Commentaires sur :

Commentaires sur :

By Eau – Fréquence TerreScienceNature
Download on the App Store

Commentaires sur : episodes

  • Une agriculture bio pour préserver l’eau
    Direction la Basse Normandie cette semaine, et plus précisément dans le bassin de la Rouvre.
    Depuis plusieurs années, les eaux de cet affluent de l’Orne sont périodiquement affectées par des teneurs en pesticides qui dépassent les seuils de potabilité pour l’alimentation humaine. Les analyses régulières de la DDASS montrent que les taux sont particulièrement forts en période de traitement des cultures et après de fortes précipitations. Dans ce bassin faiblement peuplé et industrialisé, la pollution est d’abord d’origine agricole.
    En 2005, la Fédération Régionale des CIVAM, les Centres d’Initiatives pour Valoriser l’Agriculture et le Milieu rural, a entrepris d’inciter une dizaine d’agriculteurs à changer leur système d’exploitation. En partenariat avec l’Agence de l’Eau Seine Normandie, la Fédération a proposé aux exploitants d’opter pour une mutation globale de leurs pratiques. Du diagnostic à la réalisation, les volontaires ont été accompagnés tout au long de leur démarche.

    Pour Fabienne Bois, la directrice de la Fédération Régionale des CIVAM, l’idée principale de cette action est d’avoir une approche globale de la réduction des pollutions de l’eau liées aux activités agricoles.

    "Il faut faire évoluer la conduite des systèmes vers des systèmes fourragers à base d’herbe économe et autonome. Pour cela, l’action mise en place consiste à faire un diagnostic de l’exploitation puis identifier des pistes d’évolutions vers un système d’agriculture durable tout en analysant la faisabilité technique et économique.

    Le diagnostic de l’exploitation permet de faire l’état des lieux du fonctionnement de l’exploitation et les propositions formulées concernent la conduite globale de l’exploitation en s’interrogeant sur l’assolement, les niveaux de production, les conduites des cultures… tout en préservant la rentabilité de la ferme.

    Il s’agit d’une première expérience dans ce domaine en Basse Normandie. En effet, les actions généralement menées pour la protection de l’eau ne ciblaient qu’une partie des pratiques des éleveurs (hormis les mises aux normes) ou une petite partie de l’exploitation (parcelles à proximité directe du captage), alors qu’ici, c’est une remise en question de la globalité du fonctionnement de l’exploitation qui est proposée"

    Ces expérimentations vont servir de référence pour permettre de développer ce type d’action sur tout le territoire bas-normand, avec, comme clef d’entrée, la protection de la ressource en eau.

    Pour en savoir plus :

    * La Fédération Nationale des CIVAM (Centres d’Initiatives pour Valoriser l’Agriculture et le Milieu rural)


    * Le Civam Basse Normandie

    [youtube]http://youtu.be/1dhRrqbr9qk[/youtube]
    4 min
  • Pour une politique de l’eau dépendante du Ministère de l’Ecologie

    Et si la politique de l’eau en France dépendait du Ministère de l’Ecologie ?

    Alors la Cour de Justice de l’Union Européenne vient à nouveau de condamner la France pour non-respect de la directive nitrates, l’UFC Que Choisir demande que soit revu complètement le système de gestion de l’eau en France. L’association fait le constat que l’échec de la politique française de l’eau est cuisant. Selon elle, la France est incapable de respecter le droit européen de l’environnement.

    L’état des zones sensibles est un révélateur. L’UFC Que Choisir souligne que la moitié du territoire agricole est classé en zone vulnérable du fait de fortes pollutions en nitrates. Nappes phréatiques, fleuves et rivières sont rongés par les pesticides. Ces polluants sont présents dans 91% des eaux de surface.

    © UFC Que Choisir

    Pourtant, une gestion responsable de la ressource serait possible. Il faudrait pour cela aider le monde agricole à limiter les épandages d’engrais et de pesticides. Mais les collectivités territoriales, sous la pression de ce monde agricole, préféreraient, toujours selon l’association, une coûteuse dépollution des eaux. Un effort qui se monterait à plus d’un milliard d’euros par an, financé à 90% par le consommateur !

