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Or


Cette semaine est une semaine très spéciale car c’est Léo qui anime cette émission. À ses côtés, Léonie, Khalid et Alexis vous apportent leurs expertises expertisées sur :
Freddy Butler – I like your style
“S’il est tabou de dire l’inceste, il n’est pas tabou de le faire” s’écrie Juliet Drouar, activiste, thérapeute, artiste et codirecteur avec Iris Brey de La Culture de l’inceste, un ouvrage collectif avec la participation de Wendy Delorme, Dorothée Dussy, Sokhna Fall, Ovidie, Tal Piterbraut-Merx, paru en septembre 2022 aux éditions du Seuil.
Bienvenue dans ce #19 d’Accords Aux Corps. C’est une émission un peu particulière, sans invité.e, juste avec vous cher.e.s auditeurices, pour vous convier à piocher dans une compilation, un corpus de textes, d’extraits d’essais, d’essais anthropologiques, de définitions, de préconisations, de témoignages, pour penser, penser comment repenser, comme le dirait la philosophe anthropologue américaine Donna Haraway, we must think.
Laissons leurs mots et la polyphonie des travaux opérer. Imaginer les choses autrement, et nous donner l’envie d’aller plus loin, de partager nos ressentis, nos réflexions, nos troubles et peut-être de tendre davantage l’oreille… J’espère que ces extraits se fassent suffisamment échos pour prévenir, comme le dit Dorothée Dussy dans Le Berceau des dominations, que les pratiques de l’inceste, très étendues et extrêmement variées, éclaboussent la société entière, exactement tout le monde, entièrement bercé.es que nous sommes par le silence sur ces violences et le cercle vicieux de leurs répétitions.
Ces livres collectifs sont d’importants travaux, signaux, et annoncent qu’enfin une prise de parole et de conscience est peut-être entrain d’avoir lieu… Faisons attention car la tragédie de l’inceste, vieille comme le monde, nécessite de créer des ouvertures, de montrer des pistes, de se re-accorder, de se doter d’outils et de communs pour transformer nos sensations et nos relations, pour amorcer une réponse collective, solidaire, politique, avec la responsabilité philosophique de rêver et porter des utopies plus égalitaires.
Comment est-il possible de construire des relations autres aux autres, de s’extraire de la culpabilisation, de la spirale de la victimisation, de la logique du bourreau à rejouer de vieilles angoisses héritées, le plus souvent traînées sur plusieurs générations…
Belle écoute !
Hervé Théry, géographe, spécialiste du Brésil, directeur de recherche émérite au CNRS-Creda, Professeur à l’Université de Sao Paulo, co-coordinateur de la revue Confins, et auteur du blog
De la prison à la présidence, Lula effectue un retour spectaculaire sur le devant de la scène politique brésilienne. Commentant les résultats du second tour de l’élection présidentielle du 30 octobre dernier, Hervé Théry note tout d’abord, que le risque de chaos et de contestation majeure du scrutin par les partisans de son rival Jair Bolsonaro, a été limité par la déclaration de ce dernier, après deux jours de silence, de respecter l’ordre constitutionnel et par celle de Ciro Nogueira, ministre de la Casa Civil précisant : « Nous commencerons le processus de transition en suivant rigoureusement la loi ». C’est un soulagement. Jair Bolsonaro, à défaut de reconnaître la victoire de Lula, a acté sa défaite. Il n’avait, en réalité, guère le choix, alors que ses soutiens le quittaient un à un. Dès le 30 octobre, son crucial allié, Arthur Lira, président de la Chambre des députés, félicitait Lula pour son élection. Son ami, le pasteur pentecôtiste ultra-conservateur Silas Malafaia déclarait, mardi 1er novembre, ne pas vouloir se lancer sans « preuve robuste » dans une « aventure » putschiste et disait « prier » pour le nouveau président de gauche. Bolsonaro a également perdu le soutien des barons de l’agro-négoce et de plusieurs gouverneurs, dont ceux de Sao Paulo et du Minas Gerais, qui ont envoyé leur police dégager les axes routiers.
Le scrutin (entièrement électronique) s’est donc relativement bien déroulé, les irrégularités furent peu nombreuses. Et dans l’ensemble, les institutions du pays souvent malmenées par Jair Bolsonaro ont bien résisté durant les quatre années de son mandat.
