Cause à effet - Magazine du travail, de l'emploi et de la formation

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  • #56 – L’intime et le politique
    Au menu :
    News High-Tech
    Nouveau venu dans l’émission, Richard, blogueur high-tech depuis 15 ans, nous donne les dernières infos qui concernent Internet, les smartphones, les jeux vidéo.
    Musique de la chronique : Dolling – CyberSDF (disponible sous licence libre Creative Commons BY 3.0 (CC BY 3.0)
    La revue de presse
    Amazon, parangon de la vente en ligne, est-il vraiment un exemple à suivre ?
    Dans sa version américaine, le magazine Vice raconte la mobilisation des employés de la firme dans 15 pays à l’occasion du Black Friday. Ils dénoncent entre autres leurs conditions de travail, conditions détaillées dans l’émission américaine Last Week Tonight le 1er juillet 2019, alors que la fortune du patron d’Amazon, Jeff Bezos, était « seulement » de 118 milliards de dollars, contre plus de 200 aujourd’hui.
    Pendant ce temps, en France, comme le relaie Le Figaro, 1500 à 2000 personnes se sont mobilisées près de Nantes contre l’installation d’un de ces entrepôts Amazon.
    L’invitée de 7h30 : Déborah du podcast Cœurs à corps.
    Déborah explore dans son podcast Cœurs à corps l’intime et nous fait mesurer combien cet intime est politique. On y découvre des destins particuliers à la résonance universelle. Comment pourrait-il en être autrement quand on parle d’amour ?
    Privatisation de l’eau, un autre visage de l’impérialisme
    Erwan de la chaîne Oui D’accord part d’une initiative locale au Chili pour reprendre le contrôle de son eau et nous explique comment la mise en concurrence peut être source de monopole et d’impérialisme.
    Les idées en face : Montreuil, un lieu politique au service des femmes
    Roselyne Rollier est la présidente de la maison des femmes Thérèse Clerc de Montreuil, qui fête ses 20 ans cette année. Cette maison d’accueil et d’accompagnement au plus près des difficultés individuelles, intimes, des femmes qui s’y rendent est par-dessus tout un lieu d’émulation militante… Et notre invitée se retrouve à notre antenne historienne de l’histoire récente du féminisme en France.
    Ça part de là
    Chaque semaine en fin d’émission, Nelly présente un sujet de société dans sa complexité et ses implications. Cette semaine : l’économie circulaire.
    Musique de la chronique : Ma petite entreprise – Alain Bashung
    À l’oreille :
    Wasaru – New Andromeda Theory (générique de l’émission)
    Christophe Heral – Sea of Serendipity
    Oldelaf – J’ai chaud
    Arms & Sleepers – Your Head In the World
    Millie Jackson – Its All Over but the Shouting
    The Golden Gate Quartet – Joshua Fit The Battle Of Jericho
    1 min
  • #34 – À la recherche d’un coin
    Contexte :
    C’est aux rencontres de l’habitat léger (RIHL 2020) que Mo a conforté sa vision du mode de vie qu’elle veut adopter, ou plutôt des modes de vie qu’elle souhaite tester, essayer, partager, tenter de mettre à la hauteur de désirs et d’envies siennes — y compris créatrices (musique, peinture, chant, écriture, etc.).
    Ses tribulations dans plusieurs espaces, plusieurs régions, plusieurs pays, sa recherche de coins avec d’autres dans des constructions légères, réversibles, l’importance qu’elle donne au collectif et aux ancrages symboliques, ses trouvailles, etc. C’est tout cela que Mo partage ici, avec une sensibilité fine aux présences.
    À l’oreille :
    MEHDI RYAN – Solo de derbouka
    EROTHYME – Cherry Picking
    The best street doumbek darbouka drum player
    CYBER SDF – Flame and Go
     
    58 min
  • #39 – Loïc Padonou
    Contexte :
    Très tôt la lutte contre l’injustice est devenue une cause pour lui. Ce porteur de voix durant son adolescence en tant que délégué de classe est aujourd’hui avocat au barreau de Paris.
    De son enfance en banlieue Parisienne, son expérience en tant que surveillant dans un établissement scolaire dit sensible, son job d’animateur, son investissement au sein d’un conseil communal de jeunes, son attrait au sport, son travail, son quotidien, tout ce chemin qui lui ont permis de porter cette fameuse robe noire et ce col blanc.
    Sathya Saibaba disait,
    Ce qu’on rencontre dans la vie est la destinée. La façon dont on la rencontre est l’effort personnel.
    Et des rencontres il en a eu. Autant de balises lui inspirant ce chemin professionnel, un sacerdoce contre l’injustice, toujours.
