Bonjour chez vous !

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Bonjour chez vous ! episodes

  • Sébastien Pla : « La filière du vin n’a pas su anticiper les changements de mode de consommation »
    Avec une filière des vins et spiritueux représentant autour de 15 milliards d’euros dans la balance commerciale française, le secteur viticole est un enjeu majeur pour l’économie française. Cependant, de nombreuses contraintes frappent la filière : la désolation provoquée par les incendies cet été, notamment dans l’Aude, les changements climatiques qui obligent un déplacement des viticulteurs, les taxes douanières américaines et les taux de change qui frappent de plein fouet les ventes vers le premier acheteur mondial de vins, et la baisse de consommation drastique en France.Pour Sébastien Pla, sénateur (PS) de l’Aude et viticulteur lui-même : « Aujourd’hui il y a une déculturation au vin. Il est vrai que par le passé, il y a quarante ans en arrière, c’était un produit de consommation courant, il y avait aussi une culture où l’on passait beaucoup plus de temps à table. Il y a une coupure générationnelle claire avec une baisse de consommation auprès des moins de 30 ans. C’est une culture qu’il faut remettre en avant, l’art de la table, car le vin est avant tout un terroir, un art de vivre et du partage. On voit que la filière n’a pas su anticiper les changements de mode de consommation, alors que les spiritueux y sont parvenus ».Sébastien Pla est par ailleurs revenu sur la politique nationale, notamment sur les risques d’impasse sur le vote du budget 2026 : « Il faut absolument que la France soit dotée d’un budget et fonctionne correctement. Ce que je déplore c’est que les partis politiques aujourd’hui pensent beaucoup plus à l’échéance de la présidentielle qu’aux problématiques que rencontrent le pays et les gens au quotidien. En particulier les partis extrêmes qui ne veulent pas faire d’effort de compromis. Notre ADN au Sénat c’est la recherche permanente du compromis ».

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    25 min
  • L'intégrale du jeudi 30 octobre
    Au programme de cette édition : L’examen du budget se poursuit au Parlement. Les débats s’enchaînent et les tensions s’aiguisent : la gauche et le Rassemblement national votent de nouvelles taxes sur les grandes entreprises — le gouvernement dénonce une folie fiscale, tandis que Les Républicains jugent le texte de plus en plus invotable. Le budget pourra-t-il aller au bout du parcours parlementaire, et surtout sous quelle forme ? Nos éditorialistes Élizabeth Martichoux et Michaël Darmon décryptent les rapports de force politiques et les scénarios possibles.L’entretien : Au cœur des discussions budgétaires, le Pacte Dutreil : cette niche fiscale qui facilite la transmission familiale des entreprises. Elle est aujourd’hui contestée. Son créateur, Renaud Dutreil, revient sur l’esprit de cette mesure et sur la manière dont elle s’inscrit dans le modèle économique français.Le Sénat s’interroge sur l’avenir de la viticulture française, confrontée à une crise profonde. Un rapport sénatorial formule vingt-quatre recommandations pour redonner de l’air à la filière.L’un de ses auteurs, le sénateur socialiste de l'Aude Sébastien Pla, partage son diagnostic et ses pistes d’action.Dans nos régions, c’est l’industrie automobile qui cherche à se réinventer. Reportage dans la Somme, où un sous-traitant historique se diversifie pour éviter la fermeture et accompagner la transition vers le véhicule électrique.

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    1 hr 29 min
  • Budget : est-il encore possible de tenir les délais ?
    Sur les 3500 amendements du texte budgétaire à étudier dans l'Hémicycle, 2000 doivent encore être examinés d'ici le 4 novembre, date du vote de l'Assemblée nationale. Un objectif irréalisable qui été souligné par le président de la commission des finances de l'Assemblée, Éric Coquerel. Le budget semble aller droit à l'impasse, et s'il n'est pas voté dans les délais, le gouvernement Lecornu II pourrait mettre en place les ordonnances pour passer en force.
    Pour Élizabeth Martichoux, éditorialiste politique, « il est encore possible d'éviter les ordonnances, et le budget pourrait être adopté par l'abstention d'un certain nombre de groupes. Mais on savait déjà dès le départ que ce serait un miracle que ce budget passe. La question fondamentale c'est : est-ce que le Parti Socialiste peut reculer ? Est-ce que le PS a intérêt à rester sur cette ligne de rupture avec La France Insoumise et la conclusion d'un pacte provisoire sur le budget avec le bloc central ? Le PS n'a pas besoin de voter pour le budget, mais simplement de s'abstenir et de ne pas censurer ».
    Pour Michaël Darmon, éditorialiste : « On a le sentiment que le mur approche. Le fait qu'il n'y ait pas de 49.3, que l'on discute maintenant jusqu'au bout de la nuit dans l'Hémicycle, qu'il y ait des amendements qui tombent en embuscade comme celui sur la surtaxe sur les multinationales, voté par la gauche et le Rassemblement National ; ce sont autant de signaux qui révèlent que ce sera compliqué de faire passer ce budget. Mais il faut rester lucide : ce n'est pas parce que ce budget passerait par miracle que les problèmes de la France seront réglés ».

