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Bon, je l'ai répété à plusieurs reprises depuis la rentrée, la fin du mois de mai et le reste de l'été ont été particulièrement chargés pour toute l'équipe en dehors du podcast. Et surtout pour son animateur principal et monteur, qui a honteusement abandonné son travail en cours de route (oui, je parle de moi).
Mais on se rattrape et vous avez enfin le droit de découvrir le premier de nos Lost Episodes de la saison 10 ! Ces épisodes enregistrés la saison dernière rejoignent enfin notre programmation de la saison 11.
Et on commence avec un épisode spécial Pride ! Alors oui, le mois des fiertés est passé depuis un bon moment, mais ce n'est certainement pas une raison pour se priver de célébrer la BD queer. Après tout, c'est quelque chose qu'on prend plaisir à faire toute l'année dans ComicsDiscovery !
Je vous laisse donc avec l'article que nous avions initialement prévu pour accompagner cet épisode. Bonne lecture et surtout bonne écoute !
Pour l'occasion, James se met exceptionnellement en retrait et confie la présentation à Cecil, tandis que nous accueillons au micro Damekoe, autrice montpelliéraine de Butch en Cavale.
Notre invitée vient nous présenter sa première BD autoéditée, mais aussi nous parler de son parcours, de ses inspirations et des questions de représentation qui traversent son œuvre. Une rencontre passionnante autour du western queer, de l'identité butch et de la création indépendante.
Une course-poursuite s'engage alors entre les deux personnages, jusqu'à un affrontement qui pourrait bien bouleverser leurs certitudes. Car derrière les coups de feu et les chevauchées, Oscar et Nuhr vont progressivement découvrir qu'ils ne sont pas les hommes qu'ils s'imaginaient être.
Le cinéma, notamment les westerns mettant en scène John Wayne, a largement contribué à populariser l'image du cow-boy blanc, pistolero solitaire parcourant les déserts et affrontant les populations autochtones. Une représentation qui ne reflète qu'une partie très déformée de la réalité historique.
Avec Nuhr, personnage autochtone, et Oscar, franco-mexicain, Butch en Cavale remet en lumière la diversité des populations qui ont participé à l'histoire de l'Ouest américain, et notamment celle des travailleurs qui exerçaient le métier de cow-boy dans des conditions souvent difficiles.
Ce travail de représentation historique et culturelle apporte une dimension supplémentaire au récit, tout en donnant à ce western queer une identité bien particulière.
Historiquement associé aux lesbiennes adoptant une expression de genre masculine, le terme butch désigne aussi une identité et une culture qui restent encore aujourd'hui méconnues, voire caricaturées.
Bien que son utilisation soit anachronique dans un récit se déroulant à l'époque du western, Damekoe tenait à employer ce mot pour participer à une meilleure représentation des identités butch et questionner les regards portés sur celles-ci.
Elle établit notamment un parallèle entre les gardians camarguais, chargés de surveiller les troupeaux, et les cow-boys américains. Une proximité entre ces deux cultures qui lui permet d'intégrer une partie de ses racines dans un récit se déroulant à des milliers de kilomètres de l'Occitanie.
Ces événements lui ont permis de développer une communauté autour de ses illustrations et de faire découvrir ses personnages, Oscar et Nuhr, bien avant leurs premières aventures en bande dessinée.
C'est notamment grâce au soutien de ce public que l'autrice a pu concrétiser son projet d'autoédition. La campagne de financement participatif de Butch en Cavale a ainsi dépassé les 400 % de son objectif initial !
Butch en Cavale constitue la première partie d'une trilogie. Si vous souhaitez découvrir cette aventure et soutenir directement son autrice, vous pouvez commander un exemplaire sur sa boutique Ko-fi.
Commander Butch en Cavale et soutenir Damekoe :
https://ko-fi.com/s/e2e1bcfea3
Vous pouvez également retrouver la BD dans plusieurs librairies indépendantes, notamment Fiers de Lettres à Montpellier, la Librairie à Soi-e à Lyon et Un Livre et Une Tasse de Thé à Paris, sous réserve de disponibilité.
