Cause à effet - Magazine du travail, de l'emploi et de la formation

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Cause à effet - Magazine du travail, de l'emploi et de la formation episodes

  • #50 – Médiatiser l’habiter (partie 2)
    Contexte
    La partie 1 est là
    Le collectif « Médiatiser l’habiter » s’est constitué en 2019-2020. Il comprend actuellement 40 membres, universitaires, artistes, essayistes, journalistes indépendants, activistes en provenance de toute la France. Après deux annulations en 2020 du fait des mesures sanitaires, les premières rencontres Médiatiser l’habiter ont eu lieu à Roche d’Agoux, en Combrailles, du 2 au 5 juillet 2021.
    L’objet de ces rencontres
    Nous n’habitons pas seulement nos logements, nous habitons des lieux faits de nature et de culture. L’habiter est une façon d’être au monde qui relie les dimensions naturelle et culturelle des lieux. Les interactions concrètes et symboliques entre les habitant·e·s et leurs milieux de vie ne sont pas immédiates. Les médias alternatifs-indépendants, ancrés localement, font connaître et mettent en débat public les expérimentations et réalisations initiées par les habitant·e·s, et les luttes ou actions menées. Mais leur rôle ne se cantonne pas à la médiation : par leur présence, leur finalité et leur mode d’organisation ils sont eux-mêmes une incarnation de la volonté des habitant·e·s de se réapproprier leur existence, de ré-habiter lieux et territoires. L’objectif de l’atelier est d’échanger et de réfléchir sur la place des médias alternatifs dans les processus de réappropriation – ré-habitation à partir de diverses expériences en milieu rural et/ou qui relient urbain et rural.
    Étaient présentes
    Association à la criée (Nantes)
    Association Cile des Combrailles (Le Quartier)
    Captain Frog, musicien poète électrique
    Christophe Bédrossian, documentariste, maire d’Autrac (43), Télé Regain (Brioude)
    Frederic Barbe, géographe, ENSA Nantes
    Jean Siry, militant de l’habitat participatif
    Julien Dupoux, journaliste et animateur culturel
    Julien Martin, musicien
    Paul Lacoste, Halem, Relier
    Pierre Couturier, géo-anthropologue, UCA
    Yannick Decacqueray, doctorant
    des habitants des Combrailles
    et Stéphane Dujardin, pour m’accompagner dans la prise de sons !
    À l’oreille
    Captain Frog & Julien Martin, dans le concert à la Roche d’Agoux
    Oscar les vacances – Pomme de pierre
    59 min
  • #8.2 – Let’s Stay Together, de Al Green
    Contexte :
    Cycle 8 : D’Angelo
    Cette semaine, on parle du morceau Let’s Stay Together de Al Green sorti en 1971, second volet d’un cycle en quatre temps consacré au chanteur américain D’Angelo.
    Quatre semaines pour parler de composition, d’écriture, d’interprétation et d’incarnation masculines de la soul américaine et son évolution, du début des années 70 à aujourd’hui
    les morceaux
    Jackpotes 2000 – 113
    Love And Happiness – Al Green
    Can’t Get Enough Of Your Love Babe – Barry White
    A Change Is Gonna Come – Sam Cooke
    How You Can Mend A Brokenheart – Al Green
    Let’s Stay Together – Al Green
    15 min
  • #51 – Des roulottes dans les Combrailles
    Contexte
    Le colloque “médiatiser l’habiter” a été l’occasion de rencontrer un collectif qui a choisi un habitat collectif, mixant roulottes, verdines contemporaines, caravanes, yourtes et une maison ancienne pour les communs, le tout sur un terrain de trois hectares. Des expériences circassiennes antérieures partagées ont favorisé l’installation du premier groupe, qui s’est élargi depuis à d’autres personnes, dont d’autres intermittents du spectacle. On suit Estelle dans la visite du site et on l’écoute expliquer comment cette installation s’est déroulée, incluant un investissement dans le village.
    Cette expérience fait écho à d’autres émissions UN COIN QUELQUE PART abordant l’habitat léger et/ou mobile (et les difficultés d’acceptation tant institutionnelles que des habitant·e·s de maisons ‘en dur’), ainsi que l’autoconstruction, et l’habitat choisi comme collectif et autogéré.
    Musique
    Artificial music – Atmosphère
    Zero Project – Last dance
    Clone Me Twice – Inception
    Pour en savoir plus
    Le site de l’association habiter-autrement
    et celui de l’association HALEM – Habitants de Logements Ephémères ou Mobiles
    59 min
  • L’enjeu des retraites
    Intervenant : Bernard FRIOT
    Contexte

    La protection sociale dont fait partie « la pension de retraite » est devenue un enjeu essentiel pour les libéraux en Europe et en France.

