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By Nature sans frontières – Fréquence TerreScienceNature
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  • Naissance d’une Fédération citoyenne nationale
    Lors des récentes élections municipales belges, les électeurs, pour qui le vote est obligatoire, eurent la possibilité de soutenir une cinquantaine de listes citoyennes exclusivement composées de candidats non inféodés à un parti politique. « Ils ont apporté un vent de fraîcheur », souligna le quotidien La Libre Belgique.[1]

    Quelque quatre-vingts personnes furent élues et l’idée d’un regroupement sous une même bannière est née. Elle se concrétisera le dimanche 20 janvier 2019 lors d’une assemblée constituante avec une charte s’articulant autour des Droits de l’être humain, de l’éthique politique, de la participation limitée dans le temps (donc pas d’élus d’élection en élection, de père en fils…).

    Priorité, aussi, à la protection sociale, au vivre-ensemble, au respect de l’« autre », à la solidarité entre les populations, à la transition écologique, à la participation citoyenne via le référendum d’initiative, aux débats constructifs et propositions concernant l’enseignement, l’économie, la mobilité…

    Il reste à espérer que cette initiative, que suivra de très près Fréquence Terre,  ne soit pas récupérée puis étouffée par des politiciens passés maîtres pour privilégier leur propre intérêt ou celui de leur parti au détriment des citoyens.



    https://www.frequenceterre.com/mp3/chronique-1970-01-01-01-00-00-pierre-Federation-citoyenne.mp3

    [1] 5 et 6 janvier 2019.
    2 min
  • Naissance d’une Fédération citoyenne nationale

    Lors des récentes élections municipales belges, les électeurs, pour qui le vote est obligatoire, eurent la possibilité de soutenir une cinquantaine de listes citoyennes exclusivement composées de candidats non inféodés à un parti politique. « Ils ont apporté un vent de fraîcheur », souligna le quotidien La Libre Belgique.[1]

    Quelque quatre-vingts personnes furent élues et l’idée d’un regroupement sous une même bannière est née. Elle se concrétisera le dimanche 20 janvier 2019 lors d’une assemblée constituante avec une charte s’articulant autour des Droits de l’être humain, de l’éthique politique, de la participation limitée dans le temps (donc pas d’élus d’élection en élection, de père en fils…).

    Priorité, aussi, à la protection sociale, au vivre-ensemble, au respect de l’« autre », à la solidarité entre les populations, à la transition écologique, à la participation citoyenne via le référendum d’initiative, aux débats constructifs et propositions concernant l’enseignement, l’économie, la mobilité…

    Il reste à espérer que cette initiative, que suivra de très près Fréquence Terre,  ne soit pas récupérée puis étouffée par des politiciens passés maîtres pour privilégier leur propre intérêt ou celui de leur parti au détriment des citoyens.

    https://frequenceterre.com/wp-content/mp3/chronique-1970-01-01-01-00-00-pierre-Federation-citoyenne.mp3

    [1] 5 et 6 janvier 2019.

    2 min
  • Ridicule ou blague (à la belge): permis obligatoire pour détenir un chat ou un chien !

    Au nom du bien-être animal, le gouvernement wallon, et plus particulièrement son ministre social-chrétien Carlo Di Antonio, a décrété qu’à partir de ce 1er janvier 2019, un permis d’identification, donc de détention, sera obligatoire pour les chats et chiens.

    L’enregistrement est payant, bien sûr, et devait « permettre d’alimenter un Fonds de protection contre les abandons et la maltraitance dont pourront bénéficier les refuges », est-il spécifié.

     

    Si l’on comprend que la protection et le respect des animaux sont nécessaires dans notre société, cette disposition me fait surtout penser à un nouveau moyen pour ponctionner davantage dans le portefeuille des citoyens. Faudra-il bientôt un permis, payant, cela va de soi, pour faire un enfant ou respirer l’air, même polluée ?

     

    https://frequenceterre.com/wp-content/mp3/chronique-2018-12-29-09-00-00-pierre-Permis.mp3

     

     

     

     

    2 min
  • Trop d’incurie  : les citoyens contre-attaquent !

    Selon que la presse soit scotchée aux pouvoirs politiques via les subsides et aux multinationales via la publicité, ou moins frileuse en ce domaine, voire carrément indépendante comme Fréquence Terre et POUR, vous trouverez quelques lignes éparses ou une information parfaitement documentée sur ce qui attend les États en 2019.

    Petit rappel : si la température de la Terre augmente de deux degrés, les vagues de chaleur entraîneront annuellement plus de 130 000 décès supplémentaires en Europe, un abaissement de la productivité au travail de 10 à 15%, des dégâts de plus en plus dramatiques dus aux inondations et à la montée des mers et océans qui toucheront au moins 500 000 personnes, sans parler des sécheresses, pénuries d’eau…, selon le Centre de recherche européen.

