Bonjour chez vous !

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Bonjour chez vous ! episodes

  • François Sauvadet : « L’Hémicycle vote des prestations sociales que nous ne pouvons plus financer »
    Public Sénat et la matinale « Bonjour chez vous ! » sont délocalisées à Albi pour une émission spéciale pour suivre en direct les Assises nationales des Départements de France. Le Premier ministre Sébastien Lecornu y est attendu pour son message aux présidents départementaux à 12h. L’échelon local est fortement impacté par la crise économique, le contexte budgétaire au Parlement exacerbe de plus en plus les tensions entre les départements et le gouvernement central.François Sauvadet, président du département de la Côte-d’Or et président des Départements de France, déplore que « cela fait 3 ans que j’alerte les gouvernements successifs. Nous sommes dans une situation inédite : pas de majorité et des ministres qui passent plus vite que les dossiers, donc évidemment ça nous place tous dans une situation d’incertitude. Les forces économiques également, certaines renoncent à embaucher car ils ne savent pas à quelle sauce ils vont être grignotés demain. Nous-mêmes nous sommes dans une situation d’incertitude, car nous n’avons aucune réponse face à des enjeux qui deviennent colossaux ».François Sauvadet dénonce les charges qui augmentent à l’échelle départementale, sans ressources à leur disposition : « J’ai dit ce matin à mes collègues que c’était une partie du destin français qui est en train de se jouer en ce moment. À travers l’avenir du département, ce sont des pans entiers des investissements et des services publics du quotidien qui vont tomber. Aujourd’hui, la dépense sociale qu’on nous impose, et qui continue d’augmenter, moi je dis au Premier ministre ‘il faut arrêter de charger la barque’. Quand je vois que l’Assemblée nationale, débridée dans ses votes, continue d’augmenter toutes les prestations alors que nous n’avons pas les sources de financement… dans quel monde sommes-nous ? ».

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    25 min
  • Rémi Féraud : « Je me souviens du silence et de la sidération des rescapés du 13 novembre »
    Ce jeudi 13 novembre a lieu la commémoration des attentats du Bataclan, du stade de France et des terrasses. Dix ans après ce que certains appellent le « 11 septembre français », l’émotion demeure intacte.Rémi Féraud, sénateur (PS) de Paris, maire du 10ème arrondissement à l’époque, raconte ce qu’il a vu ce jour-là : « Nous avions eu des indications qu’un attentat de masse se préparait. Nous ne savions pas quand ou comment, mais probablement à Paris. Dès que j’ai appris pour les fusillades, même si le lieu me paraissait incroyable pour une cible terroriste, j’ai tout de suite pensé qu’il pouvait s’agir de cela. Je me souviens évidemment de la vision des personnes décédées sur le trottoir, des corps… et évidemment du silence et de la sidération des rescapés. C’est ce silence qui m’a beaucoup marqué, moi qui n’ai pas été présent au moment de l’attentat lui-même.Rémi Féraud ajoute que « c’est un attentat, dans l’arrondissement dont j’étais maire. Dans la rue où j’habite, rue Bichat. Les terroristes étaient directement liés à une organisation installée au Moyen-Orient, qui avait créé un califat et qui avait décidé d’attaquer la France. C’était un acte de guerre. 132 morts, c’est un attentat comme la France n’en a jamais connu. Et d’abord, on cherche à comprendre. François Hollande est intervenu assez tard dans la soirée, de manière très solennelle, en décrétant l’état d’urgence. Face à la crise terroriste, François Hollande a été un grand président ».