Pour commencer, nous vous recommandons notre précédente émission consacrée aux comics queer, enregistrée à l'occasion du mois des fiertés :
Épisode spécial Pride : des comics queer à découvrir
https://comicsdiscovery.lepodcast.fr/episode-special-pride-des-comics-queer-a-decouvrir-comicsdiscovery-s09e35
La Ballade des Frères Blood : la vengeance en héritage
https://comicsdiscovery.lepodcast.fr/la-vengeance-en-heritage-comicsdiscovery-s10e03-la-ballade-des-freres-blood
East of West
https://comicsdiscovery.lepodcast.fr/comicsdiscovery-s05e29-east-of-west
Aucune Tombe Assez Profonde
https://comicsdiscovery.lepodcast.fr/aucune-tombe-assez-profonde-comicsdiscovery-s09e19
Cette semaine dans ComicsDiscovery, on revient sur Fun Home d’Alison Bechdel, une BD devenue incontournable, qui ressort chez Denoël Graphic à l’occasion de ses 20 ans. Pour en parler avec nous, on reçoit Holic, l’autrice d’Altered Blood, actuellement en financement participatif sur Ulule.
Holic, est autrice et illustratrice indépendante. Elle travaille actuellement sur le tome 2 d’Altered Blood, une BD de science-fiction située dans un monde où l’humanité a disparu et où la survie des derniers humains reste précaire. Le projet est actuellement en précommande et en financement participatif sur Ulule.
Découvrir Altered Blood Tome 2 sur Ulule :
https://fr.ulule.com/altered-blood-tome-2/
Nous avons adoré Fun Home. Ce qui nous a particulièrement marqués, c’est la construction du récit en miroir entre la vie d’Alison Bechdel et celle de son père, Bruce Bechdel. La BD multiplie les références littéraires, qui pourraient facilement devenir intimidantes, mais Alison Bechdel prend presque toujours le temps de les expliquer et de montrer ce qu’elles apportent à son histoire.
Le portrait de son père évolue lui aussi énormément : présenté au départ comme un homme froid, autoritaire et franchement difficile à aimer, il gagne progressivement en profondeur jusqu’à devenir beaucoup plus humain et attachant. À mesure qu’Alison tente de le comprendre, notre propre regard sur lui change avec le sien.
On est sortis profondément bouleversés par cette lecture, autant par ce qu’elle raconte que par son véritable génie graphique et narratif. Pour nous, Fun Home fait partie de ces BD qu’il faut absolument avoir lues.
Et n’oubliez pas d’aller soutenir Holic et le tome 2 d’Altered Blood, actuellement en financement participatif sur Ulule :
https://fr.ulule.com/altered-blood-tome-2/
Vous pouvez également retrouver Holic et suivre son travail sur Instagram :
https://www.instagram.com/holicdraw/
La plus belle personne
https://jamesetfaye.fr/la-plus-belle-personne/
Blankets de Craig Thompson
https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-blankets/
Come Home, Indio
https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s07e25-come-home-indio/
Pour cette nouvelle émission de ComicsDiscovery, nous avons eu le plaisir de recevoir Simon Hutt, auteur de bande dessinée aux multiples casquettes. Au fil de la conversation, il revient sur son parcours, son rapport au dessin et les différentes expériences qui l’ont progressivement conduit vers le Label 619.
Cette rencontre nous donne surtout l’occasion de découvrir les coulisses d’AMR, sa nouvelle BD de science-fiction publiée chez Rue de Sèvres au Label 619. De la naissance du projet à ses inspirations, en passant par la création des personnages et de son univers, Simon partage avec nous les différentes étapes qui ont donné vie à l’album.
Un immense merci à Hélène, qui nous a accueillis avec beaucoup de gentillesse et nous a permis d’enregistrer cette émission au cœur de sa librairie. Passer chez Bunka reste toujours un plaisir et, pour nous, c’est tout simplement la meilleure librairie spécialisée dans le manga que nous connaissions. Si vous habitez Montpellier ou passez dans le coin, on ne peut que vous conseiller d’aller la découvrir.
