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Or


Au cœur de The Rocketfellers, on suit une famille venue du futur qui tente de vivre incognito à notre époque. Mais derrière cette apparente normalité se cache une mission bien plus complexe : fuir un danger qui les traque à travers le temps, tout en essayant de préserver une vie de famille “classique”. Entre parents aux lourds secrets et enfants contraints de s’adapter à un monde qui n’est pas le leur, la série installe rapidement un équilibre fragile, où chaque décision peut avoir des conséquences à la fois intimes… et temporelles.
À ses côtés, Francis Manapul s’est fait un nom grâce à son travail sur The Flash (New 52) et Detective Comics, avec un style fluide et dynamique, qui joue beaucoup sur la mise en page et le mouvement pour renforcer la narration. Ensemble, ils forment un duo complémentaire, capable de mêler efficacité narrative et identité visuelle forte.
On aurait aimé que la série appuie davantage ses conflits, qu’elle prenne le temps d’installer une vraie tension, notamment autour du voyage dans le temps et des menaces qui pèsent sur la famille. Résultat, malgré ses qualités évidentes, le comics laisse une impression un peu légère, comme s’il passait à côté d’un potentiel plus fort.
Un titre imparfait mais attachant, qui pourra séduire les amateurs de récits fun et rythmés, même s’il laisse entrevoir un potentiel encore plus grand.
Dans cet épisode de ComicsDiscovery, on s’intéresse au comics Les évadés d’Alcatraz, signé Christopher Cantwell au scénario et Tyler Crook au dessin, publié chez Delcourt. Inspiré de l’un des plus grands mystères américains, le récit ne raconte pas l’évasion… mais ce qui vient après. Que se passe-t-il une fois dehors, quand tout reste à construire et que la liberté a un prix ? Entre tension, survie et paranoïa, on vous propose dans ce podcast comics notre analyse et critique BD.
Située sur une île isolée au milieu de la baie de San Francisco, Alcatraz est longtemps considérée comme la prison la plus sécurisée des États-Unis, un lieu dont il est théoriquement impossible de s’échapper en raison des courants glacials et de l’isolement total. Pourtant, en juin 1962, trois détenus, Frank Morris et les frères John Anglin et Clarence Anglin, parviennent à réaliser l’impensable. Pendant des mois, ils creusent les murs de leurs cellules avec des outils de fortune, fabriquent de faux visages pour tromper les gardiens et assemblent un radeau avec des imperméables. Dans la nuit du 11 juin, ils disparaissent sans laisser de trace. Officiellement, ils se seraient noyés en tentant de rejoindre le continent, mais aucun corps n’a jamais été retrouvé, laissant planer le doute et transformant cette évasion en l’un des plus grands mystères de l’histoire américaine.
On se retrouve très vite pour découvrir d’autres bande dessinée et nos prochains avis.
Une romance queer troublante, entre désir et body horror. On reçoit Marianne Garnier-Surles dans ComicsDiscovery.
Dans ce nouvel épisode de ComicsDiscovery, on vous parle de La plus belle personne, une BD publiée chez 6 Pieds sous Terre, qui mêle romance queer et body horror pour questionner notre rapport à la beauté.
Pour en discuter, nous avons eu le plaisir d’accueillir son autrice, Marianne Garnier-Surles, avec qui on revient sur la création de l’œuvre, ses influences et les thèmes qu’elle aborde.
Marianne Garnier-Surles est une autrice et illustratrice française, originaire du sud de la France. Elle publie en 2026 son premier album, La plus belle personne, chez 6 Pieds sous Terre. L’équipe de ComicsDiscovery a eu le plaisir de la découvrir au travers d’un entretien passionnant. Elle nous a parlé de la genèse du projet, de ses inspirations et des thèmes au cœur du récit.
La plus belle personne suit Lia, une jeune fille qui grandit dans un petit village et nourrit des sentiments pour Eva. Mais un été, cette dernière disparaît mystérieusement, laissant derrière elle une absence qui pèse lourd.
Alors que Lia entre au lycée avec cette disparition en toile de fond, elle fait une rencontre qui va bouleverser son quotidien. Son regard et son comportement évoluent peu à peu. Pour gagner en assurance, elle commence à reproduire ce que faisait Eva, jusqu’à adopter un geste aussi étrange que dérangeant : se réfugier dans un trou qui semble ronger sa chair.
Avec cette BD, Marianne Garnier-Surles s’intéresse avant tout au regard des autres et à la manière dont il façonne la construction de soi. À travers le personnage de Lia, le récit montre comment l’image que l’on renvoie peut devenir un poids, surtout à un moment charnière comme le passage de l’enfance à l’adolescence.
