Bonjour chez vous !

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Bonjour chez vous ! episodes

  • Shein suspendu en France : faut-il aller plus loin ?
    L’ouverture d’une boutique Shein dans le grand centre commercial parisien, le BHV, crée la polémique en France. L’entreprise chinoise est décriée entre autres pour la vente d’armes ou de poupées sexuelles à caractère pédopornographique. Une grande opération de contrôle par les douanes a été lancée par le gouvernement. Des dizaines de produits ouverts seraient non conformes aux réglementations européennes. Le gouvernement menace Shein de sanctions financières. Plusieurs actions en justice ont été lancées contre l’entreprise, et la France réclame en plus des sanctions au niveau européen.Pour Arnaud Benedetti, éditorialiste politique et professeur à l’université Panthéon-Sorbonne : « Shein c’est la mondialisation, la globalisation. Il est tout à fait légitime que le gouvernement français réagisse lorsqu’on ne respecte pas un certain nombre de normes face à une plateforme qui commercialise des produits qui sont scandaleux. Après la réponse ne peut pas être que française, elle doit aussi être européenne. Après il y a un autre sujet : c’est aussi le comportement des consommateurs, car les Français, et ce ne sont pas les seuls, utilisent ces plateformes ».Pour Bérengère Bonte, journaliste politique : « C’est un grand exercice de communication de la part du gouvernement, et la riposte politique pose beaucoup de questions. Quand on entend le ministre de l’Économie Roland Lescure dire ‘la prochaine fois notre bras ne tremblera pas’, mais pourquoi on attend la prochaine fois ? Il y a des produits dangereux, comme ces poupées et ces armes, mais derrière il y a aussi le milieu de la fast-fashion, c’est beaucoup de gaz à effet de serre, c’est du plastique dans les océans, c’est toutes sortes de dangers environnementaux, et tout ça on l’a complètement laissé de côté. Et maintenant qu’il y a une boutique en plein Paris ça commence à faire mauvais genre, donc on va faire quelque chose contre Shein ».

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    36 min
  • L'intégrale du vendredi 7 novembre
    Au programme de cette édition : cap sur un affrontement qui dépasse les frontières : l’État français peut-il réellement tenir tête à Shein ? Contrôles renforcés sur les colis, appel à une riposte européenne, engagement affiché de la plateforme chinoise à respecter les règles…S’agit-il d’une reprise en main ou d’une bataille symbolique face à la logique du low-cost mondialisé ? Décryptage avec Arnaud Benedetti et Bérengère Bonte.Dans L’Entretien, nous donnons la parole à François-Xavier Ménage. Depuis plusieurs années, il traverse les territoires en marge, à la rencontre de celles et ceux qui se sentent oubliés du débat public. Il en tire le récit d’un pays fracturé, où les colères silencieuses forment une autre histoire nationale.Au Sénat : La question de la probité démocratique est au cœur des débats, avec la création d’un répertoire national des personnes inéligibles. Un outil pensé pour clarifier le jeu électoral et restaurer la confiance dans la représentation politique. Nous en parlons avec la sénatrice Sophie Briante-Guillemont, à l’initiative de ce texte.Enfin, à la une de nos régions, et plus précisément Brive, où se tient l’une des plus grandes foires littéraires de France. La 43e édition de la Foire du Livre de Brive s'ouvre ce vendredi. Jusqu'à dimanche, 400 auteurs sont attendus et 80.000 visiteurs pour un chiffre d'affaire qui a dépassé le million d'euros l'année dernière. Les retombées touchent toute la ville à commencer par les commerçants du centre.