Vous pouvez également retrouver toute l’actualité de Bunka sur son site et sur Instagram :
https://www.librairiebunka.fr/
https://www.instagram.com/la_librairie_bunka/
Et le moment tombe particulièrement bien puisque Bunka fête actuellement ses 4 ans avec un concours organisé sur Instagram. Parmi les lots, vous pourrez notamment gagner un exemplaire d’AMR dédicacé par Simon Hutt. Il s’agit de notre propre exemplaire, que nous avons offert à Hélène pour la remercier de son accueil. Une bonne raison supplémentaire d’aller découvrir le concours... et surtout la librairie.
Son passage chez Ankama sur Wakfu joue notamment un rôle important dans cette évolution. Il y rencontre Run, avec qui il commence ensuite à collaborer. De projet en projet, cette relation lui ouvre les portes du Label 619 et lui permet de faire dialoguer toutes les disciplines qu’il pratique. Simon revient avec beaucoup de simplicité sur ce parcours et sur les rencontres qui ont façonné sa manière de créer.
Cette fois, il imagine lui-même l’histoire, les personnages et tout l’univers qui les entoure. Dans AMR, nous suivons Amer, un jeune « fixeur » qui répare machines et robots dans l’atelier de son oncle. Son quotidien vole en éclats lorsqu’un étrange artefact se retrouve coincé sur sa tête et attire sur lui l’attention du gouvernement galactique. Avec Dario et Servo, un robot sauvé de la casse, il se retrouve alors embarqué dans une aventure qui traverse un univers de science-fiction volontairement usé, poussiéreux et très éloigné des grandes cités futuristes étincelantes.
Au cours de l’émission, Simon nous explique comment il a construit cet univers, imaginé ses personnages et développé une identité visuelle qui lui appartient pleinement. Il revient également sur ce que représente pour lui ce premier album en solo et sur la liberté créative qu’un tel projet lui a offerte.
Encore un grand merci à Hélène de la librairie Bunka d’avoir rendu cette rencontre possible. De notre côté, on ne peut évidemment que vous conseiller de découvrir AMR et son univers de science-fiction généreux, vivant et rempli d’idées.
Enfin, si vous souhaitez suivre le travail de Simon au-delà de la BD, retrouvez-le sur Instagram et sur sa chaîne Twitch. Il a d’ailleurs créé une partie d’AMR en direct sur Twitch, donnant ainsi à sa communauté l’occasion d’assister à plusieurs étapes de fabrication de l’album.
Dans ce nouvel épisode de ComicsDiscovery, notre podcast consacré à la bande dessinée et aux comics, on vous parle d’Extremity de Daniel Warren Johnson, à l’occasion de sa ressortie en intégrale chez Delcourt. Un récit de science-fiction spectaculaire, violent et profondément humain, qui nous permet surtout de revenir sur les débuts de l’un de nos auteurs de comics préférés.
Avant Murder Falcon, Do a Powerbomb!, Wonder Woman: Dead Earth ou encore Transformers, il y avait Extremity. Après Space-Mullet, publié à l’origine sous forme de webcomic, Daniel Warren Johnson signe avec cette série l’un des premiers titres à véritablement faire connaître son travail auprès du public comics.
Et forcément, pour nous, cet épisode a une saveur un peu particulière. On est de grands fans de Daniel Warren Johnson et, au fil des années, on a parlé de presque tous ses titres dans ComicsDiscovery. Ça fait donc vraiment plaisir de revenir aujourd’hui à ses débuts et de découvrir, ou redécouvrir, une œuvre dans laquelle on voit déjà apparaître tout ce qui fera ensuite la force de son travail. La ressortie d’Extremity en intégrale chez Delcourt était l’occasion parfaite.
Dans un monde ravagé où des clans s’affrontent pour survivre, Thea appartient à la tribu des Roto. Artiste talentueuse, elle voit sa vie basculer lorsqu’une attaque ennemie lui arrache sa mère et sa main. Son père n’a alors plus qu’une obsession : la vengeance. Thea et son frère vont être entraînés dans cette guerre et devoir trouver leur propre chemin au milieu de la violence, de la haine et des blessures laissées par les générations précédentes.
On a adoré Extremity. À partir d’une histoire de vengeance qui pourrait, sur le papier, sembler assez classique, Daniel Warren Johnson livre un récit bourré d’action et d’émotion, porté par des personnages auxquels il donne énormément d’humanité.
