Cause à effet - Magazine du travail, de l'emploi et de la formation

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Cause à effet - Magazine du travail, de l'emploi et de la formation episodes

  • #30 – L’intelligence collective
    Résumé :
    Avec Émile Servan-Schreiber.
    L’intelligence collective est-elle la somme des intelligences individuelles ? Peut-on produire une intelligence, là comme ça, simplement, qui répond aux toutes les failles des nôtres.
    Les biais cognitifs, les effets de conformismes, nos émotions, notre rapport au groupe, nous le savons, sont parfois notre faille, provoquant des erreurs collectives, nécessitant de les organiser. On pense à des phénomènes historiques, de marché ou des procès judiciaires qui ont défrayé les chroniques.
    Il doit donc y avoir un moyen de produire une intelligence, qui soit une intelligence collective.
    Mais que signifie alors cette « intelligence » ? Est-ce qu’elle a un quotient intellectuel, est-ce qu’elle a des émotions ? Est-ce qu’elle a des doutes et des temps de réflexion pour produire une décision ?
    Et qui pense l’intelligence collective ? Qui est légitime pour inventer une intelligence ? Si une intelligence est créée d’une autre intelligence, ne doit-elle pas souffrir des failles de la précédente ?
    En clair, qu’est-ce que c’est que ce « machin », l’intelligence collective ?
    Invité
    Émile Servan-Schreiber
    Bibliographie
    Supercollectif : la nouvelle puissance de nos intelligences
    Références évoquées
    L’expérience de l’effet de conformisme de Solomon Asch
    Musiques
    Orelsan – Basique
    Skygge – Cake Woman
    0 min
  • #26 – Pour quoi travaillons-nous ?
    Qu’est-ce que l’on engage de sa propre subjectivité au travail, qu’est-ce que les salariés investissent d’eux-mêmes, pourquoi, comment ?
    Vous savez cette subjectivité, c’est cette manière que l’on a de toujours se raconter de manière différente, de toujours changer d’histoire lorsque l’on explique son parcours, cette manière de ne plus faire la différence entre son projet et soi-même. C’est aussi l’expérience, le regard que l’on porte sur son propre travail, l’approche particulière qu’on a de le faire et pas les autres.
    Et concrètement, ce serait intéressant de savoir ce que le travail fait sur nous et ce que nous, nous faisons du travail. Comment il s’intègre dans notre biographie, et comment il s’intègre au groupe.
    Est-ce que la subjectivité au travail se construit, ou est-ce qu’on la subit, est-ce qu’elle permet d’améliorer son cadre de vie travail, ou bien la productivité ?
    Invitée
    Daniel Linhart, sociologue, directrice de recherche au CNRS
    Musiques
    Les petits métiers – Juliette
    Le poinçonneur des lilas – les doigts de l’homme
    1 hr 30 min
  • #24 – Qu’est-ce qu’entreprendre ?
    qu’est-ce qu’entreprendre ?
    Quel est donc ce travail si particulier, si à part, qu’on en peine à décrire la fiche de poste.
    Qu’elle mouche pique donc l’entrepreneur qui se lève un matin et se dit, je vais créer une entreprise, couper le lien de subordination relié par le contrat de travail pour avoir mes propres objectifs, mes propres enjeux.
    On retrouve cette idée de liberté, hein, dans la démarche d’entreprendre, et en même temps, on le représente comme quelque chose de très contraignant, lié à sa propre capacité de résilience… ou de résistence. Winston Churchill dit, allez on va se refaire une petite citation – Winston Churchill dit Le succès consiste à aller d’échecs en échecs sans perdre son enthousiasme.”
    On présente souvent le fait d’entreprendre comme être seul face au monde, vouloir soulever des montagnes. Est-ce qu’il y a un mythe de l’entrepreneur solitaire et conquérant ?
    Et lorsque ces questions sont posées il y a aussi le travail de l’entrepreneur, son quotidien. Le moment où il confronte sa vision, sa prospective, à la réalité. Et plutôt que de faire ce qui le passionne, il le vend, ou il le compte, dans une feuille de calcul, pour permettre à ses salariés de faire ce qui l’a animé toujours et qu’il ne pratique plus jamais. Mais peut-être (je ne veux pas être trop négatif) avec la certitude que cette fois-ci, c’est fait de la bonne manière, avec la bonne vision, le bon regard sur le monde.
