Bonjour chez vous !

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Bonjour chez vous ! episodes

  • Nathalie Goulet : « Le budget est dans une incertitude totale, il nous faudrait un bon astrologue »
    Ce mardi 4 novembre était supposé se jouer le vote à l’Assemblée nationale du texte budgétaire de l’État (PLF). Cependant, avec plusieurs milliers d’amendements encore à examiner, le débat a été suspendu pour entamer l’examen du PLFSS, le budget de la Sécurité sociale. Pour Nathalie Goulet, sénatrice (Union Centriste) de l’Orne : « Nous sommes dans une incertitude totale, il nous faudrait un bon astrologue ou une bonne voyante pour nous éclairer sur l’avenir de ce budget. Nous sommes dans une République du chantage permanent, où chacun fait son marché en menaçant de censurer le gouvernement si l’on n’accepte pas ses dispositions. Dans tous les cas le Sénat retravaillera son propre budget ».Membre de la commission des finances et à l’origine de nombreux rapports sur la fraude fiscale, Nathalie Goulet déplore que les débats sur le budget l’obligent à simplifier sa proposition de loi pour lutter contre le blanchiment d’argent : « On parle d’estimations de 38 à 50 milliards d’euros d’argent blanchi. Avec 2% de recouvrement, je ne vois pas de quoi pavoiser. Donc ‘tout va bien, circulez il n’y a rien à voir’, moi je ne suis pas d’accord. Le blanchiment d’argent et le crime organisé sont les frères siamois de la fraude. Les criminels sont opportunistes et pluridisciplinaires : ils font de la drogue, de la contrefaçon, du trafic d’or, de bijoux, de migrants, tout ça dans le même circuit de criminalité. Il faut donc être beaucoup plus cohérents dans la lutte contre la fraude ».

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    28 min
  • François-Xavier Bellamy : « Aux élections municipales, il faut tout faire pour sortir la gauche »
    Dans le cadre des milliers d’amendements du volet « recettes » du budget de l’État, les propositions d’impôts, de taxes et de subventions se multiplient à l’Assemblée nationale. Pour le parti Les Républicains, c’est la ligne rouge : c’est à l’État de faire des économies sur son train de vie. François-Xavier Bellamy, député européen et vice-président exécutif des Républicains, était l’invité de « Bonjour chez vous ! » pour défendre cette ligne. Pour lui, « il faut qu’un budget soit voté mais un budget avec moins d’impôts. Ce qui se joue aujourd’hui à l’Assemblée nationale c’est la résistance désespérée de nos collègues Les Républicains contre la folie fiscale qui est en train de s’emparer de la représentation nationale. En quelques jours nous avons vu se multiplier les impôts, les taxes créées de toutes parts, chaque fois avec les meilleurs intentions du monde, mais l’enfer est pavé de bonnes intentions. Et l’enfer fiscal français en l’occurrence est en train de s’aggraver de manière très dangereuse pour l’avenir de notre pays ».Le député européen est également revenu sur la prochaine échéance électorale, les municipales, où Les Républicains soutiennent dans certaines villes des candidats Renaissance : « Nous avons un seul objectif dans ces élections, c’est de tout faire pour sortir la gauche. On pourrait parler de ces villes conquises par la gauche en 2020, et qui ont été tellement abîmées : Lyon, Grenoble, Bordeaux, Strasbourg, Nantes. Nantes, que je connais bien, où il faisait bon vivre qui est devenue une catastrophe du point de vue de l’insécurité, avec un délitement économique… Ces villes, il faut les sauver ».