    Le gel de la cotisation patronale vieillesse intervient dès 1979 ; le gel de la cotisation patronale santé, en 1984. Puis vient le tour de la cotisation patronale chômage gelée en 1993, de la cotisation salariale gelée au milieu des années 1990 et de la cotisation patronale de retraite complémentaire (AGIRC et ARRCO) gelée en 2001.

    Parallèlement, les politiques d’exonération et de réduction des cotisations sociales se sont développées (l’exonération ne crée pas d’emploi), passant d’un montant de 1,9 milliards d’euros en 1992 à 30,7 milliards d’euros en 2008.

    C’est donc l’impôt qui compense à minima le manque à gagner pour la sécurité sociale (CMU, RSA). Ainsi ce mouvement volontaire et politique de paupérisation de la sécurité sociale entraîne une dégradation souhaitée des prestations pour le salarié quand il sera malade, chômeur ou retraité c’est-à-dire en réalité une dégradation de son salaire.

    Mettre ce système de cotisations obligatoires en panne pour les libéraux permet d’inciter au recours à l’épargne par capitalisation et aux assurances privées dont les banques sont friandes.

    Captation : Stéphane Dujardin pour Rosa-Lux le samedi 09 février 2013 à l’Hotel de ville de Versailles.
    Organisation : Les amis du monde diplomatique (section 78)
    Ouvrage en référence

    Bernard Friot, L’enjeu des retraites, Ed. La dispute.

    1 hr 27 min
  • #103 – Les 3 Premières Minutes
    Œuvres évoquées :
    • La fabrication de l’aube, de Jean-François Beauchemin
    • Le Rouge et le Noir, de Stendhal
    • Notes noires, de Raja Nasrallah
    • À l’oreille :
      • Mabel Mafuya & the Starlight Boogies – Heyta!
      • Avec :
        Isabelle Bapteste, Stan Briche, Aymeric o’Cornesse
        1 hr
      • #07 – À quoi sert la formation professionnelle ?
        Contexte

        La formation professionnelle permet à tout le monde d’acquérir et d’actualiser des connaissances.

        Du point de vue des pouvoirs publics, c’est une obligation nationale. C’est comme ça que le code du travail la définit (article L6311–1), en précisant par ailleurs qu’elle constitue un élément déterminant de sécurisation des parcours professionnels.

        Parallèlement, du point de vue des entreprises, le savoir est une ressource stratégique (Guerrero, 2006).

        Enfin, du point de vue des salariés, la formation permet de favoriser son employabilité et de développer son évolution professionnelle. En d’autres termes, accéder à l’emploi de ses rêves, que l’on soit déjà en emploi ou non.

        Et pourtant, l’acquisition des savoirs peut se faire n’importe quand. Quand on commence à travailler, immédiatement après la formation initiale, on apprend énormément. On apprend un nouveau monde… Le monde du travail.

        Et si j’avais envie d’être caricatural, je dirais qu’il suffit de quelques recherches sur internet et on a tôt fait de tomber sur des conférences du Collège de France sur YouTube ou des tutoriels pour programmer en Python. On pourrait même tomber sur le site causecommune.fm et découvrir plein de belles choses.

        La formation professionnelle, c’est un peu plus que ça. C’est une galaxie d’outils, de mécanismes et de financements qui permettent d’atteindre des objectifs. Je dis une galaxie, mais je pourrais dire une nébuleuse, tant l’essaim d’acronymes porte ses acteurs tels un vol d’étourneaux et à tôt fait de donner le vertige aux non-initiés.

        En fait, on peut dire que le besoin de formation n’existe pas (Masingue, 2017). Il existe un besoin, et la formation professionnelle sert son objectif.

        Mais l’objectif n’est pas le même selon que l’on soit un demandeur d’emploi, un élu du conseil régional ou une entreprise, alors comment y voir clair ?

        Peut-on se demander, une bonne fois pour toute, à quoi sert la formation professionnelle ?

        Invité

        René Bagorski, enseignant associé, président de l’AFREF.