    Bref, trop de laisser-aller et de fausses promesses, c’est trop de dangers à l’horizon tout proche !

    Stop !

    75 000 citoyens à la Manifestation pour le climat dans la capitale de l’Europe : à présent, ils contre-attaquent en justice !

    Alors, face à l’incurie des pouvoirs politiques et au je-m’en-foutisme intégral d’industriels, de leurs lobbyistes et actionnaires, des citoyens contre-attaquent.

    Ils le font de manière structurée et parfaitement légitime, en déposant des plaintes collectives en bonnes et dues formes auprès de la Justice contre les États, au motif de carence face aux catastrophes actuelles et aux menaces qui pèsent de plus en plus sur les populations.

    Cette réaction citoyenne prend de l’ampleur et je mets en exergue trois exemples bien précis pour illustrer mon propos.

    D’abord, en soulignant que l’association néerlandaise Urgenta a obtenu gain de cause auprès d’un tribunal en obligeant l’État hollandais de relever ses objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre.

    Ensuite, en Belgique, quelque 52 000 citoyens attaquent en justice les quatre gouvernements (le fédéral et trois régionaux) responsables de la politique climatique, alors qu’en France, c’est pas moins de près de deux millions de gens qui soutiennent le mouvement associatif « L’Affaire du siècle » qui, dans un premier temps, interpellent le président Macron, avant d’éventuellement porter plainte pour négligence et non respect de l’obligation de protéger la population sur les plans environnementaux, de santé publique, de sécurité…

    Pensons, ici, que, malgré les officielles réclamations de pays voisins (tels l’Allemagne et le Grand-Duché de Luxembourg) et de dizaines de milliers de citoyens, l’État belge se moque carrément que plusieurs des centrales nucléaires disséminées sur son territoire, présentent des fissures et autres problèmes depuis des années !

    Réconfortant

     Mais, ce qui est réconfortant dans toute cette problématique vitale, c’est la réaction de la Cour européenne des droits de l’être humain qui donne raison aux plaignants en jugeant, je cite « que la protection de la vie et de la santé suppose la protection de l’environnement »[1]

    Assurément, cette mobilisation citoyenne ne peut que réjouir toute l’équipe de Fréquence Terre qui, depuis des années, œuvre dans ce sens.

    Et, surtout, qu’on se le dise : en se mobilisant, il y aura moyen de mettre au pas, autant que faire se peut, politiques et décideurs et, bien entendu, les écolosceptiques.

    https://frequenceterre.com/wp-content/mp3/chronique-2018-12-29-09-00-00-pierre-Trop-d-incurie.mp3

    [1] Le Soir, 26 décembre 2018.

    5 min
  • Notre après-mort : une première mondiale écologique !

    À Bruxelles, une remarquable première mondiale qui touche tous les êtres humains (hommes, femmes, jeunes, adultes, toutes les nationalités, conditions familiales, sociales…), alors, que la Wallonie tergiverse et surprend et qu’en France le problème est loin d’être résolu, tout cela méritait un reportage sur Fréquence Terre. Explications par Pierre Guelff.

