Cause à effet - Magazine du travail, de l'emploi et de la formation

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Cause à effet - Magazine du travail, de l'emploi et de la formation episodes

  • #07 – Comment co-concevoir (2/2)
    Contexte

    Convier les citoyens aux phases précoces d’un processus de conception amène à repenser les paramètres du projet, suscitant parfois

    des craintes budgétaires et des méfiances sur la créativité des “profanes”. On attribue
    en effet aux concepteurs professionnels des capacités créatives basées sur des propositions nouvelles, inattendues, non-anticipées (Mayer 1999, Sternberg 1999, Visser 2006, Falzon 2004, Zittrain 2006) ainsi qu’une habilité à sélectionner certaines données du projet et
    à les synthétiser en un concept global. En revanche, si l’on accorde aux usagers une créativité plus quotidienne, centrée sur l’adaptation vis-à-vis d’une expérience vécue et incarnée, leur capacité à générer des concepts novateurs est souvent remise en question par les parties prenantes d’un projet. Traditionnellement, ils sont donc mobilisés dans le processus comme une source de données ou tout au plus comme une instance de validation d’une proposition émise par un professionnel.

    La co-conception vise quant à elle à impliquer des usagers dès le début du processus de conception comme instance de générationde propositions. Le rôle et les relations de l’ensemble des acteurs sont redé nis en termes de niveau de contribution et de gouvernance. La nature collective de la conception met en tension le statut et la responsabilité de l’acteur qui pilote le projet (auteur, chef de projet etc.). Le recours à la co-conception amène ainsi le concepteur professionnel à repenser ses techniques de médiation du processus, sa propriété intellectuelle et sa responsabilité légale.

    La deuxième partie de cette journée d’étude interroge les adaptations méthodologiques des concepteurs qui passent notamment par l’explicitation des processus et la réinvention des outils du projet.

    Quels sont les outils et méthodes de co-conception en mesure de soutenir les capacités des citoyens à générer des concepts novateurs ?

    Présentation et Table-ronde
    • Patrick Bouchain, architecte et scénographe, agences Construire et La Preuve par 7, Grand Prix de l’Urbanisme 2019 : Comment la co-conception repousse-t-elle le cadre juridique de la coception ? De 02:55 à 47:30
      • Médiation, acculturation et gouvernance. Quel processus de prise de décision ? Animée par Benjamin Loiseau, doctorant en architecture SES – Télécom Paris – Architecture Studio. Intervenants : Simon Mallo – Co-directeur des Sismo – design with care ; Alban Ouahab – Maître de Conférences en sciences de gestion à Télécom Paris – les supermarchés coopératifs et participatifs et Pierre Baudry – Associé fondateur d’Okoni – agence de conseil en design.
      • De 47:53 à 1:31
        1 hr 35 min
      • #34 – Regards historiques sur l’extrême-droite
        Contexte
        Cette émission est un enregistrement d’une rencontre  organisée par la librairie Équipages au 61 rue de Bagnolet dans le XXe arrondissement.

        Six historien·nes présentent leurs recherche et articles rédigés dans la revue Cahiers d’histoire n°152 : “Extrême droite: de la marginalité au pouvoir ?”.

        À l’heure ou les idées de l’extrême droite sont banalisées dans le débat public et que le RN s’institutionnalise au terme des dernières élections législatives, les historiens et historiennes reviennent sur les fondement de cette culture politique nationaliste, xénophobe, violente et autoritaire. D’autres adjectifs peuvent être ajoutés. Mais depuis quelque décennies la définition de l’extrême droite semble s’être diluée dans l’imaginaire collectif à force de reprendre ses mots, de jouer tactiquement avec son parti et de lui offrir une dangereuse respectabilité.

        L’extrême droite est plurielle mais cohérente dans les idées et les valeurs qu’elle défend. Et cela se révèle lorsqu’on analyse et restitue son histoire.

        Le invités était donc Grégoire le Quang qui a coordonné le numéro de la revue.

        Baptiste Roger Lacan dont l’article revient sur la biographie de Pierre Gaxotte, une figure intellectuelle qui est parvenu à faire oublier son engagement après la seconde Guerre Mondiale et à entrer à l’Académie Française.

        Alexandre Dupont revient sur les mouvement contre-révolutionnaire du XIXe siècle, catholiques et royalistes dont certain principes irriguent les partis de notre époque.

        Virginie Dubslaff enquête sur le terrorisme d’extrême droite en Allemagne et nous rappelle que la violence politique de ce mouvement ne s’est pas éteinte, au regard des tueries en Norvège en 2011, en Australie en 2019, de nombreux attentats en Allemagne ces dernières années et bien d’autres exemples.

        À une autre échelle, Richard Vassakos nous parle des graffitis des militants d’extrême droite au début du XXe siècle et sous le régime de Vichy. Cette pratique se distingue historiquement des autres forces politiques qui use du graffiti comme un moyen de propagande tandis que l’extrême droite en fait une arme d’intimidation et de menace directe.

