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Quand un de nos scénaristes préférés prend les commandes du Punisher, impossible de ne pas plonger dedans. Dans cette version signée Greg Rucka, accompagnée des superbes planches de Marco Checchetto, on redécouvre Frank Castle dans une approche brute, viscérale, proche des origines. Ce récit, récemment réédité en Marvel Deluxe chez Panini Comics, mérite toute votre attention.
Rapidement, il affronte Spider-Man, puis d’autres héros de l’univers Marvel qui, bien qu’ils comprennent sa douleur, rejettent ses méthodes expéditives. Même dans Civil War, quand il tente de rejoindre l’équipe de Captain America, ses alliés rechignent à s’associer à un tueur de sang-froid.
Avec cette série, Rucka redonne au Punisher son aura sombre et réaliste, en le plongeant dans une croisade contre le crime new-yorkais. Il introduit également Rachel Cole-Alves, une ancienne marine dont la vie bascule le jour de son mariage, quand une fusillade décime tous les invités. Seule survivante, elle devient le reflet de Castle, partageant sa soif de justice expéditive. Ensemble, ils remontent la piste d’une organisation criminelle implacable.
Et puis, franchement, un auteur qui excelle à écrire des personnages féminins forts, on ne va pas s’en plaindre.
Dans ComicsDiscovery, on pense que la représentation de toutes les diversités a une vraie importance. Et comme le mois de Juin est le mois de la Pride, nous avons décidé de célébrer à notre façon la fierté à travers des récits mettant en avant des thématiques LGBTQ+.
Comme pour nous il est important de laisser s’exprimer les personnes concernées, James laisse avec plaisir la direction de cet épisode à Stolas, un des nouveaux talentueux chroniqueurs qui nous a rejoints cette saison.
Nimona raconte l’histoire d’une jeune métamorphe qui décide de s’associer au chevalier noir BlackHeart dans son combat contre l’institut. Stevenson a développé cette histoire durant son adolescence avant de la retravailler durant ses études universitaires et de la publier en ligne. Le titre permet d’aborder de façon intelligente et touchante des thèmes forts comme l’homosexualité, le gender fluid, mais surtout le fait de s’accepter et d’accepter l’autre. Le comics a connu un grand succès, il a été récompensé par deux prix Eisner et une sélection au festival d’Angoulême. Le titre a été publié en France par Dargaud et vous pouvez également découvrir son adaptation animée sur Netflix.
Retrouvez Nimona de Nate Stevenson chez Dargaud : https://www.dargaud.com/
Le personnage n’est pas juste un clone de Clark Kent, puisque Jon a ses propres questionnements et sa propre identité. Un vrai mélange de l’espoir et du courage qu’incarne son papa, mais aussi l’engagement et la curiosité de sa mère, Lois Lane. Ce tome aborde la question de la découverte de son orientation sexuelle. Jon découvre l’amour dans les bras de Jay Nakamura, un de ses collègues de fac qui milite contre une dictature mystérieuse. La relation entre Jon et Jay n’est pas centrale au récit mais ça fait vraiment plaisir de voir de la représentation gay positive dans un comics mainstream des Big Two. Bien sûr, vous pouvez retrouver les deux premiers tomes de Superman: Son of Kal-El chez Urban Comics.
L’héroïne se retrouve alors face à une mystérieuse secte s’inspirant d’Alice au pays des merveilles. Le comics met en avant des personnages forts, comme Renée Montoya, flic lesbienne dans la police de Gotham.
Retrouvez Superman: Son of Kal-El de Tom Taylor et John Timms et Batwoman Élégie de Greg Rucka et J.H. Williams III chez Urban Comics :
Letters for Lucardo est un titre de Otava Heikkilä. On suit Ed Fielder, un scribe âgé. Il travaille pour Lucardo, un vampire, qui ne vieillit pas. Ils vont entamer tous les deux une relation sentimentale. Petit warning : le titre est réservé à un public 18+.
Vous pouvez retrouver Letters for Lucardo de Otava Heikkilä chez Iron Circus : https://store.ironcircus.com/
Si vous êtes intéressé par les comics avec des thématiques LGBTQ+, on vous conseille l’écoute de ces épisodes de ComicsDiscovery :
Geoff Johns joue un rôle central dans l’histoire moderne de DC Comics. Pendant plusieurs années, il supervise l’éditorial de l’éditeur et réinvente de nombreux personnages. Ce scénariste passionné exprime un amour profond pour la Distinguée Concurrence et démontre une connaissance impressionnante du Golden Age et du Silver Age, notamment en ce qui concerne Superman, Batman ou encore la Justice Society of America.
Il remet régulièrement en lumière des personnages oubliés et construit des récits riches en émotions. Parmi ses œuvres les plus marquantes, on retrouve Green Lantern: Rebirth, The Flash: Rebirth, Infinite Crisis, Doomsday Clock et sa relance de la Justice League pendant l’ère New 52.
