Bonjour chez vous !

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Bonjour chez vous ! episodes

  • Sébastien Chenu : « Pour le moment, le texte budgétaire est un musée des horreurs »
    Avec des délais particulièrement contraints, du 20 au 22 octobre, la commission des finances de l’Assemblée nationale examine et amende le texte initial du budget présenté par le gouvernement. De nombreuses mesures ont été discutées lors de cette première journée : rejet de la médiatique taxe Zucman, réduction des indemnités fiscales pour les journalistes, rétablissement de « l’exit tax », approbation de la prolongation de la contribution différentielle des hauts revenus (CDHR), etc.Pour Sébastien Chenu, vice-président du Rassemblement National et de l’Assemblée nationale, député (RN) du Nord, « le texte budgétaire est pour le moment un musée des horreurs » que le Rassemblement National ne votera pas. « Gérard Larcher a déjà ouvert la possibilité de recourir à des ordonnances. Il y un scénario qui est écrit par la macronie et Les Républicains, qui consisterait à ne pas geler cette réforme des retraites et à nous faire avaler un budget très anti-social, qui va aller chercher l’argent dans la poche des Français, sans s’attaquer aux dépenses toxiques de l’État ».Sébastien Chenu est également revenu sur l’exécution provisoire qui frappe l’ancien président Nicolas Sarkozy, incarcéré à la prison de la Santé après sa condamnation à cinq ans de prison avec mandat de dépôt dans l’affaire du financement libyen. Pour Sébastien Chenu : « Le problème n’est pas la fermeté de la justice, mais l’exécution provisoire. C’est-à-dire d’une mesure qui est appliquée de façon punitive, volontairement médiatique, pour envoyer un message qui contredit la possibilité d’appel ». Il est important de rappeler que Marine le Pen, à la tête du Rassemblement National, subit également une exécution provisoire, avec une peine d’inéligibilité, en attente d’un jugement en appel début 2026.

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    24 min
  • Budget : la course contre-la-montre est lancée
    La commission des finances de l’Assemblée Nationale a achevé, lundi 20 octobre, son premier jour d’examen du PLF, le budget de l’État. Les amendements en commission se poursuivent encore jusqu’au mercredi 22 octobre, pour ensuite gagner les débats qui auront lieu dans l’arène de l’Hémicycle. La taxe Zucman, cet impôt sur le patrimoine des entreprises à plus de 100 millions d’euros de revenus soutenu par l’ensemble de la gauche (Parti Communiste, La France Insoumise, Écologistes, Parti Socialiste) a été battue en brèche par le reste des forces politiques.Pour Laurent Baumel, député (PS) d’Indre-et-Loire, « l’ambiance de la commission n’est pas tout à fait celle de l’Hémicycle. On est sur un format de travail qui est davantage un premier round où on se contente d’observer. Ce qui m’a beaucoup frappé c’est que la fraction des députés macronistes présente dans la commission défende le bilan des sept dernières années d’Emmanuel Macron, comme si toute la logique de concessions et de compromis qui s’était mise en place n’avait pas eu lieu ».Pour Marta de Cidrac, sénatrice (LR) des Yvelines, « l’annonce de la suspension de la réforme des retraites par le gouvernement a provoqué beaucoup de mécontentement, ici, au Sénat. Nous allons suivre avec beaucoup d’attention les débats qui ont lieu à l’Assemblée nationale, et qui vont sans doute être animés. Mais j’appelle les députés à faire en sorte que ce budget ne se résume pas à des ponctions pour compenser un certain nombre de déficits. Par exemple la taxe Zucman, qui a été rejetée en commission, et qui sera probablement rediscutée dans l’Hémicycle ».