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    36 min
  • Renaud Dutreil : « S’attaquer au pacte Dutreil, c’est faire le bonheur de Wall Street »
    Alors que le débat sur le budget fait rage dans l’Assemblée nationale, l’héritage des entreprises familiales entre dans le viseur de la gauche et de la Cour des comptes. Il s’agit du pacte Dutreil, créé en 2003 pour faciliter la transmission des entreprises familiales avec une exonération de 75% des droits de succession. Selon la Cour des comptes, cette « niche fiscale » coûterait plus de « 5 milliards d’euros » au budget de l’État chaque année.Pour Renaud Dutreil, ancien ministre de la Transformation et de la Fonction publiques et auteur du pacte Dutreil : « Ce pacte n’est pas une niche, une niche c’est pour les chiens, pas pour développer l’économie. C’est un dispositif qui permet de maintenir une souveraineté économique en France, avec des entreprises familiales qui restent ancrées dans des territoires, comme des arbres qui ont des racines. La meilleure façon de conserver les emplois sur un territoire c’est le capitalisme familial. Quand on s’attaque au capitalisme familial, on fait le bonheur du capitalisme financiarisé, notamment anglo-saxon. S’attaquer au pacte Dutreil, c’est faire le bonheur de Wall Street ».Renaud Dutreil a également attaqué le rapport de la Cour des comptes : « Entre 1981, avec l‘arrivée de François Mitterrand au pouvoir et le moment où j’ai mis en place les pactes Dutreil, nous avons eu une perte très forte d’ETI (entreprise entre 250 et 4999 salariés avec un chiffre d’affaires inférieur à 1,5 milliard d’euros). J’ai mis en place ce dispositif, et depuis, le nombre d’ETI a progressé. Cependant, l’État n’a pas de statistiques sur les entreprises familiales, donc il est incapable d’analyser de façon scientifique l’impact du pacte Dutreil. L’INSEE n’a pas les outils pour distinguer les entreprises familiales et non-familiales. Donc quand la Cour des comptes sort un rapport sur le sujet, c’est un rapport idéologique, c’est un rapport socialiste, mais ce n’est pas un rapport d’une institution de la République ».

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    22 min
  • Censure ou compromis : le gouvernement Lecornu sur le fil
    Le budget surnommé « Frankenstein », pour ses nombreux amendements divergents voire contradictoires, verra-t-il le jour ? Suppression du gel du barème de l’impôt sur le revenu, défiscalisation des heures supplémentaires et des pensions alimentaires, rabotage de la niche fiscale des journalistes, hausse des taxes sur les multinationales et les GAFAM : les nouvelles recettes s’accumulent alors que la taxe Zucman et la suspension de la réforme des retraites n’ont toujours pas été votées dans l’Hémicycle.Pour Laurence Garnier, sénatrice (LR) de Loire-Atlantique, « le compromis semble complexe en l’état actuel des choses. Le Premier ministre a fait le choix audacieux, risqué, voire inadapté, de se priver de l’arme constitutionnelle qu’est le 49.3 pour doter le pays d’un budget. Aujourd’hui les débats parlementaires se font, mais je suis dubitative sur cette façon de faire dans un paysage politique aussi parcellaire et émietté».Loïc Hervé, sénateur (UC) de Haute-Savoie rappelle que « nous avons au Sénat une méthode de travail différente, qui honore la trajectoire budgétaire qui doit être la nôtre. Car avec la réforme des retraites et la pseudo taxe Zucman on oublie de parler des économies à faire ».Arthur Delaporte, député (PS) du Calvados se défend lorsqu’on met en avant d’éventuels accords entre le Parti Socialiste et les macronistes : « Il n’y a pas de deal, au sens que rien n’est acté. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas des discussions, mais nous sommes dans une démocratie que l’on essaye de re-parlementariser. Tout le monde doit discuter, sinon on ne s’en sortira jamais. Nous faisons le pari de dire que le budget initial présenté par le gouvernement est inacceptable, mais qu’avec le Parlement, on puisse obtenir une copie qui ne soit pas défavorable aux Français ».

