Cause à effet - Magazine du travail, de l'emploi et de la formation

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Cause à effet - Magazine du travail, de l'emploi et de la formation episodes

  • #14 – Une marraine de guerre
    Contexte :
    Pendant la Première Guerre Mondiale (1914-1918), les femmes furent mobilisées à l’arrière du front et contribuèrent à l’effort de guerre. Écrire à des soldats fut un de ces engagements. Ces correspondances  permettaient aux hommes de tenir sur le front, de penser à autre chose, de s’extraire, le temps d’une lecture ou d’une réception de colis, du quotidien rude des tranchées.
    Aliénor a étudié la relation entre une civile et des soldats dans son mémoire de recherche. C’est toute une vie qui se déploie à travers les journaux laissés par la marraine de guerre : Yvonne Fleury Cette étude s’inscrit dans la micro-histoire, un point de vue historiographique qui analyse les petites histoires pour en comprendre la grande.
    Yvonne Fleury nous en apprend beaucoup sur elle mais aussi sur son époque, sa classe sociale et une marraine de guerre devient alors bien plus complexe qu’on pourrait le penser.
    Bibliographie / Filmographie / Podcasts:
    Eric Alary, La grande guerre des civils 1914-1919, Perrins, 2013
    Stéphane Audouin Rousseau et Jean-Jacques Becker, La France, la nation, la guerre 1850-1920, Sedes, 1996
    Pierre Darmon, Vivre à Paris pendant la grande guerre, Fayard, 2002
    Daniel Fabre, Écritures ordinaires, POL-BPI, 1993
    André Loez, La grande guerre, La Découverte, 2010
    Evelyne Morin-Rotureau (dir.), Combats de femmes 1914-1918 : les françaises, piliers de l’effort de guerre, Autrement, 2014
    Clémentine Vidal-Naquet, Correspondances conjugales 1914-1918 dans l’intimité de la Grande Guerre, Robert Laffont, 2014
    Documentaire Apocalypse: La Première Guerre Mondiale : https://www.youtube.com/watch?v=a9Qd7BCb-GQ
    À l’oreille :
    London – Children of the Maze
    Les Séquoias – Pomme
    Doesn’t Matter – Christine of the Queen
    1 hr
  • #98 – Encore du BMX avec Anthony Jeanjean
    Contexte :
    Premier épisode d’une série spéciale Olympique. Entre février et juillet 2021, une fois par mois, Rayons libres va devenir Raymond Libre. Nous allons nous intéresser aux différentes disciplines du vélo olympique. en donnant la parole à des athlètes Français… à vélo. Des sportifs de haut niveau. Des hommes et femmes, jeunes ou pas qui ont choisi des disciplines qui ont du mal à avoir une vitrine médiatique en dehors de ces périodes. Nous n’allons pas parler performance, ni de sport business mais plutôt tenter de faire des portraits des fers de lance de ses disciplines alternatives qui font la richesse du vélo, de la bicyclette.
    Parce que s’amuser sur un vélo est aussi une clé d’entrée pour donner envie de pédaler plus et plus souvent, tous les jours.
    En plateau (ou presque) :
    Pour ce numéro de février, nous recevons Anthony Jeanjean pressenti pour représenter la France dans la discipline du BMX Freestyle aux JO de Tokyo. Pressenti n’est pas encore sélectionné et la route est encore longue.
    Anthony est CHAMPION D’EUROPE, CHAMPION DE FRANCE, VAINQUEUR COUPE DE FRANCE et dans le Top 10 Mondial du BMX freestyle
    Que représente le vélo dans la vie d’Anthony ? comment a-t-il découvert le BMX ? Comment se prépare-t-il au quotidien ? Pourquoi est-ce une bonne idée de promouvoir le bmx en France ? Voici quelques-unes des questions auxquelles nous allons tenter de répondre.
    À l’oreille :
    MotorSport, extrait de l’album Culture II. de Migos, featuring Nicki Minaj & Cardi B.
