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Cette semaine, on parle du morceau Big Cat de Sam Quealy sorti en 2021, troisième volet d’un cycle en quatre temps consacré à Amanda Lear.
Dans ce cycle plusieurs arts, courants musicaux et décennies, tous portés par des femmes à la fois artistes et muses, chacune entourée d’une aura mystérieuse et charismatique.
Des figures féminines iconiques et fascinantes, de la fin des années 60 à aujourd’hui.
Dans L’exil, toujours recommencé, chronique de la frontière (ed du Seuil) la sociologue Claire Defossez et l’anthropologue Dider Fassin se livrent à une analyse fine et documentée de ce qui se joue sur aux alentours de Briançon (Hautes Alpes).
Ce point de passage a été le théâtre d’un afflux massif policiers gendarmes et militaires pour traquer les exilés qui tentent de le franchir.
Cinq années durant, été comme hiver, Didier Fassin et Anne-Claire Defossez ont mené une recherche à la frontière entre l’Italie et la France, dans les Alpes, auprès de nombre de ces exilés, pour reconstituer leur périple en l’inscrivant dans le contexte géopolitique des bouleversements du monde. Ils ont pris part aux activités menées pour leur porter assistance. Ils ont rencontré les multiples acteurs de ce territoire de migrations millénaires.
Leur enquête donne ainsi à comprendre l’expérience des exilés, l’engagement des volontaires et même le désarroi des forces de l’ordre, conscientes de la vanité de leur mission. Elle dévoile l’inefficacité d’une militarisation de la frontière qui rend plus dangereuse la traversée de la montagne et d’une politique qui nie les droits de personnes en quête de protection.
Elsa Aloisio – Julie Moulier – Françoise Gil – Anaïs De Lenclos – Mimi Aum Neko
Faire corps avec le bois ? Le 21 décembre, nous avions pris l’antenne car le sujet et les invitées en plateau le rendaient logique et évident, urgent. Si le direct (AAC#38) présente « Au bord de nos nuits blanches » – fiction immersive inspirée de faits réels, réalisé par Elsa Aloisio avec des travailleuses-travailleurs du sexe et avec des acteurices, notamment Julie Moulier qui interprète Reb, la travailleuse sociale de la fictive Maraude rouge, dans cette seconde partie d’émission nous continuons à dialoguer, partager notre écoute, nos échanges, nos lectures…
Synopsis – 29’ – sortie en salle en 2022 : Reb, travailleuse sociale, se bat corps et âme pour ramener un semblant de dignité à une frange oubliée de la société : les travailleuses travailleurs du sexe. Une nuit d’été, un cri déchirant vient rompre le calme du bois : Maria, une prostituée transgenre, a été assassinée. Ce sera l’occasion pour Reb et les prostitué.e.s de prendre la parole que personne ne leur donne.
Grâce à Act-up et ses militantes, le projet a débuté de longue date et émerge finalement autour d’un deuil, autour de trop nombreux deuils, celui des TDS qui meurent ou sont violentés chaque année, et notamment celui de Vanesa Campos péruvienne Trans tragiquement assassinée, dans le bois de Boulogne en 2018.
Depuis la loi de pénalisation des clients, votée en mars 2016, Elsa Aloisio filme.
Elle filme d’abord les colères et les rassemblements, en tant qu’alliée, elle crie, documente, réfléchit avec Act-up (Elsa et Françoise), avec le Strass (Anaïs), avec Acceptess-T (Mimi) et l’idée qu’il faut aller plus loin surgit, mûrit et s’appuie sur la force du collectif, sur l’urgence d’une lutte politique, sur l’écoute et la sensibilisation, faire alliance et inventer ensemble des fictions pour retrouver une dignité au delà de la survie et des risques et de la précarisation qui ne font qu’augmenter, dans le contexte actuel.
« Au bord de nos nuits blanches » est une puissante bande démo – et c’est loin d’être péjoratif, bien au contraire – c’est la démonstration que faire corps ensemble redonne de l’épaisseur humaine, c’est montrer les liens dont on ne parlent jamais et les réalités, comment faire face, en bande, artistiquement organisée… et le faire corps avec le bois, symboliques des connexions avec sa nature, avec la nature…
Vivement qu’un prochain long métrage qui est en cours d’écriture, raconte que les corps sont politiques, et ceux des travailleuses travailleurs du sexe en particulier qui s’enfoncent de plus en plus loin dans les bois, réveillent nos cœurs et nos consciences. Pour faire corps ensemble et avec le bois.