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    39 min
  • Jean-Philippe Tanguy : « La classe moyenne et les retraités paieront la lâcheté des Républicains »
    C’est un vote qui a créé la surprise, dans la soirée du mardi 28 octobre, l’Assemblée nationale a voté largement pour un impôt sur les multinationales par la gauche et le Rassemblement National. L’impôt sur les GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft) a été doublé, passant de 3 à 6%. Le gouvernement a fustigé ce vote, très inquiet des représailles de Donald Trump, tandis que Les Républicains se disent opposés « à toute forme de nouvelle taxe ».Pour Jean-Philippe Tanguy, député (RN) de la Somme, cette victoire est vaine, puisque le budget sera fait par ordonnance : « Le Parlement n’a pas le temps d’examiner le budget dans les bonnes conditions. Nous avons seulement 35 jours à l’Assemblée nationale. Le parti du bloc central a déposé beaucoup trop d’amendements : 2000 sur les 3500 amendements déposés. Le camp macroniste, Les Républicains et le Parti Socialiste vont lentement et ne veulent pas aller au vote, mais faire passer le budget par ordonnances. Le Parlement sera court-circuité et la classe moyenne et les retraités paieront la lâcheté des Républicains lors du vote de la censure ».Jean-Philippe Tanguy est également revenu sur la position du Rassemblement National sur la taxe Zucman, qui sera examinée par l’Hémicycle prochainement : « La taxe Zucman est mal faite, ça n’est qu’un slogan. Nous avons des formes de taxation des plus privilégiés, c’est l’impôt sur la fortune financière, que Marine le Pen propose depuis 2022, ce qui protège les investissements dans les entreprises de toute taille et évite l’exil des capitaux qui financent l’économie ».

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    20 min
  • Max Brisson : « Le budget actuel est une frénésie fiscale, il nous faut avoir la main légère »
    L’examen du budget se poursuit à l’Assemblée nationale. Le mardi 28 octobre, un texte pour lutter contre la fraude fiscale des multinationales en France a été adopté par la gauche et le Rassemblement National, tandis que la question de la taxe Zucman sera abordée prochainement. Pour Max Brisson, sénateur (LR) des Pyrénées-Atlantiques, « nous sommes dans une frénésie fiscale. Nous sommes le pays avec le plus haut taux de prélèvements obligatoires. Je ne dis pas qu’il faille ici ou là lutter contre des formes d’optimisation fiscale, mais en tout cas il faut que nous ayons la main légère en matière de fiscalité. Il faut également que l’on s’interroge à l’Assemblée nationale, en dehors des recettes, sur les économies nécessaires. Le gouvernement a déjà baissé la voilure : on était à 4,7% de déficit public dans le budget Bayrou, on est tombé à 5% ».Max Brisson a fustigé en particulier la taxe Zucman : « Si c’était la panacée, tous les pays d’Europe l’aurait choisie. Il y a eu le report de l’âge de la retraite, il y a eu les 35 heures, nous sommes les meilleurs du monde puisqu’on a des socialistes uniques, qui ont une inventivité extraordinaire pour prendre des décisions que les autres socialistes en Europe ne prennent pas. Et on s’aperçoit vingt ans après que notre pays a reculé, donc de grâce, regardons ce que font les socialistes en Espagne, au Danemark, et pas les Français, qui sont les seuls dans leur genre ».

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    25 min
  • L'intégrale du mercredi 29 octobre
    Au programme de cette édition, compromis politique ou risque de censure : le débat sur le budget et la taxation des plus grandes fortunes cristallise les tensions. Les négociations se poursuivent entre le gouvernement et les oppositions, chacun tente de sauver la face tout en affichant sa cohérence politique. Trois élus débattent sur ce plateau des marges de manœuvre et des lignes rouges de chacun.L’entretien : le Rassemblement national change de position sur la taxe Zucman, après l’avoir soutenue par le passé. Quelle stratégie économique le parti défend-il désormais ? Le député de la Somme et président délégué du groupe RN à l'Assemblée nationale, Jean-Philippe Tanguy répond à nos questions.Le sénateur : auditionnée au Sénat, la ministre de la Culture Rachida Dati défend sa gestion après le vol d’œuvres majeures au musée du Louvre. Elle assure que les dispositifs de sécurité fonctionnent et promet un renforcement de la surveillance. Le sénateur Max Brisson, membre de la commission de la Culture, réagit et analyse ses explications.Enfin l'info dans nos régions. Dans la Loire, les pompiers se préparent à faire face à de nouvelles inondations. Ils s’entraînent à anticiper l’imprévisible et à renforcer la protection des populations. Un reportage à suivre dans cette émission.