L’un des gros points forts du comics reste pour nous son worldbuilding. Daniel Warren Johnson réussit à créer tout un univers qu’on rêverait d’arpenter, sans avoir besoin de nous en expliquer chaque détail. Les décors, les machines, les ruines, les créatures et tous les petits éléments disséminés dans les cases racontent constamment quelque chose sur ce monde. Par moments, le décor semble presque nous en apprendre davantage que les personnages eux-mêmes.
Et derrière toute cette démesure, on retrouve déjà ce qui rend le travail de Daniel Warren Johnson si particulier. En insufflant quelque chose de profondément personnel à son récit, il dépasse la simple histoire de vengeance pour parler de famille, de deuil, de transmission, de violence et de création, mais aussi de ce que l’on choisit de faire de la douleur dont on hérite. Un récit beau et touchant, spectaculaire quand il doit l’être, mais surtout beaucoup plus riche qu’il n’y paraît, avec de nombreux degrés de lecture.
Vous aimez Daniel Warren Johnson autant que nous ? Ça tombe bien, on a déjà consacré plusieurs épisodes de ComicsDiscovery à ses œuvres. Si vous voulez continuer à découvrir sa bibliographie en notre compagnie, on vous propose d'écouter ces trois épisodes :
On se retrouve très vite pour découvrir d’autres bandes dessinées et partager nos prochains avis !
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🚀 BE GOODE DE B-GNET : UN SPACE OPERA CORROSIF | COMICSDISCOVERY S11E01
ComicsDiscovery est enfin de retour !
Et pour ouvrir cette saison 11, on vous propose une émission un peu spéciale puisque cette nouvelle saison marque aussi un changement pour ComicsDiscovery : Manga Hakken et BdDiscovery tirent leur révérence en tant que spin-off et tout revient désormais sous une seule bannière.
Comics, BD franco-belge, manga, fanzine, BD indé... peu importe l'étiquette, on a désormais envie de partager avec vous notre passion pour le 9e art dans toute sa diversité, sans sectarisme ni guerre de fandoms.
Bon, rassurez-vous, ComicsDiscovery restera toujours un excellent prétexte pour partir en digression sur absolument tout et n'importe quoi. De la pop culture à nos opinions politiques de dangereux SJW, en passant par toutes les conneries qui peuvent nous traverser l'esprit pendant l'enregistrement.
On reste quand même des connards de gauchos élitistes. Faut pas déconner.
👽 BE GOODE : ET SI LES ALIENS ÉCOUTAIENT DU CHUCK BERRY ?
Pour cette première émission, on retrouve notre amie Zelda de la maison d'édition montpelliéraine 6 Pieds sous terre, venue nous présenter l'une de leurs dernières pépites : Be Goode de B-gnet.
Et cette fois, elle n'est pas venue seule puisque B-gnet a eu la gentillesse d'accepter notre invitation pour venir nous parler directement de son album et de son travail.
Dans Be Goode, l'auteur cantalien nous propose une parodie de science-fiction et de space opera partant d'une idée assez simple : et si le Golden Record envoyé dans l'espace à bord de Voyager 1, avec notamment Johnny B. Goode de Chuck Berry, avait réellement été découvert par des extraterrestres ?
L'humanité est désormais connue du reste de la galaxie et la Fédération Intergalactique doit voter pour déterminer si notre espèce mérite d'être classée parmi les races indésirables.
Et malheureusement pour notre défense, les humains du futur imaginés par B-gnet n'ont pas forcément évolué dans la bonne direction...
Entre Earthwars, un show qui transforme toute l'histoire de l'humanité en une gigantesque bouillie de pop culture, et le Ieye qui permet de se la faire diffuser directement dans le cerveau, l'humanité semble surtout avoir trouvé de nouvelles manières de regarder de la merde.
Be Goode est une parodie de space opera vraiment drôle, bourrée d'idées, de références et de personnages improbables, qui profite surtout de la science-fiction pour se foutre joyeusement de notre gueule et de nos travers.
🎙️ LE RETOUR DE JULIAN
Pour parler de B-gnet, et surtout avec B-gnet, on a également fait appel à une voix que les anciens auditeurs connaissent sûrement : Julian de Caravansérail, ancien chroniqueur de feu BdDiscovery.
