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By BOOM ! par Nedia FIOLLE-NOURIHealth & FitnessMental Health
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BOOM ! episodes

  • Le Corps
    Aujourd’hui, nous parlons de l’acceptation du corps.Ces derniers temps, j’ai fait beaucoup de recherches et de réflexions sur ce sujet. Je vais vous raconter comment ça a commencé.Bon, comme toutes les femmes, j’imagine que le sujet du corps fait...
    6 min
  • La bienveillance

    Aujourd’hui, nous parlons de l’injonction à la bienveillance.

    Avez-vous entendu parler de l’éducation bienveillante ? 

    Ou bien Management bienveillant ?

    Cette injonction à la bienveillance suscite une forme de culpabilité quand on n’y arrive pas mais interroge aussi la notion même de bienveillance, servie à toutes les sauces.


    Parce que l’injonction à la bienveillance  peut parfois sembler moralisatrice.

    La question à se  poser est … Comment une attitude  humaniste peut devenir une contrainte ? 

    Nous vivons certes dans un monde assez bipolaire et contradictoire. 

    On oppose souvent l’autorité à la bienveillance. 

    Et les contours entre les deux notions sont flous.

    C’est assez difficile parfois même culpabilisant de désapprendre certains  réflexes éducatifs ou de management.

    Car il y a cette  croyance sur ce que devrait être une relation parent/enfant, employeur/employé, une relation verticale où l’on attend des uns de répondre aux exigences ou contraintes des autres.

    Et il n’y a pas de secret, lorsqu’on situe à un niveau d’égalité, d’altérité.

    Sans conditions et sans attentes d’obéissance mais de coopération et d’entraide.

    On arrive à rester dans la bienveillance.

    La bienveillance, comme valeur humaine, est une valeur qui me guide. Une de mes meilleures amies m’avait dit un jour que j’étais intransigeante avec la bienveillance.

    C’est vrai !

    C’est la raison pour laquelle cet épisode du podcast est une sorte de “stretching” intellectuel pour moi.

    Le problème avec l’injonction à la bienveillance se situe à un niveau très subtil.

    Un niveau dans lequel  on fait de la bienveillance un objectif de performance.

    On s’écarte d’une valeur humaniste.

    Elle devient non pas une valeur qui permet de traiter humainement ses enfants, collaborateurs, les autres humains.

    La bienveillance ne se focalise pas au niveau de la relation mais sur le résultat attendu de cette relation.

    Il est indéniable que la bienveillance active une certaine chimie dans le cerveau, qu’elle solidifie les liens et crée des passerelles.

    Il est même certain que, quand on traite les autres humains avec bienveillance, on leur évite une production d’hormones du stress. 

    Choisir la bienveillance c’est choisir une relation gagnant-gagnant, un cercle vertueux.

    On le sait, éduquer ou manager par le stress, créent quant à eux un cercle vicieux où stress, anxiété, décrochage, burnout sont garantis.

    Mais, faut-il pratiquer la bienveillance pour obtenir des résultats ? Pour être performant ou performante ? 

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    6 min
  • La bienveillance
    Aujourd’hui, nous parlons de l’injonction à la bienveillance.Avez-vous entendu parler de l’éducation bienveillante ? Ou bien Management bienveillant ?Cette injonction à la bienveillance suscite une forme de culpabilité quand on n’y arrive pas mais...
    6 min
  • La productivité, à tout prix ?


    Aujourd’hui, nous parlons de l’injonction à la productivité

    Qu’avez-vous fait le week-end dernier ?

    La question phare du lundi matin.

    Autant vous dire que je n’aime pas cette question.

    Non pas que mes week-ends soient vides. Juste que j’en profite pour juste être.

    Ne pas forcément “montrer” et “paraître”.

    Je suis consciente que cela peut faire grincer des dents d’entendre ça.

    Parce qu’en réalité, cette injonction de vie bien remplie, y compris dans les moments de régénération, cache une peur.

     Celle de faire face au vide intérieur, à l’ennui.

    Nous imposons souvent à nos enfants, de nombreuses activités périscolaires, sous couvert de leur offrir des opportunités.