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    1 hr 29 min
  • Micheline Jacques : « Les nouvelles taxes proposées dans le budget sont populistes »
    Les débats sur le budget à l’Assemblée nationale se poursuivent dans une atmosphère animée. Le Parti Socialiste menace le gouvernement d’une censure en cas de non-accord et profite de ses 69 députés et de sa position sur l’échiquier politique pour essayer d’imposer l’idée d’une taxe Zucman, plus ou moins allégée (taxe de 2 à 3% sur les hauts patrimoines, à partir de 10 millions d’euros, y compris pour les entreprises).Pour Micheline Jacques, sénatrice (LR) de Saint-Barthélemy et présidente de la délégation sénatoriale aux outre-mer : « Le budget est une période très compliquée, et le Premier ministre y joue sa place. Les socialistes profitent de cette situation en menaçant systématiquement de censure. On s’enfonce de plus en plus dans les taxes. Les nouvelles taxes proposées dans le budget sont populistes, et ne vont faire qu’affaiblir l’économie, alors qu’il faut, au contraire développer l’entreprise et le travail. »Dans l’après-midi de ce mardi 28 octobre, après de longs mois d’attente pour les outre-mer, le texte sur la vie chère arrive dans l’Hémicycle. Les mêmes produits alimentaires coûtent 30 à 40% plus cher dans les outre-mer que dans l’Hexagone. Pour Micheline Jacques, également présidente de la délégation sénatoriale aux outre-mer : « Depuis 2012, un projet de loi similaire avait été déposé, auquel on n’a jamais répondu. Il faut revoir le sujet sous toutes ses formes. Actuellement, on se focalise sur les marges et les prix, mais il faut savoir que 15% des produits arrivent de l’Hexagone, donc il est indéniable qu’ils n’auront pas le même prix ».

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    25 min
  • Nicolas Forissier : « C’est du jamais vu pour la Ve République, le Parlement fait le budget »
    Alors que les textes budgétaires sont en débat à l’Assemblée nationale depuis plus d’une semaine (le PLF, le budget de l’État et le PLFSS, le budget de la Sécurité sociale), l’incertitude demeure sur l’issue du vote qui aura lieu le mardi 4 novembre. Le Parti Socialiste, menace à nouveau de censurer le gouvernement pour faire passer une taxe Zucman, allégée ou non (taxe de 2 à 3% sur les hauts patrimoines, à partir de 10 millions d’euros, y compris pour les entreprises).Pour Nicolas Forissier, ministre délégué chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité et membre suspendu des Républicains, la taxe Zucman telle qu’elle a été pensée initialement ne peut être appliquée : « Dès sa conception, elle intègre dans sa base taxable l’outil de travail, c’est une catastrophe en termes de compétitivité, et j’ai le sentiment que de nombreux députés socialistes le savent. Donc il faut trouver une solution qui permette d’avoir une solidarité avec un rétablissement de la justice fiscale, proportionnellement à ce que les autres payent pour un certain nombre de ménages. Comme le propose le gouvernement, seule l’imposition des dividendes en holding est à garder de la taxe Zucman ».Nicolas Forissier a ensuite répété l’appel à la responsabilité : « Ce qu’il faut c’est de la stabilité. Pout le monde, à gauche comme à droite, dans le grand rassemblement des partis qui souhaitent être au gouvernement et qui se disent au gouvernement, il faut que les choses soient posées, elles sont dites dans les batailles parlementaires. Cela n’a jamais été vu dans la Ve République, c’est le Parlement qui fait le budget. Le Parlement a déposé une proposition, le Premier ministre l’a dit clairement : ce ne sera pas le budget Lecornu, c’est aux parlementaires de le voter ».

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    21 min

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“Bonjour Chez Vous !”, c’est le rendez-vous politique matinal présenté par Oriane Mancini, entre 7h30 et 9h. Chaque matin, un invité politique sur un format long de 20 minutes, en partenariat avec la…