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Vous pouvez retrouvez toutes les références citées pendant l’émission (vous trouverez également sur cette page les podcasts par sujet traité ainsi qu’une transcription lorsqu’elle sera disponible).
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Les podcasts et les photos, sauf indication contraires, sont diffusés selon les termes d’au moins une des licences suivantes : licence Art libre version 1.3 ou ultérieure, licence Creative Commons By Sa version 2.0 ou ultérieure et licence GNU FDL version 1.3 ou ultérieure. Les musiques sont diffusées sous leur propre licence, voir la page consacrée à chaque émission pour les licences précises.
Contexte
« La ville n’est homogène qu’en apparence. Son nom même prend un accent différent selon les endroits où l’on se trouve. Nulle part – si ce n’est dans les rêves – il n’est possible d’avoir une expérience du phénomène de la limite aussi originaire que dans les villes. Connaître celle-ci, c’est savoir où passent les lignes qui servent de démarcation, le long des viaducs, au travers des immeubles, au cœur du parc, sur la berge du fleuve ; c’est connaître ces limites comme aussi les enclaves des différents domaines. La limite traverse les rues ; c’est un seuil ; on entre dans un nouveau fief en faisant un pas dans le vide, comme si on avait franchi une marche qu’on ne voyait pas. »
Antoine Sander, président de l’Association des Promeneurs de la Petite Ceinture
Avec Alizée Delpierre, sociologue, auteure de « Servir les riches » (ed. la découverte), une enquête sur les relations entre les très fortunés et celles et ceux qui s’aliènent toute liberté pour exaucer leurs moindre désirs, confortant ainsi l’ordre social.
Derrière les façades de luxueux immeubles parisiens, les immenses grilles de châteaux, les baies vitrées de vastes villas de la Côte d’Azur, se cache un personnel invisible mais présent quotidiennement au service des grandes fortunes. Gouvernantes, majordomes, femmes de chambre et de ménage, lingères, nannies, cuisiniers ou chauffeurs travaillent du matin au soir, et souvent la nuit, pour satisfaire les besoins et désirs des millionnaires qui les emploient à leur domicile.
En s’appuyant sur une enquête immersive de plusieurs années, ce livre lève le voile sur les relations quotidiennes entre ceux qui servent et ceux qui sont servis. Ce faisant, il éclaire les ressorts d’une cohabitation socialement improbable, faite de domination et de résistances. Elle-même prise dans ces relations, en travaillant un temps comme domestique, Alizée Delpierre montre comment une certaine « exploitation dorée » peut faire rêver des femmes et des hommes qui y voient une réelle opportunité d’ascension sociale.
Du côté des grandes fortunes, déléguer toutes les tâches ingrates demeure essentiel pour consolider leur pouvoir et jouir à plein de leur capital. Elles sont prêtes à tout pour fidéliser leurs domestiques et conserver ce privilège de classe, pour le meilleur comme pour le pire.
Abel recevait pour le numéro deux, le 4 mars 2018, Olivier Schneider, président de la FUB. Plutôt logique pour une émission diffusée sur les ondes Parisiennes et d’ile de France. Plutôt logique lorsque l’on connaît la relation qu’entretient Abel avec la politique vélo, son militantisme historique pour défendre et étendre la place du vélo dans la cité. Je recevais Michel Callot président de la FFCyclisme en mars 2021. On a aussi reçu vélo & territoires, le club des villes cyclables et marchables, on a causé triathlon. On a reçu ici des cyclistes, des cyclotouristes.
Sommes-nous tous sur nos vélos, qu’on le veuille ou non des touristes ? Un touriste, c’est celui ou celle qui voyage et visite des lieux pour son agrément. On choisit tous le vélo pour son agrément ! Le vélo est par la nature de son objet, une invitation au tourisme. Même quand on pédale pour aller au taf, les trajets à vélo éveillent les sens, permettent de s’intéresser à son environnement. Et le vélo, c’est bien trois fédérations majeures qui gèrent ses pratiquants et ses pratiques ou usages. Sauf erreur, jamais nous n’avons reçu une personne représentant la FFCT, la fédération française de cyclotourisme. Et pourtant, elle compte plus d’adhérents que la FFCyclisme. Probablement plus d’adhérents que la FUB (je dis probablement parce qu’il semblerait que personne ne sache combien il y a d’adhérents à la FUB).
