Bonjour chez vous !

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Bonjour chez vous ! episodes

  • Jean-Michel Blanquer : « Le narcotrafic est une puissance de corruption de l’autorité publique »
    Ancien ministre de l’Éducation nationale et auteur de « Civilisation française », Jean-Michel Blanquer était l’invité de la matinale « Bonjour chez vous ! ». Dans ce livre, il propose un diagnostic sur l’état de la France. Face au péril croissant du narcotrafic en France, Jean-Michel Blanquer alerte : « La France peut devenir un narco-État, comme n’importe quel État, nous n’avons pas un vaccin contre ça. J’ai vécu en Colombie, j’ai travaillé sur l’Amérique latine, et j’ai vu naître ce type de problèmes dans des pays qui ont un État moins solide que le nôtre au départ, mais qui étaient partis de situations comparables. C’est-à-dire le moment où il y a un tellement d’argent en jeu, entre 4 et 10 milliards d’euros par an dans le narcotrafic, que la puissance de corruption crée une gangrène pour l’autorité publique ».À la suite des nombreuses promesses sur la décentralisation, Jean-Michel Blanquer considère que « le fait d’avoir une ville-monde comme Paris, a des aspects positifs pour la France. Quand vous êtes la capitale mondiale de la mode, vous avez des ateliers de maroquinerie qui se développent sur le territoire, l’industrie du luxe qui bénéficie aux villes et villages. Il y a de bons aspects dans la métropolisation, mais ce doit être au bénéfice du reste du territoire. Je parle beaucoup de l’axe Le Havre-Paris, dans notre histoire nous sommes passés à côté de notre gigantesque potentiel maritime. Nous sommes la première façade maritime européenne, or nous ne sommes pas du tout les premiers ports européens ».

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    23 min
  • Budget : l’absence de vote met-elle la France « en péril » ?
    Le Premier ministre a alerté sur « l’absence de budget » qui serait « un péril pour la France ». Dans l’Hémicycle de l’Assemblée nationale, les débats se poursuivent encore jusqu’au lundi 24 novembre, avec encore près de 1.500 amendements à discuter. Après un week-end de pause, les députés du socle gouvernemental sont accusés par les oppositions de ralentir volontairement les votes, avec de très nombreux amendements déposés. Le vote du Parlement sur le budget aura-t-il lieu ?Pour Aurore Malval, grand reporter politique pour Marianne : « Tout est possible pour qu’au bout du chemin le budget passe. Sébastien Lecornu rejette pour le moment les instruments à sa disposition : les ordonnances, qui n’ont jamais été utilisées pour le budget, et le 49.3, qui est un outil de brutalisation qui a été dévoyé par les gouvernements successifs pour simplement éviter le débat à l’Assemblée nationale. Peut-être que Sébastien Lecornu devra se résoudre à leur usage ».Pour Antoine Oberdorff, journaliste politique à L’Opinion : « Au regard du grand bazar budgétaire qu’on a vécu à l’Assemblée nationale, il serait temps de sonner le tocsin. Sébastien Lecornu, au début de l’examen budgétaire, avait déjà donné une marge supplémentaire. On était partis de 4,6% de déficit, il avait desserré l’étau à 5% de déficit. Mais au fur et à mesure que les débats avancent, qu’une taxe succède à une autre, qu’au contraire, des économies soient supprimées, le compromis pourrait se faire sur le dos du déficit ».