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    24 min
  • Budget 2026 : un accord est-il possible ?
    Après le texte budgétaire de l’État (PLF), c’est au tour du texte budgétaire de la Sécurité sociale (PLFSS) de rentrer dans l’arène de l’Hémicycle ce mardi 4 novembre. La ministre chargée des Comptes publics, Amélie de Montchalin s’engage à transmettre au Sénat le texte amendé par l’Assemblée nationale malgré l’absence de vote. Cela suffira-t-il comme gage pour trouver un accord sur le budget ?Pour Anna Pic, député (PS) de la Manche : « Il faut aller au bout de ce débat. Les Français ne comprendraient pas que nous passions tout ce temps à discuter de choses en ayant le sentiment que nous faisions exprès de le faire durer. Néanmoins, nous ne sommes pas parvenus aujourd’hui à quelque chose de satisfaisant. Il nous faut nous fixer l’objectif d’avancer et d’aboutir dans les temps ».Pour Thomas Ménagé, député (RN) du Loiret : « Il reste plus de 2.000 amendements, le vote devait être aujourd’hui, ce mardi 4 novembre, il est reporté pour que l’on commence à étudier le projet de loi de la Sécurité sociale. Vraisemblablement, on ne voit pas comment on va tenir les délais. Sauf grande surprise, le Rassemblement National s’opposera à ce budget, et le gouvernement devra recourir à des ordonnances ou à une loi spéciale ».Jean-François Husson, sénateur (LR) de Meurthe-et-Moselle et rapporteur général de la commission des finances, « admet sa perplexité ». Pour lui : « Les Français ne doivent plus y comprendre grand-chose. Je respecte le choix du Premier ministre d’ouvrir la discussion à 360°, mais je ne comprends toujours pas comment on décide de mettre de côté les règles constitutionnelles, comme le 49.3 ou d’autres modalités de travail, qui ont été imaginées sur les décombres de la IVe République ».

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    33 min
  • Christine Lavarde : «J’ai du mal à comprendre quelle est la ligne directrice de ce budget»
    Avec encore plus de 2000 amendements à discuter sur le budget 2026, les débats à l’Assemblée nationale prennent une tournure de course contre-la-montre.Pour Christine Lavarde, sénatrice (LR) des Hauts-de-Seine et présidente de la délégation sénatoriale à la prospective, le budget surnommé « Frankenstein » semble de plus en plus difficile à voter : « J’ai du mal à comprendre quelle est la ligne directrice de ce budget. Certains jours, on vient diminuer la pression fiscale, le lendemain on l’alourdit fortement, parfois en votant des dispositifs qui ne font plaisir qu’à ceux qui l’ont voté puisqu’ils sont inapplicables et anticonstitutionnels, voire qui remettent en cause la compétitivité de notre économie ».Christine Lavarde a déploré le fait que Sébastien Lecornu n’ait pas reçu les sénateurs et leurs chefs de groupe : « Autant avec le gouvernement Barnier, il y avait un véritable travail collaboratif entre députés et sénateurs des groupes politiques qui composaient le ‘socle commun’. Aujourd’hui on ne sait pas si c’est une ‘plateforme de stabilité’ ou un ‘socle commun’, on utilisera les termes que l’on veut. En tout cas, nous travaillerons ensemble de manière à donner un budget responsable, car il ne faut pas avoir peur de dire que nous sommes tous appelés à faire des efforts vu notre dépense publique ».

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    27 min
  • Éric Coquerel : « C’est pratique pour le gouvernement que le budget passe au Sénat sans vote »
    Malgré des centaines d’heures de débats à l’Assemblée nationale et des milliers d’amendements votés, la date du vote du volet « recettes » du texte budgétaire a été repoussée à cause du nombre d’amendements qu’il reste à examiner.Éric Coquerel, député (LFI) de Seine Saint-Denis et président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, alerte : « Mon inquiétude est que l’on n’arrive pas à voter la partie ‘recette’ du budget parce qu’elle sera battue et que ça peut être pratique pour le gouvernement de justifier qu’elle parte au Sénat sans vote. Tel que nous sommes partis, elle ne sera même pas examinée le 23 novembre. J’entends beaucoup ‘les débats s’enlisent à l’Assemblée’, mais rappelons que tout est parti avec deux semaines de retard du fait du gouvernement».Éric Coquerel note également que tous les groupes parlementaires font des efforts sur le nombre d’amendements déposés, sauf les groupes centristes : « Le Parti Socialiste et le Rassemblement National ont fait le plus d’efforts sur le nombre d’amendements déposés. Depuis, La France Insoumise en a enlevés, Les Républicains en ont enlevés un peu, mais il en reste énormément. Il faut aussi que le gouvernement arrête de gagner du temps, les ministres prennent beaucoup de temps pour répondre : moi je pense qu’ils jouent la montre pour faire passer le budget par ordonnance ou loi spéciale ».

