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Or


Il y a 10 000 ans, 97 % de la biomasse des vertébrés de la Terre était constituée par les animaux sauvages. Aujourd'hui, ils constituent 2 % du même poids total. Les animaux domestiques, dont le bétail, près de 85 %, et les humains 13 %.
Bref, il est souvent question de ce constat tragique, un peu partout et toujours sur les ondes et dans nos journaux, à la télé et sur le web. Pour cette série encore, Baleine sous Gravillon propose un pas de côté, une mise en perspective, pour donner un contexte, des éléments de comparaison, de compréhension.
Cette série vous présente et vous explique en détails les 5 précédentes grandes extinctions de masse. De fait il n’y en a pas que 5, il y en a eu beaucoup plus dans l’histoire de la vie. Mais il y en a 5 majeures, qui ont éradiqué en peu de temps, sur toute la planète, plus de 75% des espèces, dans les océans et ou sur la Terre ferme.
Il y a un avant et un après une GEM. Les fossiles ne sont plus les mêmes avant et après. Après trois épisodes qui vous ont donné le contexte et les outils pour mieux situer chaque grande extinction de masse, nous allons enfin aborder chacun de ces épisodes catastrophiquissimes du passé. Chacun a radicalement changé la donne, rebattu les cartes de la vie…
Sylvie Crasquin est paléontologue, spécialiste des microfossiles, et aussi des extinctions de masse.
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📖Si cet épisode t'a passionné.e, d'autres pépites t'attendent dans le livre de Marc Mortelmans, Nomen, l'origine des noms des espèces (Ulmer 2024).
📖Marc est aussi l'auteur d'En finir avec les idées fausses sur le monde Vivant (Éditions de l'atelier 2024).
🃏Baleine sous Gravillon a créé TerrAnimalia, un jeu de société sur la biodiversité.
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Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Nous avons vu dans les deux épisodes précédents que la vie de la Terre n’est pas un long fleuve tranquille : volcans, climat, météorites rendent la belle bleue méconnaissable d’une ère à l’autre.
La Terre en version jeune adulte change souvent de parures, d’abord dans des habits exclusivement marins, puisque la vie est née dans les océans. À plusieurs moments différents, la vie sort des eaux, et colonise la Terre, par hasard et par nécessité. C’est la terrestrialisation, d’abord des plantes, puis des insectes et enfin des tétrapodes, nos aïeux à 4 pattes.
Cet épisode reprend l’histoire où nous étions arrêtés la dernière fois : que s’est-il passé depuis l’explosion de vie du Cambrien il y a -541 millions d’années ? Depuis le début de ce que les scientifiques appellent le Phanérozoïque, l’âge des fossiles bien visibles ? Que sont concrètement les ère Primaire, Secondaire, Tertiaire ? À quoi ressemblait la faune à chacune de ces époques ? Quand, pourquoi commence ou s’arrête une ère géologique ? Vous l’avez deviné, elles sont justement délimitées par ces grandes extinctions de masse.
Aviez-vous en tête que la vie n’est sortie de l’eau que vers -500 millions d’années, alors que la Terre est 9 fois plus âgée ? Qu’avant cette sortie des eaux que les scientifiques préfèrent appeler la terrestrialisation, la vie est née et a évolué exclusivement dans l’océan, le berceau de la vie. Comment se sont déroulées ces sorties des eaux ?
Sylvie Crasquin est paléontologue, spécialiste des microfossiles, et aussi des extinctions de masse.
Photo ©Nel Botha
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Sylvie Crasquin est paléontologue, spécialiste des microfossiles, et aussi des extinctions de masse.
Avant d’évoquer les grandes extinctions de masse, de les décrire, nous avons d’abord souhaité vous donner une idée des temps géologiques, une idée des différents âges de la Terre, des conventions certes scientifiques qui ont leur logique et leur pertinence.
Dans cet épisode, nous allons parler des 4 éons, l’Hadéen, l’Archéen, le Protérozoïque, et enfin le Phanérozoïque. En clair, nous allons parcourir l’album photo de notre Planète Bleue.
Ces trois premiers éons forment le fameux Précambrien : tout ce qui s’est passé avant 541 millions d’années, avant l’explosion de la vie sur Terre.
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Sylvie Crasquin est paléontologue, spécialiste des microfossiles, et aussi des extinctions de masse. Vous avez sans doute entendu dire, ici ou là, que nous serions actuellement dans la 6e extinction de masse, dans ce fameux anthropocène, où l’activité humaine dérègle le climat.
Avant d’aborder les grandes extinctions du passé, les premiers épisodes de cette série sont faits pour vous donner un contexte, des repères temporels, des notions importantes, pour bien comprendre chacune de ses extinctions.