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    22 min
  • François Patriat : « Qu'on vote ou que l'on ne vote pas, la réforme des retraites sera rétablie »
    Les députés ont adopté ce mercredi 12 novembre la suspension de la réforme des retraites au cours de l’examen du budget de la Sécurité sociale. L’adoption de l’article a été permise par le Parti Socialiste, les Écologistes, le Rassemblement National, et un tiers du groupe MoDem. La plupart des députés du groupe Renaissance se sont abstenus.François Patriat, sénateur (Renaissance) de la Côte d’Or et président du groupe RDPI, annonce d’emblée que la suspension de la réforme des retraites votée dans l’Hémicycle ne changera rien : « De toute façon, que l’on vote ou que l’on ne vote pas, la réforme des retraites sera rétablie, et moi je m’en félicite ». Il poursuit : « Le groupe Renaissance au Sénat est partagé entre s’abstenir ou voter contre. Parce que le fait de se renier en revenant sur la réforme des retraites n’est pas le sujet, puisque cette réforme il faudra la faire. Elle sera poursuivie malgré tout, quoi qu’on fasse après 2027 »

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    22 min
  • Attentats du 13 novembre : 10 ans après, l’hommage aux victimes
    Dix ans après les attentats du 13 novembre, les cérémonies officielles en commémoration des 132 morts et plus de 350 blessés sont organisées à Paris. Un jour de mémoire, selon le dernier sondage de l’IFOP, 60% des Parisiens se souviennent où ils se trouvaient le 13 novembre 2015.Pour Élizabeth Martichoux, éditorialiste politique sur LCI et Public Sénat : « Après des décennies de paix, il y a eu ce sentiment de vulnérabilité extrême à laquelle nous étions exposés. C’était une forme de sidération. Étions-nous prêts ou pas ? Il y a eu depuis des révisions, des processus de détection de ce type d’attaques. Des attentats sont, chaque année, déjoués, et en permanence l’ennemi tente de nous atteindre. Nous ne serons jamais prêts à 100%. Et si la France a tenu, elle reste par ailleurs extrêmement divisée ».Frédéric Dabi, directeur général Opinion de l’IFOP explique : « Quand on interroge les Français, pour eux ces attentats ont été un premier choc. Quand on le leur demande spontanément, pas dans des sondages, mais dans des études qualitatives, le mot qui sort c’est ‘choc’, ou ‘les chocs’ en comprenant l’ensemble des attentats de 2015-2016, Charlie Hebdo, l’Hyper Cacher, puis ce 13 novembre qui a été un véritable ‘climax’ ».

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    34 min
  • L'intégrale du jeudi 13 novembre
    Au programme de cette édition : l'interview politique de François Patriat, sénateur Renaissance de la Côte-d'Or et président du groupe RDPI. Nous l'interrogeons sur la suspension de la réforme des retraites, votée ce mercredi par les députés. Demandée par les socialistes, elle a divisé le camp présidentiel. Les macronistes ont-ils renié leurs convictions ? Nous recevons également Rémi Féraud, sénateur PS de Paris, maire du 10e arrondissement lors des attentats du 13 novembre 2015. 10 ans après la pire vague meurtrière ayant frappé la France depuis la Seconde Guerre Mondiale, les commémorations ont lieu ce jeudi en présence du Chef de l’Etat, en hommage aux 132 morts et aux presque 400 blessés au Bataclan, au Stade de France et des terrasses en plein coeur de Paris.Enfin dans notre débat, nous analysons les conséquences politiques de la suspension de la réforme des retraites, votée par les députés ce mercredi, avec l'éditorialiste Élizabeth Martichoux et Frédéric Dabi, directeur général Opinion de l’IFOP.