Mais, en recueillant seulement 50,9% des voix au second tour des élections présidentielles, la victoire de Lula n’est pas triomphale et le « phénix du Brésil » hérite d’une situation compliquée et dégradée économiquement, ainsi que d’un pays politiquement divisé. La mauvaise gestion de la crise sanitaire, qui fit plus de 700 000 morts au Brésil, n’a pas fait perdre autant de voix qu’on aurait pu le penser à Jair Bolsonaro. Indice que le vote des électeurs fut plutôt marqué par un phénomène de rejet : « Tout sauf Bolsonaro ! » ou bien « Tout sauf Lula !». Si Bolsonaro a perdu ses alliés politiques ou institutionnels, qui ont proclamé qu’ils respecteraient le sort des urnes, il a perdu aussi une partie du cœur de son électorat, que l’on a résumé sous la formule choc des « 3 B » : Beef, Bible, Balls. Il a perdu un peu de ses soutiens dans l’agro-business en raison de ses excès qui pourraient pénaliser les exportations de bovins ou de soja, voire susciter un boycott des produits brésiliens. Il a perdu aussi un peu du soutien des évangélistes. Il n’a en revanche que peu perdu d’électeurs dans le lobby des armes à feu, dont les partisans étaient ouvertement défendus par le président, convaincu comme ces derniers que le port d’armes et l’auto-défense étaient le moyen efficace de lutter contre l’insécurité chronique bien réelle du pays, faisant chaque année de nombreuses victimes.
L’ancien leader syndical, fondateur du Parti des travailleurs (PT), président d’une décennie dorée (2003-2011), et que Barack Obama avait qualifié d’« homme politique le plus populaire au monde », avait promis à sa sortie de prison de « sauver le Brésil » du « projet de haine » de Jair Bolsonaro. Mais au lendemain d’un scrutin serré, il va devoir convaincre le « marais » : pour beaucoup, le PT reste un repoussoir et un parti corrompu ayant acheté les voix de partis du centre pour gouverner. Or, le PT ne semble pas avoir depuis bénéficié d’un renouvellement de ses cadres et Lula est conscient qu’il devra rassembler au-delà du PT, lorsqu’il accèdera à la présidence en janvier 2023, et former une coalition.
Confronté à un Congrès hostile où les bolsonaristes sont majoritaires, à une situation économique incertaine, à un pays violent et polarisé depuis 2013 (et les manifestations de rue contre Dilma Roussef), quelles seront les marges de manœuvre de Lula ?
Et
Les questions migratoires sont au cœur du débat public en France et en Europe et plus que jamais instrumentalisées à des fins politiques.
Les personnes exilées sont exposées à des mesures de plus en plus brutales qui bafouent leurs droits fondamentaux. La culture et la recherche rendent compte de ce phénomène portant un regard percutant sur les politiques migratoires et leur conséquences humaines.
Le festival Migran’scène qui a pour thème cette année la liberté, s’y penche en proposant une sélection de projections de films, débats, pièces de théâtre, expositions, de rencontres et d’échanges dans 14 lieux à Paris et en Île-de-France du 8 novembre au 10 décembre.
Avec Lynda Nidaam, programmatrice, Charlotte Lagrange, metteuse en scène et autrice de la pièce l’Araignée, qui dénonce à travers un seul en scène, les failles du système d’accueil des mineurs isolés non accompagnés, Pierre-Marie Baudoin, auteur et metteur en scène de Fictions d’asile – Au nom du peuple français, une pièce chorale issue de l’observation au long cours des audiences de la cour nationale du droit d’asile (CNDA) et interroge l’illusion de l’objectivité juridique et la crise de l’accueil des exilés. Et Cécile Poletti, directrice générale de l’association d’éducation populaire “Les petits débrouillards”, partenaire de migrant’scène et coorganisatrice d’une table ronde sur le liens entre migration et dérèglement climatique.
Benjamin est cofondateur de la fabrique documentaire et journaliste à médiations, magazine semestriel de la Fondation Hirondelle portant sur l’utilité sociale des médias, et dont le dernier numéro a pour thème “Financer des médias indépendants, un défi global”.
