Cause à effet - Magazine du travail, de l'emploi et de la formation

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Cause à effet - Magazine du travail, de l'emploi et de la formation episodes

  • #59 – Chef de guerre
    En plateau (ou presque) :
    Louis Saillans, commando marine, membre des forces spéciales, auteur de Chef de guerre, paru aux Editions Mareuil (2021).
    Contexte :
    Entré en 2011 dans les commandos marine, Louis Saillans devient chef de groupe, cinq ans plus tard. Durant les dix dernières années, il a participé à des opérations militaires en Afrique et au Moyen-Orient visant à libérer des otages, capturer des responsables djihadistes ou neutraliser des cibles dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Grâce à des notes prises au cours de ses missions et des documents d’archives auxquels il a eu accès, il dévoile la réalité des missions des forces spéciales. Il existe peu de témoignages et d’écrits sur ce sujet en France. Il nous décrit la vie des soldats de l’ombre partis en mission loin de la France, durant des semaines ou des mois, dont on sait si peu de choses qu’on pourrait presque les oublier ou bien ne plus se rappeler ni quand ni pourquoi ils ont été envoyés à l’étranger, par décision politique. Les médias ne parlent que de certaines de leurs opérations, au cours desquelles il arrive parfois que certains membres des forces spéciales trouvent la mort au combat, sur le terrain.
    Qu’est-ce qu’un chef de guerre ? Comment devient-on commando marine ? Qu’est-ce qu’un stage commando ? Louis Saillans nous plonge dans le quotidien peu ordinaire des hommes de son groupe dont il est devenu le chef, et la fraternité d’armes qu’il partagent entre eux. En ne disant que le strict nécessaire, sans mettre en danger qui que ce soit ou quoi que ce soit, sans révéler les véritables identités, sauf celles des morts, en floutant les visages et caviardant volontairement certains détails. Il revient sur la formation et la préparation physique et mentale qu’ils reçoivent, afin d’être en mesure, autant que possible, de faire face à des conditions extrêmes. Sans perdre la faculté de juger, la fibre humaine, la voix de la conscience.
    C’est cependant par un adieu aux armes que s’achève ce témoignage exceptionnel. Celui qui n’a cessé d’observer le théâtre opérationnel depuis dix ans, de le confronter aux enjeux locaux, globaux, internationaux, avec les réponses qu’apportent ou tentent d’apporter les autorités politiques en France, s’interroge sur les raisons pour lesquelles on ne parvient pas, on ne peut pas gagner la guerre, sans la perdre complètement non plus, dès lors qu’il s’agit de lutter non seulement contre le terrorisme mais contre tout ce qui l’alimente, le fait proliférer et prospérer : les trafics en tous genres (drogue, êtres humains, armes, etc.), la corruption qui gangrène les États faibles des régions concernées, ou leur prétendu centralisme qui masque mal la confiscation des richesses et des ressources du pays au profit de quelques-uns et au détriment des autres, au profit d’un groupe ou d’une ethnie au détriment  des autres. Il n’est pas le seul à appeler notre attention sur la nécessité de prendre à bras le corps cette dimension de la question et de cesser de croire ou faire croire que face à de tels enjeux stratégiques de paix et de sécurité internationales, la réponse puisse être uniquement militaire.
    Louis Saillans pense qu’il est urgent de combattre sur le terrain des idées face à de tels enjeux. Il entend s’y consacrer désormais, en s’intéressant notamment à la jeunesse.
    Pourquoi un très jeune berger d’une région désertique rejoint-il un groupe djihadiste ? Pourquoi ici ou là un jeune est-il tenté d’en faire autant ou attiré par le terrorisme ? La recherche des racines des maux conduit à l’inéluctable question des responsabilités partagées quant à l’état du monde que nous laissons aux jeunes générations. Mas il faut aussi agir et proposer. Quelles fenêtres d’ouverture existe-t-il pour les jeunes face à la crise d’un monde qui semble à bout de souffle, ne proposant d’autre idéal que celui de la consommation, qui réduisant la valeur de l’individu à son pouvoir d’achat ? Comment les aider à se projeter dans l’avenir ? Quelles p
    57 min
  • #41 – Politiques de désaccueil
    Contexte :
    William Acker s’est lancé en octobre 2019 dans une démarche d’enquête permettant de cartographier les 1358 aires d’accueil sur le territoire français, et d’étude des faits relevant de ce recensement : zones polluées et sites dangereux, espaces inhabitables et abandonnés, discriminations entre les “gens du voyage” et les autres personnes autorisées à faire du camping sur des terrains municipaux, réalités du droit de circulation et droit de se poser quelque part, exclusions des villes et des services dont l’école publique, enfermement dans des aires surveillées par des gestionnaires, etc.