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    1 hr 29 min
  • Isabelle Florennes : « Le vote du Modem est partagé sur la suspension de la réforme des retraites »
    Ce mercredi 12 novembre a lieu le vote de l’Assemblée nationale sur la suspension de la réforme des retraites. Isabelle Florennes, sénatrice (Union Centriste) des Hauts-de-Seine, porte-parole du Modem et vice-présidente de la commission des lois, explique : « Les députés Modem sont partagés entre l’abstention et un vote favorable. C’est la solution de compromis avec la gauche modérée, mais au-delà de ça, la réforme Borne sur les retraites de 2023 a été mal votée et n’était pas dans le sens de ce que nous voulions et qui était pourtant inscrit dans le programme du président de la République en 2017 : une retraite universelle, par points, avec une réforme globale. La capitalisation, fait partie des solutions dont il faut discuter. Des exemples existent dans le reste de l’Europe ».La sénatrice est également revenue sur la réforme de l’échelle des peines avancée par le ministre de la Justice Gérald Darmanin par ordonnances : « Quand on est parlementaire on n’aime pas énormément les ordonnances. Nous sommes là pour débattre. Soyons prudents sur une nouvelle modification de l’échelle des peines. Je crois qu’il y a déjà de nombreux outils qui existent. Le précédent garde des Sceaux avait déjà fait beaucoup de modifications dans ce domaine. »

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    25 min
  • François Molins : « Je n’imaginais pas trouver 90 corps dans la fosse du Bataclan »
    À la veille des commémorations des attentats du 13 novembre 2015, « Bonjour chez vous ! » a reçu François Molins, le procureur de la République de Paris de 2011 à 2018. Il témoigne sur ce qu’il a vu et vécu ce jour-là, « ce jour qui restera dans la mémoire collective française comme un moment de bascule ».François Molins retient, dix ans après, encore « beaucoup d’émotions. Une émotion que le temps n’a pas apaisée, une émotion que je garde à cause de toutes les images que j’ai dans la tête, à cause du caractère dramatique de ce qu’il s’est passé. Une émotion aussi du fait que je pense beaucoup aux victimes. J’en vois assez régulièrement, notamment au moment des commémorations. »François Molins raconte l’effroi le soir même des attentats : « Je me souviens de façon très précise du déroulement de cette soirée. Je suis chez moi à ce moment-là. J’ai un appel du directeur de la police parisienne vers 21h25, qui m’annonce qu’une explosion a eu lieu au stade de France, et qu’il y a un mort a priori. J’ai croisé l’information avec la chef de la section anti-terroriste et avec le directeur général de la sécurité intérieure, et au bout de dix minutes j’ai allumé mon téléviseur sur les chaînes d’infos en continu, et là je vois apparaître des bandeaux annonçant des fusillades multiples avec de nombreux morts sur les terrasses de café du 11ème. C’est là que j’ai compris l’ampleur de l’attentat terroriste. Mais je n’imaginais pas trouver 90 corps dans la fosse du Bataclan ».

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    25 min
  • Commémoration du 13 novembre : l’émotion intacte
    Ce jeudi est marqué par les commémorations des attentats du Bataclan, du stade de France et des terrasses du 13 novembre 2015. Dix ans après, la menace terroriste islamique demeure, dont 2015 était l’année charnière sur le territoire français.Pour Françoise Degois, éditorialiste politique : « Le seul souvenir de cette soirée du 13 novembre 2015 est glaçant et réveille un chagrin très intense. Et puis le silence. Chez moi, personne n’a dormi de la nuit. Je suis très émue, c’était presque un massacre en direct. On allumait les chaînes d’info et on savait que ce qu’on allait trouver au cœur du Bataclan était probablement encore plus terrible en termes de nombre de morts que ce qu’il était advenu sur les terrasses. J’ai le souvenir d’être descendue prendre un café, il y avait un silence dans Paris… nous étions tous en état de sidération ».Pour Michaël Darmon, éditorialiste politique à Public Sénat et I24News : « Comme tous les évènements qui marquent, c’est le sentiment d’avoir vécu le 11 septembre français. C’est-à-dire tout d’un coup s’apercevoir que le territoire pouvait être frappé de cette manière-là. Et ça venait conclure une année déjà dramatique, avec Charlie Hebdo, l’attentat de l’Hyper Cacher, les attaques sur les policiers municipaux. Là c’était symboliquement encore plus fort : ça venait toucher le mode de vie des Français dans leur ensemble. Et tout le monde connaissait quelqu’un qui avait été au Bataclan, comme si tout le monde avait été là ce soir-là ».