    – J’ai 72 ans et, si l’espérance de vie pour les hommes est de 80 ans, j’ai une épée de Damoclès qui pend au-dessus de la tête avec insistance depuis une décennie, nous expliqua Ghislain A., retraité bruxellois. Il y a une décennie, la mort me frôla, je fus opéré cinq fois, dont une fois, in extremis, à cœur ouvert. Tous les jours, j’ingurgite dix médicaments, certains aux effets secondaires pénibles, je suis strictement un régime alimentaire et pratique une activité physique journellement. Je suis sous contrôle médical régulier et je tente d’avoir encore une vie sociale. Cependant, je vis dans un stress permanent de mort imminente. Conscient de cette situation et par respect pour mes proches, j’ai tout préparé : déclarations officielles d’euthanasie et dispositions pour mes funérailles. Et c’est ici, au XXIe siècle, que ce fut un réel problème ajoutant de l’angoisse à l’angoisse. Alors, depuis des années, j’ai interpellé des politiciens, tous partis confondus, sur le principe qu’on ne leur donne pas notre voix lors des élections, mais qu’on la leur prête et que le rôle d’un citoyen est aussi de participer à la vie en société en dehors du passage aux urnes. Heureusement, depuis le 9 novembre 2018, je suis soulagé.
    Mourir, puis donner la vie
    Il ne s’agit pas de science-fiction mais d’un véritable ultime acte citoyen… qui se prépare. Outre l’enterrement ou la crémation, pourquoi ne pas envisager l’humusation, processus naturel de décomposition jugé nettement plus respectueux de la nature ? Humusation qui est enfin prise en considération par des autorités belges.
    Humusation ? Si tout un chacun connaît les termes inhumation, crémation, dispersion des cendres, columbarium…, celui d’humusation est peu connu ou mal perçu de la quasi-totalité de la population. L’expérience auprès de médecins et d’autorités, pas du tout au courant de la signification de ce terme, en fait également foi[1]. Les animateurs de la « Fondation Métamorphose »[2], éclairent notre lanterne.
    – Quel est le principe de base qui guide les partisans de l’humusation ?
    – Régénérer et protéger la terre coûte que coûte. Aujourd’hui, même si on a été écologique toute sa vie, d’office on pollue la terre lorsqu’on la quitte. Le modèle qui nous inspire est celui de parcelles boisées qui restent autofertiles si l’homme n’intervient pas dans ce processus naturel, bien sûr. Tout peut donc continuer à pousser et à vivre en harmonie tant que la microfaune qui vit en aérobie dans les premiers centimètres du sol peut recycler  dans l’humus tous les restes de ce qui a été produit, sans engrais, ni pesticides chimiques…
    – Quel est le rôle de votre fondation ?
    – Nous avons créé la « Fondation d’utilité publique Métamorphose » afin de rendre légale une pratique pour une après-mort 100% écologique. Ainsi, nous proposons une nouvelle option pour prendre soin de nos défunts dans le plus grand respect des êtres vivants et de la terre. Parce que nous pensons aussi aux générations futures, que nous avons la volonté de rester écologiques après notre passage sur terre, que les cycles de la nature nous montrent comment renaître et que nos corps sont un potentiel de vie et de fertilité extraordinaires.
    – Dans votre manifeste, vous évoquez un enjeu crucial. Quel est-il ?
    – L’enjeu climatique est crucial pour l’avenir de l’humanité tout entière. Si nous n’agissons pas, la terre va devenir une planète morte. Il est fondamental pour évoluer et survivre à la crise en tous sens qui agite notre planète, de changer notre façon d’agir et de voir le monde. Et la vie et sa fin en font partie.
    – Comment agir et répondre concrètement à votre constat ?
    Pour un départ vers une nouvelle vie, tout en écologie et non en pollution ! (Photo PGf)– Au-delà de la vision habituelle de l’écologie qui vise à réduire l’impact de notre empreinte négative sur l’environnement. Dans l’esprit C2C, ce qui signifie « du berceau au berceau », en augmentant notre empreinte positive sur l’environnement, pas seulement en termes d’écologie, mais du point de vue sociétal en entier. Réduire son empreinte écologique, c’est ce que permet, entre autres, cette nouvelle pratique funéraire, l’humusation, basée sur la permaculture. Pour un départ vers une nouvelle vie.
    – Venons-en, alors, à votre projet.
    – Il faut tout d’abord savoir que la pratique de l’humusation comprend un espace de mémoire et de recueillement, appelé le Jardin-Forêt de la Métamorphose, dans lequel les amis et la famille du défunt pourront le saluer, selon le rite qui leur conviendra. Le Jardin-Forêt c’est le lieu ou le défunt va reposer, un lieu de recueillement fleuri et boisé. Le jour de la cérémonie, un hommage pourra avoir lieu et être rendu là, en présence de sa famille et de ses amis et connaissances.
    – Concrètement en quoi cela consiste-t-il ?
    – Le corps du défunt sera placé au milieu d’une butte de copeaux de bois d’élagage d’environ 3 m³  dans lequel il sera composté en humus sain et vivant. Selon les croyances et traditions du défunt et de sa famille, une croix (ou autre symbole) ou une stèle en bois sera implantée pendant cette phase capitale de transformation. Bien entendu, ce seront des fleurs naturelles, que l’on trouvera lors des cérémonies, et au Jardin-Forêt,  pas des fleurs en plastique ou couvertes de pesticides ou d’insecticides. La permaculture permet tout cela très facilement, avec une profusion de fleurs été comme hiver. Il s’agit d’un processus contrôlé de transformation des corps par les micro-organismes dans un compost composé de broyats de bois d’élagage, qui transforme, en 12 mois, les dépouilles mortelles en humus sain et fertile. La transformation se fera hors sol, le corps étant déposé dans un compost et recouvert d’une couche de matières végétales broyées que les humusateurs ajusteront pour en faire une sorte de « monument vivant ».  En une année, l’humusation du défunt, réalisée sur un terrain réservé et sécurisé qui aura pour nom « Jardin-Forêt de la Métamorphose », produira +/- 1,5 m³ de « super-compost ».