    C’est donc la fiche de poste de l’entrepreneur que nous vous proposons de faire aujourd’hui.
    Invitée
    Isabelle Bapteste
    1 hr 31 min
  • #25 – Quelle est la place de la religion dans l’entreprise ?
    Avec Denis Maillard, Philosophe politique.
    Il n’est pas de lieu plus commun dans tous les sens du terme, que le lieu de travail. Et c’est justement dans ce lieu que viennent se rencontrer les hétérogénéités de tout bord.
    Le travail engage. Bien au-delà de la force de travail, il engage le temps, le corps, l’identité, la conscience, la conviction. En affirmant l’individualité dans l’organisation du travail, on affirme les manifestations identitaires qui vont avec et qui se confondent parfois dans le fait religieux.
    Ainsi, le fait religieux dans le travail est une question complexe car le travail, de part la mise en commun d’un espace-temps, en dis long sur notre rapport à la confession dans notre société, tout autant que le fait religieux en dit long sur notre rapport au travail.
    Une salariée chrétienne qui distribue des tracts anti avortement, un chauffeur de bus qui refuse de serrer la main d’une femme, un employé qui ne veut pas décrocher le téléphone le vendredi, un animateur de centre de loisirs qui ne va pas à la piscine pendant le ramadan. Une personne licenciée qui refuse de participer au temps de prière de l’entreprise.
    Mais à l’heure où l’on revendique toujours plus d’individualité et plus d’individualisme dans l’organisation du travail, le fait religieux et les tensions qu’il peut susciter nous rappelle que le travail se fait en fait dans l’altérité, avec l’autre. On peut alors se demander : où se situe le curseur entre le travail de tous et le travail de chacun ?
    Invité
    Denis Maillard
    Musique
    Roman Karter, Like a prayer, Vintage Swing Madonna Cover
    Eddie Mitchel, Boogie Woogie 
    Bibliographie
    Maillard, D. (2017). Quand la religion s’invite dans l’entreprise. Fayard.
    Honoré, L. (2016). L’entreprise et les managers face à la radicalisation religieuse au travail. Management & Avenir, 90,(8), 39-59.
    Chellig, N. (2018). Travail social et religion, le fait laïque en institution: La laïcité comme composante identitaire pour les professionnels. Vie sociale, 21,(1), 111-124.
    1 hr 30 min
  • #23 – Travail et handicap
    Avec l’atelier du courrier
    2,7 millions de personnes en âge de travailler déclaraient en 2015 être bénéficiaires de la reconnaissance administrative d’un handicap, ou d’une perte d’autonomie, dont 938 000 d’entre eux qui déclaraient occuper un emploi. Y a-t-il une place pour le handicap au travail, pour toutes les entreprises ou faut-il ne passer que par des entreprises spécialisées ?
    Est-ce que les handicaps sont des freins, lesquels, pourquoi ?… Et puis de quoi parle-t-on finalement, quand on parle de handicap ? sommes-nous tous autonomes ?
    Invités
    Laurent Lachaud – Directeur Commercial
    Benoît Dufour – Directeur d’établissement
    Musiques
    Caravan, Michel Petrucianni
    Superfly, Curtis Mayfield
    1 hr 31 min
  • #22 – Qu’est-ce que le savoir-être ?
    Qu’est-ce que le savoir-être ?
    Chacun a entendu parler du savoir-être probablement, voire même très certainement si l’on a eu à rédiger une lettre de motivation.
    On pourrait dire que le savoir-être, c‘est les qualités, et éventuellement les motivations. : par exemple on va dire qu’on es autonome, rigoureux, qu’on a l’esprit d’équipe, qu’on est ponctuel, polyvalent, créatif, enthousiaste ou impliqué…
    Mais sur quoi ce base-ton pour revendiquer – dans un entretien d‘embauche par exemple – que l‘on est curieux ou que l‘on a le goût du challenge ? Il faut bien un « savoir être » de la « capacité à argumenter », pour pouvoir se revendiquer polyvalent ou autonome, sans qu‘aucun diplôme de polyvalence ou de curiosité ne permette d‘y attester. Du moins que je sache…
    Et du coup quelle est la limite du savoir-être ? Jusqu’où peut-on aller ? Du point de vue de l‘employeur par exemple, peut-on dire savoir être… accueillant ? savoir être… souriant ? savoir être joli ? Et c‘est là où la question du savoir-être est intéressante : qu‘est-ce que c‘est ? De quoi parle-t-on ? Jusqu’où peut-on aller ?