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    31 min
  • L'intégrale du mercredi 12 novembre
    Au programme de cette édition, retour sur une nuit qui a marqué la France : il y a dix ans, les attaques du 13 Novembre frappent la nation en plein cœur. Bilan : 130 morts, des centaines de blessés, et une mémoire collective à jamais bouleversée. Comment ce traumatisme continue-t-il d’habiter notre société, nos institutions, notre rapport à la sécurité et à la liberté ? Invité exceptionnel : François Molins, ancien procureur de la République de Paris. Il revient sur cette soirée tragique et sur la manière dont la menace terroriste façonne encore notre époque. Nos éditorialistes Françoise Degois et Michaël Darmon prolongent la réflexion autour de la mémoire, de la résilience et de la politique de sécurité en France.Vu du sénat : cap sur les débats parlementaires autour de la suspension de la réforme des retraites : mesure d’apaisement ou signal de fragilité du pouvoir ? Le camp présidentiel soutiendra-t-il cette mesure ? Isabelle Florennes, sénatrice centriste des Hauts-de-Seine et porte-parole du MoDem, apporte son éclairage sur ce fragile équilibre politique.Enfin, à la une de nos régions, coup de projecteur sur Duralex, symbole industriel français qui renaît grâce à un élan collectif et une levée de fonds record. L’histoire d’un savoir-faire, d’une marque patrimoniale, et d’un attachement populaire toujours intact.

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    1 hr 29 min
  • François-Xavier Ménage : « La notion de France périphérique peut être absolument partout »
    François Xavier Ménage, grand reporter et auteur de ‘Les Oubliés, enquête aux racines de la colère française’, était l’invité de « Bonjour chez vous ! ». Le journaliste a recueilli pendant quatre ans les témoignages d’infirmières, de policiers, d’agriculteurs, d’éboueurs, d’agents d’État, de bénévoles, etc, qu’il appelle « Les Oubliés » ou les « premiers de cordée ».François Xavier Ménage reconnaît sur le terrain la difficulté à comprendre une société française de plus en plus fragmentée et complexe à conceptualiser : « D’une rue à l’autre, on a des réalités différentes. Je suis paumé pour vous dire aujourd’hui où est-ce qu’elle va la France. Je ne peux pas dire que la colère est éruptive et que tout le monde va descendre dans la rue. On pensait que ça allait être le cas en septembre. Quant il y a un brouillard énorme, c’est en allant voir ceux qui font qu’on comprend un peu mieux. Pendant quatre ans j’ai pu suivre tous ces métiers qui bossent pour faire société, mais qui presque tous disent ‘on a un problème de pouvoir d’achat bien sûr, mais aussi de mépris, d’invisibilisation’. Et ça je crois que ça crée une colère que l’on n’arrive pas à définir ».Pour François-Xavier Ménage : « Ce sont ces mêmes soldats invisibles du quotidien, qu’on a appelés ‘les essentiels’ pendant la période COVID, qu’on a oublié ensuite. Il y a eu des promesses faites au niveau gouvernemental, et toutes ces marques d’attention ont ensuite disparues au profit de rien, et donc s’installe une colère qui n’est pas politique, qui est une colère abyssale. C’est une France périphérique, mais qui existe aussi dans les grands boulevards, même dans les ministères des agences de l’État. La notion de ‘France périphérique’, on a appris des milliards de choses grâce à elle, mais la périphérie elle peut être absolument partout, aujourd’hui ».

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    21 min

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“Bonjour Chez Vous !”, c’est le rendez-vous politique matinal présenté par Oriane Mancini, entre 7h30 et 9h. Chaque matin, un invité politique sur un format long de 20 minutes, en partenariat avec la…