    Dans nos vies d’adultes où l’on veut performer dans tous ses aspects.

    L’inactivité, le temps OFF, le repos ont un intérêt.

    Votre smartphone à 20% de batterie, ne se dit jamais : je vais prendre des cours de trompette en ligne.

    Selon le philosophe Pascal, un anti-divertissement notoire, le divertissement est cette  recherche désespérée d’une consolation face à la difficulté d’être soi.

    Comme si pendant les temps OFF, on renégociait cette injonction à la productivité et création de valeur.

    Ce conditionnement à être sans cesse occupé.es.

    Nous vivons dans un monde qui glorifie l’hyperactivité.

    Être sous l’eau, courir tout le temps est considéré comme un signe d’importance, d’efficacité et d’une vie remplie et intéressante.

    Nous nous piégeons souvent dans la boucle du manque de temps :

    Ne pas avoir le temps renvoie une image de quelqu'un qui est constamment occupé. 

    C'est une façon de s'auto-valider, d’avoir des choses à raconter, à meubler le temps vide.

    Quand on apprend à s’ennuyer, on développe certaines compétences psychologiques ou sociales comme la créativité, le maintien de l’attention, la conscience du moment présent et des émotions.

    Parce que l’injonction à la productivité pour respecter une norme, pour avoir des choses à raconter, pour éviter de culpabiliser de “ne pas faire” mais juste “d’être”, c’est juste insoutenable.

    Si vous avez des choses à faire, des envies de lire, de faire du pain à la maison, d’explorer ou de vivre des expériences, c’est bien pour vous, faites et savourez !

    Prendre conscience que faire pour juste paraître est vain.

    Réaliser que, parfois, “simplement être” est beaucoup plus productif.

    Donner plus de place aux ressentis, y compris les plus inconfortables. Surtout les plus inconfortables.

    S’occuper pour occuper la bande passante, éviter de se confronter au fait d’être soi est tout le contraire d’une vraie productivité choisie, qui est une vraie compétence de faire ce qui vous tient à coeur, réaliser vos projets, vos rêves, vos objectifs.

    Avant de vous laisser, voici la piste de réflexion pour la semaine :

    Contre l’angoisse de “ne pas faire”, adoptons la pensée pascalienne qui donne son importance au calme, au repos, au fait de prendre le temps et profiter du présent pour accéder à une forme de stabilité


    Références

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    5 min
  • La productivité, à tout prix ?
    Aujourd’hui, nous parlons de l’injonction à la productivitéQu’avez-vous fait le week-end dernier ?La question phare du lundi matin.Autant vous dire que je n’aime pas cette question.Non pas que mes week-ends soient vides. Juste que j’en profite pour...
    5 min
  • Le succès

    Aujourd’hui, nous parlons de l’injonction au succès.

    Dans l’épisode 6, je vous parlais de l’injonction à l’échec qui est une sorte d’injonction paradoxale : échouez pour atteindre le succès. 

    C’est évident, vous n’allez quand même pas JUU-STE échouer pour connaître le vrai goût de l’échec !

    La première chose sur laquelle nous devons nous mettre d’accord est bien la définiton du succès.

    Et bien, elle n’existe pas. En tout cas, il n’y a aucune définition universelle.

    Il existe, éventuellement, des indicateurs factuels et objectifs.

    Mais la réalité, c’est que le succès est une notion assez subjective et dépend de vos propres attentes.

    On passe une partie de nos vies à étudier, non pas pour apprendre, mais pour avoir les diplômes qui nous permettent d’avoir LE job de nos rêves.

    Vers la quarantaine, on atteint une certaine définition du succès : un job sympathique (ou pas), 1,59 enfant (si on vit en Europe), une belle acquisition immobilière avec ou sans animal de compagnie.

    La question honnête à se poser concerne le ressenti du succès.

    Parce que, se demander ce qu’on peut faire pour atteindre le succès est une quête vaine.

    Il y a, d’abord, cette fausse croyance que nos résultats personnels ou professionnels définissent notre valeur intrinsèque.

    Il n’en est rien !


    Le simple fait d’exister détermine notre valeur. 

    Cela nécessite, évidemment, de faire taire notre ego.