Ce basculement est au cœur du récit. Entre innocence et découverte, Lia est confrontée à ses premiers désirs, à ses émotions et à la complexité des relations. La romance queer s’inscrit dans cette évolution, apportant une dimension intime et sensible, où le désir se construit autant dans l’attirance que dans le manque laissé par l’absence d’Eva.
Le body horror vient renforcer ces thématiques. Il ne sert pas uniquement à choquer, mais à matérialiser ce que Lia traverse intérieurement. Son corps devient le reflet de ses tensions, de ses doutes et de sa volonté de se transformer pour correspondre à une image, ou pour se rapprocher de celle qu’elle a perdue.
Impossible de ne pas penser à Black Hole de Charles Burns, qui abordait déjà l’adolescence à travers des transformations corporelles marquantes. Comme dans cette œuvre, le corps devient un langage, un moyen d’exprimer le malaise, le désir et la marginalisation.
On ressent également une influence du manga dans la manière de traiter les émotions et les relations. Le récit prend le temps de s’installer, de laisser place aux silences et aux regards, ce qui renforce la dimension intime de la romance et rend les moments plus dérangeants encore lorsque le corps entre en jeu.
Ce fut un vrai plaisir d’échanger autour de cette BD avec Marianne Garnier-Surles, ainsi qu’avec Zelda des éditions 6 Pieds sous Terre. La discussion a permis de revenir en profondeur sur la création de l’œuvre, ses intentions et les thématiques qu’elle aborde.
Du côté de l’équipe, La plus belle personne a été un véritable coup de cœur. Une lecture marquante, à la fois sensible et dérangeante, qu’on ne peut que vous recommander chaudement.
Encore une fois, 6 Pieds sous Terre confirme son envie de mettre en avant de nouvelles voix en donnant sa chance à une autrice pour un premier album aussi fort et singulier.
Si comme nous vous adorez les BD de chez 6 Pieds sous Terre, on vous propose de continuer votre découverte avec ces épisodes de ComicsDiscovery :
Sauvage ou la sagesse des pierres :
https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s09e16-sauvage-ou-la-sagesse-des-pierres/
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Ils brûlent :
https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-ils-brulent/
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Adieu mon royaume :
https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s09e05-adieu-mon-royaume/
On se retrouve très vite pour découvrir d’autres bande dessinée et nos prochains avis.
Si vous appréciez notre travail et souhaitez soutenir une équipe passionnée par la bande dessinée, les comics et la pop culture, vous pouvez nous aider via Tipeee.
Dans ce nouvel épisode de votre podcast préféré sur les comics, on vous parle d’un nouveau titre du scénariste irlandais bien connu pour son ton trash, Garth Ennis.
Accompagné de Mike Perkins, il revient avec Freddie l’arrangeur (Freddie the Fix en VO), une satire violente et sans filtre d’Hollywood, publiée chez Delcourt.
Un comics corrosif qui s’inscrit dans la lignée de ses précédents travaux comme The Boys… et c’est le titre dont on parle cette semaine.
De son côté, Mike Perkins est un dessinateur britannique reconnu pour son style réaliste et sombre. Il a travaillé sur de nombreux titres chez Marvel et DC, comme Captain America, The Swamp Thing ou encore The Stand. Son trait précis et son sens de l’ambiance apportent une vraie densité visuelle aux récits qu’il illustre, ce qui colle parfaitement à l’univers noir et grinçant de Freddie l’arrangeur.
Entre producteurs véreux, affaires compromettantes et secrets bien gardés, le comics plonge dans les coulisses les plus sales de l’industrie du cinéma. Une satire noire et sans filtre, où Garth Ennis s’amuse à démonter les mécanismes d’un système aussi fascinant que profondément corrompu.
Du coup, ce n’est pas le comics qu’on vous recommanderait pour découvrir leur travail. Mike Perkins fait le taf au dessin, mais ça reste parfois un peu figé et ça manque de dynamisme. Malgré tout, ça reste une lecture plutôt agréable : vous ne passerez pas un mauvais moment, mais vous refermerez sans doute la BD avec un petit goût d’inachevé.
Dans ce nouvel épisode de ComicsDiscovery, l’équipe s’intéresse à Hello Sunshine de Keezy Young, publié en français chez Bliss Comics. Un récit mêlant horreur et santé mentale, entre fantômes, émotions et réalité.
On se retrouve très vite pour découvrir d'autres comics.
