Cause à effet - Magazine du travail, de l'emploi et de la formation

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Cause à effet - Magazine du travail, de l'emploi et de la formation episodes

  • #04 – D’où viennent les idées ?

    Avec Étienne Klein, philosophe des sciences.
    Toujours plus créatifs, toujours plus disruptifs, pléthore de métiers invitent les professionnels à être des professionnels plein d'inventions. Que veut dire cette course effrénée ? Corollaire d'un monde qui change si vite ? nécessité de s'adapter ? Ou peut-être le besoin de retrouver cette part d'aléatoire, cette spécificité humaine qu'une I.A. ne saura pas imiter… ou pas tout de suite.

    Que sont les idées, comment les atteindre ? La légende raconte d'Archimède raconte que lorsqu'il eut trouvé sa célèbre poussé, lorsqu'il était dans son bain, il s'en extirpa pour courir nu dans les rues d'Athènes en en criant « Eurêka eurêka » qui en grec veut dire « j'ai trouvé ! ». J'attends encore le scoop snapchat d'un startup courant nu dans son espace de coworking, slalomant autour des business angels aux Rolex claquantes, hagards, hurlant des acronymes anglophones improbables dans leur jargon hypster bien à eux.

    La créativité, toujours, tout le temps, mais est-ce vraiment cela avoir une idée ? Albert Einstein aurait-il pu lancer sa start-up ?

    Invité :
    • Étienne Klein – directeur du laboratoire du CEA des sciences de la matière, docteur en philosophie des sciences, animateur de la conversation scientifique sur France Culture.
    Bibliographie :
    • Étienne Klein – Matière à contredire
    • Étienne Klein – Le pays qu'habitait Albert Einstein
    • Henri Poincaré – Sciences et méthodes
    Musique :
    • The Rolling Stones – Gimme Shelter
    • Didier Lockwood – Troublant Boléro
    • Leny Escudero – L'an 3000
    Aller plus loin :
    • etienneklein.fr

    1 hr 30 min
  • #03 – Le travail dans une gouvernance démocratique

    Avec Sarah El-Haïry, députée de Loire-Atlantique

    L'ESS se partage entre deux approches : on a les gens qui se regroupent pour défendre une utilité publique, et on ceux qui se regroupent pour défendre leur intérêt sous une forme démocratique.

    On retrouve donc d'un côté les fondations, associations, fonds de dotation, et de l'autre côté, les mutuelles et les coopératives.

    Et justement les coopératives sont souvent présentées comme une alternative tangible pour le maintien dans l'activité d'une entreprise – en faillite par exemple.

    Et ça explique en partie sans doute pourquoi le nombre de « coopérateurs » (salariés-associés) a doublé en dix ans.

    Cette approche démocratique est très variable dans les entreprises notamment des grands groupes financiers relevant de l'ESS où c'est le management qui reprend clairement la main sur la gouvernance, dans une logique légitime d'accumulation de puissance, et où la démocratie se réduit à des votes sur des powerpoint en assemblée générale.

    De manière plus insidieuse, moins évidente, et pourtant plus fréquente encore, la démocratie est vue comme un garde-fou, mais l'alternance est empêchée par tous les moyens. Listes uniques, cooptation, les salariés-associés veulent garder la main sur leur outil de production. Là encore, c'est parfaitement légitime. La réussite économique conditionne non seulement l’emploi et la rémunération mais aussi la préservation du capital des membres associés.

    Mais dans tous les cas, on se retrouve face au dilemme de l'enjeu de pouvoir. Jusqu'où doit-on garantir la démocratie face au maintien de la production ? Et comment la démocratie impacte les conditions de travail ?

    Il n'existe pas tellement d'études quantitatives spécifiquement sur les coopératives, on a vérifié, mais des études qualitatives qui ont montré que les associés, plus impliqués, n'ont pas moins de tension au travail que les secteurs classiques, bien au contraire.

    Pour répondre à toutes ces questions et davantage encore nous avons accueilli la députée de Loire-Atlantique Sarah El Hairy, co-présidente de la commission ESS à l'Assemblée nationale. Elle a également été déléguée régionale de la fondation UP.

