Cause à effet - Magazine du travail, de l'emploi et de la formation

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Cause à effet - Magazine du travail, de l'emploi et de la formation episodes

  • #3.4 – La Chanson de Simon, de Michel Legrand, interprétée par Georges Blaness
    Contexte :
    Cette semaine, on parle de La Chanson de Simon, composée par Michel Legrand et écrite par Jacques Demy. Elle est interprétée par Georges Blaness en vrai et Michel Piccoli dans le film Les Demoiselles de Rochefort de 1967.
    Immersion cinématographique et musicale dans l’univers du plus grand compositeur de musiques de films français, entre beauté, intemporalité et diversité.
    Tracklist :
    Jackpotes 2000 – 113
    De Hambourg A Rochefort – Michel Legrand et Jacques Demy
    La Chanson de Delphine – Clara Luciani et Vladimir Cauchemar
    Sur La Planche 2013 – La Femme
    La Chanson d’Yvonne – Michel Legrand et Jacques Demy
    La Chanson de Simon – Michel Legrand et Jacques Demy
    16 min
  • #61 – Voyage au cœur des ténèbres
    En plateau :
    Patrick de Saint-Exupéry, journaliste, lauréat du Prix Albert Londres et du Prix Bayeux des correspondants de guerre, cofondateur de la revue XXI dont il fut rédacteur en chef pendant dix ans, publie La Traversée. Une odyssée au cœur de l’Afrique, aux éditions Les Arènes.
    Contexte :
    Patrick de Saint-Exupéry, longtemps grand reporter au Figaro, était au Rwanda au début des années 1990, avant, pendant et après le génocide des Tutsi qui, d’avril à juin 1994, fit plus de 800 000 victimes. Témoin oculaire de ce crime contre l’humanité, imprescriptible et sanctionné par le droit international depuis l’entrée en vigueur de la Convention du 9 décembre 1948 pour la prévention et la répression du crime de génocide, il n’a cessé depuis 27 ans de s’interroger et d’interroger autour de lui, de se documenter sur ce crime inouï, commis à la fin du XXème siècle, et qualifié de « génocide sous sa forme la plus pure » par l’historien Raul Hilberg. Ses enquêtes et ses livres ont contribué à faire émerger comme incontournable et inéluctable, la question de la responsabilité de l’État français.
    Ce dernier soutenait en effet alors politiquement, diplomatiquement, financièrement et militairement le régime Hutu qui a planifié, organisé et mis à exécution le projet d’extermination des Tutsi au Rwanda.
    Pour mémoire, ce pays d’Afrique de l’Est n’a jamais été une colonie française et aucun accord de défense ne liait les deux pays.
    Lors du dix-huitième sommet France-Afrique qui s’est tenu à Biarritz du 7 au 8 novembre 1994, en présence de Mobutu, le président François Mitterrand valide publiquement la doctrine officielle de l’Élysée, dénonçant comme une vision manichéenne de l’histoire la distinction entre victimes d’un côté et bourreaux de l’autre : si génocide il y a bien eu, duquel parle-t-on ? C’était à ne plus rien y comprendre.
    La confusion et le doute jetés permirent au déni, au discours niant le génocide, de prospérer et se répandre. Sur la base d’un mensonge, la détention de la boîte noire de l’avion par un militaire français, on accusa d’abord les troupes du FPR de Paul Kagame d’être à l’origine du tir de missiles qui abattit l’avion présidentiel de Juvénal Habyarimana, attentat au lendemain duquel débuta l’extermination des Tutsi. Puis, surgit quelques années plus tard la théorie dite du double génocide : au génocide de 1994 contre les Tutsi au Rwanda aurait succédé deux ans plus tard celui des Hutu en République démocratique du Congo ( appelée le Zaïre à l’époque). Subtile, perverse, elle ne nie pas le génocide de 1994, mais le relativise par ce qui se serait produit en 1996. Le poison du déni continue d’être savamment distillé.
    Car de quoi parle-t-on en voulant créer un effet de miroir entre 1994 et 1996, deux dates qu’on tente de rapprocher au forceps en les mettant sur le même plan, suggérant ainsi une ressemblance et des rapports de même nature ? De génocide ? de guerre ? de violences interethniques ?  Que s’est-il vraiment passé en 1996 ?
    Patrick de Saint-Exupéry décide de se lancer dans une enquête de terrain qui le conduit dans un long périple qui part de Kigali, capitale du Rwanda, à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, en traversant l’immense forêt équatoriale congolaise. Il fait son travail de journaliste. Car si la théorie du double génocide bénéficie de relais importants en France, en Europe et en Afrique, personne avant lui ne s’est donné la peine d’aller enquêter de l’autre côté de la frontière rwandaise. Il voyage à pied, à dos de motocyclette, en bateau sur le fleuve Congo.