    – S’il fallait résumer l’humusation, comment l’évoqueriez-vous ?
    Document www.humusation.org– L’humusation crée un humus riche, utilisable pour améliorer les terres. Un processus de remise à la terre doux, respectueux de la personne et durable. Pour être complet avec ce qui précède, je précise que l’Association Française d’Information Funéraire (AFIF) a calculé qu’une crémation rejette environ 160 kg de gaz à effet de serre, 39 kg pour une inhumation, mais qu’au bout d’une cinquantaine d’années ce chiffre passe à 170 kg, voire 570 kg avec le caveau et le monument en granit. Une autre catastrophe écologique, est le nombre important de problèmes de santé relevés aux abords des 150 crématoriums français. Donc, la décision en faveur d’une législation de l’humusation est entre les mains des politiques.
    Première mondiale bruxelloise, aberration wallonne et léthargie française
    Des milliers de citoyens convaincus par ce processus depuis trois ou quatre ans, ont entrepris toutes les démarches officielles (testament, déclaration à la Commune ou à la Mairie…) pour que leur volonté d’humusation soit prise en considération. Dans la foulée, certains, comme Ghislain A., ont directement interpellé maintes autorités politiques compétentes en la (dernière…) demeure. Résultat de cette longue lutte écocitoyenne ?
    Le jeudi 19 juillet 2018, la presse relayait un communiqué du ministre-président bruxellois Rudi Vervoort. Extrait : « La législation sur ces matières datant de 1971, il était indispensable de moderniser le tout afin que chaque citoyen puisse faire son choix le moment venu. De nouvelles techniques ont vu le jour en matière de sépultures et nous avons décidé de les autoriser. La refonte de ce texte est une plus-value afin de respecter toutes les convictions religieuses et philosophiques reconnues. » Cette ordonnance autorisait également l’humusation (une première mondiale !) ou l’aquamation. Cela a été voté à l’unanimité ce 9 novembre dernier. Vote suivi d’applaudissements sur tous les bancs ! C’est historique !
    Quant à la Région wallonne, elle fit savoir, par l’entremise de Carlo Di Antonio, ministre régional de l’Environnement, qu’elle accordait un subside à la faculté des bioingénieurs de l’UCL afin de développer un programme de recherche sur cette pratique funéraire. Et, c’est ici que l’on assiste à une aberration de dimension !
    Humusation : l’être humain n’est pas un cochon ! (Photo-montage : PGf-MPP)Alors qu’un très récent sondage de La Libre Belgique[1], fait état de 92,7% de gens désireux de transformer leur corps en compost après leur mort (« Une pratique éco-responsable et sensée »), ladite faculté de l’UCL a décidé d’effectuer ses études durant deux ans, la première année étant réservée à placer un… cochon dans le compost ! Réaction pleine d’incompréhension de Francis Busigny, fer de lance de la Fondation d’utilité publique « Métamorphose » :
    – Oser exiger un certificat d’aptitude pour la micofaune du sol, sans qui les couches de notre planète n’auraient jamais pu être autofertiles pour nourrir tous les êtres vivants depuis des milliards d’années et, alors que des tests fiables ont déjà été réalisés sur des animaux, petits et grands, que nous avons réuni une diversité de plus de vingt-cinq experts en compostage qui attestent publiquement que l’humusation va garantir une réelle protection de l’environnement et exclure tous les risques en matière de salubrité publique, là, je pense que l’on vient de toucher le summum de l’arrogance, voire de la bêtise humaine !
    En France, le site Simplifia se disant « la référence du funéraire » est claire : « L’humusation est une alternative verte aux funérailles traditionnelles. Ce nouveau concept n’est pour l’instant autorisé nulle part. En France, seules l’inhumation et la crémation sont légalement acceptées. »
    Urgences
    Cette information relevée début novembre 2018 est donc à mettre à jour, puisque la Région de Bruxelles-Capitale (plus d’1,2 million d’habitants, 19 communes et quelque 25 cimetières et crématoriums) vient d’autoriser l’humusation. À présent, autorités et politiciens wallons, français et du monde entier peuvent s’appuyer sur cette réglementation officielle de la Capitale de l’Europe en tant que jurisprudence et n’ont plus aucune raison de refuser cette avancée majeure en matière de protection de l’environnement et du droit des citoyens.
    Si l’urgence écologique n’est plus à démontrer tant notre planète va mal, l’urgence est cependant aussi devenue importante aux yeux de personnes âgées (ou atteintes d’une maladie dite incurable, par exemple) qui ont l’humusation pour dernière volonté et qui attendent le bon vouloir desdits politiques pour être assurées que leur dépouille puisse donner du sens à leur après-vie.
    En somme, une course contre-la-montre pour la protection d’un environnement qui en a un besoin vital, parallèlement à une urgence pour satisfaire l’ultime et légitime volonté de milliers de citoyens responsables.
    Sigle Fondation Métamorphose (Photo : www.humusation.org)Les avantages de l’humusation