Grand amateur du travail de B-gnet, dont il avait déjà parlé dans une précédente émission, Julian nous propose un petit portrait de l'auteur avant de m'aider à mener l'interview.
Au programme : Be Goode, le parcours de B-gnet, ses influences, son travail, de la science-fiction, du space opera, Chuck Berry, de la BD indépendante et, évidemment, beaucoup de digressions.
🎵 BONUS : COMICSDISCOVERY - THE PLAYLIST
Comme on vous l'avait promis dans l'émission, Cecil a préparé une playlist avec toutes ses recos musicales distillées au fil de ComicsDiscovery.
Retrouvez ComicsDiscovery - The Playlist sur Deezer :
https://www.deezer.com/fr/playlist/15711699001
🙏 MERCI À NOS INVITÉS
Un grand merci à B-gnet d'avoir accepté notre invitation et d'être venu nous parler de Be Goode et de son travail, ainsi qu'à Zelda et toute l'équipe de 6 Pieds sous terre pour leur confiance.
Merci également à Julian d'avoir repris le micro avec nous le temps d'une émission pour partager sa passion et son érudition sur le travail de B-gnet.
B-gnet sur Instagram :
https://www.instagram.com/bgnet_/
Julian / Caravansérail :
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6 Pieds sous terre :
https://6pieds-sous-terre.com/
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Amateurs de bande dessinée en quête d'étrangeté et d'émotions, bienvenue dans ce nouvel épisode de ComicsDiscovery. Aujourd'hui, nous nous intéressons à Une Fête sans fin, la nouvelle bande dessinée de Martin Robic publiée au Label 619 chez Rue de Sèvres. Pour l'occasion, nous avons eu le plaisir d'échanger avec son auteur afin de revenir sur la création de cette œuvre singulière.
Entre influences, anecdotes et réflexions sur son métier, l'auteur dévoile les coulisses de la création d'Une Fête sans fin et partage plusieurs de ses coups de cœur culturels. L'occasion également de revenir sur l'accompagnement dont il a bénéficié durant la réalisation de l'album, notamment grâce aux conseils de Guillaume Singelin.
Que cache réellement cette célébration éternelle ? Pourquoi attire-t-elle autant de monde ? À mesure que l'enquête progresse, Violette s'enfonce dans un univers où la frontière entre rêve et réalité devient de plus en plus floue.
Sans renier l'identité du Label 619, Martin Robic propose un récit qui s'éloigne des registres les plus explosifs ou frontaux souvent associés au label. Ici, l'accent est mis sur les émotions, les questionnements intérieurs et la reconstruction personnelle. Cette sensibilité plus contemplative et intimiste apporte une nouvelle couleur à la collection et témoigne de sa capacité à explorer des univers très différents tout en conservant son exigence artistique.
Au-delà de son mystère, cette bande dessinée parle du doute, de la reconstruction et de notre capacité à retrouver de la lumière dans les moments difficiles. Une lecture qui invite à la contemplation et qui résonnera différemment selon le vécu de chacun.
Discuter de cette œuvre avec son auteur n'a fait que renforcer notre enthousiasme. Une Fête sans fin est le genre d'album qui se découvre autant avec le cœur qu'avec les yeux. Une lecture qui laisse une empreinte durable bien après avoir refermé la dernière page.
On se retrouve très vite pour découvrir d’autres bande dessinée et nos prochains avis.
Et si l’Histoire avait commencé par un malentendu ? Cette semaine dans ComicsDiscovery, on parle anthropologie, féminisme et place des femmes dans l’évolution humaine à travers Quand la femme était l’homme de Ulli Lust, publié chez Ça et Là. Une BD dense, passionnante qui démonte au passage plusieurs idées reçues sur la préhistoire. Et promis, on ne parlera pas trop de politique… enfin, vous savez déjà que c’est faux.
Et si le pire des sociopathes avait le pouvoir d’arrêter le temps ?
C’est le concept de Stand Still, le comics de Lee Loughridge, Andrew Robinson et Alex Riegel publié chez Delcourt. Un titre qui se démarque immédiatement grâce à son format horizontal original, mais qui peine malheureusement à transformer son excellente idée de départ en grand récit de science-fiction.
Un comics atypique pour accompagner le retour de ComicsDiscovery après plusieurs semaines de pause.