Elsa Aloisio
“J’ai débuté par le théâtre et la mise en scène (Théâtre National de Gennevilliers). J’ai joué dans des pièces de théâtre, des séries TV, des courts métrages. Mais l’écriture et l’envie de raconter des histoires me démangeaient et mon désir de réaliser des films l’a emporté. J’écris donc en 2013 mon premier court métrage Jihane, sélectionné par La maison des scénaristes au festival de Cannes de cette même année. Je réalise mon premier film en 2016 : Violence-square des quarts d’heure puis le second en 2018, Naissance de Gabin A, ces films ont été sélectionnés dans plusieurs festivals.
https://moderatofilms.com/au-bord-de-nos-nuits-blanches/
https://www.fifib.com/fr/film/au-bord-de-nos-nuits-blanches
https://cheries-cheris.com/festival/films/au-bord-de-nos-nuits-blanches/
https://www.cotecourt.org/film/naissance-de-gabin-a
Françoise Gil
Françoise Gil est chercheuse en anthropologie. Sociologue elle travaille depuis les années 1990 sur les questions de sexualité et de genre. D’abord sur la prévention du VIH auprès d’homosexuels masculins avec Michaël Pollak, dans le programme européen “Assessing Aids Prevention”, puis auprès de personnes bisexuelles. Affiliée au LAS (Laboratoire d’Anthropologie Sociale – EHESS et Collège de France), le travail de terrain sur la prostitution de rue à Paris a été mené de 2002 à 2005. En 2015, elle a coordonné une recherche sur les femmes transgenres, originaires d’Amérique Latine avec l’association Acceptess-T. Elle travaille aujourd’hui sur la question des transidentités. Elle a été membre plusieurs années du CA du Bus des Femmes, association dont elle est devenue présidente de 2017 à 2020.
https://busdesfemmes.org/lassociation/
Françoise Gil a publié en 2012 « Prostitution: fantasme et réalités»; chez ESF Editeur.
https://holdup21.com/festival/
La prostituée, une invention sociale
https://www.cairn.info/publications-de-Fran%C3%A7oise-Gil–28441.htm
La prostituée, entre débat et lois
https://www.cairn.info/revue-le-sociographe-2017-3-page-41.htm
Julie Moulier
Actrice et scénariste française, Julie Moulier a étudié au Conservatoire national supérieur d’art dramatique, promotion 2008-2011. Sur scène en 2016, Julie interprète notamment Madame de Merteuil dans Les liaisons dangereuses, mise en scène de John Malkovich. Julie Moulier aime et réalise de nombreuses lectures publiques, travaille aussi fréquemment pour la radio. Au cinéma, elle a incarné les juges dans Victoria (Triet, 2016), une comédienne dans Maryline (Gallienne, 2017). Elle a co-écrit et interprété le rôle de Margaux dans Nos vies formidables (Fabienne Godet, 2019). Elle joue également dans Si demain (Godet, 2020), Enquête sur un scandale d’État (de Peretti, 2021). Elle interprète le personnage de Reb dans « Au bord de nos nuits blanches » (Elsa Aloisio, 2022)
Le Bureau
NOS VIES FORMIDABLES
Julie Moulier-Fabienne Godet – (2019)
Anaïs de Lenclos
« D’abord, elle n’avait qu’un prénom, Anaïs. Ensuite, il lui a fallu un patronyme pour renforcer le pseudo et complaire au site d’escorts sur lequel elle fait de la retape. Elle a choisi de s’apparier à Ninon de Lenclos. Cette personnalité du XVIIe siècle était une courtisane et une intellectuelle, une jouisseuse et une réflexive, une athée et une libertine. Ninon tenait salon et pouvait, à la demande de Molière, relire le texte de son Tartuffe. Sentant sa fin prochaine, comme elle avait du discernement et des facilités financières, c’est le jeune Voltaire qu’elle dota. Elle disait : «Beaucoup plus de génie est nécessaire pour faire l’amour que pour commander aux armées.»
Petite sœur d’un autre siècle, Anaïs exerce la même activité, même si cette dernière a changé de nom. Mieux, cette escort argumente en défense d’un métier menacé par une prohibition qui a eu gain de cause sous Hollande. La loi de 2016 qui pénalise les clients a fait grimper l’insécurité et fondre les revenus. Depuis, la misère gagne le monde des horizontales, la pandémie ayant évidemment aggravé les choses. C’est d’ailleurs en 2016 qu’Anaïs de Lenclos est devenue l’une des porte-parole du Strass, le syndicat du travail sexuel. » cité de Luc Le Vaillant – Libé
Le portrait, Anaïs de Lenclos, à corps et à cran – Liberation, 28/05/2020
Vanessa Campas, prostituée assassinée, Radio France, Les pieds sur terre, 14/01/2022.