    32 min
  • #03 – Espions : les envers des décors
    Contexte :
    Observez ou imaginez. Aujourd’hui le medium n’est pas un tableau mais une gravure, celle d’un personnage littéralement scindé : la partie gauche de son corps est vêtue en femme de la haute société, à la mode du 18e siècle, parée d’une robe cintrée au corsage baleinée, taillée dans un tissu de brocart, les manches gonflées par les étages de tissus, de dentelles et de tulles. La riche parure vestimentaire se termine par une coiffure verticale, architecturée, surmontée d’une plume.
    La partie droite de ce même corps est vêtue en gentleman, toujours à la mode du 18e siècle : manteau trois quart, gilet boutonné, culotte courte, une épée à la ceinture, et, détail important, une distinction se laisse apercevoir à la boutonnière de sa veste. Il s’agit de la croix de l’ordre royal et militaire de saint Louis. Ce drôle de personnage, clivé dans son apparence, renvoie à une double identité détaillée dans la légende de l’image. Il y est inscrit : Mademoiselle de Beaumont ou Chevalier D’Éon, Femme ministre plénipotentiaire, Capitaine des dragons. Voilà qui a de quoi intriguer. Deux moitiés de personnes pour un même corps, deux identités et deux titres pour un seul et même visage.
    Pourquoi cette double apparence ?
    Charles d’Éon de Beaumont dit le chevalier d’Éon est un personnage extravagant. Diplomate, homme de lettres, il devient surtout espion du Roi Louis XV et adepte du travestissement. Sa première mission d’infiltration a lieu en juin 1756. C’est le début de la guerre de sept ans qui oppose la France à l’Angleterre. Charles de Beaumont est envoyé en Russie à Saint Pétersbourg. Son objectif : obtenir ce qu’aucun ambassadeur n’avait obtenu : l’alliance de la Russie avec la France contre l’Angleterre. Il se déguise en femme, devient lectrice de la tzarine Élisabeth, adoucit sa méfiance et la convainc de se rallier à la France. A son retour, Charles d’Éon de Beaumont est nommé Capitaine des Dragons par Louis XV. A la fin de la guerre de sept ans perdue par la France, un nouveau jeu dissimulation lui vaudra d’être récompensé de la croix de Saint Louis qu’il porte à sa boutonnière.
    Dans la gravure donc, la partie homme incarne le militaire honoré, la partie femme, elle, incarne la diplomatie, le ministre plénipotentiaire et implicitement, l’espion.
    Le chevalier d’Éon est ainsi l’un des premiers espions de l’histoire de France.
    Depuis, les services secrets se sont évidemment développés et transformés. C’est aujourd’hui l’exposition Espion à la cité des sciences et de l’Industrie à Paris prolongée jusqu’à l’été 2021 qui met en lumière ce réseau d’hommes habituellement fondu dans la masse, travesti pour infiltrer le quotidien. Comme le chevalier d’Éon en son temps, ils se constituent une identité, un passé, un présent pour se fondre dans un environnement.
    Notre invitée, elle, construit des décors à ses personnages pour trahir ou réveiller leur caractère. Et quand en plus ses décors deviennent ceux du Bureau des Légendes, une étrange mise en abime se met en place. Notre décoratrice devient alors l’architecte d’un environnement factice dans lequel s’intègre l’identité factice de ses espions, le tout dans une fausse réalité cinématographique.
    En plateau :
    Nous recevons Fanny Stauff, décoratrice de cinéma notamment pour la série Le bureau des légendes, qui a collaboré à la scénographie de l’exposition Espion actuellement à la Cité des sciences et de l’industrie à Paris (exposition prolongée jusqu’à l’été 2021).
    Œuvre évoquée en introduction :
    Mademoiselle de Beaumont or The Chevalier D’Eon, gravure, 1er octobre 1777, Library of Congress Prints and Photographs Division, Washington, D.C. 20540.
    Mademoiselle de Beaumont or The Chevalier D’Eon, gravure, 1er octobre 1777, Library of Congress Prints and Photographs Division, Washington, D.C. 20540.
