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Or


Pour cette dernière émission sur la croisette l’équipe était au complet, Alexis, Léonie, Léo, Khalid et Alexandre (à la gare) se sont réunis pour leurs critiques de :
Khalid et Alexandre ont le plaisir vous partager leur entretien avec Serge Bozon le réalisateur de Don Juan
Disiz – Amour
Dans ce 7eme volet de la saga « Sankara », la focale sera encore placée sur l’économique. L’économique ? Mais non, ne fuyez pas, ça va parler de l’anti-vie des dominés exploités par vous, par le truchement de nos multinationales et de nos services publics économiques, pardon “l’aide au développement”. Peuple de France qui se sent toujours non responsable (Les Allemands eux ont fait un énorme travail autour du génocide des Juifs), voilà des informations qui vont te permettre de ne plus te sentir en hauteur donc totalement irresponsable à tous les sens du terme. Au préalable, on effectuera une critique sommaire de l’économie politique classique afin de situer l’économie politique révolutionnaire comme lutte pour écarter la famine et la désolation permanente (morbidité, pauvreté absolue, dépendances multiples). On détaillera les principales dimensions de la dépendance impériale en se concentrant au final sur la culture du coton, ce qui revient à dresser la cartographie verticale et vertigineuse du système des intervenants, dont la structure clé, la Sofitex, filiale clé de la Françafrique.
Ces premiers jours de mai, suite à une première rencontre en mars dans l’émission Corps et graphie intitulée – De la réalité de la terre qui tombe et de l’eau qui échappe des mains (Accords aux corps #5) – Sylvie Storme nous invite sur les pentes de Lyon dans le très charmant Théâtre des Clochards Célestes pour découvrir son travail de sculptrice, d’auteur, d’actrice performeuse puisqu’elle présente L’éloge du déséquilibre et de l’instabilité.
Ce spectacle est une performance en mouvements autour de ses sculptures en bronze, mains, visages, corps fondus dans l’alliage après avoir été modelés dans la terre. Elles montrent. Des mains qui comme l’eau érodent la pierre, des doigts qui regardent l’espace, les vides, les creux et s’y glissent comme des vagues dans une caverne. Elles invitent à voir/sentir, toucher, caresser, effleurer les formes, les textures, les vides, les pleins et leurs développements dans l’espace. Nous relier à tous nos sens et à notre cœur, alors une rencontre vraie est possible. Comment voir en se reliant au monde ? Comment s’engager pas à pas dans un regard plus plein, plus sensible. Voir sans savoir, sans certitude de ce que l’on examine, sans jugement, juste pour recevoir, accueillir ce qui est montré.
En compagnie de Sylvie band, Lorenzo et Laura, les bruits et les sons de la rue aussi font partie de l’entretien improvisé, assis à l’ombre du piano bar qui accueille le public, nous dialoguons… écoutons, lisons des textes de Sylvie Storme, également nous entendons Fabrice Midal parlant du sculpteur Giacometti, extrait de sa conférence « Je-suis-sans-corps-si-je-ne-sais-pas-que-les-arbres-sont-vivants ».
Belle émission, récit de cette aventure collective autour d’une magnifique exposition, d’un chemin de création et d’un très beau livre éponyme.
Fabrice Balanche, géographe, enseignant-chercheur à l’université Lumière Lyon-II, spécialiste de la Syrie, du Liban et du Proche-Orient. Il est également chercheur associé au Washinton Institute.
Comment l’indécision, l’indétermination et l’incertitude entourant l’avenir et le statut de la région du Nord-est syrien peuvent-elles contribuer à la détérioration de la situation sur place ? Si en effet on vit mieux dans le Nord-est syrien que dans tout le reste de la Syrie, la situation n’en est pas moins catastrophique, observe Fabrice Balanche qui s’est rendu sur place en janvier 2022. La région représente un tiers du territoire syrien. Elle vit sous un régime administratif kurde bénéficiant d’une autonomie relative. Mais son isolement est quasi-total : sans accès à la mer, elle ne dispose que d’un seul point de passage avec l’Irak et son « statut » d’autonomie locale ne bénéficie d’aucune reconnaissance internationale.
Pas d’électricité, pas de chauffage, pas de carburant. Les prix renchérissent, mais les salaires ont baissé du fait de la dévaluation de la livre syrienne. La région, autrefois grenier à blé de la Syrie (grâce à quoi le pays parvenait à une autosuffisance alimentaire, voire exportait aussi une partie de ses récoltes de blé), se trouve désormais confrontée à un vrai problème de rendement agricole. Les sols manquent de fertilisants du fait de l’envolée du prix des engrais. La sécheresse n’arrange rien : l’Euphrate qui prend sa source en Turquie a un débit de plus en plus faible en Syrie. La population est confrontée à la pénurie de sucre, le pain est rationné et produit à partir d’une farine de blé, de soja et de maïs. Ces difficultés quotidiennes alimentent des frustrations parmi la population locale, kurde et arabe.