    Cette croyance nuisible de notre propre importance. 

    Cette voix qui nous murmure que nous devons être « mieux que », « plus important.e que », « reconnu.e », qui est différente de la confiance en soi et qui nous fait douter et nous comparer aux autres. 

    Faire taire cette voix et simplement exister, en suivant notre propre chemin, quelle libération !
    Avant de vous laisser, voici la piste de réflexion pour la semaine :
    La quête du succès est vaine mais la quête d’un sens qui vous pousse à l’action ici et maintenant est quant à elle plus intéressante. C’est cette quête qui peut (ou non) vous garantir une forme de succès. 

    Un succès au ressenti durable par une action, une contribution, un idéal ou un but. 



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    4 min
  • Le succès
    Aujourd’hui, nous parlons de l’injonction au succès.Dans l’épisode 6, je vous parlais de l’injonction à l’échec qui est une sorte d’injonction paradoxale : échouez pour atteindre le succès. C’est évident, vous n’allez quand même pas JUU-STE échouer pour...
    4 min
  • Faut-il sortir de sa zone de confort ?

    Aujourd’hui, nous parlons de l’injonction à SORT-IR de se zone de confort.

    Dans la famille des expressions galvaudées, c’est un peu celle qui m’agace le plus.

    Pourtant, s’il y a une injonction qui fait fureur depuis quelques années, c’est bien celle-là. 

    Vous savez toutes ces formules qui servent à motiver, à pousser à la performance qu’on confond souvent avec l’excellence.

    “No pain, No Gain”

    “Se challenger pour changer”

    Il y a toutes ces citations d’empouvoirement sur les réseaux sociaux, celles où on doit faire chaque jour quelque chose qui nous rend inconfortable ou nous faire peur.

    Vous pouvez essayer, jusqu’à l'épuisement.

    Dans Un monde dans lequel vous DE-VEZ être agile, slasher, capable de tout plaquer sans angoisser.

    Aussi bien dans le monde du développement humain qu’en entreprise, tout le monde répète qu’il faut sortir de sa zone de confort .

     La question que poser cette injonction c’est surtout si on peut atteindre une forme de satisfaction en restant dans sa zone de confort.

    Il y a quelques années, une cliente est venue me voir avec une question qui m’a parue étrange de premier abord, elle m’a dit : dans un monde où on nous dit de sortir de sa zone de confort, je ne ressens pas ce besoin, j’aime mon métier et ma vie telle que je l’ai construite. Suis-je normale ?

    Oui parce qu’on a tendance à associer le fait de rester dans sa zone de confort à de la médiocrité, à un manque d’agilité.

    Ce qui provoque beaucoup de culpabilité.

    Mais la question est de savoir si, en restant dans sa zone de confort, on continue à développer sa curiosité et à ouvrir le champ des possibles.

    Il n’y a pas de mal à choisir la sécurité, ce n’est pas de l’auto-sabotage, c’est juste un choix valable.

    Parce que notre zone de confort nous protège aussi.

    Parce que le terme “zone de confort” est utilisé littéralement dans le monde des chauffages. Faisant référence à une température optimale.

    En psychologie, c'est un état où une personne se sent à l'aise et en contrôle de son environnement.

    La question qui mérité, d’être posée est celle de savoir, par quel tour de magie intellectuelle, on s’est retrouvé à imposer la sortie de la zone de confort comme une aptitude d’amélioration de soi, une idée que l’anxiété améliore la performance.

    Peut-on rester dans sa zone de confort en refusant toute idée de status-quo ?

    C’est à dire cet ensemble de comportements, d’habitudes, de conditionnements ou parfois même de possessions (on peut applaudir la doctrine capitaliste qui a fait un excellent job de ce point de vue) qui nous enferment.

    Parce qu’il y a une grande différence entre zone d’inertie ou passivité et zone de maîtrise.

    Aussi bien au travail, dans votre domaine d’expertise mais aussi dans tous les autres aspects de votre vie, tout ce socle de ressources qui permettent de se sentir protégé et en sécurité.