Des bouleversements catastrophiques mais naturels, qui ont changé la donne, fait bifurquer la vie, rebattu les cartes.
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Des poissons qui craignent l'eau?! qui vivent la plupart du temps en dehors?! Il existent bel et bien!. Certaines espèces de gobies et de blennies sont très agiles hors de l'eau. Elles vivent sur des rochers, où elles trouvent leur nourriture (algues) et où elles sont à l'abri de leurs prédateurs. Car ces poissons nagent relativement mal et lentement. Quand une vague survient, ils la fuient! Blennies et gobies respirent par la peau. Ces poissons n'ont ni vessie natatoire ni poumon au contraire des dipneustes. Ils ont donc une réserve d'eau pour "respirer" dans l'air!
Le lobe supérieur de la queue du Requin renard est souvent plus longue que son corps. Il s'en sert comme un fouet pour assommer des poissons dans des bancs au préalable compactés (fish balls). Son nom anglais "Thresher shark" désigne le fléau, cet outil qui servait autrefois à battre le blé, pour séparer le bon grain de l'ivraie, selon la formule biblique qui trouve d'abord son origine dans cette pratique. Photo: Thomas Alexander
Rémy Falchi est un amoureux des reptiles et des amphibiens. Dans ce dernier épisode de la saga, nous vous présentons les 28 espèces d’anoures françaises: le crapaud commun (Bufo bufo), qui est le plus répandu, son sosie le crapaud calamite, le joli crapaud vert, le rarissime sonneur a ventre jaune avec ses pupilles en forme de cœur, l’alyte accoucheur qui porte sa progéniture sur don dos... Qui connaît la différence entre les grenouilles rieuses, vertes ou de Lessona? Entre la grenouille rousse et la grenouille agile? Entre la rainette verte et sa cousine méridionale? Facile pour certaines, ardu pour d’autres vous allez voir. Et puis il y a ces espèces françaises aussi sublimes que rares: discoglosses avec leur langue circulaire, le pélodyte ou crapaud persillé, le pélobate cultripède, littéralement le pataugeur de vase qui porte des "couteaux" sur ses pattes arrières, des appendices qui lui permettent de s’enterrer, et dont le cri ressemble au gloussement d’une poule. Dans une prochaine vie je serai pélobate cultripède c’est sûr. Photo ©Nicolas Hénon
Rémy Falchi est spécialiste des amphibiens. Ce 3e épisode inaugure le bal, le feu d’artifice final: la présentation des espèces les plus incroyables, les plus remarquables, les grenouilles et les crapauds de tous les records, de celles qui planent à celles dont on fait les fléchettes empoisonnées; de celles qui abritent leurs tétards dans la bouche voire dans l’estomac à celles qui les élèvent dans de minuscules poches d’eau sur des plantes; de celles qui survivent après avoir été congelées en hiver, à celles qui vivent sous terre; de Kermit la grenouille de verre transparente à la grenouille mousse, totalement mimétique; de celles mesurant quelques millimètres aux géantes de 4 kilos; de celles qui sont plates comme une feuille morte à celles qui se font plus gros que le bœuf... Photo: ©Matthieu Berroneau
Rémy Falchi est spécialiste et éleveur de reptiles et d’amphibiens. Il existe 5800 espèces de grenouilles et crapauds, réparties en 50 familles. Vous savez tous que la grenouille n’est pas la femelle du crapaud. Mais saviez-vous que le crapaud n’a pas de dents alors que la grenouille en a? Et que crapauds et grenouilles se distinguent aussi par leur manière de pondre leurs œufs? Les premiers le font en filaments qu'ils déposent au fond de l'eau alors que les secondes déposent des amas d'oeufs à la surface de l'eau ou sous l'eau. Photo: ©Matthieu Berroneau
Rémy Falchi est amoureux des reptiles et des amphibiens. Nous avions déjà fait 4 épisodes sur les serpents, que vous avez plébiscités. Je le retrouve avec plaisir pour vous offrir 4 nouveaux épisodes sur les grenouilles et les crapauds: les anoures. Nos vénérables cousins ont été les premiers vertébrés à quitter le milieu aquatique, il y a 380 millions d’années. Ils occupent une position intermédiaire entre les poissons et les reptiles. D’ailleurs, le mot même d’« amphibien » signifie en grec « à vie double », allusion à leurs modes de vie aquatique et terrestre. La grande majorité des amphibiens actuels retourne à l’eau pour se reproduire. 40% des 8100 espèces d’amphibiens sont menacées d’extinction dans le monde. Photo: ©Frank Canon
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