    Il se rend à Goma, Kivu, Walikale, Tingi Tingi, Kisangani, le couloir de la mort, Mbandaka. Il cherche la vérité. Il interroge des témoins et les cite. Dans son sac à dos, le rapport Mapping sur le Congo publié en 2010 par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, et consacré aux atteintes aux droits de l’homme dans le pays entre 1993 et 2003. Seul un quart des événements recensés dans ce rapport co
    1 hr 20 min
  • #98 – La playlist de « Libre à vous ! » – Un an après le confinement – Recours d’Interhop contre Doctolib
    98e émission Libre à vous ! de l’April diffusée en direct mardi 16 mars 2021 de 15 h 30 à 17 h 00
    Au programme :
    sujet principal : La Playlist de Libre à vous ! diffusion de musiques libres diffusées dans l’émission. Les musiques sont commentées par Valentin qui co-anime notamment sur la radio l’émission Les joyeux pingouins en famille
    la chronique « Jouons collectif » de Vincent Calame, bénévole à l’April, sur l’anniversaire du confinement
    Un point avec l’association Interhop sur leur recours contre le partenariat entre l’État et la plateforme Doctolib
    quoi de Libre ? Actualités et annonces concernant l’April et le monde du Libre
    Références
    Vous pouvez retrouvez toutes les références citées pendant l’émission (vous trouverez également sur cette page les podcasts par sujet traité ainsi qu’une transcription lorsqu’elle sera disponible).
    Intervenir en direct
    Vous pouvez nous rejoindre sur le salon de discussion de l’émission (salon #libreavous, mais nous n’y sommes pas forcément tout le temps) pour participer à notre discussion en direct, nous contacter ou nous laisser un commentaire.
    Conditions de diffusion
    L’émission a été diffusée dans des conditions exceptionnelles suite à la situation sanitaire en France. Certaines personnes ont participé à l’émission depuis chez elles, avec leur propre matériel. La qualité finale dépend fortement des conditions matérielles de chaque personne. Nous vous prions de nous excuser pour la qualité moins bonne du podcast, par rapport à la qualité habituelle.
    Licences
    Les podcasts et les photos, sauf indication contrarires, sont diffusés selon les termes d’au moins une des licences suivantes : licence Art libre version 1.3 ou ultérieure, licence Creative Commons By Sa version 2.0 ou ultérieure et licence GNU FDL version 1.3 ou ultérieure. Les musiques sont diffusées sous leur propre licence, voir la page consacrée à chaque émission pour les licences précises.
    1 hr 28 min
  • #47 – BRÖ, une rappeuse hors cadre
    Contexte :
    Ce soir, Et pour cause ! reçoit Brö. Avec elle, nous reviendrons sur son parcours et nous écouterons quelques-uns de ses titres.
    Brö nous dira également quel regard elle porte sur la société française d’aujourd’hui ainsi que sur le monde du spectacle en souffrance depuis un an maintenant.
    56 min
  • #103 – Manon Valentino, rêve de retourner aux Jeux Olympiques…
    Contexte :
    Deuxième épisode de notre série spéciale “Raymond Libres”, le vélo aux JO, nous recevons Manon Valentino aujourd’hui. Elle a un palmarès étoffé, 6 titres de championne de France, dans le top 10 mondial depuis 2018 elle se prépare pour être sélectionnée dans l’Équipe de France Olympique pour les JO de Tokyo.
    Les sélections sont en ce moment, 5 mois pour avoir son ticket.
    En attendant, elle nous explique sa discipline, le BMX Race, comment elle s’y est mise ? Elle nous raconte une histoire de fratrie, de parents pas très enthousiastes au début puis avec le temps devenus ses premiers fans; Manon mène une triple vie. Athlète de haut niveau, elle s’entraine au quotidien. Assistante de gestion chez Eiffage, elle nous raconte comment elle arrive à concilier vie professionnelle et vie active.
    Elle nous parle aussi des difficultés d’être une femme quand on fait du sport de haut niveau. Quand elle ne travaille pas, ne s’entraine pas, elle s’occupe des minots. Elle les coach, leur donne envie. Leur transmet les valeurs de son sport. L’engagement, le respect des autres, les encouragements et bien sûr comment dominer sa peur.