    Avant de vous laisser, voici la piste de réflexion pour la semaine :

    Adoptons ce que j’appelle le « confort absolu » qui est cet état d’équilibre que l’on peut atteindre où notre approche des situations est fluide, où nous cultivons la joie, la sérénité et l’amour inconditionnel. Un peu « cheesy » ? Juste anti status quo

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    5 min
  • Faut-il sortir de sa zone de confort ?
    Aujourd’hui, nous parlons de l’injonction à SORT-IR de se zone de confort.Dans la famille des expressions galvaudées, c’est un peu celle qui m’agace le plus.Pourtant, s’il y a une injonction qui fait fureur depuis quelques années, c’est bien...
    5 min
  • L'échec

    Aujourd’hui, nous parlons de l’injonction à l’échec

    Difficultés relationnelles, d’argent, d’anxiété… Questionnements sur la carrière professionnelle, sur l’épanouissement personnel et sur l’idée même d’échouer font partie inhérente de l’expérience humaine.  

    La peur de l’échec vient de la peur du jugement extérieur (et bien évidemment de l’auto-jugement) et tout ce dialogue interne que vous connaissez bien.

    Sir Winston Churchill disait “Le succès c'est d'aller d'échec en échec sans perdre son enthousiasme”.

    Une invitation, donc, à ne pas opposer l’échec au succès. 

    Mais d’abord, qu’est-ce que l’échec ?

    Le philosophe Charles Pépin, dans son fameux  livre les Vertus de l’échec remet en perspective cette notion. 

    Même si l’ombre de échec est présente dans tous les aspects de nos vies : dans la façon avec laquelle nous abordons des sujets comme la confiance en soi, l’estime de soi, le stress, l’éducation que nous donnons à nos enfants. Il y a cette idée que chaque difficulté que nous rencontrons, nous confronte à notre réalité et à nos besoins. C’est ainsi qu’elle nous ouvre la voie à plus de lucidité dans nos vies. 

    Ce que nous redoutons ce n’est pas le “raté” ou ses conséquences mais l’identité que l’on va se coller après l’échec.

    Chaque échec ou raté, ne fait pas de nous un ou une raté.e mais il est JUSTE à considérer de façon factuelle.

    Il est évident que parfois nous manquons de ressources pour nous relever, que certains échecs sont plus difficiles que d’autres. Mais ce qui est certain, c’est qu’un échec ne définit pas la personne qui échoue, n’altère pas son identité.

    C’est ainsi que Charles pépin  nous invite à considérer que l’échec n’est pas l’opposé du succès mais de la réussite. 

    Intéressant, n’est-ce pas ?
    Car le succès est lui fait d’une succession d’échecs et de réussites.

    L’injonction à l’échec est quant à elle, cette obligation à rebondir à tout prix, à célébrer le fait d’avoir fait quelque chose et ne surtout pas le regretter.

    Cette idée de qui ne tente rien n’a rien. Comme si, si on ne prenait pas de risque, cela nous fait passer à côté de nos vies.

    Et c’est là où cette tendance à trouver des vertus à l’échec, devient  une promotion d’une forme d’idéal de bien-être qui coche la case malheur.

    Un peu une sorte de : la quête du bonheur c’est une voie saturée, essayez d’y aller par un chemin cabossé.

    Avant de vous laisser, voici la piste de réflexion pour la semaine : adoptez la démarche scientifique dans tous les aspects de votre vie et échouez comme un scientifique, le moyen le plus sûr de dépasser la peur de l’échec.

    Vous voulez tester une voie. 

    Emettez une hypothèse, considérez-vous dans un processus expérimental et observez vos résultats. Correspondent-ils à l’hypothèse que vous avez émise ?

    Parce que, les expérimentations scientifiques, ne sont jamais conçues pour réussir mais elles sont faites pour tester une voie, apprendre de nouvelles connaissances ou ouvrir des perspectives nouvelles. 

    Un peu cette idée que me répétait un de mes anciens mentors quand j’étais chercheuse : Si une piste de recherche ne donne pas de résultats concluants, c’est qu’on tient un résultat en soi.


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    5 min

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BOOM ! Le podcast où je vous propose des alternatives nuancées aux idées véhiculées par la nouvelle injonction au développement personnel. Chaque semaine, je vous propose de nous interroger ensemble,…