Festival SNAP ! – Le programme
Je ne sais pas vous, mais moi, je commence à être inquiet. Je commence ou je finis je ne sais plus ? Je commence par finir par être inquiet.
Le vélo en ville ce n’est plus ce que c’était. Le vélo a toujours été clivant. Avant c’était un truc de pauvres, puis c’est devenu un truc de bobo, puis c’est devenu un truc cool, puis non les vélos ils sont dangereux. Les cyclistes y font n’importe quoi. Et puis les cyclistes ils aiment de moins en moins quand on leur dit qu’ils font n’importe quoi. Avant, le vélo c’était clivant mais c’était bon enfant. Maintenant le vélo c’est clivant presque autant que la corrida ou la chasse. Bon sang de bonsoir, qu’avons-nous fait pour en arriver là ?
Je ne sais pas vous, mais moi je commence par finir par être inquiet. Parce que le vélo est entrain de devenir un mode de déplacement dominant en ville. Il ne l’est pas vraiment dans les chiffres, il l’est dans la perception générale. La presse généraliste évoque souvent le vélo, sa pratique, comme étant la nouvelle révolution : “Les chiffres de fréquentation font X2, X3 d’une année sur l’autre”…
Et puis je suis inquiet, est-ce qu’il y a la place pour une pluralité des visions sur ce qu’il faudrait faire et mettre en oeuvre pour le vélo ?
Et puis je suis inquiet aussi pour Abel Guggenheim. Oh non, je ne suis pas inquiet sur sa capacité à pédaler, à continuer à arpenter Paris sur son bicloune, il en a un tout nouveau, tout beau, tout adapté. Je suis inquiet pour la santé mentale d’Abel Guggenheim. Ca fait plusieurs chroniques qu’il nous propose dans Rayons libres, qui m’inquiètent. Lui qui a tant aimé le vélo, les cyclistes.
Lui qui a tant œuvré pour que le vélo puisse avoir le droit de citer dans la cité. Quand j’écoute ces chroniques, je m’inquiète. Il a perdu la boule ou perdu la foi ?
Je suis inquiet et j’ai besoin d’être rassuré.
C’est pour ça, que mon invité du jour, c’est Abel Guggenheim. Parce que j’ai envie d’être rassuré, parce qu’Abel nous offre 3 minutes de réflexion par semaine sur le sujet du vélo. Parce que ses propos méritent d’être développés.
Ce que je vous propose aujourd’hui, et depuis toujours chez Rayons Libres ce n’est pas forcément d’adhérer à sa vérité, c’est d’écouter une autre vision, une autre voix, de prendre un peu de recul.
Ce qui nous intéresse ici chez Rayons Libres, ce n’est pas de savoir qui a raison ou qui a tort, c’est d’avoir une pluralité de visions, de pratiques, d’actions pour ensuite que chacun et chacune puisse se faire sa propre opinion sur la place du vélo qu’il veut bien mettre dans sa vie, dans sa ville, dans son quotidien.
Voilà ce qu’on va essayer de vous proposer, aujourd’hui encore.
Le vélo est mort, vive le vélo ?
Pour retrouver ou suivre Abel Guggenheim sur les réseaux :
Site Web Isabelle Lesens, où il intervient régulièrement.
Les chroniques diffusées dans cet épisode, pour écouter les versions complètes c’est ici :
Je vous l’annonce solennellement Abel met les pieds dans le plat et ce de manière solennelle.
Elsa Aloisio – Julie Moulier – Françoise Gil – Anaïs De Lenclos – Mimi Aum Neko
Faire corps ensemble ? Nous avons pris l’antenne en direct car le sujet et les invitées en plateau le rendaient logique et évident. La première partie est ce direct avec quelques retouches et incursions, elle présente « au bord de nos nuits blanches » – fiction immersive inspirée de faits réels, réalisés avec des TDS et des acteurs pro. Une seconde partie (AAC#39) d’émission suit, dans la continuité des enregistrements de nos échanges réalisés hors antenne ce même jour.