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    34 min
  • Rachid Temal : « Nous sommes face à un gouvernement de droite et à un budget de droite »
    Après avoir évité la censure le jeudi 16 octobre, le gouvernement Lecornu II doit désormais affronter le débat parlementaire sur le budget. Le Premier ministre, lors de ses discours de politique générale, devant l’Assemblée nationale et le Sénat, a annoncé la suspension de la réforme des retraites et le renoncement à l’usage du 49.3. Des concessions qui semblent de plus en plus discutées au sein du "socle commun", notamment par Les Républicains.Pour Rachid Temal, sénateur (PS) du Val d’Oise, « le fait que Gérard Larcher, en tant que chef de file des Républicains, annonce qu’ils s’opposeront à la suspension de la réforme Borne sur les retraites nous interroge. Je rappelle que de l’autre côté, leurs députés n’ont pas voté la censure contre le gouvernement Lecornu, alors qu’il annonçait cette suspension. Nous sommes face à un gouvernement de droite et à un budget de droite ».Rachid Temal est revenu sur les dissensions internes au ‘socle commun’ et fustige « les agents du chaos ces dernières semaines soient issus du socle commun, quand vous entendez Édouard Philippe, Bruno Retailleau ou Gabriel Attal. La question qui se pose pour le Parti Socialiste est : est-ce que nous mettons du chaos dans le chaos, ou est-ce que l’on essaye de faire avancer les choses pour les Français ? Avant même le début de l’examen du budget, nous avons obtenu une victoire, pas pour les socialistes, mais pour les Français, avec la suspension de la réforme Borne sur les retraites ».

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    28 min
  • Françoise Gatel : « La décentralisation sera proposée avant les prochaines municipales »
    L’examen du budget 2026 débute ce lundi 20 octobre en commission à l’Assemblée Nationale. Face aux oppositions et différents amendements qui vont se confronter dans le débat parlementaire sur ce texte, le gouvernement Lecornu II va-t-il tenir jusqu’en décembre pour réussir à faire voter un texte, le passer par ordonnance, et éviter la censure ?Membre du nouveau gouvernement, François Gatel, ministre de l’Aménagement du Territoire et de la Décentralisation était l’invitée de « Bonjour chez vous ! ». Ancienne sénatrice d’Ille-et-Vilaine du groupe Union Centriste, et rapporteuse en commission sur la question de la décentralisation, elle n’est pas allée plus loin que les annonces du Premier ministre au Sénat : « Un grand projet de loi sur la question de la décentralisation sera proposé avant les prochaines municipales ».Françoise Gatel a par ailleurs rappelé la nécessité de trouver des compromis : « chacun doit aujourd’hui prendre conscience de l’exigence de responsabilité ». Sur la question des concessions faites par le gouvernement, notamment celle accordée au Parti Socialiste sur la suspension de la réforme Borne sur les retraites, la promesse de la déclaration de politique générale du Premier ministre demeure elle-même en suspens. Les Républicains contestent la suspension de la réforme, tandis que le budget proposé avant les amendements parlementaires ne comprend pas cette suspension. Cela signifie qu’en cas de passage en force par ordonnance, le budget ne comportera pas la suspension de la réforme des retraites. Françoise Gatel tient tout de même à rassurer : « Sébastien Lecornu a entendu la demande de suspension de la réforme des retraites ».

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    22 min
  • L'Intégrale du lundi 20 octobre 2025
    Au programme : Le Parlement entame l’examen du budget. Ni celui des socialistes, ni celui de Sébastien Lecornu, prévient la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon. Entre compromis fragile et menace de censure, le Premier ministre peut-il aller au bout du marathon budgétaire ? Le débat s’ouvre avec Yves Thréard et Bérengère Bonte.Le Sénat : la suspension de la réforme des retraites survivra-t-elle au débat parlementaire ? Les socialistes se sont-ils piégés eux-mêmes en soutenant le gouvernement ? Le sénateur Rachid Temal nous répond.L’entretien : jusqu’où ira la décentralisation promise par Sébastien Lecornu ? À quelle hauteur les collectivités seront-elles mises à contribution ? Faut-il repenser l’organisation de la République jusqu’à un modèle fédéral, comme le propose Jean-Louis Borloo ? Françoise Gatel, ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation, est notre invitée.A la une de nos régions : en Savoie, la plus petite station de ski, Notre-Dame du Pré, se réinvente face au réchauffement climatique. Exemple concret d’un territoire qui cherche à concilier économie locale et transition écologique.