Dans ComicsDiscovery, notre podcast consacré à la bande dessinée, nous nous intéressons aujourd’hui à Le Visage du Créateur, une bande dessinée signée Laurent-Frédéric Bollée et Cristiano Spadoni et publiée chez Glénat. Un album historique qui revient sur l’une des plus grandes tragédies de la conquête spatiale : l’explosion de la navette Challenger le 28 janvier 1986, une catastrophe qui a profondément marqué la NASA et son programme spatial.
Au dessin, Cristiano Spadoni, artiste italien formé à Rome, s’est notamment illustré dans la bande dessinée italienne chez Sergio Bonelli Editore, en travaillant entre autres sur la série Julia. Avec Le Visage du Créateur, il signe une entrée remarquée dans la bande dessinée franco-belge.
Dans Le Visage du Créateur, les auteurs utilisent plusieurs points de vue pour nous replonger au cœur de cette tragédie et rappeler à quel point la conquête spatiale représentait un immense espoir pour toute une génération. L’album évoque notamment le rôle de Nichelle Nichols, l’actrice connue pour son rôle d’Uhura dans Star Trek, qui s’est fortement impliquée dans les campagnes de recrutement de la NASA afin d’encourager la diversité au sein de l’agence spatiale.
Peut-on vivre éternellement ? Cette semaine on ne vous parle pas d’Highlander dans ComicsDiscovery, mais de dépression éternelle au travers de Blatta de Alberto Ponticelli, à retrouver chez Bliss Comics.
Au fil de sa carrière, l’artiste s’est illustré dans des récits aux thématiques fortes, où la violence du monde et les tourments psychologiques des personnages occupent une place importante. Avec Blatta, il propose une œuvre plus personnelle qui explore la solitude, la dépression et les dérives d’une humanité obsédée par l’immortalité.
On suit l’un de ces derniers humains qui partent à la découverte du monde et de lui-même.
L’auteur aborde ensuite la question de la perte d’humanisation face aux nouvelles technologies comme l’intelligence artificielle. On y trouve aussi une critique de la société de consommation.
Blatta est magnifique. Le coup de crayon de Ponticelli est renversant. Il arrive à faire ressentir la claustrophobie dans laquelle s’est enfermé le personnage pour survivre au travers de petites cases. Celles-ci s’opposent à l’immensité de ces villes dépeuplées.
Malgré ses défauts, Blatta reste une œuvre à découvrir pour la beauté de ses traits.
On se retrouve très vite pour découvrir d'autres comics.
Dans ce nouvel épisode de ComicsDiscovery, nous revenons sur Exquisite Corpses, le nouveau titre de James Tynion IV. Auteur que nous suivons régulièrement dans l’émission, Tynion explore ici le registre du battle royale horrifique aux côtés de Michael Walsh, pour un comics publié chez Urban Comics. Un nouveau projet ambitieux que nous avions hâte de découvrir et d’analyser ensemble.
On pense notamment à The Nice House on the Lake puis The Nice House by the Sea, une série dont nous attendons la suite avec impatience tant les premiers épisodes nous avaient marqués. On lui doit aussi la très efficace série d’horreur aux accents teenage Something Is Killing the Children.
Tynion est un auteur capable d’écrire des récits d’horreur tendus et ambitieux, mais aussi de s’inscrire dans un registre plus mainstream. Son passage sur Detective Comics, où il réunissait autour de Batwoman une équipe composée de Spoiler, Orphan, Clayface (dans une version réhabilitée) et Robin, reste un très bon souvenir de lecture.
Autant dire que nous étions particulièrement curieux de découvrir Exquisite Corpses.
Évidemment, il ne s’agit pas d’une compétition ordinaire. Les représentants de ces dynasties sont des tueurs sanguinaires, lâchés dans une petite ville isolée transformée en terrain de chasse. Une battle royale brutale où tous les coups sont permis, et où les civils paient le prix fort.
Avec Exquisite Corpses, James Tynion IV et Michael Walsh cochent toutes les cases du comics sanglant et excessif… peut-être même un peu trop.
Sur le fond, l’ensemble donne une impression de déjà-vu. Le mélange entre Battle Royale et The Purge ne dépasse jamais le stade de la référence évidente, sans parvenir à proposer un angle neuf ou une réelle ambition thématique.
Les dessins de Michael Walsh remplissent leur rôle, et certains designs de personnages auraient pu être marquants. Mais le scénario ne leur donne pas la place d’exister pleinement. On peine à percevoir la montée en puissance ou la vision d’ensemble que le projet semblait promettre.
D’autant plus que James Tynion IV présente Exquisite Corpses comme l’un des titres phares de sa nouvelle structure éditoriale en collaboration avec Image Comics. Une ambition difficile à saisir à la lecture de ces deux premiers numéros qui, pour l’instant, peinent à dépasser leur concept de départ.