Gary Frank, illustrateur britannique reconnu, accompagne souvent Johns dans ses projets. Son style réaliste et cinématographique marque profondément les œuvres qu’il touche. Grâce à ses traits fins, il transmet avec précision les émotions de ses personnages. Il illustre notamment Doomsday Clock, Batman: Earth One et Shazam!.
Son dessin, détaillé et expressif, modernise l’image des héros DC tout en respectant leur héritage visuel.
Johns reconstruit les origines de Kal-El en mettant l’accent sur les éléments mythologiques fondateurs du personnage, tout en adaptant son histoire aux lecteurs modernes. Il replace Superboy à Smallville, suit les premiers pas de Clark Kent en tant que héros adolescent, et orchestre ses premières rencontres avec ceux qui formeront la future Justice League.
Dans cette version, le Clark Kent que l’on découvre rappelle fortement celui du film de Richard Donner sorti en 1978. Grâce aux dessins de Gary Frank, qui s’inspire ouvertement de l’acteur Christopher Reeve, cette version du personnage rend un vibrant hommage au cinéma tout en conservant sa propre personnalité.
Accessible, émotive et fidèle à l’esprit du personnage, Origines Secrètes s’impose comme un excellent point d’entrée pour ceux qui souhaitent (re)découvrir Superman. L’album allie le respect du passé à une narration fluide et moderne.
Cette semaine, direction Cleveland au cœur des années 30 , juste après la Prohibition. Le grand héros de l’Amérique, Eliot Ness, célèbre pour avoir fait tomber Al Capone, prend la tête de la sécurité publique de la ville de Cleveland. Mais il va se retrouver face à une menace encore plus sombre qu’un baron du crime : un tueur en série insaisissable.
Dans ce nouvel épisode de ComicsDiscovery, votre podcast préféré consacré à la bande dessinée américaine, nous explorons Torso, l’un des premiers titres de Brian Michael Bendis, co-écrit avec Marc Andreyko. Les deux auteurs nous plongent dans l'une des histoires les plus troublantes de leur ville natale, un fait divers glaçant adapté en comic book noir et publié en France chez Delcourt.
De son côté, Marc Andreyko, co-auteur de Torso, est peut-être un peu moins médiatisé, mais tout aussi talentueux. Scénariste engagé, notamment en faveur de la cause LGBT+, il est l’auteur de titres marquants comme Manhunter chez DC Comics ou l’anthologie Love is Love, publiée en hommage aux victimes de la tuerie d’Orlando. Son écriture se distingue par une forte dimension humaine et sociale.
Peu avant le début de ces crimes, Eliot Ness est nommé chef de la sécurité de la ville, chargé de superviser la police et les pompiers. Rapidement, le tueur s’amuse à le provoquer, allant jusqu’à déposer des cadavres à quelques mètres de son domicile. C’est cette traque haletante que Bendis et Andreyko mettent en scène dans leur roman graphique noir.
Malgré cette tragédie, Torso parvient à offrir un véritable témoignage historique. Le récit, sombre et intense, dévoile un pan oublié de l’histoire des États-Unis, tout en mettant en lumière les injustices sociales de l’époque. Bendis et Andreyko n’oublient jamais de donner une dimension humaine à leur enquête.
Que vous soyez passionné d’enquêtes criminelles, d’histoires vraies ou simplement curieux de découvrir un comics indépendant percutant, Torso mérite clairement un coup d’œil.
Cette semaine, on vous offre une triple dose de super-héros avec Absolute, le nouvel univers de DC Comics. Comme l’univers Ultimate chez Marvel dans les années 2000, il propose à certains auteurs de réinventer la sainte trinité de DC : Batman, Superman et Wonder Woman.
On vous parle de Absolute Batman de Scott Snyder et Nick Dragotta, Absolute Superman de Jason Aaron et Rafa Sandoval, et enfin Absolute Wonder Woman de Kelly Thompson et Hayden Sherman. Trois titres que vous pouvez bien sûr retrouver chez Urban Comics.
Bref, si vous êtes un vieux lecteur de comics, vous n’êtes pas surpris par ce genre d’initiative. MAIS parfois, il y a des petites pépites dans ces récits où les auteurs ont plus de liberté. Est-ce que c’est le cas de l’univers Absolute ? On vous donne un début de réponse dans cet épisode.
Dans ce nouveau récit, Bruce n’est pas un riche orphelin, mais un enfant des quartiers les plus défavorisés de Gotham, témoin du meurtre de son père dans l’enclos des chauves-souris au zoo. Résultat : il devient une montagne de muscle bien vénère, qui règle les problèmes à coups de poing.
Il y a des idées intéressantes dans cette réinvention, notamment autour de Jim Gordon et Alfred, qu’on vous laisse découvrir. Mais certaines idées sont peut-être un peu « too much » : des oreilles de costume qui cachent des couteaux, un sigle qui devient une hache… Bon. Heureusement, Nick Dragotta fait du bon boulot côté illustration. Sa Gotham est très réussie, mais clairement, c’est le récit qui nous a le moins convaincu.