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    21 min
  • Budget : l’impossible vote ?
    Alors que le vote du projet de loi de finances pour 2026 doit être voté mardi 4 novembre, même la première partie du texte seule, le volet « recettes » n’a pas été entièrement discuté et amendé. S’achemine-t-on vers un budget 2026 adopté par ordonnance ou loi spéciale ?Pour Élizabeth Martichoux, éditorialiste politique sur LCI et Public Sénat : « C’est le budget de l’impossible prévision, on ne sait pas où on va. Le plus vraisemblable, c’est que ce budget ne sera pas voté. La question demeure : est-ce que le budget ira bien jusqu’au vote, qu’il soit une approbation ou un rejet ? Mais l’hypothèse selon laquelle il y aurait une majorité pour voter ce budget 2026 est peu probable. Mais le drame de notre situation aujourd’hui, c’est que les députés ne pensent pas au budget, ils ne pensent qu’à leur clientèle ».Pour Yves Thréard, directeur adjoint de la rédaction au Figaro : « Il n’est pas souhaitable que ce budget passe finalement, car il risque de foutre l’économie en l’air. Le plus simple et le plus sage c’est le recours à la loi spéciale, qu’on reprenne les grandes lignes du budget de 2025, en faisant exactement ce que l’on a fait l’année dernière. Et puis une censure, et puis peut-être qu’il y aura cette fois une dissolution ? La difficulté étant que les élections municipales se tiennent au mois de mars ».

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    35 min
  • L'intégrale du vendredi 31 octobre 2025
    Au programme de cette édition : L’heure de vérité pour la taxe Zucman. Les députés s’interrogent sur son efficacité : mesure de justice ou folie fiscale ? Au-delà du symbole, la taxation des hauts patrimoines pose la question du rapport entre équité et compétitivité. Deux économistes, Anne-Laure Delatte et Bertrand Martinot, confrontent leurs analyses.L’entretien : « C’était mieux avant » : c’est le message que porte Franz-Olivier Giesbert dans son dernier livre. Il y raconte sa nostalgie d’une France d’antan, ses doutes sur le présent, et sa vision d’un pays en quête de sens.Sénat : Les violences dans le sport restent un sujet tabou. Comment protéger les victimes, prévenir les dérives et rétablir la confiance ? La sénatrice Véronique Guillotin, à l’origine d’un colloque sur ce thème, expose ses pistes pour faire bouger les lignes.À la une de nos régions : Face à la multiplication des événements climatiques extrêmes, les territoires s’adaptent. Inondations, sécheresses, feux de forêt : la Drôme devient un laboratoire de résilience et de prévention. Un reportage au cœur d’un département qui tente de se reconstruire.

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    1 hr 29 min
  • Franz-Olivier Giesbert : « Je ne crois pas que la France soit finie »
    Franz-Olivier Giesbert, éditorialiste politique et auteur, était l’invité de « Bonjour chez vous ! » suite à la parution de ce qu’il qualifie « d’ouvrage d’une vie ». C’est un livre qui regarde avec nostalgie la France du XXème siècle : « Voyage dans la France d’avant ». Il y fait un portrait de la France tel qu’il l’a étudiée dans l’histoire, depuis la Révolution, et telle qu’il l’a vue évoluer depuis sa naissance, après la Seconde Guerre mondiale.Évitant le pessimisme, Franz-Olivier Giesbert proclame : « Je ne crois pas que la France soit finie. Sans dire que ‘c’était mieux avant’, même si c’était mieux avant sur certains plans, il y a de nombreuses choses qui ont périclitées, notamment la chanson française, qui donnait l’impression à l’époque de dominer le monde, qui était davantage basée sur les paroles. Brassens était écouté autant par la duchesse que la femme de ménage, qui chantonnaient et connaissaient ses airs. Ce n’est plus vrai aujourd’hui, la chanson n’est plus un ciment, elle est devenue générationnelle ».Pour Franz-Olivier Giesbert : « La France a énormément d’atouts, mais elle a vraiment été massacrée par toute une série de gouvernants. On a des dirigeants qui ont tout laissé filer : la dette, l’immigration, l’autorité à l’école ou ailleurs, et ça il faut le reprendre. On est un peu finalement dans la situation de 1958, quand le général de Gaulle est arrivé, la France était par terre : 15% d’inflation, un endettement dingue, un risque de guerre civile avec la guerre d’Algérie. En un an ou deux on était déjà remonté, la croissance est revenue très vite car cela était bien géré. Évidemment quand on fait un déficit budgétaire chaque année vous n’avez pas de croissance ».