Intéressons nous donc aujourd’hui, à cette institution qui fêtera ses 100 ans en 2023. Donnons la parole à Martine Cano, présidente de la FFCT, qu’elle nous explique qui est la FFCT, quelles sont ses missions et ses actions. En résumé, la FFCT pour quoi faire ?
La chronique d’Abel nous parle de ligne de désir. Faut-il vraiment lutter contre ces lignes de désir ?
Saison, Please don’t go
A l’occasion de la COP 27 et la Coupe du Monde de Football au Qatar), nous faisons un focus sur l’écoresponsabilité dans le sport, en revenant notamment sur les états généraux Sport Planète, qui se sont tenus les 18 et 19 octobre dernier. Nous parlons de gouvernance, de responsabilités des différentes acteurs quant au respect des droits humains. Quelles sont les responsabilités du sport ? Des organisateurs ? Des participants ? Des supporters ? La lettre des Bleus promettant un fonds de dotation pour des actions à impact social, publiée juste avant leur décollage, est-elle une réponse satisfaisante aux polémiques ?
Dans cette émission vous découvrirez WAHEEB, artiste musicale mêlant Pop urbaine, R’N’B avec des touches afros.
Il vient nous présenter son parcours depuis Saint-Chamond, petite proche de Saint-Étienne dont il est originaire jusqu’à Paris où des opportunités lui avaient été offerte. WAHEEB parle de relations amoureuses dans ses titres et présentera ses inspirations et sa manière de travailler dans cet échange.
En fin d’émission il interprétera ses derniers titres mais aussi un morceau surprise que la génération Y a forcément entendu dans les années 2000.
Philippe Tournon, chef de presse historique de l’équipe de France de football de 1983 à 2006, puis de 2010 à 2018, celui qui vécut durant trente ans, au plus près, la réalité des Bleus, dans le très réservé staff, publie La vie en bleu aux éditions Albin Michel.
Philippe Tournon, l’homme incontournable de la parole des Bleus durant 30 ans ! Responsable du Service de presse de la Fédération française de football de janvier 1983 à juillet 2006, il devient chef de presse de l’Equipe de France de 1983 à 2004, avant de reprendre les rênes en juillet 2010. Trente ans aux côtés des plus grands sélectionneurs : Michel Hidalgo, Henri Michel, Michel Platini, Gérard Houllier, Aimé Jacquet, Roger Lemerre, Jacques Santini, Laurent Blanc, Didier Deschamps. Il raconte pour la première fois son parcours professionnel jalonné de 337 matchs sur le banc, 76 pays visités, 253 joueurs en bleu. Une exceptionnelle conquête de 7 titres : 2 Coupes du monde (1998 et 2018), 2 championnats d’Europe- ou Euro- (1984 et 2000), 2 Coupes des Confédérations (2001 et 2003), 1 Coupe intercontinentale (1985). C’est le palmarès de l’Equipe de France, et c’est aussi le sien.
Sans jamais vraiment pratiquer lui-même le football même en club amateur, il sait néanmoins très jeune qu’il veut être journaliste à L’Équipe. Pigiste pour commencer, journaliste ensuite, puis responsable de la rubrique Football et rédacteur en chef adjoint du journal. Les belles années du journalisme sportif, avant internet, les téléphones portables et les réseaux sociaux, où l’on pouvait encore monter avec son petit carnet et son crayon dans la chambre d’un joueur pour l’interviewer. Une époque d’ailleurs où les Bleus ne s’appelaient pas encore les Bleus, sans huitièmes ni quarts de finale de la Coupe du monde et sans carton jaune ou rouge. Les choses ont bien changé depuis. Le football est devenu en France un phénomène social et sociétal, il s’est modernisé et vraiment professionnalisé en concentrant tous les efforts sur la formation des jeunes sportifs, garçons et filles désormais. Grâce à quoi, la France a pu rejoindre, ou ne pas se laisser trop distancée par les grandes nations européennes du football que sont l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Espagne et l’Italie. Aujourd’hui, elle est en mesure de produire à chaque nouvelle génération plusieurs « champions » que les clubs étrangers, carnet de chèques à l’appui, s’arrachent à peine sortis de Clairefontaine, voire avant. Travail de longue haleine qui a fini par payer. Née en 1904, l’Equipe de France conquiert son premier titre en 1984.