Ce numéro de Médiation propose un tour d’horizon de ces initiatives pour l’indépendance financière des médias…
« En France et dans le monde entier, des lieux nous guident pour penser autrement notre action, inspirer notre réflexion et changer nos façons de faire. Au quotidien, de nombreuses expérimentations, nous montrent que l’on peut faire de l’urbanisme et de l’immobilier autrement, pour tenter de résoudre une apparente contradiction : répondre efficacement et rapidement aux transitions multiples, à la fois nécessaires et imprévisibles de la société, sans accroitre notre consommation de foncier, d’énergie et de matériaux, sans dégrader notre environnement et en retissant des liens de solidarité entre les individus et entre les territoires. Plus que les mètres carrés construits, faisons de l’urbanité des lieux que nous créons la mesure de notre action.
Ce texte, est tiré de la postface d’une revue publiée par le collectif Nouvelles Urbanités en septembre 2020, collectif auquel appartient Dominique Alba, directrice générale des ateliers Jean Nouvel qui est aujourd’hui notre invitée.
Dans cette émission vous découvrirez FEYS, artiste engagé qui en plus de sa musique, œuvre pour l’accompagnement des artistes par le biais de son association POLYGONE.
Il sera au micro pour nous raconter la création de son premier EP HIES & BOES et de son dernier single J’HALLUME dont le clip a été tourné dans un lieu atypique de la région parisienne. En fin d’émission il s’exercera à la session live musique qui fera plaisir à plus d’un auditeur.
Dans cette émission vous découvrirez EUROPE, rappeuse originaire de Toulouse qui se démarque par sa plume consciente et engagée. Elle vient pour présenter son premier TINKIET qui est le reflet du style qu’elle peut proposer, le reflet d’une carrière qui laisse présager de bonnes surprises musicales.
Entre la régie où elle avait œuvré pour l’émission et derrière le micros, EUROPE a plus d’une corde à son arc pour tirer dans le mille.
Pancho, dessinateur notamment pour Le Monde et Le Canard Enchaîné, publie La vérité ou je mens, aux Éditions Baker Street.
Pancho vit en France depuis 1983 où ses dessins paraissent dans Le Monde diplomatique, Lire, Le Magazine littéraire, et surtout dans Le Canard Enchaîné et Le Monde. Il est né en 1944 au Venezuela et a publié ses premiers dessins à 24 ans en Uruguay où il a contribué notamment à l’hebdomadaire Marcha jusqu’au coup d’Etat militaire qui signe la fermeture du journal et son départ pour Buenos Aires. En 1975, au Venezuela, le journal El Nacional lui confie les caricatures de politique internationale. Sa renommée devient alors rapidement mondiale, il est publié dans les Amériques du Nord et du Sud et en Europe.
Est-ce que le métier de dessinateur politique a changé, ou bien, autant changé que les autres métiers du journalisme, à l’heure d’internet, des multimédias, ou des réseaux sociaux ? Quelles contraintes pèsent sur le dessinateur qui n’a que peu de temps devant lui pour « illustrer », « accompagner » un article de presse ? Quel rapport le dessin entretient-il avec l’écrit ? Poser un autre regard sur le même sujet ? Créer un décalage intempestif ? Compléter une analyse ou la synthétiser, révéler par une fulgurance ce que la discursivité du langage expose plus lentement ? Rendre concret l’abstrait ? Quels sont les défis que posent au journaliste et au dessinateur la désinformation, l’émergence d’une vérité alternative, ou bien encore la vision complotiste de l’histoire, et la rapidité avec laquelle elles se propagent sur les réseaux sociaux ?
Dans Fakebook. La vérité ou je mens, Pancho présente une sélection de ses meilleurs dessins politiques, enrichi de nombreux inédits. L’invasion de l’Ukraine, le 24 février 2022 par la Russie de Poutine a bousculé la trame du projet initial du livre. De nombreux dessins se rapportant à la guerre en cours y occupent une place de choix ainsi que la crise internationale qui s’ensuit depuis. Comment exprimer son émotion ou sa révolte sans tomber dans l’excès ? Forcer le trait, mais pas trop. La politique intérieure de la France, l’écologie, l’économie, les problèmes de société sont également présents dans l’album. Il y a toujours dans les dessins de Pancho une défense de David contre Goliath, une empathie pour les sans voix, les laissés pour compte de la dérégulation, de l’ultralibéralisme, du cynisme des relations interétatiques, de la démesure qui frappe nombre de dirigeants. Si le projet émancipateur de la modernité a échoué à transformer les rapports de force en rapport de droit, si les démocraties sont de plus en plus déstabilisées ou brutalisées par des régimes autoritaires, populistes ou non, quelles en sont les raisons ? Il n’y a ni défaitisme ni nihilisme sous le crayon ou le fusain de Pancho. Une inquiétude, certes. Mais, le fil conducteur est toujours là, il défend envers et contre tout, l’inaliénable liberté de l’être humain, et le respect de toute personne.