C’est le point de départ de Stand Still, un comics publié chez Image Comics puis édité en France par Delcourt. L’histoire suit Ryker Ruel, détenteur d’un prototype capable de figer le temps. Très vite, Ryker Ruel utilise ce pouvoir pour régler ses comptes personnels dans une spirale de violence incontrôlable.
Face à lui, Colin, ancien ami de Ryker Ruel et créateur de cette technologie, tente d’empêcher une catastrophe qu’il ne contrôle déjà plus.
Avec un tel concept, Stand Still avait tout pour devenir un thriller de science-fiction marquant. Et sur plusieurs aspects, le comics réussit effectivement à sortir du lot.
Grâce à cette lecture horizontale, les scènes d’action gagnent en intensité. Le découpage donne parfois l’impression de regarder un storyboard de film. Certaines doubles pages utilisent intelligemment l’espace pour renforcer les mouvements et la tension.
De plus, ce format permet au comics Stand Still de se démarquer immédiatement des autres productions Image Comics.
Cependant, cette originalité visuelle ne suffit pas toujours à compenser les faiblesses du scénario.
Malheureusement, malgré une excellente idée de départ, l’écriture peine souvent à convaincre.
Le récit accumule plusieurs problèmes de cohérence. Certains personnages prennent des décisions peu crédibles. En parallèle, plusieurs pistes narratives semblent abandonnées en cours de route. Enfin, certaines scènes cherchent à créer du mystère, mais donnent surtout l’impression que le scénario hésite sur sa direction.
Pourtant, Stand Still reste divertissant. Le comics conserve un bon rythme et propose plusieurs séquences efficaces. Mais le récit manque de profondeur pour exploiter pleinement son concept.
Andrew Robinson dessine la première partie du comics. Et clairement, il livre les meilleures pages de l’album. Sa mise en scène exploite parfaitement le format horizontal. Certaines séquences jouent intelligemment avec l’espace et donnent une vraie sensation de temps suspendu.
Ensuite, Alex Riegel reprend le dessin dans la seconde moitié du récit. Et malheureusement, la transition casse une partie du rythme installé jusque-là.
Le découpage devient plus classique. Pire encore, certaines lectures verticales viennent contredire l’identité horizontale du comics. Le contraste entre les deux artistes devient alors difficile à ignorer.
Au final, cette différence graphique renforce l’impression d’irrégularité qui traverse tout Stand Still.
Le comics propose une identité visuelle forte, un format original et plusieurs idées de mise en scène très réussies. Andrew Robinson livre notamment certaines des meilleures pages du titre.
En revanche, le scénario de Lee Loughridge peine à maintenir le même niveau de qualité sur la durée. Le récit manque parfois de cohérence et n’exploite jamais totalement son excellent concept de départ.
Au final, Stand Still reste une lecture originale et visuellement marquante. Un comics frustrant par moments, mais suffisamment atypique pour mériter le détour.
On se retrouve très vite pour découvrir d’autres bande dessinée et nos prochains avis.
Merci beaucoup à Cecil pour l'écriture de l'article.
Dans ce nouvel épisode de ComicsDiscovery, nous recevons Anne Masse, auteur d’Asphalte Sauvage, un récit post-apocalyptique marquant publié au Label 619 chez Rue de Sèvres. Avec cet album, il propose une vision brute et sensible d’un monde en ruine, portée par une narration immersive et un univers graphique fort.
Dans cet épisode, nous revenons avec lui sur la genèse du projet, ses influences et sa manière d’aborder le post-apo en bande dessinée. L’objectif est clair : comprendre ce qui fait la singularité d’Asphalte Sauvage au sein du Label 619.
Parallèlement, il travaille dans plusieurs domaines de l’image, notamment le jeu vidéo, l’animation et le design. Ces expériences nourrissent directement sa mise en scène et son approche visuelle. Il collabore aussi avec le Label 619 comme coloriste, notamment sur des projets liés à Tank Girl. Cette étape marque son entrée progressive dans cet univers éditorial.
Avec Asphalte Sauvage, il passe un cap. Il livre un récit long, personnel et maîtrisé, qui synthétise ses influences. Dans notre interview, il revient sur ce parcours, ses inspirations et les étapes qui l’ont mené à cet album.