    Contrairement à l’enterrement : pas de cercueil, de frais de pierre tombale, de caveau, d’embaumement, d’ajout de produits nocifs, de pollution des nappes phréatiques par la cadavérine, la putréscine, les résidus des médicaments, les pesticides, les perturbateurs endocriniens…

    Contrairement à l’incinération : pas de rejets toxiques dans l’atmosphère et les égouts, de consommation déraisonné d’énergie fossile, de location de columbarium, de détérioration des couches superficielles du sol lors de la dispersion des cendres…

    [1] 25 octobre 2018.
    (2) Fondation Métamorphose : www.humusation.org et Facebook.
    Musique : http://www.michaelmathy.be/#music

    https://www.ecolodio.com/wp-content/uploads/Humusation-2018.mp3

     

    18 min
  • L’ACTU : Triomphe électoral des Verts en Belgique !

    Le chroniqueur de Fréquence Terre en terre bruxelloise écologiste.Unanimité de tous les partis en lice et des observateurs politiques : le parti écologique belge (créé en 1980, puis scindé en « Écolo » francophone et « Groen » (« Vert ») néerlandophone, militant souvent sous une même étiquette), a fait un triomphe aux élections communales (municipales) dans maintes régions de Belgique (dimanche 14 octobre 2018).

    Les titres et commentaires de la presse écrite et des médias radiotélévisés sont explicites à ce sujet, tel celui du quotidien généraliste « Le Soir » avec « Une vague verte sur Bruxelles » (photos ci-contre), ce que confirme le journal économique « L’Écho » avec « Vague verte ».
    Le site d’Écolo, quant à lui, ne va pas les contredire et clame « Ils l’ont fait ! Merci à tous nos candidat.e.s d’avoir provoqué cette vague verte ! »
    Plusieurs communes seront même dirigées par des Verts et de nombreuses autres verront les écologistes entrer en force dans les majorités.
    Aussitôt les résultats connus, des commentaires ont fusé face à cette indiscutable victoire électorale des écologistes et, bien entendu, un argument tendancieux ou fallacieux parmi eux afin d’amoindrir ce succès : « Il s’agit d’un vote de rejet des partis traditionnels plus que de conviction ».
    Cet argument n’est donc pas crédible, comme le prouve notre reportage à Woluwe-Saint-Pierre, plus de 40 000 habitants « commune  résidentielle parmi les plus huppées de la capitale et de la Belgique »[1] où les écologistes passent de 10 à 20% des voix !
    Il y a donc bien une réelle prise de conscience de nombreux citoyens sur l’urgence climatique et la protection de notre planète et il reste aux politiciens « verts » à ne pas les décevoir !

    [1] Wikipedia, 2018.

    https://frequenceterre.com/wp-content/mp3/chronique-2018-10-20-09-00-00-pierre-Ecolo.mp3
    3 min
  • L’ACTU : Triomphe électoral des Verts en Belgique !
    https://frequenceterre.com/wp-content/mp3/chronique-2018-10-20-09-00-00-pierre-Ecolo.mp3
    Le chroniqueur de Fréquence Terre en terre bruxelloise écologiste.

    Unanimité de tous les partis en lice et des observateurs politiques : le parti écologique belge (créé en 1980, puis scindé en « Écolo » francophone et « Groen » (« Vert ») néerlandophone, militant souvent sous une même étiquette), a fait un triomphe aux élections communales (municipales) dans maintes régions de Belgique (dimanche 14 octobre 2018).

    Les titres et commentaires de la presse écrite et des médias radiotélévisés sont explicites à ce sujet, tel celui du quotidien généraliste « Le Soir » avec « Une vague verte sur Bruxelles » (photos ci-contre), ce que confirme le journal économique « L’Écho » avec « Vague verte ».

    Le site d’Écolo, quant à lui, ne va pas les contredire et clame « Ils l’ont fait ! Merci à tous nos candidat.e.s d’avoir provoqué cette vague verte ! »

    Plusieurs communes seront même dirigées par des Verts et de nombreuses autres verront les écologistes entrer en force dans les majorités.

    Aussitôt les résultats connus, des commentaires ont fusé face à cette indiscutable victoire électorale des écologistes et, bien entendu, un argument tendancieux ou fallacieux parmi eux afin d’amoindrir ce succès : « Il s’agit d’un vote de rejet des partis traditionnels plus que de conviction ».

    Cet argument n’est donc pas crédible, comme le prouve notre reportage à Woluwe-Saint-Pierre, plus de 40 000 habitants « commune  résidentielle parmi les plus huppées de la capitale et de la Belgique »[1] où les écologistes passent de 10 à 20% des voix !

    Il y a donc bien une réelle prise de conscience de nombreux citoyens sur l’urgence climatique et la protection de notre planète et il reste aux politiciens « verts » à ne pas les décevoir !

     

    [1] Wikipedia, 2018.