Face à une corporation corrompue, des Peacemakers oppressent la population… Et Kal décide de les affronter. Le travail de Rafa Sandoval sublime l’ensemble. C’est du pur dessin mainstream, mais exécuté avec brio : découpage dynamique, planches spectaculaires. Clairement, ce Superman est un régal pour les yeux et l’un des récits les plus solides du lot.
Et surtout… elle DÉFONCE DES KAIJUS À COUPS D’ÉPÉE GÉANTE.
Le récit est à la fois un défouloir épique à la Daniel Warren Johnson (niveau bastons démesurées, on est servis) et un texte féministe subtil. Le style de Hayden Sherman a beaucoup évolué depuis The Few, et il colle parfaitement au ton du récit. C’est notre gros coup de cœur, celui qu’on vous recommande le plus chaudement.
Vous voulez en découvrir plus sur l’univers DC Comics ? On vous conseille ces épisodes de ComicsDiscovery :
Il vient nous présenter Strange Bedfellows, leur toute nouvelle bande dessinée signée Ariel Slamet Ries, ainsi qu’un projet Kickstarter très excitant : Robo & l’intimité des chevaliers, une anthologie ambitieuse en deux volumes.
Romain nous explique en interview sa volonté de publier des histoires engagées, qui vont au-delà du simple divertissement. Une ligne éditoriale qui fait clairement écho à nos propres valeurs.
Un projet généreux, audacieux, et qui mérite votre soutien si vous aimez les belles initiatives éditoriales.
🎬 Découvrez le trailer ici :
Voir la bande-annonce sur YouTube
🚀 Le Kickstarter démarre le lundi 12 mai :
Voir le projet Kickstarter
Perdu, sans but, il voit son quotidien bouleversé quand ses propres capacités se manifestent : il peut matérialiser ce qu’il voit dans ses rêves. Un don aussi incroyable que difficile à maîtriser. Pour l’aider, un “guide onirique” entre en scène... qui n’est autre qu’une incarnation de Kon, son ancien crush de lycée disparu depuis des années.
Un récit original, touchant, et profondément humain.
Ancré dans un univers Solar Punk – un futur optimiste, à l’opposé du cyberpunk dystopique –, Strange Bedfellows se distingue par sa douceur, sa richesse thématique et son trait coloré. Une bande dessinée aussi accessible qu’intelligente, à mettre entre toutes les mains, jeunes ou moins jeunes.
Paul Jenkins, scénariste britannique reconnu pour ses travaux sur Hellblazer, Inhumans ou The Sentry, y injecte une profondeur psychologique rare pour l'époque chez Marvel. Il explore les thèmes de l'identité, de la mémoire, de l’addiction et du trauma. À ses côtés, Jae Lee, dessinateur à l’esthétique unique, compose des planches sombres, élégantes et stylisées, où chaque case évoque une tension dramatique palpable. Son style expressionniste — déjà remarqué sur The Inhumans ou The Dark Tower — s’adapte brillamment à chaque ambiance, allant jusqu’à évoquer le trait de Jack Kirby dans les séquences où Sentry aurait interagi avec les Fantastic Four.
Sans cette série, il est probable que des titres comme The Vision de Tom King ou Moon Knight version Jeff Lemire n’auraient jamais vu le jour sous cette forme introspective.
Mais soyons honnêtes : peu d’auteurs ont su exploiter la richesse psychologique du concept original. C’est pourquoi on vous recommande chaudement de découvrir la mini-série de Paul Jenkins et Jae Lee, véritable bijou narratif, mais pas forcément ses suites.
Comme on dit souvent : il n’y a pas de mauvais personnages, seulement de mauvais scénaristes.
Cette semaine dans ComicsDiscovery, votre podcast consacré aux comics, à la bande dessinée et à la pop culture, nous explorons The Nice House By The Sea, la suite tant attendue de The Nice House On The Lake. James Tynion IV et Álvaro Martínez Bueno poursuivent leur saga horrifique et psychologique avec un nouveau cycle toujours publié chez Urban Comics. En bonus, nous avons eu le plaisir de recevoir Richard du French Geek Movement, qui est venu nous parler de leur événement pop culture : le Multivers City Festival !
Pour fêter l’arrivée de la série Batman & Robin de Peter Tomasi et Patrick Gleason dans la collection Urban Nomad à petit prix, James saisit enfin l’occasion de parler de sa BD préférée. Cette émission de ComicsDiscovery est un peu particulière, car elle a été enregistrée en présentiel avec Sophie, qui nous a fait le plaisir de venir jusqu’à Montpellier. Un vrai moment de partage autour d’un pilier de la bande dessinée américaine.
Si vous voulez découvrir d'autres récits forts dans l'univers de DC chez Urban Comics, nous vous conseillons ces épisodes de ComicsDiscovery :
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