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    34 min
  • L'intégrale du mardi 18 novembre
    Au programme de cette édition : L’absence de budget est décrite comme un péril pour la France, alerte formulée par Sébastien Lecornu devant les entrepreneurs lors du sommet "Choose France". La question demeure : cette stratégie permet-elle de convaincre les parlementaires et d’aboutir à un vote ? Débat avec Antoine Oberdorff et Aurore Malval.L’Entretien : l’ancien ministre Jean-Michel Blanquer publie "Civilisation française", un ouvrage dans lequel il expose sa vision des enjeux politiques, culturels et démocratiques. Il en décrit les fondements et les leviers pour répondre aux défis du pays.Face à la pénurie de médicaments, le Sénat défend un plan européen destiné à renforcer l’autonomie sanitaire et à sécuriser la production. Une proposition de résolution, portée notamment par le sénateur (Place Publique) de Paris, Bernard Jomier, en précise les objectifs et les moyens.A la une de nos régions : Le tribunal administratif de Strasbourg valide la liquidation de plusieurs sites de l’aciérie Novasco, entraînant la suppression de 550 emplois. Seul le site de Dunkerque poursuit son activité, tandis que le bassin industriel de Saint-Étienne fait face à un choc social majeur.

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    1 hr 29 min
  • Audrey Bélim : « Le texte sur la vie chère en outre-mer n’impacte pas les tickets de caisse »
    Le Sénat a récemment adopté un texte pour lutter contre la « vie chère » en outre-mer, face à la flambée des prix : 40% plus élevés en moyenne que sur le territoire métropolitain. Le texte vise par différents ajustements techniques une baisse de 20% des prix. Une mesure jugée insuffisante par les sénateurs ultramarins.Pour Audrey Bélim, sénatrice (PS) de la Réunion : « Le texte sur la vie chère en outre-mer a le mérite de venir cranter la problématique de la vie chère dans nos territoires. Chose qui n’était jamais arrivée jusqu’alors. Symboliquement, c’est très important pour nous, parce que cela fait longtemps qu’on le dénonce. Mais le texte aurait mieux fait de s’appeler ‘loi relative à la structuration économique des territoires insulaires’. Parce qu’il est extrêmement technique, on parle de frais d’approche, de reventes à perte, et ce qui est attendu des ultramarins, c’est juste un impact sur les tickets de caisse. Or, les mesures présentées ne viennent pas impacter les tickets de caisse, bien au contraire ».Audrey Bélim est également revenue sur l’ampleur que prend le narcotrafic en outre-mer : « Nos territoires ultramarins, dans les bassins où ils sont positionnés, sont stratégiques. Les narcotrafiquants cherchent à contourner les contrôles. Donc ils utilisent ces emplacements stratégiques pour pouvoir alimenter l’Europe. Les Antilles sont devenues des zones d’impact impressionnantes. La Guyane est une zone de transit, et la Réunion également, même si ce n’est pas encore un hub international du narcotrafic. Mais il y a de plus en plus d’entrées d’héroïne, de cocaïne, de drogues de synthèse, des choses que nous ne voyions pas auparavant ».

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    26 min
  • David Lisnard : « Il y a eu 40 démissions de maires par mois sur ce mandat municipal »
    Du 18 au 20 novembre 2025 se tient le Congrès des maires et des présidents d’intercommunalité de France à Paris. Le président de l’Association des Maires de France, David Lisnard, maire (Nouvelle Énergie) de Cannes était l’invité de la matinale « Bonjour chez vous ! » pour alerter sur la situation des maires aujourd’hui dans le contexte budgétaire.Pour David Lisnard : « Il y a chez les maires de l’exaspération du fait que cela fait des années que nous alertons sur la montée de l’impuissance publique. On est dans une crise de la démocratie aujourd’hui. L’enjeu est de démontrer que la démocratie est plus efficace que les régimes autoritaires. Et on voit que la gangrène fiscale et normative nous plombe dans l’action. Tout est plus long, cher, coûteux et complexe. Les maires qui ont résisté à ce mandat sont costauds. Il y a eu 40 démissions de maires par mois, c’est quatre fois plus, qu’il y a vingt ans. Ceux qui ont tenu ont surmonté la fin des gilets jaunes, le COVID, l’inflation sur les prix alimentaires, avec, parallèlement, l’État qui nous prenait de l’argent. Donc il y a une forme d’exaspération, mais aussi une forme de détermination ».David Lisnard a alerté longuement sur le risque de pérennisation d’un « système de corruption généralisé » via les narcotrafics, avec un risque d’ingérence notamment dans les municipales : « Le sujet du narcotrafic doit être traité tous azimuts, et nous en sommes très loin. La loi narcotrafic, qui suivait un débat du congrès des maires il y a un an, est une bonne loi, mais comme toujours en France on crée un cadre juridique mais il faut ensuite l’exécuter. L’histoire du monde montre que les mafias naissent toujours lorsque l’État s’effondre. Et notre État - qui est le plus consommateur au monde, d’argent, de prélèvements obligatoires, d’impôts et de charges – paradoxalement, a considérablement diminué sa part régalienne depuis une dizaine d’années. Et quand l’État n’est plus là pour veiller à l’ordre, ce sont d’autres groupes qui mettent en place un ordre ».

