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Après avoir traité une bonne partie des titres du label Absolute de DC Comics tout au long de l’année 2025, on termine ce tour d’horizon avec la dernière sortie publiée chez Urban Comics : Absolute Flash, écrit par Jeff Lemire et dessiné par Nick Robles et A.L. Kaplan.
Après Absolute Superman, Absolute Wonder Woman, Absolute Batman et surtout Absolute Martian Manhunter, véritable coup de cœur de l’équipe, cette relecture de Flash est-elle au même niveau que ses comparses ? On vous donne notre avis dans ce nouvel épisode de ComicsDiscovery.
On découvre Wally West adolescent, vivant sur une base militaire où travaille son père. Solitaire, un peu rebelle, il voit sa vie basculer à la suite d’un accident impliquant une expérience menée par un certain Barry Allen. Cet événement va lui conférer les pouvoirs de Flash… mais également attirer sur lui l’attention d’une équipe étonnamment familière pour les fans du personnage.
Jeff Lemire s’amuse surtout à remodeler les éléments iconiques de l’univers de Flash, en les intégrant à cette continuité Absolute plus sombre et plus brute. Une approche qui fait écho à ce que le label a déjà proposé sur Superman, Wonder Woman ou Martian Manhunter, tout en gardant une identité propre.
On lui doit des œuvres marquantes comme Sweet Tooth, Black Hammer ou Royal City, mais également des titres plus grand public comme Joker: Killer Smile, la saga de science-fiction Descender, son passage remarqué sur Green Arrow, ou encore Gideon Falls, qui avait d’ailleurs fortement divisé l’équipe lors de sa sortie.
Au dessin, Absolute Flash s’appuie sur Nick Robles et A.L. Kaplan. Si leur travail est globalement efficace, le changement d’artiste en cours de récit se ressent et peut un peu casser la fluidité visuelle, un point que l’on aborde dans l’épisode.
L’un des grands intérêts du récit réside dans la manière dont Jeff Lemire réinvente des figures familières et joue avec les attentes des lecteurs. Sans cette connaissance préalable, l’histoire peut perdre en impact et se réduire à un récit adolescent efficace, mais finalement assez classique.
Dans cet épisode de ComicsDiscovery, on revient en détail sur ce que propose Absolute Flash, ses forces, ses limites et sa place au sein du label Absolute de DC Comics.
Vous aimez Flash et son univers ? Nous aussi.
Pour prolonger votre découverte, on vous propose de poursuivre avec ces épisodes de ComicsDiscovery :
Comment découvrir Flash en comics :
https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s07e40-flash/
Flashpoint de Geoff Johns et Andy Kubert :
https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s05e43-flashpoint/
Absolute Martian Manhunter :
https://jamesetfaye.fr/labsolute-a-ne-pas-rater-comicsdiscovery-s10e12-absolute-martian-manhunter/
On se retrouve très vite pour de nouvelles découvertes comics.
À la dérive de Brian Lee O’Malley
Ce qui frappe dès les premières pages, c’est la manière dont O’Malley transforme l’invisible en visible. La solitude, le vide intérieur, le manque de repères, l’hésitation constante entre ce qu’on désire et ce qu’on n’ose pas faire. Ces émotions sont transmises par les regards, les silences, le paysage étiré qui défile comme un miroir de l’esprit de Raleigh.
Les personnages secondaires ne sont pas simplement des accompagnateurs ; ils deviennent des miroirs ou des obstacles pour comprendre qui est réellement Raleigh et ce qu’elle fuit ou cherche.
Ce roman graphique traite avec délicatesse de thèmes comme :
Après vous avoir parlé de la sainte Trinité de DC Comics avec Batman, Superman et Wonder Woman dans une précédente émission, on s’intéresse cette fois au Martien vert préféré de l’éditeur.
Absolute Martian Manhunter, écrit par Deniz Camp et dessiné par Javier Rodriguez, arrive en France chez Urban Comics et s’impose comme l’un des nouveaux titres du label Absolute piloté par Scott Snyder.
Est ce que ce nouvel Absolute est le titre à ne pas rater chez DC Comics ? On vous en parle dans cet épisode de ComicsDiscovery.
Absolute Martian Manhunter de Deniz Camp et Javier Rodriguez
Si vous en avez assez des vidéos critiques classiques tournées devant une bibliothèque Billy remplie de figurines Pop, son univers décalé et son humour singulier devraient vous séduire. Nous vous invitons à découvrir son travail et à vous abonner si le cœur vous en dit pour le soutenir.