    À l’écoute :
    Riverside d’Agnès Obel (Album Philarmonics)
    Black Star de David Bowie (Album Black Star)
    Réalisation : Stéphane Dujardin
    1 hr 10 min
  • #93 – Informatique à Paris 8 – InformÉthique – Libération et mutualisation de pratiques
    93e émission Libre à vous ! de l’April diffusée en direct mardi 9 fevrier 2021 de 15 h 30 à 17 h 00
    Au programme :
    sujet principal : le département informatique de l’université Paris 8 de Saint-Denis avec Anna Pappa, maîtresse de conférences en informatique, chercheuse en traitement automatiques des langues naturelles, co-responsable de la licence informatique &
    vidéoludisme à l’Université Paris 8 ; Pablo Rauzy, maître de conférences en informatique, chercheur en sécurité informatique et privacy, co-responsable de la licence informamtique & vidéoludisme à l’Université Paris 8 ;
    la chronique « Que libérer d’autre que du logiciel » avec Antanak sur le thème de libération et mutualisation de pratiques
    la chronique « Le libre fait sa comm’ » d’Isabella Vanni, coordinatrice vie associative et responsable projets à l’April : Présentation du groupe InformÉthique de l’association Les Amis de la Terre Belgique.
    quoi de Libre ? Actualités et annonces concernant l’April et le monde du Libre
    Références
    Vous pouvez retrouvez toutes les références citées pendant l’émission (vous trouverez également sur cette page les podcasts par sujet traité ainsi qu’une transcription lorsqu’elle sera disponible).
    Intervenir en direct
    Vous pouvez nous rejoindre sur le salon de discussion de l’émission (salon #libreavous, mais nous n’y sommes pas forcément tout le temps) pour participer à notre discussion en direct, nous contacter ou nous laisser un commentaire.
    Conditions de diffusion
    L’émission a été diffusée dans des conditions exceptionnelles suite à la situation sanitaire en France. La plupart des personnes ont participé à l’émission depuis chez elles, avec leur propre matériel. La qualité finale dépend fortement des conditions matérielles de chaque personne. Nous vous prions de nous excuser pour la qualité moins bonne du podcast, par rapport à la qualité habituelle.
    Licences
    Les podcasts et les photos, sauf indication contrarires, sont diffusés selon les termes d’au moins une des licences suivantes : licence Art libre version 1.3 ou ultérieure, licence Creative Commons By Sa version 2.0 ou ultérieure et licence GNU FDL version 1.3 ou ultérieure. Les musiques sont diffusées sous leur propre licence, voir la page consacrée à chaque émission pour les licences précises.
    0 min
  • #45 – Des échecs aux rebonds
    Contexte :
    De la vie de banlieue, de ses errements, des doutes et de ses échecs.
    Wahdir a rebondi en ouvrant son entreprise de lavage automobile et de désinfection des habitacles sans utiliser l’eau. Aujourd’hui il est chef d’entreprise. Il vient nous raconter son parcours, son expérience et sa toute nouvelle vie de jeune entrepreneur.
    On peut grandir dans un environnement parfois compliqué et s’en sortir. Apprendre, comprendre entreprendre. Comme dirait Kerry James.
    Et pour cause émission 45 !
    59 min
  • #64 – La pauvreté, ce n’est pas ce qu’on croit
    Au menu :
    Les nouvelles du futur
    Nouveau venu dans l’émission, Richard, blogueur high-tech depuis 15 ans, nous donne les dernières infos qui concernent Internet, les smartphones, les jeux vidéo.
    Musique de la chronique : Dolling – CyberSDF (disponible sous licence libre Creative Commons BY 3.0 (CC BY 3.0)
    Le violoncelle à l’honneur sur Cause Commune
    Samedi 6 février, huit violoncelles résonnaient en direct sur l’antenne de Cause Commune. On en profite pour revenir sur ce beau moment en écoutant le son de ces violoncelles.