    L’ensemble de ce travail de William va paraître en avril 2021, aux éditions du Commun “Où sont les gens du voyage ?”.
    Dans cet entretien William expose comment les combats pour un droit à habiter quelque part sont la porte pour d’autres luttes, en intersection : représentations des “tsiganes”, assignation spatiale et sédentarisation forcée, anti-patriarcat et place des femmes, écologie et traitement des espaces publics, racisme environnemental, obligation du porte-parolat, …
    et analyse les ressorts et les faits historiques les portant (appellation “gens du voyage”, méconnaissance des cultures et communautés via un amalgame politique, mémoires sur l’internement, notion d’accueil utilisée pour ‘les étrangers’, Loi Besson non remise en cause, Commission consultative, associations “amies des tsiganes”, place des minorités, …).
    Musiques :
    Les Paul
    Pour aller plus loin :
    William Acker sur Twitter
    Les articles dans Médiapart
    le film du collectif des femmes Hellemes Ronchin : “Nos poumons c’est du béton”
    Un article de Lise Foisneau : “Résistances voyageuses, un long combat” (10/2019)
    “Mauvaises aires” dans la Revue Dessinée (n°31)
    1 hr 30 min
  • #60 – Une histoire du rock chinois
    En plateau :
    Coraline Aim, journaliste indépendante, spécialisée en culture contemporaine chinoise et sinophone, a découvert le milieu underground pékinois en 2006. Elle est l’auteure de Red Flag, une histoire du rock chinois, paru aux éditions Le mot et le reste en 2018. Dans ce livre tiré d’une centaine de rencontres et interviews d’acteurs et d’actrices de la scène musicale indépendante, réalisées à Pékin et dans d’autres grandes villes chinoises, elle relate l’histoire du rock en Chine.
    Contexte :
    Après la mort de Mao Zedong, le 9 septembre 1976, et le lancement de la réforme économique dite des Quatre modernisations par Deng Xiaoping, en 1978, les frontières de la Chine restées longtemps infranchissables s’ouvrent progressivement au monde. Jusqu’alors, et pendant près de trois décennies, rien ni personne n’est pour ainsi dire sorti de Chine ou entré. Ni musique, ni art, ni technologie, ni mode, etc. En outre, la Révolution culturelle, à partir de 1966, s’attaque à ce qu’elle dénonce comme les Quatre vieilleries (les vieilles idées, les vieilles coutumes, les vieilles habitudes et la vieille culture), et accentue violemment la césure instaurée après la Révolution de 1949 et la création de la République populaire de Chine (RPC): les jeunes générations sont privées de liens directs ou indirects avec la riche tradition culturelle et longue histoire du pays. A titre d’exemple, les seuls opéras autorisés et les seuls chants diffusés à la radio sont à la gloire des héros de la Révolution chinoise. L’arrivée de la musique pop, en provenance de Hong Kong ou Taïwan, signifie entendre pour la première des mélodies douces et suaves où il est question d’amour, et de rien d’autre.
    Coraline Aim nous fait découvrir comment l’émergence de musiques alternatives a contribué à la création d’une scène indépendante chinoise. Comment l’essor du rock chinois installe durablement une contre-culture, en marge de la globalisation et mondialisation du R’n’B américain ou de la musique électro occidentale diffusée aujourd’hui dans les bars et les discothèques de Chine ? Elle souligne que l’histoire du rock chinois est indissociablement liée à l’histoire de la Chine des années 1980 à nos jours. C’est une histoire en accéléré mettant en scène un nombre limité de protagonistes parvenus néanmoins, en trois décennies, à pérenniser l’aventure du rock chinois, jusqu’à en faire un style à part entière.
    Le rock apparaît pour la première fois en Chine en 1979 et il suit une évolution rapide vers le hard, le heavy metal, puis le punk, le rock indé, le rock psychédélique et toutes sortes de musiques expérimentales. S’il reste un phénomène marginal, jugé décadent par les autorités officielles, son public s’élargit. Et il se développe en rythmant les temps forts de l’histoire contemporaine du pays. Il est au rendez-vous en 1989, lors de la contestation étudiante, place Tiananmen, demandant des réformes politiques (la « 5ème modernisation », celle qui n’était pas inscrite au programme). Le hard rock et le metal naissent à la suite de la répression sanglante du 4 juin 1989, comme un acte de rébellion, en signe de rupture avec le régime. Avec la génération de l’enfant unique et l’avènement de la société de consommation, il devient moins contestataire et davantage une posture : 1989 reste un tabou et il faut contourner la censure. Il profite de l’occasion des Jeux asiatiques de l’automne 1990 pour rebondir, comme du développement d’internet en 1997, de l’entrée de la Chine à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en 2000 et de la désignation de la capitale chinoise pour organiser les Jeux olympiques en 2008, de l’exposition universelle de Shangaï en 2010, etc. Au fil du temps, des labels comme Maybe Mars, des salles de concert comme D-22, des disquaires, des studios d’enregistrement, des festivals comme Modern Sky, des plateformes de streaming font leur apparition et, tout en créant un marché, améliorent considérablement les conditions de la création instrumentale
    1 hr 10 min
  • #75 – Les 3 premières minutes
    Œuvres évoquées :
    La perle, de John Steinbeck
    Pop model, de Lio
    L’âge des extrêmes, de Eric Hobsbawm
    Un bref instant de splendeur, de Ocean Vuong
    À l’oreille :
    SKULL– TeX
    1 hr
  • #92 – Stefbecker
    Au micro :
    STEFBECKER est un beatmaker et producteur originaire de la région Centre qui a su s’imposer comme un acteur clé dans la musique urbaine.