Synopsis – 29’ – sortie en salle en 2022 : Reb, travailleuse sociale, se bat corps et âme pour ramener un semblant de dignité à une frange oubliée de la société : les travailleur.se.s du sexe. Une nuit d’été, un cri déchirant vient rompre le calme du bois : Maria, une prostituée transgenre, a été assassinée. Ce sera l’occasion pour Reb et les prostitué.e.s de prendre la parole que personne ne leur donne.
Grâce à Act-up et ses militantes, le projet a débuté de longue date et émerge finalement autour d’un deuil, autour de trop nombreux deuils, celui des TDS qui meurent ou sont violentés chaque année, et notamment celui de Vanesa Campos péruvienne Trans tragiquement assassinée, dans le bois de Boulogne en 2018.
Depuis la loi de pénalisation des clients, votée en mars 2016, Elsa Aloisio filme.
« Au bord de nos nuits blanches » est une puissante bande démo – et c’est loin d’être péjoratif, bien au contraire – c’est la démonstration que faire corps ensemble redonne de l’épaisseur humaine, c’est montrer les liens dont on ne parlent jamais et les réalités, comment faire face, en bande, artistiquement organisée… Vivement qu’un prochain long métrage qui est en cours d’écriture, raconte que les corps sont politiques, et ceux des TDS en particulier qui s’enfoncent de plus en plus loin dans les bois, réveillent nos cœurs et nos consciences. Pour faire corps ensemble.
Grisélidis Réal – choix d’Elsa (extraits de la passe imaginaire, paroles de TDS)
Françoise GIL – Travail du sexe et transgression (extraits)
Mylène JUSTE – La putain, les abolitionnistes et les cohortes religionnaires – (extraits)
Julie Moulier – extrait : Je suis en colère ; texte extrait du livre collectif “Résistons Ensemble, plaidoyer pour des jours heureux”
Elsa Aloisio
“J’ai débuté par le théâtre et la mise en scène (Théâtre National de Gennevilliers). J’ai joué dans des pièces de théâtre, des séries TV, des courts métrages. Mais l’écriture et l’envie de raconter des histoires me démangeaient et mon désir de réaliser des films l’a emporté. J’écris donc en 2013 mon premier court métrage Jihane, sélectionné par La maison des scénaristes au festival de Cannes de cette même année. Je réalise mon premier film en 2016 : Violence-square des quarts d’heure puis le second en 2018, Naissance de Gabin A, ces films ont été sélectionnés dans plusieurs festivals.
https://moderatofilms.com/au-bord-de-nos-nuits-blanches/
https://www.fifib.com/fr/film/au-bord-de-nos-nuits-blanches
https://cheries-cheris.com/festival/films/au-bord-de-nos-nuits-blanches/
https://www.cotecourt.org/film/naissance-de-gabin-a
Françoise Gil
Françoise Gil est chercheuse en anthropologie. Sociologue elle travaille depuis les années 1990 sur les questions de sexualité et de genre. D’abord sur la prévention du VIH auprès d’homosexuels masculins avec Michaël Pollak, dans le programme européen “Assessing Aids Prevention”, puis auprès de personnes bisexuelles. Affiliée au LAS (Laboratoire d’Anthropologie Sociale – EHESS et Collège de France), le travail de terrain sur la prostitution de rue à Paris a été mené de 2002 à 2005. En 2015, elle a coordonné une recherche sur les femmes transgenres, originaires d’Amérique Latine avec l’association Acceptess-T. Elle travaille aujourd’hui sur la question des transidentités. Elle a été membre plusieurs années du CA du Bus des Femmes, association dont elle est devenue présidente de 2017 à 2020.
https://busdesfemmes.org/lassociation/
Françoise Gil a publié en 2012 « Prostitution: fantasme et réalités»; chez ESF Editeur.