Créé en 1955 par Joseph Samachson et Joe Certa, Martian Manhunter appartient aux grandes figures de l’âge d’argent de DC Comics. J’onn J’onzz est souvent considéré comme l’âme de la Justice League, un héros profondément empathique, traumatisé par la disparition de son peuple.
Sa personnalité mêle sagesse, mélancolie et sens du devoir, ce qui le distingue des autres membres de l’équipe.
Ses pouvoirs variés, qui vont de la télépathie à la métamorphose en passant par la super force et l’intangibilité, en font l’un des héros les plus puissants de l’univers DC.
Cette importance, bien reconnue aux États Unis, explique l’attente autour d’un récit qui lui redonne enfin toute sa place.
Dans Absolute Martian Manhunter, Deniz Camp propose une interprétation originale en jouant sur la relation entre J’onn J’onzz et son identité humaine, l’agent du FBI John Jones.
Le Martien est ici présenté comme une présence presque parasitaire dans l’esprit de l’agent, une conscience qui influence sa perception du monde.
Cette idée rappelle par certains aspects la dynamique d’un Venom, mais avec une approche bien plus psychologique.
Ce choix renforce les thèmes du récit, qui explore l’identité, la mémoire et la difficulté de trouver sa place.
Le dessin de Javier Rodriguez accompagne parfaitement cette vision grâce à un jeu de couleurs expressif qui matérialise les émotions ressenties par l’enquêteur et accentue le décalage entre ses deux natures.
Comme le titre de l’émission le laisse entendre, on est clairement devant le titre à ne pas manquer dans la ligne Absolute.
Nous n’avons pas encore découvert le Flash, mais Absolute Martian Manhunter est déjà notre vrai coup de cœur de ce nouveau label DC.
Si vous avez apprécié notre discussion avec Dr Salience, n’hésitez pas à aller découvrir son univers directement sur sa chaîne YouTube.
Il propose des vidéos originales, décalées et très soignées autour des comics.
Vous pouvez le retrouver ici et vous abonner pour soutenir son travail :
https://www.youtube.com/channel/UClAxorfXj27uDj9NZXu8rBg
DC The New Frontier de Darwyn Cooke :
https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s07e30-dc-the-new-frontier/
Mister Miracle de Tom King et Mitch Gerads :
https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s07e08mr-miracle/
The Vision de Tom King et Gabriel Walta :
https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s07hsc-vision/
Cette semaine, dans votre podcast BD favori, on vous propose de parler de Batman Dark Age, le récit qui revient sur comment Bruce Wayne, playboy mondain de Gotham, est devenu le Chevalier Noir qui fait régner la justice sur la ville.
On vous voit venir : encore une origin story ! Oui, mais cette fois, c’est Mark Russell à l’écriture, avec son style politisé, social et toujours un peu piquant. Il prend le God Damned Caped Crusader pour en faire une satire de l’Amérique.
Au dessin, on retrouve Mike Allred, toujours aussi pop et acidulé, un vrai régal visuel.
On vous en parle dans l’émission, et vous pouvez retrouver le comics chez Urban Comics.
Bon, ok. Oui. Je sais.
Vous avez déjà lu cette histoire mille fois, et vous pouvez sans doute la réciter avant même de finir cette phrase.
Et c’est là que Dark Age devient intéressant, parce que Mark Russell ne cherche pas à refaire l’origine de Batman, mais à s’en servir comme prétexte. Il revisite la légende avec une lecture politique et sociale acide.
Petite précision utile : Batman Dark Age est en quelque sorte un spin-off de Superman Lost Age, un autre titre où Mark Russell pose les bases de son univers. Nous, on n’a pas lu Superman Lost Age, mais visiblement, ça peut apporter un contexte supplémentaire. Rassurez-vous, Dark Age reste parfaitement compréhensible tout seul, même si les lecteurs de l’autre série y verront sans doute quelques clins d’œil en plus.
Mike Allred, lui, est l’un des auteurs les plus reconnaissables du comics indépendant. Impossible de parler de sa carrière sans évoquer Madman, son personnage fétiche, qu’il a créé et développé avec Laura Allred aux couleurs. C’est un titre culte, tellement marqué par leur identité visuelle qu’on ne pourrait pas l’imaginer signé par quelqu’un d’autre. Leur travail commun a façonné tout ce qui fait le charme d’Allred aujourd’hui : les couleurs pop, les contours nets, l’énergie rétro et ce petit côté psychédélique.
On en avait déjà parlé dans l’émission, notamment quand on avait consacré un épisode au Silver Surfer de Dan Slott et Mike Allred dans la saison 3. Et oui, je le redis encore ici : c’est l’une des plus belles histoires d’amour de Marvel.
Sur Batman Dark Age, Allred garde cette même sincérité graphique tout en donnant un côté vintage, mais dynamique à la relecture de Mark Russell.