    Il a contribué à la condamnation de policiers et défendu les parties civiles dans un procès historique devant la cour d’assise de Paris, ou l’on jugeait des génocidaires Rwandais.
    Maitre Loic Padonou est notre invité aujourd’hui.
    1 hr
  • #12 – L’affaire Jules Durand avec Marc Hédrich
    Contexte :
    Nous explorons les ficelles d’un scandale judiciaire qui eut lieu au Havre en 1910.
    Une affaire oubliée alors qu’un innocent fut condamné à mort pour la simple et bonne raison qu’il était ouvrier, qu’il était syndicaliste.
    Tout commence le 9 septembre 1910, sur le port du Havre.
    Depuis trois semaines, les ouvriers charbonniers sont en grève et ce soir là trois d’entre eux titubent sur les quais. Ils sont ivres et croisent Louis Dongé un contremaître non gréviste, lui aussi sous l’emprise de l’alcool. Une bagarre éclate et Louis Dongé finit à l’hôpital et y meurt le lendemain.
    Deux jours plus tard la police arrête le secrétaire syndical, Jules Durand à son domicile. Il a 30 ans, il n’était pas sur les lieux des faits mais sera condamné à la peine capitale le 25 novembre 1910. La gauche, la Ligue des droits de l’homme se mobilise et obtient la grâce Présidentielle mais le mal est fait : Jules Durand est devenu fou, traumatisé par l’injustice. Il est interné, son honneur ne sera rétablit qu’en 1918 lorsque la cour de cassation reconnaît définitivement son innocence.
    Qui voulait le voir tomber ? Comment une telle erreur judiciaire fut possible ? Et que nous apprend-t-elle quant au fonctionnement de la justice en ce début du siècle ?
    Marc Hédrich est Président de la cour d’assise à la cour d’appel de Caen. Il a consacré 10 ans de recherche sur cette affaire pour publier ce livre L’affaire Jules Durand. Quand l’erreur judiciaire devient crime aux éditions Michalon.
    Il analyse toute la mécanique judiciaire de l’époque qui a conduit à détruire un homme. Ce livre vise à faire connaître l’histoire de Jules Durand et honorer sa mémoire. L’affaire fut un scandale national, Jaurès la qualifia cette affaire « d’affaire Dreyfus des pauvres ».
    Bibliographie/Filmographie/Podcasts :
    Marc HÉDRICH, L’affaire Jules Durand. Quand l’erreur judiciaire devient crime, Michalon, 2020
    Des ressources disponibles sur le site web L’affaire Jules Durand
    Thomas DELTOMBE, Il y a cent ans un Dreyfus ouvrier article du Monde Diplomatique octobre 2010
    À l’oreille :
    La semaine Sanglante – Chanson révolutionnaire de la commune de Paris écrite par Jean Baptiste Clément interprétée ici par Marc Orgeret
    Innocent Man – Rag’Bone Man
    3 min
  • 77 – Folie du monde
    Contexte :
    Cette émission se propose d’incarner une nouvelle approche de la sociologie qui simultanément pourrait être une invitation démocratique à une citoyenneté sociologique.
    Non pas le retour sur soi égotique, non pas les « mémoires » hagiographiques, mais une souffrance pensée en connexion avec les autres penseurs du monde, intellectuels, lanceurs d’alerte, écrivains, chercheurs, journalistes d’investigation ; une approche critique sous-jacente à la naissance de l’objet sociologique qui fonctionne comme discours intérieur, dès le réveil, et toute la journée, comme une musique obsédante, nourrie de tous les échos des analystes et témoins.
    Une sorte de volcan intérieur bouillonnant qui précède la publicisation, le texte caché du chercheur portant sa croix, à savoir l’obligation de faire surgir à sa conscience toutes les violences du monde afin de respecter sa mission de dévoilement du caché, avec le soutien de cette pensée collective mondiale du refus et cette citoyenneté du monde centrée sur la traque de la vérité. Je parle donc non en nom propre mais traversé par toutes ces paroles.
     
    Comme dirait Chamoiseau, je fais œuvre ici de marqueur de paroles, mais plus dans une perspective sociologique, perspective que tout un chacun peut endosser finalement. C’est comme cela que je conçois mon métier, et j’évoque dans ce que j’appelle la posture contextuelle, l’état actuel de mon espace mental armé des anciennes recherches de la partie du monde scientifique qui compte pour moi. Or, ce qui se dégage de tout cela, c’est le non sens bien plus que le sens, c’est la violence bien plus que l’humanité.
     
    Le seul salut est dans le partage et le métissage.
    À l’oreille :
    Soldat Louis – Anarshit
    Soldat Louis – Rappelle moi
    Damien Saez – 1er mai
    1 min
  • #76 – L’affaire Zecler
    Contexte :
    Cette émission s’adosse au « scandale » de la bavure policière à l’encontre de Michel Zecler pour proposer un regard inédit sur les violences policières.