C’est sans doute l’importance qu’il donne à la personne humaine, au visage humain, qui fait de Pancho un grand portraitiste. La série de splendides portraits, fascinants, émouvants, figurant dans son livre rappelle que le dessinateur, l’éditorialiste, le sociologue, le satiriste, est aussi un peintre dans l’âme. Un artiste peintre et pas seulement un peintre des mœurs. En noir et blanc ou en couleurs, ses portraits interrogent l’époque, avec ses avancées ou ses reculs, ses combats, ses victoires et ses défaites, ses excès. Quelques figures d’ici ou d’ailleurs traversent le temps, persistent et signent. Etoiles filantes ou phares éclairant la route dans la tempête et le doute. Figures apaisantes, bienveillantes, accueillantes et accessibles.
Et
On a même des marques qui annoncent la bouche en cœur, proposer sur le marché un “vélo sans pédale”. S’il n’y a pas de pédale alors ça ne peut pas être un vélo. Ca peut être une draisienne, un scooter, une moto, une trottinette. Ça peut être tout cela mais en aucun cas ça ne peut être un vélo. Il y a peu le législateur a décrété qu’un vélo électrique (qui a des pédales) mais sur lequel tu n’es pas obligé de pédaler pour avancer est un vélo. Il est autorisé dès lors sur les pistes cyclables. D’ailleurs on appelle cet aménagement “piste cyclable”. On n’a jamais eu l’idée d’appeler cela une piste à trottinette, à draisienne, à scooter ou à moto. Reconnaissez que c’est de plus en plus compliqué de savoir ce qu’est un vélo. Reconnaissez aussi qu’on a de plus en plus l’impression que les pistes cyclables sont des fourre-tout. Les cyclistes doivent cohabiter avec les livreurs en tricycle qui ont des vélos qui prennent toute la largeur, avec des TukTuk ou rickshaw qui n’ont du vélo que la sonnette. Faut-il regarder tous ses véhicules avec condescendance ou au contraire se réjouir de l’arrivée de ces “voiturettes de golf” dans nos villes et territoires ? Pour mieux comprendre ces nouveaux véhicules, nous avons au micro avec nous Aurélien Bigo. Aurélien est l’un des co-auteurs de ce dossier sur les véhicules intermédiaires paru dans le magazine Transport Urbains en Septembre 2022. Aurélien est Ingénieur, chercheur sur la transition énergétique des transports
Les relations piétons et cyclistes sont-elles de plus en plus conflictuelles ?
Des alliances choisies, au niveau de l’habitat et du village. Suite et fin de l’entrevue avec Stéphane et Philippe, à ANÈRES dans les Hautes-Pyrénées ; il y est question des communs, de la diversité des personnes dans le projet, et des points de vigilance identifiés pour ce futur habitat collectif coopératif. La retranscription du début des échanges est là, dans l’émission #69.
Des alliances politiques, au-delà de l’intersectionnel. Instants littéraires politiques et poétiques avec Gustav Landauer, Le Comité invisible “À nos amis“, et “Les ambarras-sans-abri” de Sol, dit par Karin Larivière
Des alliances pour des actions contre le profit et la financiarisation du logement. Des nouvelles de la Coalition Européenne pour le droit à l’habiter, au logement et à la ville, qui organise un colloque à Athènes début novembre, pour faire le point sur des sujets majeurs, et pour inventer imaginer les modes d’actions de 2023.
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Un vendredi par mois, de 14h à 15h, Stéphane Manet invite des experts et des penseurs pour débattre et échanger autour des questions du travail,…
Entouré d’une équipe de professionnels du secteur, il décortique les problématiques quotidiennes des travailleurs, des demandeurs d’emploi, des jeunes en insertion, pour tenter d'y donner des éléments de compréhension différents.
Stéphane reçoit chaque semaine des invités, bien souvent des chercheurs du monde des sciences humaines et sociales, tels que Didier Demazière, mais également des autres sciences ou de la philosophie, comme Étienne Klein, des politiques comme Benoît Hamon ou encore des invités de témoignage.