Comme toujours, Allred est généreux. Ses planches débordent d’idées, son découpage est vivant, ses personnages ont ce charme rétro immédiat. Ce n’est pas du tout le grim and gritty God Damn Batman, mais ça apporte une vraie fraîcheur.
Et sur six numéros, ça passe très bien.
Batman Curse of the White Knight de Sean Gordon Murphy :
https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s05e06curse-of-the-white-knight/
Batman & Robin de Peter Tomasi et Patrick Gleason :
https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s09e27-batman-robin/
Batman et Robin Dynamic Duo de Joshua Williamson et Simone Di Meo :
https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s08e29-batman-et-robin-dynamic-duo/
Entre rêve et réalité, futur et passé, l’équipe de ComicsDiscovery part à la chasse au
serial killer dans 1949 de Dustin Weaver, publié chez
Delcourt. Ce polar nous entraîne aux côtés de la lieutenante Blank,
partagée entre deux vies séparées par deux siècles. Une enquête qui dépasse les frontières du temps,
un tueur insaisissable et une ambiance à mi-chemin entre film noir et science-fiction : on vous raconte
pourquoi ce titre intrigue autant qu’il surprend.
Heureusement, la partie graphique, elle, est absolument splendide. C’est clairement un
« comics de dessinateur » dans le meilleur sens du terme, et cela compense en grande partie les
faiblesses du scénario. Les deux époques ont chacune une identité visuelle marquée : un noir et blanc tranchant,
presque sale, pour le polar ; une esthétique futuriste plus claire, organique et
étrangement apaisante pour la partie futuriste. Weaver y démontre une maîtrise remarquable, entre les influences
visibles de Moebius pour la SF et celles de Frank Miller
pour la partie noire. Visuellement, c’est un véritable régal.
Reste que l’on se dit que le projet aurait peut-être gagné en force si
Dustin Weaver avait collaboré avec un·e scénariste. Son univers et son trait sont puissants,
mais un regard extérieur aurait sans doute permis d’ancrer davantage le récit et de renforcer les enjeux entre les deux
lignes temporelles.
Retrouvez 1949 dans toutes vos librairies indépendantes.
Soutenir les commerces de proximité est plus important que jamais.
Ainsi que sur le site de Delcourt : https://www.editions-delcourt.fr/comics/series/serie-1949/album-1949
Vous aimez les récits de SF ou les polars bien noirs ? Voici quelques épisodes de
ComicsDiscovery qui pourraient aussi vous plaire :
Torso de Brian Michael Bendis et Marc Andreyko :
http://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-torso-true-crime-bendis/
Silent Jenny de Matthieu Bablet :
https://jamesetfaye.fr/silent-jenny-matthieu-bablet-comicsdiscovery-s10e05/
Parker de Richard Stark et Darwyn Cooke :
https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s04e45-parker/
Cette semaine dans ComicsDiscovery, nous avons eu la chance de recevoir Aniss El Hamouri, l’auteur du bouleversant Ils brûlent, publié chez 6 Pieds Sous Terre.
Au fil d’une discussion passionnée, nous sommes revenus sur son parcours, ses débuts dans le fanzinat et sa manière unique d’aborder la bande dessinée.
Notre chouchou James Tynion IV revient !
Après la science-fiction glaçante de The Nice House by the Lake, l’auteur s’attaque à l’horreur intime avec Derrière la porte, accompagné au dessin par Gavin Fullerton.
Cette fois, Tynion nous replonge dans nos peurs d’enfance. Entre monstres imaginaires, secrets familiaux et tensions étouffantes, le récit arrive chez Urban Comics.
Et pour cet épisode de ComicsDiscovery, on accueille l’incroyable Lizzy Brynn 🎙️
Pour les nouveaux :
Lizzy Brynn, c’est une actrice, vidéaste, autrice, et probablement une des personnes les plus drôles d’Internet.
Vous avez pu la voir dans Astrid & Raphaëlle sur France TV, mais aussi sur sa chaîne YouTube, une pépite pop-culture et queer, notamment avec sa vidéo culte de 3h sur les sorcières lesbiennes dans la fiction.
Et en plus, elle écrit des romans jeunesse feel-good avec des romances sapphiques. Elle ne trouvait pas ces histoires ? Elle les a créées. Son prochain roman arrive bientôt et vous pouvez déjà le précommander :
👉 https://lizzybrynn.fr/
Si vous n’avez pas encore lu The Nice House by the Lake, foncez, c’est un de nos gros coups de cœur.
Dans Derrière la porte, l’ambiance rappelle Stephen King, mais en plus subtil.