    Pourtant, ces consommateurs sont présents dans les instances locales et nationales en charge de la protection de l’eau. Ces instances seraient à même de faire des propositions pour réformer le système. Mais les conditions de délibération de ces comités ne seraient pas propices à des débats éclairés.

    Les associations de consommateurs dénoncent des parodies de concertation. Le plus souvent, les documents nécessaires à la compréhension des dossiers sont délivrés en séance, et sont très techniques. D’où une quasi impossibilité de prendre position de manière avisée. Dans un quart des structures, les décisions importantes seraient même expédiées en moins d’une heure, et même, pour un tiers d’entre elles, sans réel débat contradictoire !

    Autre point qui soulignerait le simulacre de concertation : la représentativité des usagers dans ces instances. Le nombre de sièges qui leur sont dévolus reste très faible. Dans le Comité de bassin « Seine Normandie » par exemple, il n’y aurait que 10 représentants associatifs sur 180 membres, soit seulement 6% du total ! Difficile, dans ces conditions, d’avoir un poids reconnus dans les prises de décisions.

    Pour faire face à cette gestion confisquée, l’UFC Que Choisir en appelle donc à une refonte du système de gestion de l’eau, et demande notamment que cette gestion soit exclusivement dirigée par les représentants du Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable, que ce soit au niveau national que local. Car ce Ministère est le seul pouvoir qui soit en mesure d’imposer une gestion rigoureuse de l’eau, réellement indépendante des pressions de certains lobbys.

    Reste à savoir maintenant, compte tenu des derniers rebondissements au sein de ce Ministère, si la nouvelle équipe aurait les coudées franches pour assumer une telle responsabilité, et si les moyens d’appliquer un tel contrôle leur seraient donné. Après la coupe sombre de 7% du budget du Ministère et le limogeage express de l’ancienne Ministre, Delphine Batho, il n’est que peu probable que l’environnement en général, et la gestion de l’eau en particulier, soit une préoccupation majeure du gouvernement.

    – Pour aller plus loin :

    • UFC Que Choisir
    • Pesticides : Officiellement mauvais pour la santé
    • Cour de Justice de l’Union Européenne – La France condamnée
    • 4 min
    • Eaux de baignades européennes : vers l’excellence !
      Le climat actuel nous ferait presque oublier que l’été approche à grands pas et avec lui la perspective des vacances et le secret espoir d’aller se rafraichir au bord de l’eau pour supporter une éventuelle canicule…

      Alors certes, la chaleur espérée n’est pas encore certaine, mais pour autant, chacun d’entre nous apprécient ce moment de détente, si celui-ci peut se dérouler dans une eau de bonne qualité.

      Pour nous aider à choisir le lieu idéal pour ces instants relaxants, l'Agence européenne pour l'environnement vient de publier son rapport annuel sur la qualité des eaux de baignade en Europe. 22 000 plages côtières et sites en eaux intérieures de toute l'Europe sont ainsi passés au crible des analyses.

      Au final, 94 % de ces sites de baignade sont conformes aux normes minimales de qualité de l'eau. Cette qualité serait même excellente sur 78 % d’entre eux.

      L’Agence européenne dresse un palmarès des pays les plus performants en la matière et c’est au Luxembourg ou à Chypre qu’il faut aller si l’on veut être sûr de la plage sur laquelle on va. Là bas, tous leurs sites de baignade répertoriés présentent une excellente qualité de l'eau.

      Huit autres pays figurent en haut de ce classement. Ainsi 97% des plages de Malte sont excellente, tout comme 95% des sites en Croatie, 93% en Grèce, 88% en Allemagne. Le Portugal, l'Italie, la Finlande  et l'Espagne peuvent s’enorgueillir d’avoir plus de 80% de leurs plages jugées excellentes. (Portugal 87 %, Italie 85 %, Finlande 83 % et l'Espagne 83 %).