        Enfin l’historienne Ludivine Bantigny était invitée en tant que coautrice de l’ouvrage Face à la menace fasciste rédigé avec Ugo Palheta aux éditions Textuel.

        Bibliographie/Filmographie/Podcast
        • La revue est accessible en ligne ici
        • À écouter sur Cause Commune, Médias et extrême droite: halte à la banalisation
        • À l’oreille

          Serge Reggiani – Les loups sont entrés dans Paris

          1 hr 30 min
        • #121 – La diagonale de la rage
          Contexte

          Michel Kokoreff est un sociologue qui travaille certes sur les banlieues populaires mais surtout avec les jeunes et les militants.

          Loin du socioflic que l’extrême gauche déteste non sans raisons, il a arpenté les manifestations depuis les années 1970, suivant les groupes, notamment les groupes de jeunes maghrébins et leurs parents victimes des crimes racistes qui n’ont jamais cessé depuis la guerre d’Algérie.

          La diagonale de la rage. Une histoire de la contestation sociale en France des années 70 à nos jours, paru aux Éditions Divergences (2022), est un ouvrage d’histoire sociologique mais aussi le résultat d’un travail de terrain au plus près des luttes.

          Beaucoup de choses inédites sont à découvrir, notamment les grandes phases de changements dans les mouvements de luttes qui débordent les mouvements sociaux traditionnels, notamment l’importance du groupe de Tarnac, mais aussi l’histoire invisible des mobilisations politiques de nombreux militants issus des quartiers, que les médias officiels comme les partis politiques ont systématiquement rendu invisibles.

          Une sociologie en creux des violences symboliques incroyables alors que le harcèlement pour l’intégration ne cesse pas. Un paradoxe qui n’est une double peine que parce que l’État et ses élites n’ont cessé d’écraser la question sociale sous toutes ses formes, les gilets jaunes devenant le symbole de ce libéralisme autoritaire qui réprime tout azimut. Au fond, cet ouvrage rend profondément humains des acteurs barbarisés, criminalisés, délinquantisés qui, loin de l’image de black blocs “casseurs”, ont tout fait pour interpeller le pouvoir, appeler à être écouté, demander à participer, solliciter la justice.

          Un envers du décor qui montre les véritables responsables du chaos néolibéral incapables de pratiquer le débat démocratique et d’appliquer les règles élémentaires de l’État de droit.

          À l’oreille
          • Tears for fears – Everybody Wants To Rule The World
          • David Gilmour – Comfortably Numb  – Live in Pompéi (2016)
          • 1 hr 48 min
          • #69 – Le 23 à Anères
            Contexte

            Dans les Hautes Pyrénées, dans un petit village au bord de la rivière de la Neste sur la route des Baronnies, plusieurs personnes ont acheté via une SCIC (société coopérative d’intérêt collectif) en SAS (société par actions simplifiées) un terrain de 14000 mètres carrés, avec des bâtis existants à rénover — dont une ancienne maison de retraite. Très à l’écoute de ce que d’autres projets, en cours ou déjà aboutis, ont acquis comme expériences, Stéphane et Philippe nous racontent comment le groupe part dans le projet avec des principes très clairs, une philosophie déterminée sur les communs, une volonté de participer à la vie du village et des alentours, et également les étapes par lesquelles il est intéressant de passer pour faire aboutir le projet dans des conditions joyeuses.

            Pourquoi le 23 ? parce que le 22 était pris ! Un café associatif existe depuis 24 ans dans le village, très ouvert, collégial, sans prix fixe ni caisse, sans salarié ni patron, sans porte … Des animations musicales ou théâtrales sont régulièrement proposées — les 22 de chaque mois avec un festival cinématographique (cinéma muet) très réputé maintenant.

            Pauses musicales constituées de chants traditionnels des Pyrénées
            • Se canto, par un chœur amateur
            • Ô mon païs, par Beth Chivalier
            • Maria, par Anaïs et Audrey Carrère
            • D’autres informations sur
              • Le site du 23 à Asnères
              • Celui du café Remue Méninges
              • La page du programme du festival d’Asnères
              • La cartographie des projets soutenus par HABICOOP
              • Les émissions sur d’autres projets : à Bègles près de Bordeaux, à Dieulefit près de Montélimar
              • L’émission avec Thierry Hullin, du collectif qui aide à fabriquer sa propre yourte : Yourtettoiles
              • 1 hr
              • #26 – La lumière dans le fond
                Fils évoqués

                Cette semaine c’est Grégoire qui anime l’émission avec les magnifiques Brian, Ethel, Khalid et Georges, ils vous font part de leurs critiques critiquables des films suivants :

                • Bones and all de Luca Guadagnino
                • Saint Omer de Alice Diop
                • À l’oreille

                  Léonard Cohen – you wanted darker

                  1 hr
                • #163 – WAN’R & SANTOS
                  Au micro

                  Dans cette émission vous découvrirez WAN’R & SANTOS, deux beatmaker/ producer originaire d’Angers et Toulouse qui se sont retrouvés sur Paris et ont décidé de mettre à disposition une beat tape reflétant leur savoir-faire.

