Bonjour chez vous !

Bonjour chez vous !

Download on the App Store

Bonjour chez vous ! episodes

  • François Patriat : « Le Parti Socialiste n’a fait aucune concession »
    À quelques heures de la déclaration de politique générale de Sébastien Lecornu devant l’Assemblée nationale ce mardi 14 octobre, et avec deux motions de censure, déposées par La France Insoumise et le Rassemblement National, le gouvernement ne tient qu’à un fil : la suspension ou non de la réforme Borne sur les retraites, exigée par le Parti socialiste comme condition à la non-censure.Face à cette situation, François Patriat, sénateur (RDPI-Renaissance) de la Côte d’Or, considère que « c’est d’une gravité majeure pour la France. Les socialistes ont bien compris que s’il y avait censure et hypothétiquement une majorité relative, ou absolue du Rassemblement national, ce sont ensuite les élections qui tombent. Les socialistes n’ont pas intérêt à la censure à la veille des municipales. Mais ce que je remarque c’est que gouvernement a fait des petits pas, alors que le Parti socialiste n’en a fait aucun : on a parlé des jours fériés, du 49.3 et d’avancées sur la fiscalité, eux n’ont fait aucune concession ».François Patriat, président du groupe RDPI-Renaissance, considère également que revenir, même temporairement, sur la question des retraites serait une erreur : « La suspension de la réforme des retraites serait envoyer le mauvais signal aux Français et à nos prêteurs. Nous irions à contre-courant de l’ensemble de nos voisins européens, et les taux d’intérêts de notre dette grimperont, ce qui pèsera sur le long terme sur les Français ».

    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    20 min
  • Jean-François Husson : « Nous exigeons que tous les éléments du budget soient mis sur la table »
    Après cinq semaines à Matignon, Sébastien Lecornu prononce ce mardi 14 octobre, son discours de politique générale devant l’Assemblée générale. Deux motions de censure du gouvernement ont été déposées, respectivement par La France Insoumise et le Rassemblement National. La question demeure : est-ce que le budget avancé par Sébastien Lecornu comportera ou non une suspension de la réforme Borne sur les retraites ? Si ce n’est pas le cas, le Parti socialiste a annoncé voter la censure, ce qui ferait basculer le gouvernement Lecornu 2.Pour Jean-François Husson, sénateur (LR) de Meurthe-et-Moselle, « sur la suspension de la réforme des retraites, on nous demande de nous exprimer à l’aveugle. Quel est ce pays avec un Premier ministre tenu au bord d’une falaise avec une épée dans les reins, tenue par les socialistes ? L’émiettement des partis à l’Assemblée nationale fait un mal terrible à la France. On prend un retard considérable, avec un déficit qui ne cesse de croître ».Également rapporteur général de la commission des finances au Sénat, Jean-François Husson s’inquiète que « tous les éléments du budget n’aient pas encore été mis sur la table. Ce n’est pas raisonnable, c’est un manque de sérieux et de respect vis-à-vis du Parlement. Nous n’avons pour le moment aucun élément sur le budget. Nous sommes déjà en retard pour l’examiner. […] Pendant ce temps la gauche ne réclame que davantage de dépenses et d’augmentations d’impôts. C’est une fuite en avant ».

    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    27 min
  • Gouvernement Lecornu II : le nouveau casting dévoilé
    Que penser de ce gouvernement Lecornu 2 ? Après les départs d’Élisabeth Borne, Manuel Valls et Bruno Retailleau, le gouvernement s’est quelque peu allégé de certains « poids lourds » politiques. Douze ministres ont été reconduits et l’équilibre des forces en jeu reste similaire, à la différence de huit ministres issus de la société civile, sur lesquels s’appuie Sébastien Lecornu pour faire valoir sa politique de « rupture ».Pour Yves Thréard, directeur adjoint de la rédaction au Figaro, « ce qui compte maintenant c’est de voir la durée de vie du gouvernement. L’objectif c’est de surmonter une motion de censure. Pour ce qui est de sa composition, on voit qu’il y a de moins en moins d’hommes politiques qui aspirent à faire une carrière politique qui manifestent leur envie d’entrer dans des ministères à courte durée de vie. C’est cela qui explique la présence de personnes issues de la société civile dans le gouvernement, qui ont peut-être envie de vivre une nouvelle expérience : je pense à M. Papin et M. Farandou, qui sont des hommes d’entreprise ».Pour Pablo Pillaud-Vivien, rédacteur en chef de la revue Regards : « Il y a un fantasme du gouvernement technique qui serait composé de gens issus de la société civile, d’abord on remarque qu’ils restent minoritaires face à des poids lourds politiques : Rachida Dati, Annie Genevard, Gérald Darmanin. Ce mythe d’aller chercher des gens compétents, sous-entendant que les politiques ne sont pas compétents pour être ministres, il faudrait le mettre de côté. Ces nouveaux ministres de la société civiles seront, de la même manière que les autres ministres, pris dans des dynamiques idéologiques et de partis ».