    Le billet d’humeur de Stéphane
    Drame du confinement, Stéphane Manet s’est perdu entre Netflix et Google Art. Des confinements comme des saisons et un tableau, les Cyclopes modernes, d’Adolf Menzel.
    Attention, toute plongée dans le cerveau de Stéphane est périlleuse…
    Références citées :
    Pierre Rabardel, Les hommes et les technologies; approche cognitive des instruments contemporains. Armand Colin, pp.239, 1995
    La forge (Cyclopes Modernes) 1875. Adolf MENZEL (1815 – 1905) © Berlin Grand Palais
    L’entretien de 8h : Pauvre de nous, Claire Lajeunie
    C’est l’histoire d’un documentaire qui n’a laissé personne indifférent. Diffusé à l’époque sur France 5, le documentaire Pauvres de nous a marqué les esprits par son caractère à rebours des idées reçues sur la pauvreté en France et a engendré un élan de solidarité. On en parle avec sa réalisatrice Claire Lajeunie.
    À l’oreille :
    Wasaru – New Andromeda Theory (générique de l’émission)
    Léonard Cohen – I Can’t Forget
    Yves Jamait – Jean-Louis (ou le monologue du client)
    Roy Hargrove – Poetry feat. Q-tip & Erykah Badu
    Ainsi que les huit violoncellistes :
    Amandine Robillard
    Louis Rodde
    1 hr 2 min
  • Carte Blanche au violoncelle
    Au programme :
    Le violoncelle à l’honneur
    Le Duo Brady est un duo de violoncellistes, c’est aussi désormais un duo de réalisateurs du documentaire Et le violoncelle dans tout ça ? diffusé sur Internet suite aux confinements successifs.
    Pendant deux heures, nous alternons entretiens avec huit des douze musiciens du documentaire et musique en direct depuis la salle Poulbot de la mairie du 18e arrondissement de Paris.
    Les huit violoncellistes invités :
    Amandine Robilliard
    Louis Rodde
    Ella Jarrige
    Romain Chauvet
    Justine Metral
    Olivier Schlegelmilch
    Duo Brady (Paul Colomb, Michèle Pierre)
    Les pièces musicales :
    Underground de Romain Chauvet
    Canto Primo, extrait de la Suite pour violoncelle seul de Benjamin Britten
    Chanson Triste de Anton Arensky
    Plaines 89 du Duo Brady (Michèle Pierre et Paul Colomb)
    Valse aux Arcades du Duo Brady (Michèle Pierre et Paul Colomb)
    Prière de Ernest Bloch
    El cant dels Ocells de Pablo Casals
    Lamento de Pixinguinha
    Finale de la Suite pour violoncelle seul de Gaspar Cassado
    Courante de la première Suite de J.-S. Bach
    Desde el alma de Rosita Melo
    Bleue de Paul Colomb, interprété par l’ensemble réuni en plateau
    Générique de l’émission :
    Wasaru – New Andromeda Theory
    Les références :
    Documentaire « Et le violoncelle dans tout ça ? », sorti le 9 décembre 2020
    Site officiel du Duo Brady
     
    2 hr
  • #88 – Limo
    Au micro :
    LIMO est un auteur, compositeur et interprète proposant une musique mêlant les sonorités africaines avec la Pop et le RNB.
    Dans cette émission, nous allons parler de son dernier EP, GENESIS, un projet qui livre de l’amour aux femmes avec des collaborations comme SCRIDGE, WILSON ou encore SENSEY.
    Une partie live qui saura vous faire kiffer le RNB si ce n’est pas encore le cas!
    57 min
  • #57 – Sous le feu : la mort comme hypothèse de travail
    En plateau :
    Michel GOYA, historien, ancien colonel des troupes de marine, spécialiste de la guerre moderne, de l’innovation militaire et du comportement au combat, a enseigné à Sciences-Po et l’École pratique des hautes études (EPHE), en parallèle de sa carrière opérationnelle.
    Auteur de nombreux ouvrages dont Sous le feu. La mort comme hypothèse de travail, paru chez Tallandier en 2015, il tient également un blog consacré aux questions stratégiques, intitulé La voie de l’épée.