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    25 min
  • L'intégrale du lundi 17 novembre
    Au programme de cette édition : À l’approche des élections municipales, les maires de France se retrouvent en Congrès pour faire entendre leurs priorités. Quel est leur état d’esprit ? Qu’attendent-ils de l’État, notamment sur le terrain budgétaire et financier ? Entretien avec David Lisnard, président de l’Association des maires de France.Vu du sénat, focus sur la Journée des Outre-mer, moment fort du Congrès : vie chère, logement, accès aux services publics… Les réponses apportées aux territoires ultramarins sont-elles à la hauteur des besoins ? Réponse avec notre invitée la sénatrice (PS) de La Réunion Audrey Bélim.Puis, dans le débat du jour : les municipales sont-elles encore une élection locale ou sont-elles devenues, plus que jamais, un scrutin à portée nationale ? Débat avec nos éditorialistes Yves Thréard et Mathieu Souquière.Enfin, dans l'Info dans nos régions, gros plan sur une préoccupation majeure des Français : la sécurité. Exemple à Saint-Avertin, près de Tours, où la municipalité propose une subvention pour encourager les habitants à s’équiper en systèmes d’alarme.

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    1 hr 29 min
  • Budget : une semaine pour sortir de l’impasse
    Les députés de l’Assemblée nationale ont jusqu’au dimanche 23 novembre minuit pour examiner l’ensemble des amendements déposés pour la partie recettes du projet de loi de finances. Avec encore 1.500 amendements à traiter, le socle du gouvernement (à l’origine de nombreux amendements) est accusé de jouer la montre pour pouvoir passer le budget par ordonnances.Pour Yves Thréard, directeur adjoint de la rédaction du Figaro : « Ce qu’il s’est passé ce week-end est étonnant. Ils ont décidé au Parlement de ne pas siéger, ce qui fait prendre du retard dans l’examen du budget. Est-ce qu’ils auront fini dans les temps ? Le gouvernement ne donne pas l’impression de vouloir aller jusqu’au bout. Cela peut être interprété comme une tactique politique, et je ne suis pas loin de le penser. Le gouvernement pourra alors passer le budget par ordonnances, ça leur évitera des déconvenues et leur permettra de faire passer un budget qui soit conforme à leurs vœux ».Pour Mathieu Souquière, essayiste politique : « Il y a pour Sébastien Lecornu, soit une impasse politique, soit une impasse budgétaire. L’impasse politique : il n’arrive pas à aller au bout et à faire adopter un budget. L’impasse budgétaire : pour faire adopter un budget, le coût politique est très élevé (…). Donc de toute façon son équation est extrêmement complexe. Mais il n’y a pas d’autre issue. S’il y a temporisation du gouvernement et usage des ordonnances, Sébastien Lecornu saute avec une motion de censure ».