    Il s’est notamment démarqué pour ses productions ayant rencontré le succès avec des artistes comme L’Allemand ou encore Jul.
    Dans cette émission il reviendra sur son parcours et ses sacrifices pour en arriver là.
    58 min
  • #83 – L’âge des extrêmes (Partie 1)
    Contexte :
    L’âge des extrêmes
    Eric Hobsbawm
    Première volet d’une série de deux émissions consacrées à l’historien anglais et son livre fleuve de presque 800 pages. Une histoire du tout monde comme dirait Glissant. Une histoire en long (de 14 à 89) et en large (économie, politique, militaire, culturelle, sociale, technologique, scientifique).
    Mais, derrière cette épopée impressionnante dont l’érudition écrase, il y a le sociologue critique qui épingle, déconstruit, objective. Dommage pour l’historien, mais on a affaire à une sorte de manuel pour débusquer l’idéologie dominante.
    Ce qui n’enlève rien à la force d’une œuvre dont les 50 % restants sont utiles aux étudiants.
    Musique :
    Hazel O’connor – will you
    1 min
  • #100 – Un anniversaire avec le père de Rayons Libres
    Contexte :
    Le père de rayons-libres est aussi surnommé par Camille Pechoux “mon grand-père vélo”. Peut-être qu’Abel Guggenheim est sans le vouloir et sans le savoir notre grand-père à tous, nous qui aimons pédaler dans Paris pour aller et venir. Pour aller au taf, pour se promener, pour flâner, pour le simple plaisir d’avoir les cheveux au vent.
    Pour ce numéro spécial nous avons souhaité éviter de tomber dans l’écueil de l’hommage ronflant. Nous tentons de résumer en 50 minutes, les 25 ans du parcours du cycliste militant qu’est Abel Guggenheim.
    Nous tous et toutes qui pédalons le savons, le vélo est un vecteur de rencontres humaines toutes plus enrichissantes les unes que les autres. Pour comprendre le parcours d’Abel, qui il est, ce qu’il a fait pour le développement du vélo en ville nous sommes donc aller interroger 7 personnalités qui ont croisées les roues d’Abel.
    En plateau (ou presque)
    Militant.e.s, élus politique, personnages de radio. Nous avons donc demandé à Camille Pechoux, Isabelle Lesens, Laurent Lopez, Mickaël Tardu, Ariel Weil, Jean-Baptiste Vaquin et Marie-Xavière Wauquiez de nous raconter leur Abel.
    A l’écoute de ce numéro 100, avec les éclairages d’Abel qui réagit à chaud, aux mots prononcés par ces personnalités, vous serez en mesure d’identifier si l’Abel vu par les 7 personnalités interrogées n’est en fait qu’un seul et unique Abel Guggenheim.
    Au-delà, vous aurez un aperçu de l’évolution du vélo ces 25 dernières années à Paris. Encore plus loin, vous aurez une esquisse des années à venir.
    En conclusion de cette émission, un titre que nous avons déjà diffusé, ici sur Rayons libres, un classique revisité, un classique modernisé – comme Abel -, de la chanson vélo française. A bicyclette, de Tomuya – morceau tiré de l’album Un japonais à Paris.
    50 min
  • #96 – Solidaires Informatique – KPTN – Gouvernements et logiciels libres
    96e émission Libre à vous ! de l’April diffusée en direct mardi 2 mars 2021 de 15 h 30 à 17 h 00
    Au programme :
    sujet principal : Échange avec Solidaires Informatique, syndicat membre de l’Union Syndicale Solidaires et qui syndique les travailleuses et travailleurs des métiers de l’informatique, du conseil et du jeu vidéo.
    Interview de l’artiste KPTN, dont le nouvel album « Flammes » est disponible sous licence Creative Commons By Sa version 4.0
    la chronique « Partager est bon  » de Véronique Bonnet, professeur de philosophie et vice-présidente de l’April, sur le thème « Mesures à la portée des gouvernements pour promouvoir le logiciel libre ».
    quoi de Libre ? Actualités et annonces concernant l’April et le monde du Libre
    Références
    Vous pouvez retrouvez toutes les références citées pendant l’émission (vous trouverez également sur cette page les podcasts par sujet traité ainsi qu’une transcription lorsqu’elle sera disponible).