Il est possible qu’Urban Comics expérimente ici une nouvelle manière de promouvoir certains titres, en misant sur une entrée moins engageante financièrement. L’idée n’est pas mauvaise : rendre le comics plus abordable reste une piste pertinente pour élargir le public.
Reste que le choix du titre interroge. Sur une série plus solide ou plus ambitieuse, l’impact aurait sans doute été plus fort. À moins que la cible visée soit un public plus jeune, moins familier des récits de battle royale, et donc moins exigeant sur les codes du genre.
Pour l’instant, Exquisite Corpses ressemble davantage à un concept accrocheur qu’à une œuvre réellement marquante. Reste à voir si la suite saura lui donner l’ampleur et la profondeur que l’on est en droit d’attendre d’un titre signé James Tynion IV.
Si, comme nous, vous préférez un James Tynion IV plus inspiré, nous vous conseillons également l’écoute de ces épisodes de ComicsDiscovery consacrés à ses travaux les plus marquants :
The Nice house on the lake : https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s07e22-the-nice-house-on-the-lake/
Le Déviant, un conte de Noël : https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s09e06-le-deviant-un-conte-de-noel/
Something is killing the children : https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s06e21-something-is-killing-the-children/
Dans cet épisode de ComicsDiscovery, on s’attaque à un véritable monument de la culture DC. Un récit légendaire, souvent cité comme l’un des événements les plus marquants de l’histoire des comics, celui qui a bouleversé l’univers DC et marqué des générations de lecteurs : Crisis on Infinite Earths, de Marv Wolfman et George Pérez.
Et bonne nouvelle : Urban Comics remet aujourd’hui cette saga incontournable sur le devant de la scène avec une nouvelle édition en format moderne, dont le premier tome vient tout juste de sortir.
Dans ce numéro, scénarisé par Gardner Fox et dessiné par Carmine Infantino, Barry Allen rencontre pour la première fois Jay Garrick, le tout premier Flash de l’histoire de DC. Cette rencontre introduit une idée révolutionnaire : l’existence de Terres parallèles et de réalités multiples au sein d’un même univers.
À partir de là, DC va exploiter ce concept pour multiplier les séries, et intégrer progressivement des personnages issus d’autres éditeurs rachetés au fil du temps. Des héros comme Shazam, Blue Beetle ou encore Plastic Man n’appartenaient pas à l’origine à DC, mais vont venir enrichir cette immense continuité.
Le problème, c’est qu’à la fin des années 70 et au début des années 80, l’univers DC devient de plus en plus complexe : trop de Terres, trop de versions des personnages, et des lecteurs parfois complètement perdus.
C’est dans ce contexte que Marv Wolfman arrive avec une idée radicale : détruire le multivers pour tout reconstruire autour d’un seul univers cohérent.
Et c’est ainsi que naît Crisis on Infinite Earths.
Superman, Batman, Wonder Woman, Flash, Green Lantern… tous sont entraînés dans une bataille désespérée où l’enjeu n’est rien de moins que la survie de l’existence elle-même. Mais très vite, les sacrifices deviennent inévitables, et certaines figures majeures de l’univers DC vont disparaître pour toujours.
Et surtout, avec la sortie de cette nouvelle édition proposée par Urban Comics, une autre question se pose : est-ce que cet achat vaut vraiment le coup aujourd’hui ?
On va commencer directement par ce qui ne va pas… non, ne vous précipitez pas sur cette édition.
À moins d’être vraiment complétiste, cette réédition de Crisis on Infinite Earths ne justifie pas son prix, pour une raison assez simple : ce n’est pas vraiment Crisis on Infinite Earths dans sa forme la plus lisible.
Ces épisodes parallèles, publiés dans d’autres séries mais liés à l’event, on appelle ça des tie-ins. Et souvent, les éditeurs publient l’histoire principale dans un tome, puis un second volume type Companion Book qui regroupe ces épisodes annexes.
Mais ici, Urban a fait un choix éditorial discutable : ils ont tout mélangé.
Résultat, vous lisez un chapitre de Crisis, puis vous enchaînez sur plusieurs numéros de séries annexes, parfois sans vrai contexte, avec des personnages obscurs, issus d’un univers des années 80 dont vous n’avez jamais entendu parler… et dont vous n’entendrez probablement plus jamais parler après.
Certes, Crisis on Infinite Earths est un récit très bavard, avec une narration typique des années 80, et une colorisation qui a clairement vieilli. Mais ça reste un pilier fondamental de l’univers DC, un événement dont les répercussions se font encore sentir aujourd’hui, même dans les histoires modernes.