    Contexte :
    Michel Goya analyse dans cette émission ce qu’est le comportement au combat et la vie près de la mort. Son regard n’est pas celui d’un médecin ou d’un universitaire. C’est celui d’un professionnel, dont l’approche est à la fois empathique et scientifique. Que se passe-t-il quand on entre dans une bulle de violence ? Quelles lois régissent ce monde à part et effrayant dont on peut sortir ou pas vivant, dont on peut sortir grièvement blessé, « dont on sort épuisé, brisé ou exalté, mais toujours transformé » ?
    Qu’est-ce que la peur fait à l’être ? La peur de tuer ou celle d’être tué. Comment réduit-elle l’initiative, les capacités physiques et intellectuelles ? Comment la peur elle-même met en danger, paralyse ? Comment au contraire rend-elle inconscient du danger ? Comment et pourquoi, dans le feu de l’action et sous pression extrême, un groupe se répartit entre acteurs (minoritaires) et figurants (majoritaires).
    Comment des hommes et des femmes ordinaires (en CDD, par exemple, en couple ou non, avec ou sans enfants) parviennent à faire des choses qui sortent de l’ordinaire ? Parmi ces choses extraordinaires, on pense aux actes héroïques, qui forcent le destin et renversent parfois la donne sur le terrain, à la cohésion du groupe, au camarade que l’on va sauver au péril de sa vie, aux civils épargnés et protégés, mais il convient de ne pas oublier d’emblée que tuer ne va pas de soi. Comment s’adapte-t-on (ou pas) à la guerre, individuellement et collectivement ? Comment se prépare-t-on au combat, à l’épreuve du feu, en essayant de se mettre en condition le plus possible, sans y parvenir totalement ? Car sur le théâtre opérationnel, il n’y a pas de répétition générale. Et la première est déjà un baptême du feu auquel la préparation physique et mentale s’avère une ressource suffisante ou insuffisante.
    L’analyse du comportement au combat ne concerne ni la description des batailles ni le stress post-traumatique. Michel Goya précise qu’elle s’inscrit dans une tradition initiée, il y a plus de cent quarante ans, par Charles Ardant Du Picq dont les travaux furent prolongés avant et après la Première Guerre mondiale par une riche école française de pensée militaire qui s’éclipse après la déroute de l’armée française en 1940 et le traumatisme de la guerre d’Algérie. L’étude du comportement au combat devient alors un monopole anglo-saxon, que la France délaisse durant la guerre froide, où la dissuasion nucléaire occupe davantage les esprits que le combat. La fin de la Guerre froide, le retour de conflits armés, principalement asymétriques désormais, l’envoi de militaires français en opérations extérieures, les pertes humaines (plus de 3000 soldats), en refont aujourd’hui une préoccupation centrale.
    Comment la formation au combat s’attache à mettre en confiance les équipes, et chacun(e) de ses membres, afin de ne pas subir les évènements. Comment se construit dans la durée la cohésion du groupe et comment un turn over trop important le déstabilise ? Comment s’organise la rotation des équipes, chacune ne pouvant supporter qu’une certaine quantité de terreur et de stress, sur une durée limitée ? Comment éviter la perte des compétences ? Quel rôle joue le soutien ou l’absence de soutien de l’arrière dans les conditions de travail (gestion RH, logiciel de paye en état de marche, contexte budgétaire de réduction des moyens et des effectifs, information et soutien de l’opinion, etc.) ?
    Que se passe-t-il quand les verrous sautent ? Le cas paradigmatique
    1 hr 29 min
  • #56 – Night Fever : la fabuleuse histoire du disco (deuxième partie)
    En plateau :
    Musicien professionnel, conférencier, chroniqueur pour Soul Bag et New Morning Radio, Belkacem Meziane est l’auteur notamment de Night Fever, 100 hits qui ont fait le disco, paru aux éditions Le mot et le reste, en 2020.