    Invitée

    Sarah El-Haïry, députée de Loire-Atlantique et co-présidente de la commission ESS à l'Assemblée nationale

    Références
    • Travailler en SCOP, qu'est-ce que ça change ? – lemonde.fr
    • Les conditions de travail dans l'ESS se dégradent légèrement – la gazette des communes
    • La démocratie comme patron – datagueule
    Musique
    • Pour un flirt avec la crise – Tryo
    • J'ai vu ton nom sur la liste de droite – Les Wampas
    1 hr 30 min
  • #02 – Cercles APE et innovation en formation
    Invité.e.s :

    Les trois fondateurs du cercle APE: Apprendre ensemble

    • Dorothée Cavignaux Bross – doctorante en sciences de l'éducation
    • Jocelyne Turpin – CEO Digital Satellite
    • Denis Cristol – Chercheur associé Paris Ouest Nanterre – Directeur de l'ingénierie et des dispositifs du CNFPT
    1 hr 29 min
  • #01 – Apprendre au travail
    Invitées :
    • Anne-lise Ulmann – maître de conférence
    • Frédérique Gérard – consultant RH et management
    Musiques :
    • Bernard Lavillier, Travailler encore
    • Conkarah, Work – Rihanna Reggae Cover
    1 hr 29 min
  • #05 – Elsa Dorlin, se défendre. Une philosophie de la violence.
    Contexte :
    Entretien avec Elsa Dorlin à propos du livre Se défendre. Une philosophie de la violence publié aux éditions Zones.
    Elsa Dorlin est professeure de philosophie politique et sociale au département de Science politique de l'université Paris VIII. Elle a notamment publiée en 2006, La Matrice de la race. Généalogie sexuelle et coloniale de la Nation française.
    Se défendre. Une philosophie de la violence, est à la fois la généalogie d’un dispositif de pouvoir qui légitime la défense pour certain-e-s et l’interdit pour d’autres et une histoire des tactiques défensives des corps tenu dans la violence.
    En savoir plus
    La vie manifeste
    3 min
  • Une société des communs est-elle possible ?
    Une société des communs est-elle possible face au capitalisme digital ?
    Conférence capté par l'équipe de Libre à Toi le 16 septembre 2017
    En plateau :
    Benjamin Coriat, économiste attéré, auteur.
    Alain Aubadia, de la fondation Gabriel Péri
    Laurence Allard, activiste
    8 min
  • #07 – Violences policières : un rappel à l’ordre de la domination
    Contexte :
    Jeudi 2 février 2017, Théo, un jeune homme noir de 22 ans, fait l’objet d’un contrôle de police, par quatre policiers dans la cité des 3.000 à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Il est violé puis transporté au commissariat, puis à l’hôpital. Le 5 février, l’un des policiers est mis en examen pour viol, ses trois collègues pour violences volontaires en réunion. Dans son rapport l’Inspection Générale de la Police Nationale (IGPN) fait l’hypothèse, d’un « accident ». Lundi 13 février, on apprend que le commissaire de police d’Aulnay-Sous-Bois, avait été condamné, en 2008, à un an de prison avec sursis et un an d’interdiction d’exercer pour non-empêchement d’un délit. Trois autres policiers avaient été condamnés dans la même affaire pour violences volontaires, et l’un pour destruction de la vidéo de l’intervention policière. Mardi 14 février, le parquet de Bobigny annonce, l’ouverture d’une enquête préliminaire après de nouvelles accusations de violence visant l’un des policiers mis en examen dans l’affaire Théo.
    Depuis l’agression les manifestations se succèdent partout en France. Elles demandent justice, la fin de l’impunité de la police, elles dénoncent les violences policières quotidiennes. Elles appellent à ne pas considérer cette nouvelle agression comme une bavure, une exception, mais une pratique liée à une politique.
    L'entretien :
    Avec le sociologue Eric Fassin, nous tenterons de comprendre comment et pourquoi les violences policières sous-tendent une politique qui les encourage. Comment et pourquoi elles contribuent à une politique de racialisation de la société.
    Et enfin les enjeux que font peser sur les luttes contre les violences sexuelles, le procès à venir et la qualification de « viol par accident » proposée par l'Inspection Générale de la Police Nationale.
    0 min
  • #37 – Où en sommes-nous de la VAE ?
    Avec Gilles Schildknecht, chercheur
    Est-il si évident
    de comprendre la VAE ? Chacun comprend que l’on peut, ou que
    l’on doit même se former pour accéder à un emploi, et effectuer
    un travail, il est moins spontanément évident de se dire que l’on
    peut faire un travail et en valider les acquis par la suite.
    Par exemple, si l’on
    a probablement tous une vague idée de ce qu’est la VAE – et si
    ce n’est pas le cas on va en parler cet après-midi – combien
    d’entre nous sommes capables de dire exactement ce que sont nos
    acquis d’expérience à valider.
    Si je devais
    déterminer le diplôme qui décrit toutes mes activités
    aujourd’hui, lequel serait-ce ? Telle est la question !
    Quel sens donner à cet exercice, au sens personnel, quel bénéfice, quels usages… au sens collectif, celui des entreprises, ou encore au sens des institutions. Tout autant d’acteurs qui ne voient pas la gestion des compétences et des diplômes du même œil.
    Invité.e.s :
    Gilles Schildknecht, chercheur associé au Conservatoire Nationale des Arts et Métiers
    Musiques
    Contes, vents et marées – Les Ogres de BarbacksLe débit de lait, Charles Trenet
    0 min

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