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    26 min
  • Taxe Zucman : l’heure de vérité
    Le budget 2026 examiné à l’Assemblée nationale, surnommé « Frankenstein » pour ses amendements aussi divers que parfois contradictoires, semble nécessiter un miracle pour voir le jour. Si le texte pourrait ne pas être rejeté, il n’est même pas certain qu’il aboutisse : il reste trop d’amendements déposés à examiner pour que le vote ait lieu, et le gouvernement prépare le passage en force avec des ordonnances. C’est donc avec un rythme effréné qu’est abordé, ce vendredi 31 octobre, la question de la fameuse taxe Zucman, cet impôt sur le patrimoine des entreprises à plus de 100 millions d’euros de revenus soutenu par l’ensemble de la gauche.Pour Anne-Laure Delatte, directrice de recherche économique au CNRS rattachées à l’université Paris-Dauphine PSL : « La taxe Zucman est une des bonnes mesures dont on a besoin. Les caisses sont vides. Il y a eu des baisses de prélèvements obligatoires massives depuis 2017, et c’est ce qui fait qu’on est dans cette situation de déficit budgétaire. Ces baisses de prélèvements obligatoires auraient dû générer de l’activité, des emplois et compenser, mais ça n’a pas eu lieu. Gabriel Zucman estime la mise en application de sa taxe à 20 milliards d’euros, mais on a besoin en réalité de plus de 100 milliards d’euros sur 6 ans. ».Pour Bertrand Martinot, économiste expert et associé à l’institut Montaigne : « Les revenus du capital sont déjà surtaxés en France, comme toutes les assiettes d’ailleurs, nous sommes les champions du monde de la taxation. S’il y avait un prix Nobel de fiscalité, c’est un Français qui le gagnerait chaque année. Les députés sont hors-sols, en une semaine le monde a changé : Apple s’est associé à Space-X pour connecter ces iphones aux satellites Starlink, ce qui est peut-être la fin des opérateurs télécoms, Nvidia a dépassé les 5.000 milliards de capitalisation boursière, Amazon licencie 30.000 personnes à cause de l’intelligence artificielle… Et pendant ce temps-là, on a un Parlement qui vote des taxes massives, estimées à plus de 15 milliards d’euros, en espérant que ça n’ait aucun effet collatéral sur l’économie française ».

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    32 min
  • Véronique Guillotin : « Le budget doit être réorganisé en faveur des sujets régaliens »
    Avec encore plus de 2500 amendements à examiner d’ici le mardi 4 novembre, l’Assemblée nationale semble se diriger vers une impasse sur le texte budgétaire. En cas de non-vote du budget par insuffisance de temps pour examiner toutes les propositions, le gouvernement fera passer par ordonnance le texte budgétaire initial, qui comprend par lettre rectificative la suspension de la réforme des retraites, mais aucun des autres amendements de façon obligatoire. Malgré cela, c’est la fameuse taxe Zucman qui est discutée dans l’Hémicycle ce vendredi 31 octobre.Pour Véronique Guillotin, sénatrice (RDSE, centriste) de Meurthe-et-Moselle et vice-présidente de la commission des affaires sociales : « On doit avoir un travail de réorganisation en profondeur et mieux flécher l’argent vers la santé, l’éducation, tous les sujets régaliens. On ne peut pas s’en sortir budgétairement avec la foire à la taxation. Quand on taxe, il faut mettre en parallèle l’économie du pays, c’est une question de curseur. Et sur la taxe Zucman, ce qui pose problème c’est le pilier du patrimoine professionnel. Il faut être vigilant à ne pas casser l’outil de travail parce que c’est l’emploi de demain ».Lors d’un dernier vote au Sénat, jeudi 30 octobre, le Parlement a introduit dans la définition pénale du viol la notion de « consentement ». Pour Véronique Guillotin : « C’est une bonne chose, et c’est important qu’on l’ait fait. Cela ne rajoutera pas davantage de cas englobés dans cette définition du viol, par contre elle exprime clairement ce qui était implicite, c’est-à-dire le non-consentement. La loi doit dire les choses pour sanctionner, mais également pour que notre pays ait un langage commun. Le viol c’était plutôt la surprise, la menace, la violence ».

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    27 min

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“Bonjour Chez Vous !”, c’est le rendez-vous politique matinal présenté par Oriane Mancini, entre 7h30 et 9h. Chaque matin, un invité politique sur un format long de 20 minutes, en partenariat avec la…