    En écoutant cette émission vous comprendrez pourquoi et en quoi le sport est aussi une clé d’entrée pour encourager l’usage du vélo. Manon m’a donné envie de m’acheter un bicross (à mon âge on dit bicross, quand on a moins de 35 ans on dit BMX).
    À l’oreille pour conclure l’émission :
    Blue Moon Rising, de Noel Gallagher’s, Album High flying Birds
    Références :
    Pour suivre Manon sur les réseaux sociaux
    Manon sur Instagram
    32 min
  • #07 – Hors Série – Rue Muller, on continue l’asphyxie ?
    Contexte :
    Dans un des quartiers de Montmartre, dans le 18° à Paris à côté du Square Louise Michel, un collectif de propriétaires et locataires s’est constitué pour tenter de faire annuler un permis de construire accordé “avec réserve” par la Mairie de Paris.
    Le promoteur l’ayant obtenu a prévu de démolir des bains-douches datant de 1930, de construire un immeuble en L de 4 étages au milieu d’une cour qui réduira lumière et visibilité de ces habitats, dans lequel l’architecte prévoit des ateliers d’artistes, des bureaux et quelques logements spacieux avec vue sur le sacré-cœur.
    L’un de ces habitants, Éric BLANCHET expose ici, non seulement les troubles risqués dans les 11 immeubles avoisinants (posés sur des carrières de gypse), mais aussi les incidences en termes écologiques de cet enserrement, le manque d’espaces dans l’arrondissement, et l’évolution de l’urbanisme dans la ville.
    De son côté, Élodie ESCODA se dit très attachée à son quartier et, étant parmi le ‘noyau’ du collectif, elle attend avec impatience la décision de la Mairie — prévue pour le 24 mars prochain.
    De la lutte pour la préservation des lieux de vie de chacun·e à la prise de conscience des modalités de décision (manque de prévenance, information des habitant·es après coup, pouvoir des promoteurs pour des achats à prix intéressant, etc.), le collectif de plus de 50 personnes se mobilise ici au moment où s’organisent les célébrations de l’anniversaire de la commune de Paris de 1871, dans cet arrondissement où se côtoient plusieurs Montmartrois·es d’origines, de cultures et de classes différentes.
    Chansons populaires :
    La canaille
    Misère (interprétée par Mouloudji)
    55 min
  • #69 – La prise de l’Odéon
    Au menu:
    Les nouvelles du futur
    Richard, blogueur high-tech depuis 15 ans, nous donne les dernières infos qui concernent Internet, les smartphones, les jeux vidéo.
    Musique de la chronique : Dolling – CyberSDF (disponible sous licence libre Creative Commons BY 3.0 (CC BY 3.0)
    Grands caractères, la librairie des mal-voyants
    Agnès Binsztok a cofondé la libraire Grands caractères à destination des mal-voyants. Elle nous raconte les coulisses de ce qui est un véritable laboratoire de la lecture à la portée de toutes et tous.
    La chronique d’Erwan : l’impact culturel mondial de la Commune
    Chaque semaine, Erwan de la chaîne Oui D’accord nous livre sa chronique sur le capitalisme. Aujourd’hui, Erwan explique comment la Commune, une révolte courte et purement parisienne, a eu un retentissement sans limites géographiques et qui perdure encore aujourd’hui.
    Le théâtre de l’Odéon occupé par le monde de la culture
    Rémi Vander-Heym, secrétaire général du Synptac CGT, fait partie des occupants de l’Odéon protestant contre les conditions de vie de tous les acteurs du monde de la culture en cette période de crise. Dans cet entretien, il nous raconte la vie de la culture pendant la pandémie, l’occupation de l’Odéon et ce qui nous attend à l’avenir avec la réforme de l’assurance chômage et la fin de « l’année blanche » des intermittents.
    Ça part de là : les banques éthiques
    Chaque semaine, Nelly Moussu explique les enjeux de société en toute simplicité. Cette semaine, pour sa toute dernière chronique dans Carte Blanche, on parle des banques éthiques.
    Musique de la chronique : Zoufris Maracas – L’argent
    À l’oreille :
    Wasaru – New Andromeda Theory (générique de l’émission)
    US3 – Cantaloop
    Juliette – À carreaux !