        Musique
        Références citées
        • Article L6311–1 du Code du travail.
        • Isabelle Guerrero, 2006, La formation professionnelle continue : Stratégies collectives, De Boeck Supérieur.
        • Bernard Masingue, 2017, Traité des sciences et des techniques de la formation, Dunod.
        • 58 min
        • #04 – Pourquoi et avec qui co-concevoir ? (2/2)
          Contexte

          Le citoyen dans la co-conception se voit attribuer différents rôles et différentes appellations selon les projets – “smart citoyen” (Shelton, Lodato, 2019), “contributeur” (Talvard, 2018), “innovateur” (Laurent, 2019), “partenaire” (OCDE, 2001), etc.– qui traduisent le degré d’implication réel ou attendu des citoyens dans les processus de co-conception. Cette redéfinition du rôle du citoyen dans la fabrique urbaine ne va pas toujours de pair avec une application réelle de ces processus. Une des raisons invoquées par les parties prenantes sont les difficultés à s’accorder sur une définition claire du public à impliquer,des objectifs à atteindre et des moyens d’y parvenir.

          La première partie de cette journée d’étude est consacrée au citoyen dans la co- conception et permettra de croiser les retours d’expérience d’acteurs académiques, professionnels et institutionnels sur différentes questions :

          Quels sont les objectifs de la co-conception citoyenne ? Qui impliquer ? Qu’attend-t-on du citoyen dans la co-conception ?

          Deuxième partie de la matinée,

          Table-ronde : La co-construction au delà des fantasmes. Le citoyen innovant existe-t-il ?

          Animateur : Brice Laurent – Chargé de Recherche en sociologie, CSI Mines ParisTech

          Intervenants :

          • Gaëtan Brisepierre – Sociologue indépendant, membre du Réseau AMU-Assistance à Maîtrise d’Usage
          • Anne-Laure Desflaches – co-fondatrice de l’agence de design et d’innovation sociale Les Ateliers RTT/Fabrique de l’hospitalité
          • Gwennaëlle Costa-Le-Vaillant – Directrice de la Direction Donnée Numérique Smart Région IDF
          • Stéphane Vincent – Délégué Général de la 27ème Région – design des politiques publiques
          • 52 min
          • #05 – Comment co-concevoir ? (1/2)
            Contexte

            Convier les citoyens aux phases précoces d’un processus de conception amène à repenser les paramètres du projet, suscitant parfois des craintes budgétaires et des méfiances sur la créativité des “profanes”. On attribue en effet aux concepteurs professionnels des capacités créatives basées sur des propositions nouvelles, inattendues, non-anticipées (Mayer 1999, Sternberg 1999, Visser 2006, Falzon 2004, Zittrain 2006) ainsi qu’une habilité à sélectionner certaines données du projet et à les synthétiser en un concept global. En revanche, si l’on accorde aux usagers une créativité plus quotidienne, centrée sur l’adaptation vis-à-vis d’une expérience vécue et incarnée, leur capacité à générer des concepts novateurs est souvent remise en question par les parties prenantes d’un projet. Traditionnellement, ils sont donc mobilisés dans le processus comme une source de données ou tout au plus comme une instance de validation d’une proposition émise par un professionnel.

            La co-conception vise quant à elle à impliquer des usagers dès le début du processus de conception comme instance de génération de propositions. Le rôle et les relations de l’ensemble des acteurs sont redéfinis en termes de niveau de contribution et de gouvernance. La nature collective de la conception met en tension le statut et la responsabilité de l’acteur qui pilote le projet (auteur, chef de projet etc.). Le recours à la co-conception amène ainsi le concepteur professionnel à repenser ses techniques de médiation du processus, sa propriété intellectuelle et sa responsabilité légale.

            La deuxième partie de cette journée d’étude interroge les adaptations méthodologiques des concepteurs qui passent notamment par l’explicitation des processus et la réinvention des outils du projet.

            Quels sont les outils et méthodes de co-conception en mesure de soutenir les capacités des citoyens à générer des concepts novateurs ?

            Présentations complètes de
            • Catherine Elsen, professeure en ingénierie architecturale, directrice du laboratoire Inter’Act à l’Université de Liège : Accompagner et assurer la médiation du processus de conception. De 07:15 à 49:55
            • Stéphane Safin, maître de conférence en psychologie-ergonomie à Télécom Paris : Fournir des outils et systèmes de représentation en co-conception. De 50:24 à 01:41
            •  

              1 hr 43 min

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