    L’enjeu du regard sociologique est là. Mobiliser tout le capital d’analyses sur l’État, les forces de l’ordre, les classes sociales, la domination, le colonialisme, les mobilisations sociales.
    Le cocktail est servi…
    À l’oreille :
    Gilles Servat – Les prolétaires
    0 min
  • #46 – Beyrouth 2020 – Journal d’un effondrement par Charif Majdalani
    En plateau :
    Charif Majdalani, écrivain libanais et professeur à l’université Saint-Joseph à Beyrouth, publie Beyrouth 2020. Journal d’un effondrement, aux éditions Actes Sud. Il a reçu le Prix Femina – Prix Spécial du Jury 2020, pour ce livre, le 2 novembre dernier.
    Contexte :
    Auteur de 7 romans, Charif Majdalani entreprend l’écriture d’un carnet de bord aux premiers jours du mois de juillet 2020. C’est un récit à la fois intime et politique. Un journal. La situation désastreuse que connaît le Liban, frappé par une crise économique et sociale, redoublée d’une crise morale et politique, ne semble plus pouvoir se prêter à la fiction romanesque. Le style concis, sa puissance évocatrice, les anecdotes et les traits d’humour sont toujours là, mais écrire différemment, au jour le jour, en suivant le rythme calendaire, permet de tenir à distance et contenir l’effondrement lent et méthodique que poursuit dans sa chute le pays en lequel, jadis, certains voulaient voir la Suisse du Moyen Orient. Charif Majdalani témoigne. En spectateur engagé.
    Le Liban est devenu le troisième pays le plus endetté du monde, il traverse la pire crise économique de son histoire, la monnaie a perdu six fois sa valeur en six mois, rien ne semble pouvoir arrêter la dépréciation de la livre, la chute des salaires. Rien ne semble pouvoir arrêter l’inexorable descente aux enfers d’un pays étranglé par la faillite de l’État clientéliste, miné par la corruption de sa classe politique. Pas même le mouvement de contestation civile, le sursaut insurrectionnel secouant le pays depuis octobre 2019, depuis presqu’un an déjà. Et, pourtant, malgré tout, la vie semble continuer dans la torpeur de ce mois de juillet 2020. Beyrouth vit la nuit presque aussi intensément qu’auparavant, entre débats et désinvolture, puisant une énergie venue de nulle part, et à nulle autre pareille. Et chaque matin, le soleil continue de se lever.
    Et puis soudain, tout bascule, tout s’accélère. L’explosion du 4 août, à 18h07. Cinq secondes apocalyptiques, qui détruisirent le port de Beyrouth et les quartiers environnants. 2750 tonnes de nitrate terrassèrent la capitale d’un pays s’apprêtant à fêter son centenaire. La violence de l’explosion fait écho à la violence jalonnant l’histoire de ce jeune État. Tout est bousculé, à l’arrêt, les jours ne succèdent plus aux jours, il n’y a plus qu’un seul temps, celui de la rage et de la colère, celui de l’urgence poussant les citoyens à s’entraider, se consoler mutuellement, face à l’incurie des dirigeants. Un élan de solidarité comme une lueur d’espoir et le refus de la fatalité. Partir ? Rester ? Rester debout. Faire face. Dos au mur. Sortir du déni pour inventer et bâtir la réalité de demain. Est-ce encore possible ? Simplement concevable ou bien réalisable ?
    À l’oreille :
    Guiseppe Verdi – La Traviata – « Libiamo ne’lieti calici » chanté par Maria Callas
    Sonny Rollins – Saint Thomas
    Léo Ferré chante Aragon – Elsa
    Pour aller plus loin :
    Charif Majdalani, Des vies possibles, Le Seuil, 2019
    Charif Majdalani, Villa des femmes, Le Seuil, 2015
    Charif Majdalani, Le dernier Seigneur de Marsad, Le Seuil, 2013
    Charif Majdalani, Nos si brèves années de gloire, Le Seuil, 2012
    Charif Majdalani, Caravansérail, Le Seuil, 2007
    Charif Majdalani, Histoire de la grande maison, Le Seuil, 2005
    1 hr 3 min
  • #87 – Accepter la différence, c’est le début de la tolérance. Fonctionne sur la route, aussi.
    Contexte :
    Églantine Eméyée enfourche son vélo au quotidien. Elle ne l’a pas toujours fait. Quand son deuxième fils, Samy, est arrivé dans sa vie, toute son organisation a été chamboulée. Samy est différent, il ne se tient pas sur un vélo, il ne marche pas, il ne supporte pas la voiture. Se déplacer est un calvaire.