    3 min
  • Reportage : Délectation et coup de colère « écologiques »
    https://frequenceterre.com/wp-content/mp3/chronique-2018-09-29-09-00-00-pierre-Bray.mp3

     

    Ce reportage à Bray-Dunes est à double face, car après la délectation au cœur de la remarquable Dune Marchand de la Réserve naturelle nationale, un peu plus loin, à la Dune Le Perroquet faisant partie de l’Espace naturel du Nord, j’ai fait demi-tour sur un coup de colère.

    Un panneau annonçait « Travaux de restauration écologique », ce qui méritait des applaudissements et, à côté de lui, un autre, scandaleux. « Aujourd’hui chasse en cours ! » recommandant à la prudence.

    Dès lors, je fais l’impasse sur cette Dune du Perroquet !

    Pour présenter la Dune Marchand, voici des extraits du site web des Réserves naturelles de France : « La dune Mar­chand est si­tuée sur le lit­to­ral de la Mer du Nord à l’est de Dun­kerque. Elle fait par­tie des Dunes de Flandres. Elle forme un mi­lieu na­tu­rel et di­ver­si­fié en évo­lu­tion per­ma­nente.

    La va­riété des mi­lieux at­tire une faune très di­ver­si­fiée. Dans les mares, zones re­fuges, de nom­breux am­phi­biens pro­fitent de la nour­ri­ture : on y dé­couvre les cra­pauds ca­la­mite, les tri­tons crê­tés ou en­core les gre­nouilles rousses ac­com­pa

     gnées de quelques li­bel­lules. Au prin­temps, on peut re­con­naître le chant du ros­si­gnol phi­lo­mèle dis­si­mulé dans les four­rés.

    Avec près de 400 es­pèces, ce site abrite une flore très va­riée. L’oyat ou l’ar­gou­sier, l’élyme des sables : bien que rare sur ce site, il est bien adapté aux ter­rains salés du bord de mer. Son sys­tème ra­ci­naire per­met de pré­ser­ver la dune de l’éro­sion. Ce qui est appréciable.

    Sur la dune em­bryon­naire, on trouve quelques plantes pion­nières adap­tées à un taux de sa­li­nité im­por­tant comme le chien­dent et le ca­ki­lier ma­ri­time.

    La dune grise doit son nom aux cou­leurs pré­do­mi­nantes des mousses et des li­chens. Leur ins­tal­la­tion évite l’éro­sion du sol et per­met la fixa­tion du sable. Ces mi­lieux sont néan­moins très fra­giles : un pié­ti­ne­ment trop sou­vent ré­pété me­nace les es­pèces pré­sentes.
    Consti­tuée de pe­louses rases, la dune grise ac­cueille des vé­gé­taux adap­tés aux condi­tions par­ti­cu­liè­re­ment sèches du mi­lieu : c’est ce qui ex­plique la pe­tite taille des plantes. Leurs feuilles sont sou­vent ra­mas­sées, poi­lues et char­nues comme celles des grosses plantes. Ces adap­ta­tions leur per­mettent de ré­sis­ter au vent, à la sé­che­resse et à l’air salin. Ah ! Comme la nature est belle !

    Le tra­quet mot­teux est aussi un oi­seau de la dune grise. Au sein des mas­sifs du­naires, on trouve des mi­lieux hu­mides ap­pe­lés « pannes », to­ta­le­ment dif­fé­rents de dunes grises. Ces mi­lieux sont tout aussi ex­cep­tion­nels au ni­veau éco­lo­gique. »

    Bien entendu, la présence de Fréquence Terre-Écolodio réside dans le fait d’attirer l’attention sur le respect et l’entretien de ce site exceptionnel que, quelques chiffres mettront davantage en lumière : la flore comporte 337 espèces, de l’oyat piquant à la gentiane, en passant par le peuplier, l’aulne, le frêne, l’orne, des plantes boréales, des orchidées…

    Et la faune recense 162 espèces de vertébrés, 6 amphibiens, 140 espèces d’oiseaux dont 35 nicheurs, du rossignol au pinson.

    Et, cerise sur le gâteau, c’est aussi un lieu de reproduction du phoque veau-marin.

    Alors, bonne visite respectueuse de ce trésor de Dame Nature !

     

    4 min
  • Rencontres  avec Riccardo Petrella, figure emblématique de l’altermondialisme et Christine Mahy, porte-parole de la lutte contre la pauvreté

    C’est dans le cadre d’une journée de débats organisée par POUR, média libre et indépendant avec qui Fréquence Terre-Écolodio tisse des relations confraternelles, que nous avons rencontré Riccardo Petrella, figure emblématique de l’altermondialisme, mais, aussi, Christine Mahy, porte-parole de la lutte contre la pauvreté, et d’autres intervenants,  au sujet d’enjeux sociétaux, politiques, économiques, sociaux et, bien sûr, écologiques qui en font partie intégrante.