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    1 hr 29 min
  • Le socle commun survivra-t-il à la tempête budgétaire ?
    La course contre la montre a commencé ce lundi 20 octobre avec le premier jour de l’examen du budget par l’Assemblée nationale en commission. Pour respecter le calendrier parlementaire et appliquer le budget en décembre, l’Assemblée devra voter ses amendements avant le 12 novembre, pour que le texte soit ensuite examiné au Sénat, puis certainement en CMP (commission mixte paritaire). Si cet objectif n’est pas atteint, le gouvernement sera probablement contraint de recourir à des ordonnances, auquel cas le texte initial sera appliqué, texte qui ne comprend pas la suspension de la réforme Borne sur les retraites.Pour Yves Thréard, directeur adjoint de la rédaction du Figaro, « Tout a explosé depuis la fin de l’été. Il va y avoir pour la première fois une co-production du budget : l’exécutif va devoir collaborer avec des formations à l’intérieur du Parlement, qui ne sont pas en harmonie avec lui. Comment ce budget sera adopté, s’il est adopté ? En tout cas on sait que ça ne correspond pas à la philosophie du président de la République depuis 2017, puisque ses promesses portaient sur l’augmentation de la fiscalité et la réforme des retraites ».Pour Bérengère Bonte, journaliste politique : « La situation est d’autant plus complexe par le fait que Sébastien Lecornu a annoncé qu’il n’utiliserait pas le 49.3. Je pense qu’il faut continuer à envisager qu’il puisse, en dernier recours, et face au blocage, quand même l’activer. Je ne donnerai alors pas cher de sa peau. Mais très franchement aujourd’hui, premier jour d’examen du budget en commission : la voie de passage semble très étroite ».

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    36 min
  • L'intégrale du vendredi 17 octobre
    Au programme : Sébastien Lecornu échappe de justesse à la censure. Le vote se joue à 18 voix, avec quelques députés PS et LR qui bravent les consignes de leur groupe. Le Premier ministre franchit-il seulement le premier obstacle d’une longue course de haies ? Décryptage et analyse avec Arnaud Benedetti et Frédéric Dabi.Le Sénat : aucun macroniste ne manque à l’appel pour Sébastien Lecornu. Mais est-ce un vote de conviction ou un vote de raison ? Le sénateur Horizons Louis Vogel répond et précise sa position sur la suspension de la réforme des retraites.L’entretien : cinq ans après l’assassinat de Samuel Paty, sa sœur Gaëlle Paty publie un livre sur le procès de son frère. Elle revient sur le terrible engrenage de mensonges et de lâcheté qui a conduit à sa mort, et interroge l’islamisme et la liberté d’expression. Gaëlle Paty est notre invitée.En régions : focus sur le Tarn, où le verdict est rendu dans le procès de Cédric Jubillar. Reportage et analyse avec Pierre Archet du Journal d’Ici, qui suit ce dossier depuis le début.

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    1 hr 29 min
  • Louis Vogel : « Édouard Philippe a toujours été opposé à la suspension de la réforme des retraites »
    Jeudi 16 décembre, à 18 voix près, le gouvernement Lecornu II échappe à la censure grâce au soutien du Parti Socialiste et des Républicains. Ce sursis a été accordé suite au discours de politique générale du Premier ministre, qui suspend la réforme Borne sur les retraites. Les Français nés entre 1964 et 1968 gagneront un trimestre sur leurs cotisations. Cependant, avec la promesse de ne pas recourir au 49.3, c’est maintenant le débat parlementaire qui s’engage autour du budget.Louis Vogel, sénateur (Indépendants, centriste) de Seine-et-Marne et membre d’Horizons, explique l’organisation des débats sur le budget : « Les deux textes budgétaires seront discutés et amendés dans les deux assemblées. Le texte qui va sortir de l’Assemblée nationale sera rose clair, le texte qui va sortir du Sénat sera bleu horizon. On aura deux textes, donc on aura une CMP (commission mixte paritaire) qui va se réunir pour trancher. Mais supposons que l’Assemblée nationale n’accepte pas les résultats de la CMP : normalement il y a une deuxième lecture. Mais en pratique, le délai dont nous disposons pour discuter le texte ne permet pas une deuxième lecture. Et dans ce cas, le gouvernement reprendra la main : soit par des ordonnances, soit par une loi spéciale ».Le 7 octobre, Édouard Philippe, ancien Premier ministre et président d’Horizons à ce que le président de la République démissionne : « le départ anticipé d’Emmanuel Macron est la seule décision digne qui permette d’éviter 18 mois d’indétermination et de crise ». Membre d’Horizons et soutien du maire du Havre dans ses ambitions présidentielles, Louis Vogel affirme : « Édouard Philippe a pris toute une série de positions, toujours orientées vers l’intérêt général et comment restaurer l’autorité de l’État. Il a toujours été opposé à la suspension de la réforme des retraites. Il a été le premier à proposer un contrat de gouvernement, du Parti Socialiste jusqu’aux Républicains. Mais si la crise perdure, le seul dans notre constitution qui puisse y mettre fin : c’est le président de la République ».