Mais, à quoi ça sert un chef de presse de l’équipe de France ? Quel est son rôle dans le dispositif mis en place pour gagner, au sein du staff ? Philippe Tournon a été le premier à occuper ce poste. Créé pour lui, il répondait à un besoin dans le cadre du processus de modernisation évoqué plus haut, mais il existait depuis longtemps ailleurs, en Allemagne, en Espagne, en Italie par exemple. Il n’a rien à voir avec un chargé de communication ! Son rôle, explique Philippe Tournon, consiste à faire communiquer deux populations qui ne sont pas naturellement portées l’une vers l’autre. Les journalistes d’un côté considèrent qu’ils ont leur place (ou sont à leur place) partout. Les sportifs de très haut niveau de l’autre côté revendiquent le droit de se préparer tranquillement à une compétition, sans être dérangés par les médias. Comment tracer une juste frontière entre ces deux populations : celle des joueurs détenteurs incontestables d’un savoir-faire et celle des journalistes dont la mission tout aussi incontestable est de faire savoir. Mission délicate, s’il en est, de présider à cette articulation entre le savoir-faire et le faire savoir qui place souvent le chef de presse dans l’inconfort d’en entre-deux, entre le marteau et l’enclume. Qu’on se rassure toutefois ! A en croire Didier Deschamps, Philippe Tournon s’en est sorti au bout du compte pas trop cabossé !
Témoin et acteur de l’ascension extraordinaire du football français et de sa qualité sur le maillage territorial, il souligne tout ce que le ballon rond doit à l’engagement indéfectible et la détermination sans faille de personnalités remarquables, tels Georges Boulogne ou Fernand Sastre pour ne citer qu’eux. Sans jamais oublier ceux et celles qui localement, bénévolement ou non, dans chaque commune ou ville, font vivre au quotidien le foot qui le leur rend bien. Il rappelle aussi le rôle historique joué par l’UNFP : l’organisation syndicale a gagné son combat pour mettre fin à ce que Raymond Kopa, lanceur d’alerte avant l’heure, avait dénoncé dans une formule restée célèbre, comme un état d’esclavagisme dans lequel les clubs maintenaient les joueurs. Ces derniers traités comme « propriété » d’un club étaient vendu d’un club à l’autre, échangés, sans jamais avoir leur mot à dire dans les transactions conclues.
A quelques jours de l’ouverture de la 22ᵉ édition de la Coupe du monde de football qui se déroulera au Qatar du 20 novembre au 18 décembre 2022, que dire de cette compétition organisée par la FIFA, et réunissant les meilleures sélections nationales ? Très critiquée, depuis les conditions de son attribution jusqu’au désastre humain et écologique qu’elle représente. Exploitation des travailleurs, nombreuses victimes sur les chantiers dirigés sans protection des travailleurs, non-respect des droits humains et sociaux, inégalité statutaire entre les femmes et les hommes, aberration écologique, soupçons de corruption. La Coupe du monde 2022 qui va se dérouler dans l’Émirat indigne autant (davantage ?) qu’en son temps le fit la Coupe du monde 1978, organisée en Argentine, en pleine dictature et sale guerre du général Jorge Rafael Videla, qui s’était servi de la compétition comme d’une arme de propagande massive en sa faveur et celle de son régime.
L’émotion aujourd’hui, l’opprobre, les appels au boycott, tout cela arrive bien tardivement ! Il fallait se réveiller plus tôt ! clame Philippe Tournon. Les fédérations se sont engagées depuis longtemps à jouer au Qatar. Toutefois, une prise de conscience qu’on espère durable s’est produite. L’opinion publique internationale peut se retourner contre les Etats, les régimes qui veulent instrumentaliser en leur faveur les événements sportifs et les organisations internationales qui y contribueraient. Un progrès est déjà enregistré : l’attribution de la Coupe du monde se fera de façon plus transparente dans le cadre d’un Congrès et non plus au sein du comité exécutif de la FIFA.
Philippe Tournon rappelle la décision des Bleus d’apporter un soutien financier à des ONG œuvrant pour la protection des droits humains. Ils reverseront à titre individuel une partie de leurs primes à Génération 2018, un fonds de dotation destiné à financer des actions à impact social.
Un pronostic sur la nation gagnante ? Argentine ou Brésil ? Ou bien Angleterre ? La France tenante du titre ? Une chose est sûre, c’est l’inédit de la situation. Une Coupe du monde en novembre et décembre, pas le temps d’une préparation, et pour la première dans l’histoire de l’équipe de France, la photo officielle des Bleus, avant le départ (pour Doha en l’espèce), s’est faite non pas en extérieur, mais en intérieur, en raison de la pluie.