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    1 hr 29 min
  • Sophie Briante Guillemont : « Il y avait 50 peines d’inéligibilité par an, maintenant c’est 6500 »
    Suite à l’annulation d’élections anticipées avec des candidats arrivés au second tour - malgré leur condamnation par la justice à une peine d’inéligibilité - la sénatrice Sophie Briante Guillemont a proposé un texte de loi pour centraliser l’ensemble des fichiers de personnes déclarées inéligibles. Un texte approuvé de manière transpartisane mais sur lequel le gouvernement s’est abstenu.Pour Sophie Briante Guillemont, sénatrice (RDSE, centriste) représentant les Français de l’étranger : « Avant la loi de confiance sur la vie publique de 2017, il n’y avait environ que 50 peines d’inéligibilité prononcées par an. Maintenant on est montés à 6.500. Et ce n’est prononcé que dans 42% des cas, c’est-à-dire que pour le reste, le juge pénal devrait prononcer l’inéligibilité mais ne le fait pas, pour des motifs variables. Le fait que le gouvernement n’ait pas soutenu politiquement ce texte est inexplicable. La ministre était dans la caricature du ‘en même temps’, en disant être pour puis en s’abstenant. Je pense qu’il y a une sorte de guerre entre administrations, entre l’Intérieur et la Justice, pour savoir qui va s’occuper de ce fichier ».Sophie Briante Guillemont est également revenue sur la polémique autour du magasin chinois Shein depuis l’ouverture d’un magasin en plein Paris : « L’œil médiatique est sur Shein. L’entreprise clame respecter la loi française mais elle ne va pas dire le contraire. Il y a toute une opération de communication de leur part. Elle a pris des engagements, mais on n’en serait pas à des sanctions si l’on était certain qu’elle faisait ce qu’elle dit. La France ne remportera pas seule ce bras de fer face à Shein. C’est pour ça que la procédure devant la Commission européenne est fondamentale. En tout cas on voit une opposition forte à ce sujet, et c’est aussi la responsabilité de BHV d’avoir choisi Shein comme partenaire ».

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    27 min
  • Olivier Cadic : « La Roumanie, la Bulgarie et la Serbie sont le laboratoire de la Russie »
    Quels sont les risques d’ingérences étrangères sur les élections en France ? Une question au cœur d’une table ronde ce mercredi au Sénat. Pour Olivier Cadic, sénateur (Union Centriste) représentant les Français de l’étranger, « en manipulant bien les réseaux sociaux on arrive à avoir des résultats qui ne sont pas ceux qui auraient pu être, si vraiment la démocratie s’était exercée sereinement. La France, comme tous les autres pays, est victime d’ingérences étrangères extérieures. Taïwan est le laboratoire de la Chine. La Roumanie, la Bulgarie et la Serbie sont le laboratoire de la Russie. Et on voit chez nous se développer des choses qui sont testées ailleurs (…). On voit ce que ces puissances étrangères sont capables de faire en soutenant les extrêmes pour polariser le débat ».Également vice-président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, Olivier Cadic affirme que : « La Russie considère que les démocraties sont faibles. Et c’est justement l’enjeu, de se battre pour continuer à vivre dans un monde démocratique. Nous subissons la désinformation, le sabotage, une guerre hybride, les cyber-attaques, on a affaire à quelqu’un qui est déjà en guerre avec nous. Le problème c’est qu’en démocratie on ne se fait pas élire pour faire la guerre. Il faut faire comprendre qu’il est indispensable qu’on augmente notre budget de défense ».

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    26 min
  • Carole Delga : « Le nouvel acte de décentralisation est indispensable »
    Public Sénat et sa matinale « Bonjour chez vous ! » organisent une émission spéciale, ce mardi 6 novembre pour couvrir en direct le 21e Congrès des Régions de France, qui se tient dans le Palais des Congrès de Versailles. Avec le contexte budgétaire actuel, le gouvernement demande pour le moment 4,6 milliards d’efforts de réduction des dépenses aux collectivités territoriales. Le Sénat et les présidents de régions tentent de négocier un effort de 2 milliards, comme l’année dernière.Pour Carole Delga, présidente (PS) de la région Occitanie et présidente des régions de France, « les présidents de région font partie de l’équipe France et nous voulons participer au redressement de notre pays. En priorité, nous demandons à Sébastien Lecornu les moyens d’agir pour les régions et les collectivités de manière générale. Nous avons une crise institutionnelle, nous avons une crise budgétaire, en plus une crise climatique mondiale, nous n’allons pas rajouter une crise territoriale ».Carole Delga a insisté sur la nécessité pour Emmanuel Macron de tenir sa promesse de décentralisation de 2017 : « Le nouvel acte de décentralisation est indispensable. La France se trouve, en 2025, dans une situation beaucoup plus préoccupante qu’en 2017. Pourquoi on a besoin de donner plus de pouvoir localement ? Pour répondre à la crise institutionnelle. Les Français n’ont plus confiance dans le pouvoir politique, parce qu’ils pensent que les politiques ne connaissent pas leurs difficultés de vie. En donnant plus de pouvoirs à toutes les collectivités, nous avons la capacité à nous adapter à la réalité et à être réactifs aux besoins des Français ».