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    26 min
  • Gaëlle Paty : « L’Éducation nationale a essayé de se dédouaner de la mort de S. Paty »
    Il y a tout juste cinq ans, Le 16 octobre 2020, à Conflans-Sainte-Honorine, Samuel Paty, professeur, était décapité par un terroriste islamiste pour avoir montré en classe des caricatures de Charlie Hebdo représentant le prophète Mahomet. La Cour d’assises spéciale de Paris a reconnu coupable les huit accusés responsables de l’engrenage qui a conduit à l’assassinat de Samuel Paty, condamnés à des peines allant d’un an à seize ans de réclusion criminelle. Gaëlle Paty, la sœur de Samuel Paty, était l’invitée de « Bonjour chez vous ! ».Gaëlle Paty raconte son vécu lors du procès de l’assassinat de Samuel Paty : « Côtoyer les accusés a été une souffrance : d’être à quelques mètres d’eux, des accusés qui refusent de répondre avec un minimum d’honnêteté, sans jamais reconnaître la moindre responsabilité. C’est extrêmement frustrant, car dans un procès on attend toujours une part de vérité, que l’enquête n’a pas pu démontrer. Ils ne me l’ont pas donnée, à part un des accusés, qui a un véritable repenti de ce qu’il a fait. Mais les sept autres nient en bloc, même ce qu’ils ont pu dire en garde à vue ».Gaëlle Paty a tenu également à clarifier certaines accusations dirigées vers les enseignants : « Les collègues de Samuel Paty n’ont pas fait preuve de lâcheté et l’ont soutenu. Cependant, l’Éducation nationale a très vite essayé de se dédouaner de la mort de Samuel Paty, avec un rapport bâclé, fourni quelques semaines après l’attentat. […] C’est une institution qui est un peu militaire, j’ai été professeure de l’Éducation nationale, donc je sais comment on nous parle. Vous rentrez dans ce corps : vous n’avez plus le droit de parler. Au niveau du collège, les deux procès qui ont eu lieu m’ont permis de comprendre ce qu’il s’était passé à l’intérieur du collège. J’aimerais maintenant comprendre ce qu’il s’est passé à l’intérieur de l’Éducation nationale ».

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    20 min
  • Sébastien Lecornu échappe à la censure, le plus dur commence ?
    La motion de censure du jeudi 16 octobre n’a pas été votée, avec 271 voix pour (il en fallait 289 pour faire chuter le gouvernement). Le gouvernement Lecornu II entre donc en période de sursis. Place désormais au débat parlementaire sur le budget qui aura lieu à l’Assemblée nationale et au Sénat, puis probablement en CMP (commission mixte paritaire). De nombreux blocages peuvent survenir tout au long de ces travaux parlementaires, et s’annoncent comme une nouvelle épreuve à surmonter pour l’exécutif.Pour Arnaud Benedetti, éditorialiste politique : « C’est grâce aux deux flotteurs, que sont le Parti Socialiste et Les Républicains, les deux anciens partis de gouvernement, qui, en ne votant pas la censure ont permis au Premier ministre de passer ce premier obstacle. Ce n’était pas une surprise à partir du moment où les deux groupes ont manifesté leurs intentions. Maintenant, le parcours d’obstacles se poursuit. Ce sera certainement compliqué, que ce soit sur le budget de l’État ou le budget de la Sécurité sociale ».Frédéric Dabi, directeur général Opinion de l’IFOP revient en particulier sur la décision de Sébastien Lecornu de suspendre la réforme Borne sur les retraites pour éviter la censure du Parti Socialiste : « Pour la réforme des retraites, ‘66’ est presque un chiffre magique. Le jour du vote, dans les circonstances que l’on sait, on avait 66% des Français qui étaient défavorables à la réforme des retraites. Sur sa suspension il y a quelques semaines, 66% y étaient déjà favorables. Et aujourd’hui, 66% des Français considèrent que Sébastien Lecornu a eu raison d’annoncer sa suspension. Cela montre qu’il s’agissait d’un point de blocage, que la page n’a jamais été tournée, que c’est un verrou qui a sauté ».

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    37 min

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“Bonjour Chez Vous !”, c’est le rendez-vous politique matinal présenté par Oriane Mancini, entre 7h30 et 9h. Chaque matin, un invité politique sur un format long de 20 minutes, en partenariat avec la…