il a eu pour mentors vocaux Marietta Coyle (une élève de Lotte Lehman), Elisabeth Schwarzkopf, Martial Singher et Horst Günther.
    Depuis quatre décennies, on l’a entendu sur toutes les grandes scènes d’Europe et d’Amérique, dans Mozart, Verdi ou Puccini, dans quelques rôles wagnériens soigneusement choisis ou encore dans Figaro de Rossini, Eugene Oneguine de Tchaïkovski, Mandryka de Strauss ou Wozzeck d’Alban Berg. Mais il n’a jamais reculé devant les répertoires plus rares : Hamlet d’Ambroise Thomas, le Roi Arthus de Chausson et le Roi Roger de Szymanowski, Doktor Faust de Busoni, Mathis der Maler de Hindemith ou de nombreuses oeuvres contemporaines, de Friedrich Cerha à Rufus Wainwright en passant par John Adams – il a été le Nixon de Nixon in China.
    Interprète fétiche de Nikolaus Harnoncourt, il s’est aussi produit  avec James Levine, Riccardo Muti, Claudio Abbado, Wolfgang Sawallisch, Leonard Bernstein et tant d’autres, ainsi qu’avec la plupart des grands metteurs en scène lyriques. Dans la dernière décennie du siècle passé et dans la première de celui-ci, il a été un des chanteurs les plus en vue au Festival de Salzbourg, incarnant notamment Don Giovanni pour Harnoncourt, le père Germont aux côtés d’Anne Netrebko et Rolando Villazon dans la mythique Traviata de Willy Decker, ou encore le Marquis de Posa dans Don Carlos pour Pappano et Stein.
    Hampson est un monument de l’opéra, bien sûr, mais pas seulement : il chante, enregistre et enseigne la mélodie depuis longtemps, forme des jeunes chanteurs dans l’académie de Lieder qu’il anime à Heidelberg et a créé aux Etats-Unis la fondation Hampsong, une organisation philanthropique qui promeut le dialogue et la compréhension interculturels à travers l'art de la poésie mise en musique.
    A partir de ce 1er décembre et jusque Noël, Thomas Hampson sera sur la scène de la Monnaie à Bruxelles pour incarner l’antipathique personnage de l’évêque Vergerus dans la création mondiale de Fanny et Alexandre, opéra de Michael Karlsson tiré du film éponyme d’Ingmar Bergmann.

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    1 hr
  • Nicolas Achten
    Chaque semaine Nicolas Blanmont reçoit un artiste du monde musical pour brosser,
    le temps d'une émission, son autoportrait.
    Présentation : Nicolas Blanmont

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    1 hr
  • Caroline Shaw
    Chaque semaine Nicolas Blanmont reçoit un artiste du monde musical pour brosser,
    le temps d'une émission, son autoportrait.
    Présentation : Nicolas Blanmont

    Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    1 hr 1 min

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Autoportrait est un podcast de Musiq3 qui vous plonge dans l’univers intime des artistes et des personnalités célèbres du monde culturel de la scène belge et internationale de la musique classique. Chaque épisode vous invite à découvrir la vie et le parcours d’une ou d’un compositeur, interprète, metteur en scène ou encore d’un chef d'orchestre, à travers des échanges authentiques dans le cadre d’une interview intimiste où l'invité est au centre.