      Quant à la France, seules 60% de ses plages sont distinguées comme étant dotées d'une eau d'excellente qualité.

      © Agence européenne pour l'environnement

      En dehors de ce palmarès, le rapport note une augmentation constante du nombre de site respectant les normes minimales de qualité. En un an, 2% de plages supplémentaires ont ainsi satisfait ces normes.

      Cette amélioration générale notée par le rapport ne doit pas masquer que près de 2 % des sites de baignade situés en bord de mer, de lacs ou de rivières, présentent une qualité insuffisante des eaux. Les pourcentages les plus élevés de lieux non conformes en 2012 étaient ceux de la Belgique, avec 12 % de ses plages, des Pays‑Bas, 7 %, et du Royaume-Uni, 6 %.

      Au-delà de la bonne qualité des eaux de baignade, le rapport de l’Agence européenne met aussi l’accent sur la nécessité d’avoir une eau propre et non polluée pour nos écosystèmes et l'utilisation de l'eau domestique ou industrielle.

      Une eau de baignade irréprochable ne signifie pas nécessairement que la qualité de cette eau est suffisamment bonne pour l’environnement. La bonne gestion de la ressource est donc essentielle pour soutenir le développement humain et économique et pour préserver les fonctions vitales de nos écosystèmes aquatiques. L'eau est une ressource précieuse et tout doit être mis en œuvre pour la protéger pleinement.

      L’Agence européenne ne se limite donc pas à un constat qualité, mais émet également des directives à destination des Etats membres afin de prévenir les pollutions. Et elle joue aussi un rôle d’information auprès des citoyens.

      Alors si vous souhaiter trouver votre lieu de baignade de cet été, rendez-vous sur le site de l'Agence européenne pour l'environnement où vous pourrez consulter des cartes interactives et même commenter personnellement le petit coin de plage que vous aurez fréquenté.
      4 min
    • Solidarit’eau Suisse : solidaire du développement

      Droit humain fondamental, l’accès à l’eau potable n’est pas, on le sait, une réalité partout dans le monde. Un habitant sur 5 ne peut bénéficier du précieux liquide.


      La communauté internationale s’est fixée un objectif ambitieux pour 2015 : réduire de moitié le nombre de personnes ne pouvant accéder à cette eau vitale.

      Pour réussir ce défi, de nombreuses initiatives se développent un peu partout… Multiplier les projets d’adduction d’eau et soutenir leur réalisation, c’est le but d’une initiative née Suisse, « Solidarit’eau Suisse ». Véritable château d’eau de l’Europe, la Suisse occupe une place privilégiée dans le monde. Ce qui fait dire aux promoteurs du projet, que la Confédération a de ce fait des obligations morales vis-à-vis des pays en voie de développement. Le mot solidarité n’est pas là part hasard…

      Outre le fait d’avoir de l’eau en abondance, la Suisse a aussi le savoir faire et les moyens d’offrir à chaque ménage helvétique un service de qualité constante. Un confort que les communes suisses sont invitées à partager avec des régions moins bien loties.


      Solidarit’eau permet à ces communes de soutenir des projets d’adduction d’eau dans les pays en développement. Il s’agit en fait d’une plate-forme d’échange, où les communes intéressées peuvent aisément trouver des projets d’adduction d’eau qu’elles sont à même de soutenir.

      Deux manières de procéder leur sont proposées : soit choisir un projet d’adduction d’eau à soutenir selon ses souhaits, en tenant compte du pays visé, du nombre de bénéficiaires et des possibilités financières de la commune. Ou bien mettre en place une collaboration suivie avec une commune ou un service des eaux dans un pays en développement, afin de conclure un partenariat.