Dès lors, le récit devient un voyage à travers des paysages désertiques et des ruines chargées de mémoire. Pourtant, l’enjeu principal ne réside pas dans la survie. Ce qui compte, c’est la relation entre les deux personnages. D’abord méfiants, ils apprennent peu à peu à se comprendre. Leur duo évolue au fil du chemin, chacun confronté à la vision du monde de l’autre.
Ainsi, le post-apo sert surtout de décor. L’histoire se concentre sur l’humain : la solitude, le deuil et la reconstruction. Le récit prend son temps et privilégie l’émotion à l’action.
Mais ce qui nous a surtout marqués, ce sont ses personnages. À la fois attachants et souvent drôles, ils installent d’abord une dynamique légère. Pourtant, le récit gagne rapidement en profondeur. Derrière cette apparente simplicité, l’histoire aborde des thèmes forts : la solitude, le lien aux autres et la manière de continuer à avancer. Progressivement, l’émotion s’impose et finit par toucher juste.
Enfin, discuter avec Anne Masse a été un vrai plaisir. Nous espérons que cette énergie se ressent à l’écoute et que vous percevrez à quel point l’échange a été riche et passionnant.
Silent Jenny de Mathieu Bablet
https://jamesetfaye.fr/silent-jenny-matthieu-bablet-comicsdiscovery-s10e05/
Shin Zero de Guillaume Singelin et Mathieu Bablet
https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s09e18-shin-zero/
Frontier de Guillaume Singelin
https://jamesetfaye.fr/bddiscovery-s01e01-frontier/
Autant d’épisodes pour prolonger l’exploration du Label 619 et découvrir des œuvres qui repoussent, chacune à leur manière, les limites de la bande dessinée contemporaine.
Dans ce nouvel épisode de ComicsDiscovery, on revient sur Resurrection Man, la nouvelle série signée Ram V et Anand RK, publiée chez Urban Comics. Le personnage, assez atypique dans l’univers DC, revient à la vie après chaque mort avec de nouveaux pouvoirs. Ici, les auteurs proposent une version plus sombre sous le label DC Black Label.
En parallèle, l’épisode met aussi en avant la scène indépendante. On accueille Cloé Peche, venue présenter son projet de bande dessinée Cerise Noire, actuellement en financement participatif sur Ulule. Une discussion qui fait le lien entre comics mainstream et création indépendante, fidèle à l’ADN de ComicsDiscovery.
Ensuite, elle revient sur son parcours. Elle a étudié le dessin à Chambéry avec Matthieu Bablet, avant de travailler comme coloriste sur plusieurs planches de Silent Jenny, un titre qu’on évoque aussi dans l’émission. Cet échange met en lumière un métier essentiel de la bande dessinée, encore trop peu abordé. Pour découvrir le projet et le soutenir : https://fr.ulule.com/cerise-noire-tome-1/
Par ailleurs, ses origines indiennes nourrissent son écriture. Cela se ressent dans les thèmes, les ambiances ou certaines constructions narratives. Rien de forcé, mais une vraie couleur qui apporte quelque chose de différent dans le paysage comics.
De son côté, Anand RK confirme ce qu’on avait déjà vu sur Blue in Green. Son style reste immédiatement reconnaissable. Il propose des planches organiques, parfois expérimentales, qui accompagnent parfaitement l’écriture de Ram V. Ensemble, ils cherchent clairement à sortir des codes classiques du super-héros.
Cependant, malgré cette idée forte, le personnage n’a jamais vraiment trouvé sa place sur la durée. Il apparaît de manière ponctuelle, notamment pendant les New 52, sans s’imposer durablement. Ce statut laisse aujourd’hui plus de liberté aux auteurs pour proposer leur propre vision.
Cependant, de notre côté, ça ne fonctionne pas vraiment. À force d’accumuler les idées, le récit devient chargé. La lecture se complique et l’implication émotionnelle reste limitée. On a davantage l’impression de suivre une démonstration qu’une histoire qui nous embarque.
En revanche, le travail de Anand RK sort clairement du lot. Sa mise en page se libère des codes classiques et propose une vraie recherche visuelle. C’est lui qui donne au titre son identité. Par moments, il réussit même à capter notre attention là où le récit décroche.
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