Après l'échec des deux motions de censure, déposées par la gauche - hormis le Parti Socialiste - et par le Rassemblement national et l'Union des droites pour la République, le texte budgétaire de « compromis » a été transmis au Sénat pour relecture. Une majorité des sénateurs s'est accordée pour rejeter d'emblée le texte.
Jean-François Husson, sénateur (LR) de de Meurthe-et-Moselle et président de la commission des finances du Sénat, justifie cette décision : « Je pense que la plaisanterie a assez duré. Il y avait un triptyque : le gouvernement proposera, nous débattrons, vous voterez. Entre le dépôt du projet de loi de finances, qui était d'ailleurs plutôt le travail préparatoire de l'ancien ministre des Finances, sous François Bayrou, et la situation dans laquelle nous sommes aujourd'hui, en quatre mois, que de changements de pied et de revirements ! Tout ça pour ça. Ils ont débattu 38 jours, seulement sur la partie recettes : 1 voix pour, 404 contre ».
Jean-François Husson déplore : « le Sénat a été entendu, pas écouté. Il faut essayer de trouver la voie de l'équilibre et de la raison, mais surtout penser à l'étape d'après. Et l'étape d'après c'est le redressement des comptes publics. Et là, c'est échec et mat pour le gouvernement. Et le gouvernement est assez contradictoire sur le budget : il nous dit qu'il faut un budget avant fin janvier. Il choisit ensuite une seconde lecture à l'Assemblée nationale et il nous dit ensuite `stop, mission impossible, il n'y a rien à faire' ».
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