    Voici des extraits significatifs, et parfois décapants, des six à sept heures de ce forum militant et fraternel.

    Jean-Claude Garot et Riccardo Petrella

    Jean-Claude Garot, cheville fondatrice de POUR explique : « Quand on voit la politique de Trump, celle d’Erdogan et de tas d’autres pays, y compris la Chine, qu’on voit comment l’évolution se fait et à quelle vitesse, nos responsabilités sont de plus en plus grandes d’être capables de soutenir des luttes, d’être un porte-voix dans notre société en se demandant comment davantage de citoyens peuvent s’emparer du débat politique. » Il termine son introduction par ce cri du cœur : « Alors, nous allons créer le futur ensemble ! »

    Mainmise capitaliste sur le « vivant »

    Riccardo Petrella, 77 ans, possède un curriculum vitae long comme un jour sans pain : politologue et économiste italien, docteur en sciences politiques et sociales, professeur d’écologie humaine, fondateur du Comité international pour un contrat mondial de l’eau, c’est-à-dire, qu’il est un ardent défenseur du droit universel et prioritaire à l’accès à l’eau, initiateur du Groupe de Lisbonne où il est question d’écocitoyenneté, de démocratie, il est résolument contre la marchandisation du monde.

    Défenseur du bien commun contre la privation des ressources vitales pour l’homme, bref, c’est une figure emblématique de l’altermondialisme, un mouvement qui se traduit par une recherche d’alternatives à l’ordre international du commerce et de la finance qui, selon des sources fiables[1], est  marquée par une culture libertaire ou l’écologie radicale par certains aspects.

    Pierre Guelff et Riccardo Petrella

    La situation catastrophique que le monde connaît actuellement sur les plans de l’environnement, de la liberté de la presse, du droit des citoyens, de la démocratie…, n’est pas le fruit du hasard et Riccardo Petrella y apporte quelques explications :

    « Je pense que la gauche est responsable de la nouvelle dévastation et destruction du vivre-ensemble, même si elle n’est pas la seule. Après les années soixante-dix, elle a commis une erreur historique en adhérant à la thèse que, à la base de toute innovation individuelle et collective, il y a la science. Surtout, une science devenue de plus en plus technologique.

    La gauche n’a pas proposé une alternative au rôle des sciences technologiques dans l’évolution des sociétés humaines, acceptant qu’elles soient la source du progrès social et humain.

    Cette troisième révolution scientifique et technologique, celle du monde américo-sciento-technologique, a donc envahi nos médias, écoles, universités…

    Dans les années quatre-vingt-dix, la gauche chanta en chœur la nouvelle ère, celle de la globalisation, y compris la mainmise sur le « vivant » et, à présent, l’intelligence artificielle. Les vrais seigneurs de la vie sont les industries agro-chimiques-pharmaceutiques et jamais la gauche ne protesta, aucune mobilisation contre tout ça !

    Pour elle, ce processus de la globalisation est inévitable. Elle est comme la pluie. Tu ne peux rien faire contre elle, qu’avoir un parapluie.

    Et, alors, s’en suit l’idéologie de la compétitivité, le principe du marché comme élément naturel du vivre-ensemble, et, aussi, elle ne fut jamais capable de lutter contre la guerre. Elle accepta les guerres, d’où la logique de l’appauvrissement  et de l’inégalité, et, en réponse, développe l’aide, l’aide et encore l’aide, alors qu’il faut faire sortir les gens de cette situation de pauvreté et d’inégalité, d’une prison, en somme… »

    Jean-Claude Garot   résuma cette première intervention : « La gauche est grandement responsable de l’évolution contemporaine des rapports de force et de l’évolution de la société. L’élitisme scientifique reconnu et accepté depuis l’époque des Lumières a abouti à ce qu’une minorité de personnes imprime l’ensemble du processus économique, politique et social, qu’il y a eu transformation avec l’usage d’un vocabulaire qui dénature les rapports d’analyse et puis cette complicité à la participation de la gauche à la gestion du capitalisme ».

    « Tout ça dans un confort ouaté… »

    Christine Mahy est assistante sociale de formation, présidente du Réseau belge de lutte contre la pauvreté, docteur honoris causa à l’Université de Liège en septembre 2018, elle déclara à son tour : «  Je ne suis pas une intellectuelle et n’ai pas de théorie sur la gauche, mais je constate l’acceptation des inégalités, l’appauvrissement structurel installé et accepté. On considère des gens, ceux traités d’incapables, de poids lourds, d’incompétents, d’inadaptés…, comme des objets utiles appauvris qui font vivre des secteurs de notre société. On a décidé de vider les droits des gens en les remplaçant par des sparadraps compensatoires, on organise, systématise, structure, fixe même dans des lois, le fait qu’il y ait une population grandissante de gens qui a faim. On a intégré l’idée de parler de banques alimentaires, de restos du cœur, d’aide sociale, de la pauvreté intégrée comme un objet. Des gens sont devenus des objets et tout cela s’installe dans un confort ouaté. Alors, des gens de gauche disent que j’ai un discours destructeur en déclarant tout ça… »