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    32 min
  • Raphaël Daubet : « Les départements ruraux subissent directement la désertification médicale »
    Les élections municipales de mars 2026 approchent et se matérialisent de plus en plus comme la prochaine échéance politique. Selon les chiffres de l’AMF (Association des Maires de France), 6 maires sur 10 souhaiteraient présenter à nouveau leur candidature, un chiffre en hausse par rapport aux élections de 2020, et malgré une hausse constatée des violences qu’ils subissent.Raphaël Daubet sénateur (centriste, RDSE) du Lot, se réjouit « de voir que l’engagement local a toujours cette vigueur. J’ai été maire pendant des années, c’est passionnant, mais très difficile. Les maires sont sortis essorés de ce mandat, entre la crise sanitaire et le reste. Ils ont le sentiment de ne pas avoir eu les moyens financiers et humains dont ils auraient eu besoin pour leur action publique. Et en même temps, on met sur leurs épaules beaucoup de responsabilités. Ils sont les derniers piliers de la République et ils bénéficient d’une forme de légitimité et de crédibilité dans la société que les autres élus ont perdu, y compris les parlementaires, dont je suis ».Ancien dentiste, Raphaël Daubet a proposé au Sénat une loi pour la création d’un nouveau métier en soins dentaires, notamment pour libérer l’accès aux rendez-vous : « Les départements ruraux subissent une érosion de leurs effectifs, une sorte de désertification médicale. J’ai vu des salles d’attente pleines à craquer, j’ai vu des rendez-vous qu’on ne peut pas honorer parce que le téléphone sonne en permanence. Je sais la difficulté pour les professionnels de la santé d’assumer cela, et pour nos concitoyens surtout d’obtenir un rendez-vous. Je ne pense pas que cette proposition de loi règlera ce problème, mais elle le solutionnera en partie ».

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    26 min
  • Le difficile entretien des routes pour les départements
    Un des nombreux enjeux financiers pour les départements est l’entretien du réseau routier des départementales. Avec le contexte économique et les efforts demandés à l’échelon local, de nombreux départements seraient contraints de diminuer l’enveloppe dédiée à l’entretien routier. En outre-mer, notamment en Mayenne, l’entretien des routes est directement menacé, faute de budget.Pour Nicolas Lacroix, président (LR) du département de la Haute-Marne et président du groupe droite-centre-indépendants à l’ADF : « Il y a le danger que l’on ne puisse plus entretenir notre réseau de routes départementales. Réseau fréquenté par 80% des Français, notamment dans leurs mobilités du quotidien. Nos départements vont de voir faire des choix, certains ont déjà commencé à réduire l’entretien sur nos routes. On parle de routes, mais il faut aussi parler d’ouvrages d’art, de ponts, qui sont des investissements conséquents ».Pour Stéphane Troussel, président (PS) du département de la Seine Saint-Denis : « C’est non seulement une difficulté pour l’entretien quotidien, mais aussi pour transformer nos routes. Par exemple, dans un département urbain comme le mien, il faut désormais assurer l’intermodalité, il faut que nos routes soient davantage végétalisées. Dans mon département, j’ai des routes en environnement urbain dense, donc il faut y insérer des sites pour les bus, il faut des pistes cyclables, il faut élargir les trottoirs. La transformation écologique de nos routes, elle a un coût. Donc il faut investir massivement ».

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    29 min
  • L'intégrale du vendredi 14 novembre 2025
    Au programme de cette édition en partie délocalisée à Albi au congrès des assises des Départements de France : qu’attendent les Présidents de départements du discours du Premier Ministre alors qu’ils alertent sur leurs difficultés financières ? On posera la question à François Sauvadet, président des Départements de France puis deux présidents de départements débattront.Nous recevrons également Raphaël Daubet, sénateur RDSE du Lot, nous reviendrons avec lui sur les commémorations des attentats de 2015. Qu'a-t-il retenu des cérémonies? Dix ans après, qu'est-ce qui a changé et qu'en est-il de la menace terroriste alors que le ministre de l’Intérieur cette semaine au Sénat parlait d’une menace endogène et des personnes radicalisées de plus en plus jeunes ?

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    1 hr 28 min

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“Bonjour Chez Vous !”, c’est le rendez-vous politique matinal présenté par Oriane Mancini, entre 7h30 et 9h. Chaque matin, un invité politique sur un format long de 20 minutes, en partenariat avec la…