    Chanson plus bifluorée – Chacun de vous est concerné
    Da Brat feat. The Notorious B.I.G. et JD – Da B Side
    0 min
  • #16 – 1870-1871 : des Communes plurielles dans le temps et l’espace
    Contexte :
    Nous fêtons au mois de mars 2021 le 150e anniversaire de la Commune de Paris. C’est une insurrection qui éclate le 18 mars 1871 après une guerre entre l’Empire Français de Napoléon III et la Prusse de Bismarck, un changement de régime: la république est proclamée le 4 septembre 1870, un siège de la ville  et l’élection d’une Assemblée Monarchiste. Pendant 72 jours, Paris est le théâtre d’une expérience politique inédite : séparation de l’Église et de l’Etat, mandat impératif, interdiction des retenues sur salaires, instruction gratuite et obligatoire, ce n’est qu’une partie des nombreuses mesures d’émancipation votées par un conseil qui comptait 41% d’ouvriers. Toute ne furent pas appliquées, le pouvoir envoya ses troupes et Paris plongea en guerre civile. La Commune reste une référence, elle traverse le temps, transporte avec elle les espoirs d’un monde meilleur. Comment expliquer la force la force de l’évènement dans l’imaginaire politique ? Que pouvons nous dire de plus sur cette révolution connue presque heure par heure ?
    Quentin Deluermoz est historien, spécialiste des ordres et des désordres du XIXe siècle et auteur de Commune(s) 1870-1871. Une traversée des mondes au XIXe siècle. Il nous raconte comment la Commune s’inscrit dans plusieurs temporalités. Des luttes républicaines qui rythment la vie politique et sociale de la France depuis 1789 jusqu’au souvenir des autonomies municipales revendiquées au Moyen-Âge, les Communard.e.s sont spontané.e.s  mais ne partent pas de nulle-part.
    Souvent la Commune est racontée sous le prisme des idéologies ou seulement à travers des débats théoriques qui ont lieu à l’hôtel de ville. L’historien propose une lecture “au ras du sol”, à l’échelle de la rue pour comprendre l’expérience révolutionnaire dans sa pratique, ce que l’évènement a pu changer au quotidien. Il nous explique cette position historiographique qui renvoie à l’histoire “par le bas”.
    Mais si la Commune de Paris retient l’attention et reste en mémoire, il y eut plusieurs Communes : A Marseille à Lyon, à Alger. Le 4 septembre 1870 est le point de départ d’une “nébuleuse révolutionnaire” qui prend plusieurs forme et aux raisons plurielles, à l’exemple de l’insurrection en Martinique.
    Celle-ci nous rappelle que la France est un Empire au XIXe siècle et donc que la guerre de 1870, puis la Commune de Paris sont des évènements transnationaux qui résonnent dans le monde. La Commune de Paris est alors probablement “l’évènement médiatique le plus commenté du siècle”. Quentin Deluermoz décortique ainsi un événement en interrogeant ses échelles, les possibles qu’il crée et comment sa mémoire perdure jusqu’à nos jours, tout en restant conflictuelle.
    Bibliographie / Filmographie / Podcast :
    Ludivine Bantigny, La Commune au présent. Une correspondance par-delà le temps, La découverte, 2021
    Quentin Deluermoz, Le crépuscule des révolutions 1848-1871, Seuil, 2012
    Quentin Deluermoz et Pierre Singaravelou, Pour une histoire des possibles. Analyses contrefactuelles et futurs non-advenus, Seuil, 2016
    Edward Palmer Thompson, La formation de la classe ouvrière anglaise, Seuil, 2017 [Ouvrage original publié en 1963]
    Jacques Rougerie, La Commune de 1871, Presses Universitaire de France, [1988] 2019
    Enzo Traverso, Mélancolie de gauche. La force d’une tradition cachée XIXe-XXe siècle
    Film documentaire Les damnés de la Commune de Raphaël Meyssan, sur arte.tv du 16mars au 21 mai 2021.
    Série documentaire de LSD sur France Culture : La Commune, dernière révolution avant la République. https://www.franceculture.fr/emissions/series/la-commune-de-paris-derniere-revolution-avant-la-republique
    À l’oreille :
    À ceux qui veulent rester esclaves – Pauline Floury & Séverin Valière
    1 hr
  • Sur la place de l’Odéon, un théâtre occupé
    Contexte :
    Depuis le 4 mars 2021, le théâtre de l’Odéon situé sur la pittoresque place du même nom dans le sixième arrondissement de Paris est occupé par des artistes, des intermittent.e.s ou des travailleur.ses du monde du spectacle. Ils demandent la reconduction de l’année blanche pour tous les employé.e.s du secteur culturel, la réouverture des salles de théâtre, de cinéma et tous les autres lieux de culture  ainsi que l’annulation de la récente réforme de l’assurance chômage.