    Après toutes ces constations, comment réagir ? Réponse de Christine Mahy :

    Christine Mahy est également chroniqueuse à POUR

    « Chaque fois qu’on met en place quelque chose, qu’on réfléchit, on doit se poser la question du droit pour les gens et ne pas dire qu’ils sont un problème, ont des défauts… On doit penser en termes de réduction des inégalités, comment rééquilibrer les choses (…) Ainsi, je viens d’apprendre avec bonheur que les transports en commun de Dunkerque vont être gratuits et le maire explique que c’est, bien sûr dans le cadre de l’environnement, mais également dans celui de la justice sociale (…)

    Cependant, on exige encore trop de ceux qui ont déjà trop et d’être plus vertueux que ceux qui ont tous les moyens de faire des efforts !

    Ce n’est pas une question simple, parce que ça demande une autre temporalité, un autre rythme, d’autres endroits où se trouver, mais, en définitive, c’est l’affaire du Parlement, de l’agora… »

    De bonnes choses, connaissance et conscience

    Deux remarques parmi bien d’autres participants à cette journée POUR (ci-dessous des extraits, mais le podcast est plus explicite pour les trois prochaines interventions) :

    « La pensée dominante est la pensée de la classe dominante, celle qui a besoin d’exercer son pouvoir, donc de contrôler les esprits. »

    « Beaucoup de bonnes choses ont eu lieu depuis 1970. Je crains de voir beaucoup de gens aveugles par rapport à ce qui va bien. Il y a aussi des chiffres positifs sur l’évolution de l’humanité en matière d’accès à l’éducation, à l’eau, à l’alimentation, à l’information, il y a diminution de la mortalité infantile et augmentation de la durée de vie. Même le monde de tués sur la planète a diminué. Bien sûr, il reste des inégalités… »

    Conclusion humaniste de Riccardo Petrella :

    « Le problème de l’exclusion mondiale et celui du développement écologique est immense et c’est vrai qu’on ne peut pas tout attribuer à la gauche et l’incapacité de le résoudre (…) Le débat sur la science et la technologie ne peut pas faire l’économie sur l’imaginaire, donc sur la conscience. Celle-ci vient avant la connaissance !

    C’est pour cela que je continue de dire que la gauche s’est trompée. Elle n’a pas été capable de dire que la connaissance est un instrument, alors que l’émotion, la passion, la compassion, la joie, l’amitié, l’amour…, ça, c’est avant la connaissance elle-même ! »

     

    Photos : Marie-Paule Peuteman, Fréquence Terre-Écolodio.

    [1] Voir « Altermondialisme » à Wikipedia, 2018.

    24 min
  • À la découverte de fantastiques transmission et savoir-faire

    Le concept de Journées du Patrimoine est également d’application en Wallonie et les nombreux Français qui résident en Belgique ou la visitent, ne pourront qu’être intéressés par le thème « Valorisation et sauvegarde du Patrimoine », plus particulièrement développé au « Village des Métiers du Patrimoine » ayant pour magnifique slogan « Transmission et savoir-faire » qui se tiendra les 8 et 9 septembre 2018 à Court-Saint-Étienne, à quelques pas de la célèbre abbaye de Villers-la-Ville, là où Victor Hugo dessina les ruines, écrivit un graffiti célèbre pour vilipender, je cite, ces fats et sots touristes qui abîmaient les lieux : « Je suis venu, j’ai vu, j’ai pleuré » et qui, dans la foulée, prit comme modèle un sombre et sordide cachot situé dans l’enceinte sacrée pour le transposer dans son roman « Les Misérables ».

    Mais, pour en revenir au « Village du Patrimoine  et de la Transmission du Savoir-faire des métiers d’arts », c’est l’événement qui réunit l’ensemble des professionnels de la valorisation, restauration, de la conservation des biens culturels. Il réunira un ensemble d’exposants sur un espace de 3.200 m² d’exposition répartis en trois espaces. De plus, un espace atelier/démonstration et un espace de  conférences seront prévus pour les professionnels et le grand public.

    L’entrée y sera gratuite pour découvrir des couvreurs, zingueurs, peintres, mosaïstes, décorateurs de toitures, charpentiers, menuisiers, ébénistes, marqueteurs, serruriers, ferronniers, tourneurs, également des tailleurs et sculpteurs de pierre, doreurs, professionnels du cuir et du textile,                          facteurs d’instruments, restaurateurs d’antiquités et d’objets d’art…

    Pour davantage d’informations, consultez le site web. : www.vimepa.be

    3 min

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