    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    37 min
  • Bernard Guetta : « Sur la place des otages, Netanyahou a été hué et Trump acclamé »
    Donald Trump a réussi à obtenir un accord de paix historique entre Israël et le Hamas, qui pourrait mettre fin à la guerre à Gaza. La libération des otages est en cours aujourd’hui, lundi 13 octobre. Alors que la désescalade du conflit s’amorce, l’avenir de l’extrême droite israélienne et de Benyamin Netanyahou comme Premier ministre est de plus en plus flou face aux contestations internes dans le pays.Pour Bernard Guetta, député européen (Renew, centriste) et journaliste spécialiste des questions internationales : « On a vu il y a peu une scène absolument incroyable, où sur la place des Otages le nom de Benyamin Netanyahou a été hué, pendant que celui de Donald Trump était acclamé. Il est étonnant que dans un pays le Premier ministre en fonction soit hué pendant qu’un dirigeant étranger est applaudi ».Une autorité de transition est prévue par le plan de paix organisé à Gaza, qui serait présidé par l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair. Bernard Guetta considère que « ce ne sera pas facile à mettre en place parce qu’on va buter sur le désarmement. Le Hamas va dire ‘je veux bien rendre mes armes, mais à une autorité palestinienne’, certainement pas aux Israéliens ou à des Américains et des Britanniques. Il va donc y avoir un bras de fer diplomatique qui s’instaure ».

    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    20 min
  • Laurence Rossignol : « Contourner le vote du budget par ordonnance serait pire qu’un 49.3 »
    Sébastien Lecornu, après avoir été renommé Premier ministre par Emmanuel Macron, a annoncé tard, hier, dimanche 12 octobre, la composition de son nouveau gouvernement. Douze ministres sont reconduits ; et avec quelques changements, l’équilibre des forces politiques reste inchangé en réunissant des personnes du « socle commun » - ou ce qu’il en reste. À peine le nouveau casting est-il dévoilé, que La France Insoumise et le Rassemblement National promettent la censure.Pour Laurence Rossignol, sénatrice (PS) du Val-de-Marne, « Personne ne voit bien quel est le cap de ce nouveau gouvernement. Il est déplorable que Emmanuel Macron ait encore refusé de nommer un Premier ministre de gauche ».Alors que pour Jean-Philippe Tanguy du Rassemblement National et Éric Coquerel de La France Insoumise, une manœuvre serait en cours pour raccourcir le délai d’examen du budget et le faire passer par ordonnance, Laurence Rossignol estime que l’on « donne trop de crédit au président de la République et au Premier ministre sur leur maîtrise de la situation. Je ne suis pas sûre qu’ils aient un plan aussi clair, par étapes, et organisé. Éventuellement c’est leur plan C, si le reste échoue. Car si cela arrive, contourner le Parlement pour faire passer le budget par ordonnance serait pire qu’un 49.3 ».

    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    26 min
  • L'intégrale du lundi 13 octobre 2025
    Au programme :Sébastien Lecornu dévoile la composition de son nouveau gouvernement. Un casting très commenté, entre équilibre politique et pari de la stabilité. Quelles lignes de force, quels choix symboliques ? Décryptage et analyse dans une heure avec nos éditorialistes Yves Thréard du Figaro et Pablo Pillaud-Vivien de la revue Regards.Le Sénat : ce gouvernement peut-il tenir et éviter la censure ? Le Parti socialiste, devenu pivot arithmétique de la majorité, détient une part essentielle de son avenir. Quelles sont ses conditions pour un accord ? Réponse de la sénatrice socialiste Laurence Rossignol.En régions : dans un climat politique et budgétaire tendu, la parole est aux chefs d’entreprise. Inquiétudes, incertitudes et attentes : nous irons à leur rencontre pour mesurer le moral économique du pays.L’entretien : la libération des otages détenus par le Hamas marque un tournant au Proche-Orient. Donald Trump est arrivé à la Knesset où il devait prononcer un discours, avant de se rendre en Égypte pour un sommet international autour de son plan de paix à Gaza. Cet accord peut-il tenir ? Bernard Guetta, eurodéputé et spécialiste des questions internationales, nous apporte son éclairage.

    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    1 hr 28 min
  • Alexandre Ouizille : « Un quatrième Premier ministre issu du socle commun est inimaginable »
    Emmanuel Macron a lancé une invitation, dans la nuit du 9 au 10 octobre, aux chefs de partis pour les recevoir à 14h30, à l’exception du Rassemblement National et de La France Insoumise. Si la perspective la nomination d’un Premier ministre issu de la gauche est une perspective qui a été avancée par la promesse éventuelle d’une suspension de la réforme Borne sur les retraites, la volonté des Républicains de censurer automatiquement un gouvernement de gauche pourrait reconduire le président de la République à reconduire Sébastien Lecornu, ou un autre représentant du « socle commun ».Pour Alexandre Ouizille, sénateur (PS) de l’Oise, « un quatrième Premier ministre issu du socle commun est inimaginable », pour trouver un accord de non-censure «il faut montrer un front républicain avec un gouvernement de gauche. Nous essayons de concilier la stabilité du pays avec la nécessite de changement. La surdité d’Emmanuel Macron à cette aspiration au changement du pays n’est pas un petit sujet. Par exemple, la suspension de la réforme sur les retraites : est-ce un enfumage ou y sont-ils prêts ? »Alexandre Ouizille est également revenu sur la cérémonie de panthéonisation de Robert Badinter hier, le jeudi 10 octobre, qu’il a estimé « très belle ». Il a également réagi à la profanation de la tombe de l’ancien ministre de la Justice : « Le débat de la peine de mort est toujours vivace et sulfureux, et cette profanation le montre. Il y a évidemment quelque chose de répugnant à ce que cet acte soit perpétré le jour où la nation vient lui rendre hommage ».