Quelles sont les conséquences du mécontentement ? Les populations arabes de Deir Zor et Rakka n’ont aucune sympathie pour le régime syrien d’Assad : souvent, elles n’ont pas accompli leurs obligations militaires et elles redoutent d’autre part les milices chiites. Elles n’ont pas été victimes d’épuration ethnique de la part des forces militaires et sécuritaires kurdes, lesquelles prudemment ont fait preuve de mansuétude à leur égard. En revanche, du fait des difficultés économiques, elles commencent à être nostalgique de la période vécue sous Daesh et durant laquelle elles n’ont pas le souvenir d’avoir manqué d’électricité et de carburant, comme c’est le cas actuellement. L’épisode de l’attaque de la prison de Ghwayran (une ancienne école reconvertie en centre pénitentiaire, il y a trois ans, lors de la défaite de l’EI), le 20 janvier 2021, à Hassaké, par une centaine de djihadistes du groupe Etat islamique afin de libérer plus de 3500 autres djihadistes détenus, a sonné le retour de Daesh parvenu à infiltrer les quartiers arabes du Sud de la ville, au nez et à la barbe des forces de sécurité kurdes. Tirant profit du mécontentement, l’EI recrute des jeunes de 16 à 20 ans, attirés par un salaire mensuel de 50 à 100€, mais aussi pour des questions de dignité, à défaut de pouvoir quitter la région quand on ne dispose pas de 1000$ pour émigrer en Turquie, ou 1500$ pour rejoindre l’Europe.
Mais les Kurdes eux-mêmes ont des doutes sur les capacités de leur propre gouvernance d’améliorer leurs conditions de vie et de consolider durablement la viabilité de l’autonomie administrative locale. Les autorités kurdes manque de cadres politiques, manquent de bons gestionnaires, et si les forces de sécurité ont fait preuve de compétences dans leur domaine, elles peinent à administrer la région, en assurant la remise en route et le bon fonctionnement des infrastructures (réseau d’égoûts, etc.). La gabegie est énorme. La période pleine d’espérance qui avait débuté en 2016 (deux ans avant le centenaire du Traité de Sèvres) est révolue. L’incertitude pesant sur le statut d’autonomie de la région plombe l’avenir, en l’absence de garantie internationale et d’engagement occidental. Les Occidentaux ont soutenu plus ou moins l’autonomie du Sud-Est car les forces du PYD affilié au PKK avaient vaincu Daesh en bénéficiant du soutien américain et européen. Le maintien de forces spéciales américaines ou françaises dans la région répondait aussi à la volonté de ne pas laisser la victoire à la seule Russie et à Assad. La décision du retrait américain prise par Trump ne fut pas sans effet, même si la décision a été reconsidérée : les forces américaines présentes sur le terrain sont réduites à un effectif de 800 hommes.
La Turquie d’autre part peut-elle reprendre son offensive et poursuivre l’extension d’une zone de sécurité dans laquelle elle pourrait reloger les réfugiés syriens qu’elle a accueilli depuis 2011 ? On sait que lorsqu’elle a repris Afrine aux Kurdes, avec l’aide de forces supplétives arabes elle a chassé du canton les populations kurdes afin d’instaurer un nouvel équilibre démographique. Le fait est que la menace d’une reprise de l’offensive turque et le poids de l’incertitude planant sur l’avenir de la région ont stoppé les chantiers de la reconstruction. Tout est à l’arrêt : pourquoi construire si demain cela doit être détruit et si on va être chassé de nos maisons ? La crainte est réelle et largement partagée, au point que par lassitude beaucoup ne souhaitent plus qu’une chose : pouvoir rester chez eux, dans leurs maisons. A cet égard, le régime d’Assad est convaincu que le temps travaille en sa faveur et qu’elle pourra ainsi récupérer le contrôle de la région.
Seul un engagement occidental ferme en faveur d’un statut d’autonomie pour le Nord-est syrien serait en mesure de renverser la donne. La région est aujourd’hui une zone grise, qui en l’absence de reconnaissance internationale, ne peut bénéficier d’aucuns prêts et soutien à la reconstruction. Or, elle a besoin d’un vrai plan Marshall, et non pas de rustines, souligne Fabrice Balanche.
Enfin, si la guerre en Ukraine a des conséquences en cascade sur l’ensemble de la zone, le Nord-est syrien est concerné au premier chef. Une offensive turque est-elle une possibilité réelle et pas seulement une menace ? Côté américain, dans le cadre des relations tendues entre la Russie et les États-Unis, que vont peser les Kurdes de Syrie, si les Etats-Unis travaillent à un rapprochement avec la Turquie ? Que veut ou voudrait en échange obtenir la Turquie ? Que cherche cette dernière en opposant son veto, ou menaçant de le faire, à l’entrée de la Finlande et de la Suède dans l’OTAN ? La fin du Rojava, d’une autonomie kurde dans le Nord-est syrien ? Que les Etats-Unis lui fournissent les armements et les avions dont elle fut privée par l’acquisition d’un système de défense aérienne russe S-400 ?