https://holdup21.com/festival/
La prostituée, une invention sociale
https://www.cairn.info/publications-de-Fran%C3%A7oise-Gil–28441.htm
La prostituée, entre débat et lois
https://www.cairn.info/revue-le-sociographe-2017-3-page-41.htm
Julie Moulier
Actrice et scénariste française, Julie Moulier a étudié au Conservatoire national supérieur d’art dramatique, promotion 2008-2011. Sur scène en 2016, Julie interprète notamment Madame de Merteuil dans Les liaisons dangereuses, mise en scène de John Malkovich. Julie Moulier aime et réalise de nombreuses lectures publiques, travaille aussi fréquemment pour la radio. Au cinéma, elle a incarné les juges dans Victoria (Triet, 2016), une comédienne dans Maryline (Gallienne, 2017). Elle a co-écrit et interprété le rôle de Margaux dans Nos vies formidables (Fabienne Godet, 2019). Elle joue également dans Si demain (Godet, 2020), Enquête sur un scandale d’État (de Peretti, 2021). Elle interprète le personnage de Reb dans « Au bord de nos nuits blanches » (Elsa Aloisio, 2022)
Le Bureau
NOS VIES FORMIDABLES
Julie Moulier-Fabienne Godet – (2019)
Anaïs de Lenclos
« D’abord, elle n’avait qu’un prénom, Anaïs. Ensuite, il lui a fallu un patronyme pour renforcer le pseudo et complaire au site d’escorts sur lequel elle fait de la retape. Elle a choisi de s’apparier à Ninon de Lenclos. Cette personnalité du XVIIe siècle était une courtisane et une intellectuelle, une jouisseuse et une réflexive, une athée et une libertine. Ninon tenait salon et pouvait, à la demande de Molière, relire le texte de son Tartuffe. Sentant sa fin prochaine, comme elle avait du discernement et des facilités financières, c’est le jeune Voltaire qu’elle dota. Elle disait : «Beaucoup plus de génie est nécessaire pour faire l’amour que pour commander aux armées.»
Petite sœur d’un autre siècle, Anaïs exerce la même activité, même si cette dernière a changé de nom. Mieux, cette escort argumente en défense d’un métier menacé par une prohibition qui a eu gain de cause sous Hollande. La loi de 2016 qui pénalise les clients a fait grimper l’insécurité et fondre les revenus. Depuis, la misère gagne le monde des horizontales, la pandémie ayant évidemment aggravé les choses. C’est d’ailleurs en 2016 qu’Anaïs de Lenclos est devenue l’une des porte-parole du Strass, le syndicat du travail sexuel. » cité de Luc Le Vaillant – Libé
Le portrait, Anaïs de Lenclos, à corps et à cran – Liberation, 28/05/2020
Vanessa Campas, prostituée assassinée, Radio France, Les pieds sur terre, 14/01/2022.
Festival SNAP ! – Le programme
Cul, tendresse, lois et vanité – en 2 parties AAC#17 et AAC#18
« Parlez-moi d’IA » est un programme de vulgarisation de la data et de l’IA. Les échanges sont le moins technique possible. L’émission prend la forme d’un dialogue entre Jean-Philippe CLEMENT et son invité.e. où ils cherchent à comprendre et expliquer ce qui change dans nos vies, dans nos métiers, dans notre société avec cette évolution technologique de la data et de l’IA.
EN PLATEAU
Cette semaine je reçois Luc de Brabandere, ingénieur, philosophe, auteur prolifique (d’une vingtaine d’ouvrages), belge (ça c’est lui qui le précise). Luc de Brabandere vient nous voir pour nous parler du 7e tome de ces petites philosophies qu’il publie aux éditions Eyrolles. Cette fois c’est une « Petite philosophie des algorithmes sournois ».
Avec ce petit livre efficace, l’auteur revient sur la situation actuelle de nos données et de notre profilage sur les réseaux et sur tous les sites consultés. Cela nous enferme dans des cases sauf quand on finit, comme le journaliste Mat Honan de Wired, par tout liker sur son passage et que l’on fait dérailler du même coup l’algorithme sensé nous profiler.
Nous sommes également revenus sur les conséquences des biais accrochés aux concepteurs d’algorithme et sur l’éventualité d’un algo puisse avoir des fondements idéologiques même sans le savoir et surtout sans le dire. C’est cela qui est sournois. Tout cela plaide pour un maximum de transparence et donc pour l’Open Source.
Luc de Brabandere nous permet surtout d’utiliser les concepts et les grandes questions de la philosophie pour éclairer notre manière d’aborder les algorithmes et l’IA. Comment faut-il aborder la question du vrai et du faux? Celle du réel et du virtuel? Quelle posture adopter (Actif/passif et rationnel/irrationnel) face aux évolutions liées à l’IA? Comment les études montrent notre perte de rationalité? Comment les spécialistes des sciences cognitives sont venus aider les datascientists à pirater notre attention?
Notre invité nous rappelle qu’un algorithme aura encore longtemps du mal à réfléchir comme nous. Ils ne savent pas tout de nous du fait de notre identité (plurielle et recomposée en permanence) et de nos émotions.