On suit Daniel, un enfant terrorisé par un monstre dans son placard.
Mais surtout Thom, son père, un père au foyer en chute libre.
Il boit, il fuit, il déménage pour suivre la mère de Daniel… et il s’enfonce peu à peu. Un parfum de Jack Torrance plane.
Alors, le monstre dort-il dans le placard… ou dans la chambre d’à côté ?
Gavin Fullerton, lui, livre un trait clair, mais oppressant, renforcé par une colorisation froide et anxieuse. Première lecture de son travail ici, et c’est une jolie claque.
Bref : du Tynion pur jus.
On recommande chaudement. Disponible en librairie indépendante ou sur Urban Comics :
👉 https://www.urban-comics.com/
The Department of Truth
https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s06e22-the-department-of-truth/
Something is Killing the Children
https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s06e21-something-is-killing-the-children/
Approchez, approchez, lecteurs en quête d’histoires sombres ! Le feu est allumé, et notre conteur s’apprête à nous révéler les recoins les plus ténébreux de son imaginaire. Cette semaine dans ComicsDiscovery, c’est Mike Mignola qui nous murmure des fables issues de son univers horrifique et merveilleux avec Le Carnaval de cadavres, publié chez Delcourt.
Dans Le Carnaval des cadavres, Mignola revisite les codes du conte et du mythe pour composer une série d’histoires macabres. On y croise des fantômes, des vampires et d’autres figures chéries des amateurs de récits fantastiques et horrifiques.
Vous aimez les histoires étranges et les contes horrifiques ?
On vous propose de découvrir ces épisodes de ComicsDiscovery :
L’équipe derrière notre coup de cœur 2023, Supergirl: Woman of Tomorrow, Tom King et Bilquis Evely, revient avec une nouvelle création. Cette fois, ils livrent une histoire originale qui mêle pulp et mystère : Helen De Wyndhorn, publiée chez Glénat. On en parle cette semaine dans le podcast ComicsDiscovery.
En 1935, aux États-Unis, la jeune Helen Cole vient de perdre son père, un écrivain de récits pulp avec qui elle voyageait de ville en ville. Une gouvernante envoyée par son grand-père vient la chercher pour la ramener au domaine familial de Wyndhorn. Ensemble, elles découvrent un manoir rempli de secrets.
En plein deuil et un peu désœuvrée, Helen apprend à connaître son grand-père, une figure imposante et silencieuse. Peu à peu, il l’entraîne dans des aventures fantastiques dignes des plus grands récits pulp, à la Conan ou John Carter.
Helen De Wyndhorn est l’une des plus belles bandes dessinées que j’ai pu lire dans le cadre de l’émission — bon, je ne suis peut-être pas totalement objectif, mais j’assume 😄.
Les couleurs de Mateus Lopes subliment le tout. Son nom figure d’ailleurs sur la couverture, une belle initiative de Glénat pour mettre en avant le travail d’un coloriste, souvent oublié dans l’industrie.
Après Shangri-La et Carbone & Silicium, Matthieu Bablet revient avec une nouvelle perle de science-fiction : Silent Jenny, toujours au Label 619 et éditée chez Rue de Sèvres.
On en parle longuement dans cet épisode de votre podcast BD préféré : ComicsDiscovery.
Son objectif : retrouver les dernières abeilles vivantes pour relancer l’écosystème.
Pour y parvenir, elle envoie des explorateurs miniaturisés, un peu comme des Ant-Man tragiques, sonder les restes de notre planète.
En marge de ce système, survivent les Monades : d’immenses véhicules à chenilles où de petites communautés tentent d’échapper à Pyrrhocorp.
Ces nomades mécaniques volent du matériel pour continuer à avancer, encore et toujours, dans une fuite sans fin.
Chaque expédition est un danger mortel. Miniaturisée, Jenny risque à tout moment que son corps se fige, que son esprit se perde.
Elle a déjà vu ses collègues sombrer dans la folie ou mourir au cours de ces explorations — et parfois, les affronter dans un état d’hallucination.
Comme dans Carbone & Silicium, il aborde une multitude de thèmes : écologie, société, spiritualité, technologie, survie.
On est loin du Solar Punk à la mode. Ici, c’est un futur apocalyptique, froid et poétique.
Visuellement, c’est sans doute l’une des plus belles bandes dessinées que j’aie lues.
Matthieu Bablet a un trait magnifique, un sens du cadre et de la couleur saisissant.
Mais là où il se surpasse, c’est dans l’écriture : plus maîtrisée, plus intime, plus bouleversante que jamais.
Silent Jenny est un récit qui marque, un voyage intérieur et sensoriel qu’on n’oublie pas.
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