    Voilà un an que la pandémie et les stratégies du gouvernement pour y remédier nous plongent dans une torpeur où ne règnent que l’incompréhension, un avenir des plus incertain tant pour les secteurs impactés, (faut-il rappeler que les cafés, bars et restaurants sont également fermés) que pour les étudiants, les jeunes ou les moins jeunes au chômage ou en activité partielle.
    Qu’à ne cela tienne, il y a des filets de sécurité, des fonds de solidarité, et des repas à un euro c’est le « quoi qu’il en coûte » nous dit-on fièrement et en boucle depuis des mois et des mois.
    Oui..
    Seulement des mois, sans culture, sans sociabilité, sans perspectives cela pèse et on devine bien que ce fameux quoi qu’il en coûte va tomber, le gouvernement parlant lui-même de débranchement progressif des aides. C’est ce sur quoi alertent ces hommes et femmes sur la place de l’Odéon mais aussi à la Colline dans le XXe arrondissement, à Nantes, à Brest,  Saint-Étienne, Orléans, Marseille; c’est une trentaine de théâtres et cinéma occupés dans toute la France.
    Au delà donc des enjeux propres à la culture et aux intermittent.e.s, se posent les questions de quand et comment nous nous en sortirons ? Va-t-on compter sur les prophéties d’une reprise rapide de l’activité, une croissance merveilleuse qui permettra aux intermittents de retrouver du travail ? « ce sera les années folles post-pandémie » semble nous dire le gouvernement et cela justifie une baisse des indemnisations chômage dès le mois de juillet et un durcissement de l’ouverture des droits au mois d’octobre si le marché de l’emploi s’améliore… Réforme contestée par l’ensemble des syndicats et même l’un des ses auteurs Antoine Foucher : « cela s’apparente à un coup de dés » dit-il au journal lemonde.
    Encore un pari de notre Président qui aime tant le théâtre, lorsque c’est lui qui a le premier rôle .
    Rencontre avec une occupante du théâtre de l’Odéon, un soutien du mouvement sur la place et un comédien qui déclame une poésie salvatrice depuis le balcon du théâtre. Il et elle racontent leur présence dans cette occupation.
    Paroles récoltées le samedi 13 mars 2021.
    Musique :
    Paris Canaille – Léo Ferré
    31 min
  • #02 – Bad Boys
    Contexte :
    Dans ce second épisode de LA BAD FEMINISM FABRIC, on va parler bad boys. Ces mauvais garçons qui tiennent leur réputation du milieu dans lequel ils on évolué et celui dans lequel ils évoluent aujourd’hui : les rappeurs. On va dresser un p’tit panel hyper actuel d’artistes et de sons, non exhaustifs bien sur, qui sont souvent considérées par l’opinion publique comme de mauvais modèles. Et comme c’est ce qui nous intéresse, on va essayer de découvrir, ou re-découvrir et nuancer ensemble, l’influence, l’origine et le rôle de ces hommes dans la pop culture.
    Pour aller plus loin :
    Podcasts :
    Bonhomme, Oxmo Puccino : « la virilité c’est une sorte d’invention sociale »
    Culture musique, masculinité, la virilité exacerbée, d’Elvis au gangsta rap via le disco gay, histoire d’un malentendu
    Masc’Off, rap & masculinité(s)
    Livres :
    Karim Hammou, Une histoire du rap en France, Éditions La Découverte, 2014
    Marie Debray, Ma chatte, lettre à Booba, Debray Éditions, 2016
    Pierre Bourdieu, La Domination masculine, Éditions du Seuil, 1998
    Conférences en ligne :
    Héloïse Bouton, Rap et femmes
    Madame Rap, Pourquoi on peut être féministe et aimer le rap
    Marion Froger, Le rap est-il sérieux ?
    Playlist de l’épisode :
    Booba, 92i veyron (Nero nemesis – 2015)
    Bilal Hassani & Alkapote, Monarchie absolue (Kingdom – 2019)
    Kaaris, Tchoin (Okou Gnakouri – 2016)
    Médine (feat. L’artiste, Lino, Sofiane,
    Alivor, Seth Gueko, Ninho & Youssoupha), Grand Paris (Prose élite – 2017)
    Damso & Booba, Pinocchio (Nero nemesis – 2015)
    Hatik & Jok’air, La meilleure (Chaise pliante II – 2020)
    Gradur (feat. MHD, Alonzo & Nyda), Oblah (Where Is l’album de Gradur – 2016)
    Niska, Réseaux (Commando – 2018)
    Koba LaD (feat. Maes & Zed), Coffre plein (Détail – 2020)
    Salut, et au prochain épisode !
    1 hr

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