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    23 min
  • Sauver l’industrie : quel rôle pour les régions ?
    L’entreprise Duralex est sauvée de la faillite après une récolte de dons et de promesses d’investissement de 19 millions d’euros en 24 heures. La région Centre-Val de Loire a participé à ce refinancement à l’aide d’un prêt à la hauteur de 1 million d’euros. Pour les présidents de région, ce geste est un autre exemple qui vient justifier le rôle des régions dans l’investissement industriel à l’échelle locale. Le sujet est au cœur du 21 congrès des régions de France à Versailles.François Bonneau, président (PS) de la région Centre-Val de Loire, analyse l’engouement autour de la renaissance de Duralex : « Depuis que nous avons soutenu la relance de Duralex, il y a autour de cette entreprise, autour de produits qui font partie de nos vies, un engagement extraordinaire, au niveau citoyen, au niveau des régions, au niveau national. Cela veut dire que les Français croient et aiment notre industrie. Qu’ils ont véritablement envie d’un patriotisme, d’une souveraineté industrielle ».Pour Franck Leroy, président (Divers Droite) du conseil régional du Grand Est : « La réindustrialisation est un engagement que nous avons tous pris. On pensait dans les années 80-90 que l’Europe pourrait se passer d’ateliers de production, qu’on pourrait envoyer ça en Chine ou ailleurs, et qu’on pourrait simplement garder les cols blancs chez nous. C’était une erreur monumentale. Il n’y a pas de souveraineté européenne ou de souveraineté française sans une industrie ancrée dans ses territoires ».

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    32 min
  • L'intégrale du jeudi 6 novembre
    Dans cette émission, nous interrogeons d’abord la capacité de la France à protéger ses élections. Face aux ingérences étrangères, comment garantir l’intégrité du scrutin et la confiance démocratique ? Le sénateur centriste Olivier Cadic, représentant des Français établis hors de France, nous en parle.Puis, nous prenons la direction du Congrès des Régions de France, à Versailles, où se joue une autre bataille : celle de la répartition du pouvoir entre l’État et les territoires. Décentralisation, finances publiques, responsabilités locales : qui décide, et à quelles conditions ? Nous parlerons de ces enjeux avec Carole Delga, présidente de la région Occitanie et présidente de Régions de France, avant de retrouver plusieurs présidents de région pour un échange sur le rapport de force avec l’exécutif.

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    1 hr 29 min
  • Marc-Philippe Daubresse : « Les ordonnances feront des débats sur ce budget une vaste pantalonnade »
    Le vote du budget est mis sur pause à l’Assemblée nationale les députés ayant entamé l’examen des amendements sur le budget de la Sécurité sociale. Marc-Philippe Daubresse, sénateur (LR) du Nord et vice-président de la commission des lois constitutionnelles est « sidéré par l’information que l’on donne en laissant l’impression que tout ce qui a été voté, notamment les folies fiscales, restera dans le budget. (…) Supposons que le budget soit voté : il arrive au Sénat. Nous avons travaillé, nous avons un contre-budget à l’opposé de ce qui a été voté la semaine dernière. Donc ce budget ressortira du Sénat profondément transformé ou il n’ira pas à son terme. Et dans ce deuxième cas, on reprendra la copie initiale du gouvernement, avec éventuellement quelques amendements dedans, et tout ça n’aura été qu’une vaste pantalonnade ».Co-auteur du rapport parlementaire sur la relance de l’investissement locatif du 30 juin 2025, Marc-Philippe Daubresse est également revenu sur « une crise du logement historique et sans précédent. J’ai été ministre il y a quelques années, on en sortait d’une crise, mais elle n’était pas aussi violente. Là elle touche tous les segments : le neuf et l’ancien, le locatif et l’accession à la propriété, donc on doit à la fois agir sur la demande, notamment les taux d’intérêts trop élevés et agir sur l’offre, et pour que les gens aient envie d’investir dans la pierre, il faut que le statut de bailleur privé soit attractif, avec une déduction fiscale plus importante sur les loyers qu’il reçoit ».