Quant aux États-Unis, sont-ils désormais échaudés depuis leur retrait d’Afghanistan et la guerre en Ukraine ? Vont-ils cessé de se retirer de toutes les zones de conflit dans lesquelles ils s’étaient impliqués et s’impliquer à nouveau davantage dans les affaires du monde et vouloir peser dans le règlement des crises et comment ? En attendant, le statu quo dans Nord-est syrien est source de désespérance pour les Kurdes et revigore Daesh aux yeux des populations arabes. L’absence d’une offensive militaire ou encore la neutralisation de la situation par un jeu d’équilibre des puissances régionales et internationales n’empêchent pas localement la détérioration de la situation, la dégradation des conditions de vie et de l’exaspération des gens.
Et :
Paul, Kenza et Charlène se sont entretenus avec Esther Archambault actrice dans le film Les Pires de Lise Akoka
Les pieds dans la Méditerranée, Paul, Kenza et Charlène livrent leurs critiques sur :
Ce fut aussi l’occasion de présenté Fumigène Films jeune boite de production lancée par nos animateur.ices du jour
The strokes – You only live once
Vous pouvez retrouvez toutes les références citées pendant l’émission (vous trouverez également sur cette page les podcasts par sujet traité ainsi qu’une transcription lorsqu’elle sera disponible).
Vous pouvez nous rejoindre sur le salon de discussion de l’émission (salon #libreavous, mais nous n’y sommes pas forcément tout le temps) pour participer à notre discussion en direct, nous contacter ou nous laisser un commentaire.
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Aux pieds du tapis rouge, Khalid, Alexis, Alexandre et Léonie décryptent :
Alexis s’est entretenu avec Simon Rieth réalisateur de Nos Cérémonies
Gorillaz – Andromeda
Pour beaucoup d’entre nous, le vélo c’est au début avec 4 roues. Bah oui, faut bien se stabiliser. Donc on roule sur 4 roues, puis on prend de l’assurance et hop, on passe directement de 4 à 2 roues. On tente de trouver son équilibre, on avance, on tombe, on se fait mal au genou, on recommence. Puis la plupart d’entre nous en restons là. Deux roues, c’est bien. C’est naturel. Deux roues parce qu’on a (souvent) deux jambes, deux bras, deux pieds, deux yeux. Une paire de fesses aussi. On avance par deux. Dans l’évolution, certains trouvent que deux roues c’est encore trop, alors ils se lancent dans le monocycle. On n’en voit peu des monocycles dans nos rues. D’ailleurs,un monocycle n’est pas considéré comme un véhicule. Il n’a pas le droit de rouler sur les pistes cyclables, sur la chaussée. Sa place ? Sur le trottoir. Quand c’est pas au cirque. Pourquoi faire du monocycle ? Que peut-on faire avec un monocycle ? Est-ce facile d’apprendre à faire du monocycle ? Et est-ce qu’il y a des compétitions de basket en monocycle ? Et du trial monocycle ? Aujourd’hui au micro François Wurmser, monocycliste et organisateur du championnat du monde de monocycle. Si on met deux monocycles l’un derrière l’autre est-ce qu’on obtient une bicyclette? Et le monocycle, est-ce un moyen de transport pour accompagner la transition écologique ? Et d’ailleurs c’est qui notre ministre du transport ?
Abel consacre sa chronique au contrôle technique des 2 Roues motorisés.
Enfin merci à Nicolas Hémard pour la mise en contact. Nicolas, on le recevait au micro, là.
Les chercheuses Camille Bruneau et Christine Vanden Daelen qui publient « Nos vies valent plus que leurs crédits » aux éditions Le passager clandestin, décryptent la manière dont les femmes, partout dans le monde, les femmes subissent les décisions sexistes et colonialistes des gouvernements ou des institutions financières qui se préoccupent plus de la croissance et du remboursement des dettes que du sort des humain·es et de la planète. Ou comment l’austérité, la contrainte au « développement », l’incitation à l’endettement privé sabrent les droits sociaux des femmes, accentuent leur pauvreté, durcissent et aggravent les inégalités entre les sexes et sapent les conquêtes féministes.
Au milieu du luxe Cannois Léonie, Léo et Khalid délivrent de luxueuses critiques de :
Léo et Léonie sont allés à la rencontre de Martin Jauvat réalisateur du Film Grand Paris
Bonnie Tyler – Total Eclipse of the Heart
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Un vendredi par mois, de 14h à 15h, Stéphane Manet invite des experts et des penseurs pour débattre et échanger autour des questions du travail,…
Entouré d’une équipe de professionnels du secteur, il décortique les problématiques quotidiennes des travailleurs, des demandeurs d’emploi, des jeunes en insertion, pour tenter d'y donner des éléments de compréhension différents.
Stéphane reçoit chaque semaine des invités, bien souvent des chercheurs du monde des sciences humaines et sociales, tels que Didier Demazière, mais également des autres sciences ou de la philosophie, comme Étienne Klein, des politiques comme Benoît Hamon ou encore des invités de témoignage.