    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    27 min
  • Denis Lacorne : « Il est possible que Trump reçoive le Prix Nobel de la paix l’année prochaine »
    Donald Trump a réussi à obtenir un accord de paix historique entre Israël et le Hamas qui pourrait mettre fin à la guerre à Gaza et aboutir à la libération des otages. La défense civile de Gaza annonce que l’armée israélienne commence à se retirer de certains secteurs de l’enclave palestinienne, supposée quitter le territoire avec l’entrée en vigueur du cessez-le-feu.Pour Denis Lacorne, politologue, directeur de recherche au CERI (Sciences Po) : « Donald Trump a démontré que si on met la pression sur ceux qui sont réticents à signer la paix, je pense à Netanyahou, elle demeure atteignable. Il y a eu un moment décisif, lorsqu’Israël a tué les négociateurs du Hamas au Qatar. C’était la goutte d’eau qui fait déborder le vase et Trump a obligé Netanyahou à faire des excuses publiques à l’émir du Qatar en passant par le téléphone de la Maison Blanche. Avec cette démonstration de force, il n’est pas impossible que Trump reçoive le Prix Nobel de la paix l’année prochaine, mais pas cette année, car généralement on évalue les accomplissements de l’année passée ».Auteur de « De la race en Amérique », Denis Lacorne estime également que la question raciale est à nouveau au cœur de la politique américaine : « Le chef des armées et l’un des acteurs clé de la réserve fédérale sont noirs et ont été remplacés par Trump, pour des raisons qui ne sont pas particulièrement claires, par des blancs. Et la hantise des trumpistes c’est que, dans l’Amérique de 2050, la majorité des blancs d’origine européenne deviennent une majorité de minorité, c’est-à-dire où l’ensemble des autres minorités seraient plus nombreuses qu’eux ».

    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    20 min
  • L'intégrale du vendredi 10 octobre
    Ce matin dans Bonjour chez Vous, l’actualité politique est à l’honneur avec l’attente du nom du nouveau Premier ministre. Emmanuel Macron consulte les chefs de partis pour faire un choix décisif, analysé par Arnaud Benedetti et Bérengère Bonte.Le sénateur socialiste Alexandre Ouizille s’exprime ensuite sur la possibilité d’un compromis avec un chef de gouvernement hors de son camp, notamment sur les sujets sensibles comme le budget ou les retraites.À l’international, focus sur Donald Trump et son rôle potentiel dans la résolution de la guerre à Gaza, avec l’analyse de Denis Lacorne, politologue et spécialiste des États-Unis.Enfin, direction la Normandie, qui célèbre les 1 000 ans de Guillaume le Conquérant : un moment fort du patrimoine régional commenté en duplex avec Hervé Morin.

    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    1 hr 29 min
  • Emmanuel Macron peut-il renommer Sébastien Lecornu ?
    Après cinq semaines de blocage, existe-t-il encore une marge de manœuvre pour un nouveau Premier ministre sans un retour aux urnes ? Entre les exigences du Parti Socialiste sur la suspension de la réforme Borne sur les retraites et la censure automatique brandie par Les Républicains en cas de la nomination d’un gouvernement de gauche : quel choix a Emmanuel Macron ? Va-t-il renommer Sébastien Lecornu ?Pour Bérengère Bonte, journaliste politique, « On a le sentiment depuis ces dernières semaines, avec cette succession de Premiers ministres, que le président de la République et tout le monde gagne du temps. Cela va être long d’attendre jusqu’à la présidentielle de 2027. Mais dans l’idée d’une élection présidentielle anticipée, que ce soit par la destitution que prône La France Insoumise, ou la démission proposée par Édouard Philippe, il y a quelque chose d’assez dangereux, en mettant d’ailleurs en péril une fonction qu’ils brigueraient lui-ensuite ».Pour Arnaud Benedetti, éditorialiste politique : « On a un précédent sous l’histoire de la Ve République, d’un président qui a démissionné, c’est le général de Gaulle. Et ça n’a pas fragilisé pour autant les institutions. Donc l’argument qui consiste à dire ‘ça fragiliserait le futur président’… Mais c’est vrai que l’époque n’est plus la même ».

    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    38 min

About Bonjour chez vous !

From the publisher's feed

“Bonjour Chez Vous !”, c’est le rendez-vous politique matinal présenté par Oriane Mancini, entre 7h30 et 9h. Chaque matin, un invité politique sur un format long de 20 minutes, en partenariat avec la…