Cette deuxième édition explore le thème de la sobriété. C’est un peu le tube politique de cet automne et on s’en serait bien passé. On avait eu la fin de la bamboche, nous avons désormais la fin de l’abondance.
Alors, sobriété, kezako ?
Avec nos invités et Vert, notre média référent de la semaine représenté par Juliette Quef et Loup Espargilière, on aborde notamment les questions de précarité énergétique, une sorte de sobriété subies par les plus précaires. On vous dévoile également une étude de MakeSense sur l’implication des jeunes dans le domaine de la transition environnementale dans les quartiers populaires.
Et qui dit tiers-lieu dit expérimentation. On s’attelle donc dans cette émission à étudier un cas concret : le campus de Censier, véritable passoire thermique de 25 000 m2. Pour ce faire, on accueille deux hurluberlus qui se sont lancés dans un gigantesque projet, le Living Lab, pour trouver des solutions très concrètes et rapides à ce problème. Le dialogue sera noué avec un représentant de l’Epaurif, l’établissement public d’aménagement universitaire de la région Île-de-France.
Vous pouvez retrouvez toutes les références citées pendant l’émission (vous trouverez également sur cette page les podcasts par sujet traité ainsi qu’une transcription lorsqu’elle sera disponible).
Vous pouvez nous rejoindre sur le salon de discussion de l’émission (salon #libreavous, mais nous n’y sommes pas forcément tout le temps) pour participer à notre discussion en direct, nous contacter ou nous laisser un commentaire.
Les podcasts et les photos, sauf indication contraires, sont diffusés selon les termes d’au moins une des licences suivantes : licence Art libre version 1.3 ou ultérieure, licence Creative Commons By Sa version 2.0 ou ultérieure et licence GNU FDL version 1.3 ou ultérieure. Les musiques sont diffusées sous leur propre licence, voir la page consacrée à chaque émission pour les licences précises.
Crédit photo Céline Morin – les boîtes à vélo
Le choc des cultures ! c’est à la maison du climat juste derrière l’hôtel de ville que s’est tenu cette matinée du mercredi 9 novembre, le lancement officiel de la Fédération professionnelle de la cyclologistique. Nous n’étions pas sous les ors de la République, mais pas loin. Du gratin a défilé toute la matinée, Anne-Marie Idrac, ancienne secrétaire d’État aux Transports de 1995 à 1997, députée de 1997 à 2002, présidente de la RATP, puis de la SNCF, (on va pas vous faire sa biographie non plus), elle est aujourd’hui présidente de France Logistique.
Des présidents ou représentants de syndicats de transporteurs aussi étaient présents. La matinée s’est même terminée sur un mot de monsieur le ministre des transports, Clément Beaune. Il est pour l’intermodalité ! C’est le minimum pour un ministre des transports.
Le choc des cultures parce que d’un côté on a un monde très policé, le costume et la cravate sont de rigueur. Les éléments de langages sont maitrisés. De l’autre, du côté des cyclistes, on ne s’embarrasse pas de la cravate, ni des souliers, ni des éléments de langage. On vient comme on est. On dit ce qu’on a à dire. On écoute aussi. Les grands frères (les syndicats de transporteurs) sont ravis d’accueillir dans leur famille les vélos. Ont-ils le choix ? On sent quand même des conseils posés, pour que la collaboration se fasse à merveille. Des conseils ou des mises en garde ? Essayons de voir cela avec Paul qui est membre du bureau de cette fédération. Est-elle portée par les boîtes à vélo ?
Abel nous évoque la journée du club des villes cyclables et marchables en ce jour de grève des transports en commun. Les franciliens pédalent, marchent, s’embouteillent et s’emboucanent.
Marc Chantereau, je m’appelle Gibraltar
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Un vendredi par mois, de 14h à 15h, Stéphane Manet invite des experts et des penseurs pour débattre et échanger autour des questions du travail,…
Entouré d’une équipe de professionnels du secteur, il décortique les problématiques quotidiennes des travailleurs, des demandeurs d’emploi, des jeunes en insertion, pour tenter d'y donner des éléments de compréhension différents.
Stéphane reçoit chaque semaine des invités, bien souvent des chercheurs du monde des sciences humaines et sociales, tels que Didier Demazière, mais également des autres sciences ou de la philosophie, comme Étienne Klein, des politiques comme Benoît Hamon ou encore des invités de témoignage.