      Des partenariats qui ont déjà permis de mener quelques expériences et d’engranger des premiers succès. Des projets d’adductions d’eau sont ainsi soutenus à Madagascar, et un partenariat fonctionne également avec une commune du Togo…

      Tous ces projets sont menés en collaboration avec des ONG helvétique, telle la Croix Rouge suisse, le Comité suisse de l’Unicef ou des association comme Swissaid ou Helvetas…

      A travers ces actions, Solidarit’eau entend établir des partenariats durables avec les communes des pays visés. Il s’agit non seulement de mener à bien un projet lié à l’eau, mais aussi d’enrichir les deux partenaires sur le plan humain et culturel. Un travail de longue haleine qui exige un investissement pérenne.

      Sans eau, pas de vie… La demande est grande, les projets nombreux et le besoin d’aide et de partenaires important…

      Solidarit’eau eau attend donc toutes les bonnes initiatives, et les soutiens… des communes suisses pour l’instant…. Mais pourquoi ne pas imaginer une même initiative en France…

      0 min
    • Qualité de l’eau en France : agir maintenant pour les générations futures !

      L’eau que nous consommons est de bonne qualité, mais cela va-t-il durer ?


      C’est la question qui ressort de la grande enquête menée par la Fondation France Libertés et le magazine 60 Millions de consommateurs, « Qualité de l’eau – Opération transparence« . Les résultats confirment l’inégalité d’accès à une eau de qualité en France.

      Les analyses effectuées révèlent en effet des traces de pesticides et de médicaments jusque dans certaines eaux en bouteilles.

      La ressource en eau n’est épargnée nulle part… et l’inquiétude reste réelle.

      Emmanuel Poilane, le directeur de France Libertés.

      « Trouver des micro-traces de résidus dans les eaux en bouteille est une surprise. Cela doit nous poser des questions sur nos activités humaines… les médicaments, l’agriculture… Il faut changer nos modes de fonctionnement pour être plus respectueux de la nature. »

      Malgré les contrôles, les polluants restent présents, comme l’atrazine, un désherbant soluble dans l’eau. Très persistant dans l’environnement, il est pourtant interdit depuis 2001. Un phénomène qui doit faire prendre conscience de l’enjeu à changer nos comportements pour les générations à venir…


      Emmanuel Poilane.

      « Le temps humain n’est pas le temps de la reconstitution de la ressource en eau. Trouver des traces de polluants plus de 10 ans après n’est pas étonnant. Il faut que l’on s’intéresse au temps long. L’engagement politique sur la protection de la ressource ne doit pas être vu comme quelque chose d’immédiat pour l’immédiat, mais comme quelque chose qui se construit maintenant pour les générations futures. C’est une réflexion sur notre société, et sur la façon dont on souhaite mettre en œuvre une autre civilisation, pas seulement pour nous mais pour nos petits enfants. »

      Changer nos pratiques afin de préserver la ressource, c’est l’objet du manifeste que publie France Liberté et 60 millions de Consommateurs…


      Mieux partager les informations, mettre à plat les normes de qualité, accentuer la solidarité entre les territoires, telles sont les urgences demandées par les deux organisations qui réclament également l’organisation d’assises nationales de l’eau, afin de mener une réflexion sur le long terme sur la gestion de la ressource.

      Un manifeste sur lequel nous reviendrons la semaine prochaine.

      0 min
    • Journée Mondiale de l’eau – 22 mars 2013 : La coopération à l’honneur !

      Le 22 mars, c’est la Journée Mondiale de l’Eau. Et comme chaque année depuis 1993, cette journée est l’occasion d’attirer l’attention sur l’importance de l’eau douce, sa gestion et son accès pour tous.

      783 millions de personnes n’ont toujours pas accès à l’eau potable. 2,5 milliards ne bénéficient pas d’installations sanitaires de base. Et 2 millions d’enfants de moins de 5 ans meurent chaque année de maladies dues au manque d’hygiène et à l’insalubrité de l’eau.


      Alors que l’accès à l’eau potable et à un assainissement de base a été reconnu comme un Droits de l’Homme par l’ONU en 2010, cette comptabilité met en évidence l’urgence d’une plus grande coopération entre pays du Nord et du Sud pour réduire ces inégalités.