    Contexte :
    Le 14 février 1970, jour de la Saint-Valentin, le célèbre DJ David Mancuso inaugure officiellement son club new-yorkais, The Loft, en organisant la soirée Love saves The Day.
    Un club ouvert d’emblée à tous, contrairement aux clubs sélects de la jet-set. Au Loft, on vient écouter et danser sur une musique rare, de qualité et qu’on entend nulle part ailleurs, proposée par cet ancien hippie, véritable créateur de tendances musicales, et chez qui tous les autres DJs importants du disco vont se former.
    Belkacem Meziane souligne que la soirée du 14 février 1970 au Loft est considérée comme le point de départ important du phénomène disco dont l’amour devient vite le mot d’ordre. Et pour bien comprendre l’influence considérable des DJs de discothèques dans la constitution d’un répertoire disco originel, il cite l’exemple de David Mancuso passant « Soul Makossa » de Manu Dibango au Loft et enflammant aussitôt la piste de danse : le DJ est le seul à connaître ce titre qu’il a trouvé chez un disquaire de Brooklyn spécialisé dans les musiques afro-caribéennes ; aucune radio ne possède encore un exemplaire du disque.
    C’est ainsi que beaucoup de titres qualifiés de pré-disco doivent leur succès à des DJs de discothèques qui furent de vrais pionniers dans la fabuleuse histoire du disco. Une musique qui puise ses racines dans un héritage soul funk gospel primordial, qui se développe ensuite en se confrontant à diverses sensibilités, jusqu’à devenir un style à part entière dont l’âge d’or se situe entre 1974 et 1979.
    New York, 1974. Les communautés gay, noire et latine se côtoient et se mélangent sur les dancefloors des nouveaux temples de la nuit appelés « discothèques », lieux de libération sexuelle et des paradis artificiels, où les DJs font danser, chaque week-end, sur de la soul, du funk ou des raretés afros et latines, une foule venue oublier les tourments d’une époque en pleine crise économique et existentielle.
    Chocs pétroliers de 1973 et 1979, fin des Trente Glorieuses (1945-1975), crise économique et sociale, publication des Pentagon Papers (1971) par le New-York Times et le Washington Post, scandale du Watergate (1972-1974), fin de la guerre du Vietnam (1955/1965-1975) de plus en plus contestée par l’opinion publique, y compris par certains de ses vétérans, séquelles de la guerre, etc. Une époque qui n’en a pas encore fini avec la ségrégation raciale et les discriminations, la pauvreté qui n’a jamais quitté certains quartiers. Une époque où l’homosexualité ne peut s’afficher publiquement. Une époque qui devient aussi plus individualiste, où l’on danse pour chasser le spleen, pour rêver, le week-end, d’une ascension sociale qui vous est refusée dans la semaine, pour briser le plafond de verre (une expression qui apparaît aux États-Unis à la fin des années 70), pour se libérer du carcan social, pour s’affirmer et pour exprimer son goût de vivre, l’affirmation de soi et le désir d’une autre vie, l’appétence pour un autre monde.
    Belkacem Meziane nous invite à redécouvrir dix autres titres emblématiques de l’aventure du disco, qui reste encore aujourd’hui l’essence profonde de ce qu’on appelle la dance music.
    À l’oreille :
    Manu Dibango – Soul Makossa (1972) : l’importance des disques afro-latins au début du Disco
    The Fatback Band – The Spanish Hustle (1975) : la danse emblématique du Disco, le Hustle
    Carl Bean – I was born this way (1977) : Gay pride. Carl Bean, pasteur, militant actif de la cause gay et de la lutte contre le sida
    Phreek – Weekend (1978) : l’importance des producteurs dans le Disco
    The Sugar Hill gang – Rapper’s delight (1979) : les liens entre le Hip-Hop et le Disco
    Sharon Redd – Beat the street (1982) : Prelude records, la charnière
    1 hr 12 min

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Un vendredi par mois, de 14h à 15h, Stéphane Manet invite des experts et des penseurs pour débattre et échanger autour des questions du travail,…