                  Entre expériences et méthodologies de travail, les deux invités nous donneront leur vision du métier et plusieurs rappeurs seront présents pour en attester par la rime.

                  En fin d’émission, vous aurez droit à une session freestyle rassemblant les rappeurs ACAD, DIEGO, GOLD, LIKSA et 4SANG.

                  1 hr
                • Face à la précarité, sommes-nous suffisamment solidaires ?
                  À la rédaction en chef et à l’animation
                  • Benjamin Mathieu
                  • Danae Moyano Rodriguez
                  • Luce Burnod
                  • En plateau
                    • Paul Citron, Chercheur et urbaniste co-fondateur de Plateau Urbain et La Preuve Par 7
                    • Jean-Jacques Pasco, du CLLAJ, Comité locale du Pour le Logement Autonome des Jeunes
                    • Benjamin Flohic, Président de l’association COP1 et Johanna Rasamy Manantsoa, bénévole de l’association.
                    • Contexte

                      C’est enfin l’hiver, après une année qui sera sans conteste la plus chaude jamais enregistrée en France, en raison du réchauffement climatique. Mais voilà, le froid est enfin là et avec lui un rappel important, c’est une période dangereuse pour les plus fragiles, pour les 12 millions de français les plus modestes. On va donc parler dans cette émission, avec nos invités, de solidarité et de précarité, mais aussi de politique.

                      En raison de deux textes de loi dont on parle beaucoup depuis quelques jours. Le premier est débattu en ce moment à l’Assemblée Nationale et concerne le logement. Ce texte veut faciliter l’expulsion des squatteurs et des locataires qui ne paient pas leurs loyers.

                      Le deuxième texte, la loi “asile et immigration” qui sera à l’Assemblée à partir du 6 décembre a été ainsi résumé Gérald Darmanin, “Être méchant avec les méchants et gentil avec les gentils”.

                      Vous l’aurez compris, on est pas vraiment dans l’esprit de Noël. Ce texte fait en tout cas beaucoup réagir les associations qui s’occupent de l’accueil des réfugiés en France. Elles ont été consultées par la ministère mais estiment qu’elles ont été à peine entendues. En tout cas, le sujet est très polémique.

                      Et puis dans cette émission on va faire une large place aux actions de solidarité étudiante avec un constat glaçant, 40% des étudiants qui vivent seuls sont en situation de pauvreté. Le gouvernement vient de débloquer 10 millions d’euros mais cette somme sembler relativement insuffisante face à l’ampleur du problème.

                      Hiver 2022, face à la précarité, sommes-nous suffisamment solidaires ?

                      À l’oreille
                      • Skuti WST – Bounce
                      • Swan – Perdu
                      • Habillage : Vivre FM
                        Moyens techniques Radio Cause Commune. Diffusion Aligre FM et Radio Cause Commune
                        Merci à toutes les structures impliquées dans le projet et dans cette émission on citera notamment :
                        • Franck Calis de LOCOBRAIN et Lucas Vuillod de Mediatico pour les images
                        • Aymeric Poidevin de la Scoop des sales gosses pour le documentaire en cours de tournage sur notre aventure commune.
                        • Swan du collectif DMT KORP pour la programmation musicale
                        • Références

                          Collectif, Non à la criminalisation des locataires en difficulté et des squatteurs de logement vide, pétition sur Change

                          55 min
                        • #160 – Logiciels de gestion de versions décentralisés
                          160e émission Libre à vous ! de l’April diffusée en direct mardi 29 novembre 2022 de 15 h 30 à 17 h 00
                          Au programme :
                          • Les logiciels de gestion de versions décentralisés et les forges logicielles, avec Cécilia Bossard de Code Lutin et Nicolas Chauvat de Logilab
                          • La chronique de Vincent Calame, bénévole à l’April sur Sobriété énergétique et sobriété numérique »
                          • La chronique de Luk sur « Où sont nos génies du business ? »
                          • quoi de Libre ? Actualités et annonces concernant l’April et le monde du Libre
                          • Références

                            Vous pouvez retrouvez toutes les références citées pendant l’émission (vous trouverez également sur cette page les podcasts par sujet traité ainsi qu’une transcription lorsqu’elle sera disponible).

                            Intervenir en direct

                            Vous pouvez nous rejoindre sur le salon de discussion de l’émission (salon #libreavous, mais nous n’y sommes pas forcément tout le temps) pour participer à notre discussion en direct, nous contacter ou nous laisser un commentaire.

                            Licences

                            Les podcasts et les photos, sauf indication contraires, sont diffusés selon les termes d’au moins une des licences suivantes : licence Art libre version 1.3 ou ultérieure, licence Creative Commons By Sa version 2.0 ou ultérieure et licence GNU FDL version 1.3 ou ultérieure. Les musiques sont diffusées sous leur propre licence, voir la page consacrée à chaque émission pour les licences précises.

                            1 hr 27 min

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