    Plus tard quand Églantine décide d’accueillir Mohammed, un réfugié Irakien de 37 ans le temps qu’il trouve un logement, Samy a grandi, il adore la voiture désormais. Et le vélo ?
    Églantine raconte ses tranches de vies dans ces deux romans. Le dernier, Tous tes mots dans ma tête est paru courant octobre chez Robert Laffont.
    Références :
    Églantine Eméyée, Tous les mots dans ma tête, éditions Robert Laffont
    Églantine Eméyée, Le voleur de brosse à dents, éditions Robert Laffont
    À l’oreille :
    Shatha Hassoun & Sattar – Hala Baghdad
    2 min
  • #35 – « Ces résidences sociales-là, ils ne les veulent pas pour nous »
    Contexte :
    Mr. Silla, Sissoko et Youssouf sont « des résidents », logés / hébergés et pas même locataires, dans des Foyers pour Travailleurs Migrants (FTM) dont certains sont devenus, après travaux de réhabilitation, des résidences sociales. Ce qui signifie plusieurs changements dans les équipements mais pas dans les droits de leurs habitant.e.s…
    Plus de trente années pour certains, passées dans des conditions de vie imposées par les gestionnaires tels que CDC habitat, Adoma, Coallia, etc.  Ils décrivent ici ces lieux qui, entre internat et prison, sont soumis à des règles très strictes parmi lesquelles l’interdiction de recevoir, et encore moins d’accueillir, un parent, un enfant, un cousin ou un ami, la fermeture ou la suppression pure et simple des espaces collectifs (salles de réunions, cuisines), la confiscation des clefs des issues de secours ou des portes d’ascenseur, et l’absence d’adresse personnelle puisque la mention est celle de l’organisme gestionnaire : par exemple « chez Adoma« , etc .
    Ils travaillent, sont dans des situations administratives régulières, payent leurs parts de contributions sociales et fiscales, et pourtant sont espionnés par des personnels des sociétés gestionnaires, surveillés dans leur consommation d’eau (comme d’autres avec les consommations électriques) et suspectés a priori. En outre ils n’ont reçu aucune aide durant les périodes de confinement — pas même de soutien financier comme ont pu en bénéficier des locataires du parc d’habitat social et HLM alors qu’ils payent des ‘redevances’ de 450€ pour un studio. Plusieurs personnes ont reçu des avis d’expulsions, y compris alors qu’ils sont dans des situations délicates, ou en mauvaise santé.
    Qu’ils soient membres du comité de résidents ou juste acteur dans les luttes pour leurs droits, Youssouf à Paris dans le XIV°, Sissoko à Pierrefitte (93), et Mr.Sila à Paris dans le XX° en appellent à ce que leur statut soit modifié, qu’ils aient les mêmes reconnaissances et les mêmes droits que tout locataire, et demandent aux Élu.es et aux Responsables des organismes gestionnaires d’accepter des discussions et négociations pour cela, avec un peu plus de considération.
    Pour aller plus loin :
    le site du  COPAF et l’émission sur Cause-Commune avec Geneviève PETAUTON : le 13/11/2020 #33 – Qui choisirait de vivre là ?
    Documents de la Commission interministérielle pour le logement des personnes immigrées – CILPI
    Fédération des gestionnaires – UNAFO
    La théorie des résidences sociales, hébergement prévu depuis 1995 comme « de courte durée » en attendant d’avoir un logement : UNAFO – Les résidences sociales
    Un article du GISTI, datant de 2006 mais hélas toujours d’actualité – Menaces sur les foyers
    18 min
  • Antenne libre : profs, élèves et (non)-confinement
    Émission spéciale : antenne libre sur la vie des profs, élèves pendant le (non)-confinement
    Mardi 24 novembre 2020 à partir de 21h00.
    Cause Commune ouvre l’antenne, pour parler de l’expérience actuelle de profs, d’élèves mais aussi de votre expérience. Notre téléphone est branché, appelez-nous au 09 72 51 55 46.
    Intervenir en direct
    Vous pouvez nous rejoindre sur le salon de discussion de la radio (salon #antennelibre) pour participer à notre discussion en direct, nous contacter ou nous laisser un commentaire. Pendant le direct, vous pouvez aussi nous appeler au 09 72 51 55 46.
    À l’oreille
    Dolling par CyberSDF disponible sous licence licence CC BY 3.0
    Education nationale par Grand Corps Malade
    Sois pauvre et tais​-​toi par Les sales majestés
    Les Ogres de Barback – Rue de Panam
    1 min

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Un vendredi par mois, de 14h à 15h, Stéphane Manet invite des experts et des penseurs pour débattre et échanger autour des questions du travail,…