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    24 min
  • Sébastien Martin : « Sur l’automobile électrique, il nous faut un Made in Europe »
    Avec le mouvement de désindustrialisation amorcé dans les années 1970, les thématiques de « souveraineté » et de « réindustrialisation » sont revenues dans le discours politique. Pour Sébastien Martin, ministre délégué chargé de l’Industrie : « La désindustrialisation de la France a baissé les salaires des Français. Forcément car en moyenne, l’industrie paye entre 25 et 30% plus que les métiers de service. Quand vous réduisez la part de l’industrie, vous réduisez quelque part les salaires, avec moins de gens qui bénéficient de salaires plus intéressants. C’est donc une question de pouvoir d’achat, et quand les gens sont mieux payés ils ont moins envie d’acheter du Shein, et on devient ensuite moins dépendants de la Chine : tout est lié ».Sébastien Martin et le ministre de l’Économie Roland Lescure étaient ce mardi 4 novembre à la Cité des sciences et de l’industrie à Paris pour réunir les différents acteurs industriels du secteur automobile. Une norme européenne inquiète, fixée sur 2035 après un premier décalage : l’interdiction de vendre des voitures thermiques. Pour Sébastien Martin : « L’horizon 2035 il y a deux manières de le voir. On peut dire que c’est un totem, on n’y touche pas et c’est 100% de véhicules électriques. La France elle dit être prête à ‘des flexibilités sur 2035’, et à voir dans quelles dispositions elle peut avoir une part importante de véhicules électriques et pourquoi pas d’autres technologies à côté en complément. Mais à la condition que l’on continue à produire ces véhicules, et que tous leurs composants soient made in Europe ».

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    22 min
  • Détenus depuis 3 ans en Iran, Cécile Kholer et Jacques Paris libérés
    Après 1277 jours d’incarcération dans la prison d’Evin en Iran, Cécile Kholer et Jacques Paris ont obtenu une « libération conditionnelle » et se sont entretenus avec le président de la République par visioconférence. Ils avaient été arrêtés pour « espionnage » par la République islamique d’Iran, qui avait obtenu de Cécile Kholer des « aveux » forcés sur les raisons de sa présence en Iran. Les deux prisonniers français ont ensuite été maintenus en prison.Pour Françoise Degois, éditorialiste politique : « Pour une fois il y a des bonnes nouvelles, en tant que grand reporter on connaît bien la diplomatie française. Alors il est vrai que l’on a tendance à se moquer de la diplomatie française, mais la réalité c’est qu’on a un réseau diplomatique absolument hors norme, probablement l’un des plus beaux du monde, avec des ambassadeurs extrêmement rôdés, contrairement à la carricature que l’on peut en faire ».Pour Michael Darmon, éditorialiste politique chez i24NEWS : « Cette libération c’est l’aboutissement du travail de la diplomatie, adossée au service de renseignements, chapeautés par des discussions qui ont eu lieu au niveau présidentiel. On a tous tendance, et c’est normal, à critiquer un pouvoir lorsqu’il met du temps à faire sortir des otages. Mais il y a ce travail de l’ombre qui existe. Mais c’est aussi que les dictatures n’aiment pas le bruit, elles préfèrent le silence, et peut-être que ça a joué aussi ».

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    27 min

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“Bonjour Chez Vous !”, c’est le rendez-vous politique matinal présenté par Oriane Mancini, entre 7h30 et 9h. Chaque matin, un invité politique sur un format long de 20 minutes, en partenariat avec la…