    Être, c‘est un mot très fort. C’est exister, c‘est avoir une réalité. C’est bizarre d‘avoir un savoir pour ça. Si on adapte sa manière d’être, c’est plus un genre d’attitude, on devrait dire « savoir-paraître ».
    Et du coup que ce passe-t-il quand on n’a pas le savoir être ? On « n’est pas » ? On n’existe pas ? On n’a pas de réalité ?
    Dès que je commence à me torturer un peu avec cette expression de savoir-être il y a deux mots qui me gênent en fait, il y a le mot de savoir, et il y a le mot être.
    Il y a derrière ce phantasme du contrôle des personnalités de chacun un phénomène de société avec lequel il faut que l‘on compose, et c’est le thème que nous proposons d’aborder avec nos invités.
    Invités
    Capucine Bremond, Maître de conférence, experte des théories des apprentissages.
    Alban Roblez, philosophe
    Musique
    Frimeur – Savoir-faire (1982)
    La petite existentialiste – Stéphane Golmann (1954)
    1 hr 30 min
  • #18 – Le revenu universel
    Avec Benoit Hamon – Membre fondateur de Génénération.S
    Il existe une petite musique qui pose la question de la place du revenu dans notre société. Autrefois nous avions une formation initiale qui nous amenait à un travail et qui était l’oeuvre d’une vie. Traduisant ainsi les détresses que les cessassions d’activité peuvent provoquer. Aujourd’hui les emplois changent, et les gens aussi dans le courant dans leur vie. On alterne différents métiers par des périodes de chômage et de formation, et en même que le rapport travail se remet en cause, sa rémunération le fait aussi.
    Revenu de base, revenu universel, allocation universelle, salaire à vie, revenu universel d’existence
    Que cachent toutes ses appellations tous ses concepts et surtout, qui est derrière. Entre ceux qui prônent la décroissance, ceux qui prônent la fin du travail, ceux qui veulent faciliter l’aide sociale et ceux qui pensent que c’est aux citoyens de décider du financement de leur vie. Il y a derrière le rapport au revenu des utopies très fortes et surtout très différentes.
    Invités
    Benoit Hamon – Membre fondateur de Génénération.S, ancien ministre de l’éducation nationale et ancien secrétaire d’état à l’économie sociale et solidaire
    Musiques
    The Next Episode – Dr. Dre feat. Snoop Doog Isotek Remix CC by-nc-sa
    Roots – Tryo. Live au Cabaret Sauvage
    0 min
  • #16 – L’auto-entreprise
    Cela va bientôt faire dix ans que ce dispositif existe, c‘est-à-dire depuis une loi du 4 août 2008. C’est un peu le truc rêvé le coup de l’auto entrepreneur, tant que tu ne fais pas de bénéfice on te demande pas de charges. Il te suffit de faire un formulaire en ligne pour te déclarer. Et puis la génération Z, qui ne se voit pas travailler sous une hiérarchie, et qui fuit l’entreprise classique… Sur le papier c’est pas mal du tout, l’autoentrepreneur, ça vent même plutôt du rêve.
    Et pourtant, derrière ce statut alléchant, il existe toute sorte de controverses. Ça a commencé fin 70, début 80 quand les inspecteurs du travail se sont rendu compte que certaines entreprises incitaient leurs salariés à prendre leur carte d’artisan à la chambre des métiers.
    À partir de là les formes se sont diversifiées énormément, on a le portage salarial, on a le salarié à employeurs multiples etc. Et la tentation de penser que le phénomène s’est multiplié et qu’il constitue le futur du travail arrive vite, très vite, et pourtant une enquête de l’Insee publiée en septembre 2016 révèle que quatre autoentrepreneurs sur dix n’ont en fait eu aucune activité en fin d’année ! Et seulement un sur deux (54 %) en font leur activité principale.
    Invité
    William Agasvari, ingénieur systèmes et réseaux
    1 hr 30 min

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Un vendredi par mois, de 14h à 15h, Stéphane Manet invite des experts et des penseurs pour débattre et échanger autour des questions du travail,…