De mon côté, j’ai pris un vrai plaisir à découvrir la série, ne serait-ce que pour les dessins de George Pérez, qui sont tout simplement magnifiques. Chaque page déborde de détails, de personnages, d’énergie… c’est un travail monumental.
Alors oui, vous ne comprendrez peut-être pas tout, et vous allez sûrement croiser des héros dont vous n’avez jamais entendu parler. Mais ça fait aussi partie de l’expérience : plonger dans un récit qui a marqué des générations de lecteurs et qui continue, encore aujourd’hui, à influencer tout l’univers DC.
Donc tentez l’aventure… mais évitez cette nouvelle édition. Préférez une version plus simple, qui contient uniquement les 12 épisodes complets de la mini-série originale.
Flashpoint de Geoff Johns et Ivan Reis :
https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s05e43-flashpoint/
X-Men : Messiah Complex :
https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s03e04-x-men-le-complexe-du-messie/
Civil War de Mark Millar et Steve McNiven :
https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-lete-des-must-have-civil-war/
Avec cet événement mythique, on s’est attaqué à l’un des récits les plus importants de l’histoire de DC Comics, celui qui a bouleversé le multivers et marqué des générations de lecteurs.
Même si l’œuvre a forcément vieilli sur certains aspects, elle reste un pilier incontournable pour comprendre l’univers DC moderne et l’héritage des grandes sagas éditoriales.
On se retrouve très vite pour de nouvelles découvertes comics.
Bienvenue pour un nouvel épisode de ComicsDiscovery !
Cette semaine, nous avons le plaisir de recevoir Gaëlle Hersent et Margaux Saltel, impliquées dans l’organisation du Festival interconnecté de la bande dessinée à Montpellier. Un épisode un peu particulier, puisque l’on parle à la fois d’un événement majeur, d’une mobilisation historique dans le milieu de la bande dessinée, et bien sûr du comic de la semaine : Hérétique de Robbie Morrison et Charlie Adlard, disponible chez Delcourt.
Après une mobilisation historique ayant mené à l’annulation de l’édition 2026 du FIBD, la collective s’organise et devient une association loi 1901, avec pour vocation le soutien à la création et à la diffusion de la bande dessinée dans une perspective féministe et inclusive.
Avec l’annulation du FIBD, Girlxcott a décidé de lancer le Festival interconnecté de la bande dessinée, un contre-festival organisé simultanément dans plusieurs villes de France. L’objectif est de rassembler une multitude d’événements autour de la BD, avec un angle politique, féministe et inclusif. Nous en discutons avec Margaux Saltel et Gaëlle Hersent, et plus particulièrement de la version montpelliéraine du festival.
👉 Toutes les informations et le programme du festival sont à retrouver ici :
https://campsite.bio/girlxcott
Robbie Morrison, scénariste écossais reconnu, s’est illustré sur des séries emblématiques comme Judge Dredd, Nikolai Dante, The Authority ou encore Batman, avec un goût prononcé pour les récits sombres, politiques et historiques.
Le comic raconte l’histoire de Johann Weyer, un savant du XVIᵉ siècle farouchement opposé à la chasse aux sorcières. Des années plus tard, Sigmund Freud, fasciné par son œuvre, aurait dissimulé ses journaux.
Lorsqu’une traduction refait surface, le lecteur découvre la jeunesse de Weyer, sa rencontre avec son maître, l’archiviste Agrippa, et une enquête qui les entraîne au cœur d’une vague de crimes liés à la terrifiante Inquisition.
Le dessin de Charlie Adlard renforce ce propos avec un travail marqué sur les expressions faciales, les regards et un découpage oppressant. Le trait brut et sombre donne à voir un visage terrifiant et sauvage de l’humanité.
Un immense merci à nos invitées Gaëlle Hersent et Margaux Saltel pour leur temps, leur engagement et leurs éclairages passionnants autour du Festival interconnecté de la bande dessinée et de la collective Girlxcott. On ne peut que vous encourager à aller découvrir leur travail, suivre l’actualité du festival et soutenir cette initiative essentielle en vous abonnant à leurs comptes Instagram.
👉 Girlxcott Montpellier :
https://www.instagram.com/girlxcott.montpellier/
👉 Margaux Saltel :
https://www.instagram.com/m_saltel/
👉 Gaëlle Hersent :
https://www.instagram.com/gaelle_hersent/
Si comme nous vous aimez les comics horrifiques et les récits sombres qui interrogent la nature humaine, on vous conseille de poursuivre votre découverte avec ces épisodes de ComicsDiscovery :
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