Je rappelle tout de même au philosophe qu’une étude récente (découverte grâce à la newsletter IA Pulse d’Olivier Martinez) montre que la créativité humaine est challengée par celle des IA en utilisant les tests de créativité de Torrance.
PAUSE MUSICALE
Programmation musicale proposée par Garlaban
The end has No End, The Strokes, de l’album Room of fire
Réalisation : Jérôme Sorrel / Montage final et mise en ligne : Olivier Grieco.
On reçoit ce soir deux représentants du collectif parisien (mais pas que parisien) Claquettes Chaussettes : Alex, aka AA/XX et Wintos
Les Claquettes Chaussettes sur Insta, soudcloud et Facebook.
Le bruit court qu’on peut être heureux. Jean Malrieu
Emmanuel Fillot convoque le passage de la poésie à l’art en éclaireur.
Dans Fuir vers le réel, la première partie de ce dialogue, Emmanuel a évoqué les lieux proches ou éloignés où il a cherché et parfois cru reconnaitre la poésie de la vie, où il a recueilli bois flotté, plumes, cailloux, formes primaires du paysage qui composent ses créations. Dans ce nouvel entretien, ses recherches, aimantées toujours par ce désir, semblent avoir saisi la nécessité d’un mot de passe : le mot avec.
Vous pouvez retrouvez toutes les références citées pendant l’émission (vous trouverez également sur cette page les podcasts par sujet traité ainsi qu’une transcription lorsqu’elle sera disponible).
Vous pouvez nous rejoindre sur le salon de discussion de l’émission (salon #libreavous, mais nous n’y sommes pas forcément tout le temps) pour participer à notre discussion en direct, nous contacter ou nous laisser un commentaire.
Les podcasts et les photos, sauf indication contraires, sont diffusés selon les termes d’au moins une des licences suivantes : licence Art libre version 1.3 ou ultérieure, licence Creative Commons By Sa version 2.0 ou ultérieure et licence GNU FDL version 1.3 ou ultérieure. Les musiques sont diffusées sous leur propre licence, voir la page consacrée à chaque émission pour les licences précises.
Salut, hier j’étais en plein cœur de Paris. Lors du Rassemblement qui a eu lieu place Edmond Michelet, sur cette petite place très proche de Beaubourg et à deux pas des Halles… Ce dimanche 17 décembre 2023, la lumière était plutôt belle, on aurait dit que le soleil et le froid se serraient les coudes, tandis que les badauds n’avaient apparemment pas le temps de ralentir le pas, pressés qu’ils étaient de courir à leurs emplettes de Noël… à l’occasion de la Journée internationale contre les violences faites aux Travailleur·euses du sexe, les activistes des différentes assos parisiennes se sont comme d’habitude tenues chaud !
L’occasion de donner à entendre l’ambiance de ce Rasso commémoratif !
Et de vous inviter également à vous brancher sur 93.1 FM pour une émission « Accords aux corps » qui se produira exceptionnellement en DIRECT jeudi 21 décembre de 12h à 13h, avec un plateau hors normes… tout comme l’est le film dont nous causerons d’ailleurs, nous parlerons aussi des corps des TDS et des acteurices dans leurs représentations, et de « faire corps » ensemble, grâce à la fiction réalisée par Elsa Aloisio, « Au bord de nos nuits blanches » : il y aura en plateau Elsa, Julie, Anaïs, Mimi, Françoise, Mylène… parmi toustes celleux qui font partie de cette aventure collective.
Alors ne loupez pas d’allumer votre poste ! Bienvenue à midi pile, nous prendrons l’antenne ce jour du solstice d’hiver… Ce sera une fête !
En attendant, voici un état des lieux 2023 sur les violences auxquelles les TDS sont toujours, encore, de plus en plus exposé.es !
Cardo o ceniza, de Chabuca Granda a Violeta Para – Remix Novalima
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Un vendredi par mois, de 14h à 15h, Stéphane Manet invite des experts et des penseurs pour débattre et échanger autour des questions du travail,…
Entouré d’une équipe de professionnels du secteur, il décortique les problématiques quotidiennes des travailleurs, des demandeurs d’emploi, des jeunes en insertion, pour tenter d'y donner des éléments de compréhension différents.
Stéphane reçoit chaque semaine des invités, bien souvent des chercheurs du monde des sciences humaines et sociales, tels que Didier Demazière, mais également des autres sciences ou de la philosophie, comme Étienne Klein, des politiques comme Benoît Hamon ou encore des invités de témoignage.