    Intervenir en direct
    Vous pouvez nous rejoindre sur le salon de discussion de l’émission (salon #libreavous, mais nous n’y sommes pas forcément tout le temps) pour participer à notre discussion en direct, nous contacter ou nous laisser un commentaire.
    Conditions de diffusion
    L’émission a été diffusée dans des conditions exceptionnelles suite à la situation sanitaire en France. Certaines personnes ont participé à l’émission depuis chez elles, avec leur propre matériel. La qualité finale dépend fortement des conditions matérielles de chaque personne. Nous vous prions de nous excuser pour la qualité moins bonne du podcast, par rapport à la qualité habituelle.
    Licences
    Les podcasts et les photos, sauf indication contrarires, sont diffusés selon les termes d’au moins une des licences suivantes : licence Art libre version 1.3 ou ultérieure, licence Creative Commons By Sa version 2.0 ou ultérieure et licence GNU FDL version 1.3 ou ultérieure. Les musiques sont diffusées sous leur propre licence, voir la page consacrée à chaque émission pour les licences précises.
    3 min
  • #67 – Covid et VOD, les deux périls du cinéma
    Au menu :
    Les nouvelles du futur
    Nouveau venu dans l’émission, Richard, blogueur high-tech depuis 15 ans, nous donne les dernières infos qui concernent Internet, les smartphones, les jeux vidéo.
    Musique de la chronique : Dolling – CyberSDF (disponible sous licence libre Creative Commons BY 3.0 (CC BY 3.0)
    Revue de presse indé
    Le journal Le Monde et 16 médias internationaux ont révélé combien le Luxembourg demeure un paradis fiscal au sein de l’Europe malgré les révélations en 2014 dites LuxLeaks et une loi européenne de transparence en 2018.
    Une enquête à lire en intégralité ici et dont on peut lire un bon résumé là.
    La chronique d’Erwan : Vague de froid au Texas, les morts de la dérégulation de l’énergie
    Chaque semaine, Erwan de la chaîne Oui D’accord nous livre sa chronique sur le capitalisme. Aujourd’hui, la vague de froid au Texas, révélatrice des conséquences de la dérégulation du marché de l’énergie.
    L’entretien de 8h : Le cinéma face au Covid et à la VOD
    Avec Éric Lagesse, PDG de Pyramide Distribution et président du syndicat des distributeurs indépendants, nous évoquons l’industrie du cinéma à travers le prisme d’une activité qui ne peut pas être délocalisée sur Internet.
    Ça part de là : la pollution du ciel
    Chaque semaine, Nelly Moussu explique les enjeux de société en toute simplicité. Cette semaine, on parle pollution de l’espace.
    Musique de la chronique : M – Ma bonne étoile
    À l’oreille :
    Wasaru – New Andromeda Theory (générique de l’émission)
    Mathieu Boogaerts – Annie
    Cornershop – Brimful of Asha
    Leroy – Good Time
    Bi-2 – Polkovnik
    Sanseverino – Il suffirait de presque rien
    Saian Supa Crew – Marche à l’ombre
    31 min
  • #02 – La musique électronique
    Encyclie – Cycle 2
    Pour ce second cycle on va parler de musique électronique, et le programme est le suivant :
    en partie 1 l’événement : le film Eden de Mia Hansen-Løve de 2014
    en partie 2 l’avant, les prémisses : Larry Levan
    en partie 3 l’après, la relève : Jacques
    en partie 4 le presque inénarrable : Joe Smooth
    On va parler d’ouverture, d’expérimentations, et de mélange des genres.
    Tracklist :
    Jackpotes 2000 – 113
    Sueno Latino – Sueno Latino (Illusion First Mix)
    Promised Land – Joe Smooth
    Da Funk – Daft Punk
    Gypsy Woman (She’s Homeless) – Crystal Waters
    Makin A Livin – The African Dream
    Happy Song – C. Dock
     
    It’s Music – Damon Harris
    Get On The Funk Train – Munich Machine
    Take Me Home – Cher
    Angel In My Pocket – Change
    Erucu – Jermaine Jackson
     
    La Tournure Des Choses – Jacques
    Faites quelque chose – Jacques
    Tout Est Magnifique – Jacques
    L’Incroyable Vie Des Choses – Jacques
     
    Can’t Fake The Feeling – Joe Smooth
    That’s The Way Love Is – Ten City
    Inner City Blues (Make Me Wanna Holler) – Marvin Gaye
    Promised Land – Joe Smooth
    Jackpotes 2000 – 113
    1 hr 1 min

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