Ceci est l’histoire d’un drame et, le plus dramatique, c’est que cela aurait pu tout aussi bien vous arriver. Cette histoire, c’est celle de filet de poulet, d’une machine à laver et du grand auteur Henry David Thoreau.
Je faisais mes petites courses. J’achetais mon petit poulet. J’avais, comme toujours, un livre dans le sac – histoire de l’avoir en tête dès que j’ai le temps de l’avoir entre les mains. Bref, la base quoi. Jusqu’ici, rien de bien vilain.
Or, en rentrant, je vois que la barquette de filet en laisse couler un dans le fond de mon sac à dos. Un filet de jus, vous savez, ce super jus de viande dégeu. Bah voilà, il y en avait plein le sac.
Je ne suis pas homme à me laisser aller à ce genre d’entrave. Ce faisant, je vide mon sac dans l’intention de l’envoyer faire quelques tours dans la machine à laver.
Toutefois, je ne sais pas comment, je devais être rincé. J’allais d’ailleurs faire ma sieste après les courses d’après mon planning. Mais voilà, j’ai mal vidé mon sac. Une question de pudeur peut-être…
Cependant, je ne m’en étais pas encore rendu compte. Après une petite vérification d’usage, constatant sur le sol l’ensemble du bazar (oui, mon sac est large et plein de broutilles), je fous le sac à laver.
Je me pose alors pour 25mn de sieste. Je commence à réellement me poser au bout d’un bon petit quart d’heure lorsque tout d’un coup… MERDE ! Mes bouquins !
En effet, je ne me revois pas les enlever, ni même les poser quelques part. C’est le drame ! Je me dresse et me lève dans un bon pour sauter sur la machine à laver pour la stopper !
Je l’ouvre et là, en effet… Je retrouve mon pti livre « De la simplicité » de Thoreau et son pote Jean-Pierre Vernant (oui, j’suis culturé et j’vous merde) complètement humide, pour ne pas dire trempé.
Le drame… J’ai noyé deux grandes œuvres par manque d’attention.
Or, cela me permettra toutefois d’affirmer que, si la grenouille ne peut se faire aussi grosse que le bœuf ; le poulet sera parvenu à mettre K.O un Thoreau !