      Pour ses 20 ans, cette [Journée Mondiale de l’Eau>http://www.pseau.org/fr/observatoire/international/grands-rdv/JME-2013] s’est donc placée sous le signe de cette coopération internationale.


      Céline Noblot est la Responsable du Pôle Promotion de la Solidarité Internationale de l’Eau au pSEau, le Programme Solidarité Eau. Elle souligne que cette coopération n’est pas seulement l’apanage des Etats ou des organisations internationales. Les collectivités locales ou les ONG peuvent soutenir des projets locaux d’accès à l’eau et faire profiter de leurs expertises les collectivités du Sud qui mettent en place des services publics de l’eau.

      Avec ces coopérations, c’est l’eau du Nord qui finance l’eau du Sud. Mais pour pouvoir agir au Sud, il faut sensibiliser au Nord.


      Cette Journée Mondiale est donc l’occasion de rencontres, de débats, d’expositions, d’animations, un peu partout en France pour ouvrir enfants et parents à la protection de la ressource en eau en France, et aux enjeux de l’accès à l’eau dans les pays du Sud.

      A St Malo vous pourrez marcher pour financer un forage au Sénégal…

      A Bourges, l’association Medina vous invite à se tiendra une conférence sur la situation de l’eau en Palestine et dans les pays voisins.

      Et dans 30 villes de France c’est l’ONG Action Contre la Faim qui organise un immense jeu de l’oie pour sensibiliser le grand public sur cet accès à l’eau et à l’assainissement.

      Temps de sensibilisation et pourquoi pas temps d’engagement, cette Journée peut également permettre à chaque citoyen d’agir concrètement, en faisant pression par exemple sur ses élus pour qu’ils investissent dans la coopération. Mais comme le rappelle Céline Noblot, chaque habitant peut également contribuer à des projets au Sud via sa facture d’eau et le « 1% solidaire » ou Loi Oudin-Santini qui autorise les collectivités territoriales françaises, les établissements publics intercommunaux et les syndicats des eaux et/ou d’assainissement à mobiliser jusqu’à 1% de leur budget eau et assainissement pour financer des actions de coopération internationale dans ces secteurs.

      0 min
    • L’eau de Nice en régie publique – Primevère, le salon militant

      Offrir un service identique à tous, au même tarif, le plus bas possible, tel est le souhait de Christian Estrosi, le maire de Nice, qui vient d’annoncer le choix de la municipalité de reprendre dans le giron public la gestion de l’eau de l’agglomération. Un choix historique puisque Véolia, ancienne Compagnie générale des Eaux, détenait la délégation de service public depuis 1864.

      Outre Nice, cette décision concerne les communes de Beaulieu-sur-Mer, Villefranche-sur-Mer, Eze, Cap-d’Ail et la station de ski d’Isola 2000.


      Toutes ne délaisseront pas Véolia en même temps. Le passage en régie publique se fera progressivement en fonction des échéances des différents contrats de délégation de service public. C’est ainsi qu’Isola 2000 sera la première à basculer le 1er juillet 2013, suivie par Beaulieu-sur-Mer, Villefranche-sur-Mer, Eze et Cap-d’Ail en septembre 2014. Nice n’abandonnera la délégation qu’à compter du 4 février 2015.

      Un choix au final logique au regard des différentes villes qui composent la métropole Nice Côte d’Azur. Sur les 46 communes, 27 sont déjà passées en régie publique.

      Le changement de gestion ne changera rien pour les personnels qui, comme l’assure Christian Etrosi, « seront tous intégrés dans la nouvelle régie et bénéficieront toujours de la convention collective des métiers de l’eau à laquelle les salariés du délégataire sont actuellement soumis, afin de préserver leurs droits. »


      La décision ne deviendra effective que le 28 mars prochain, lors du vote du conseil métropolitain.

      Avec Nice, c’est un signal fort pour tous les partisans d’un retour de la gestion publique de l’eau. La cinquième ville de France montre le chemin pour toutes les municipalités désireuses de s’affranchir du privé, pour une gestion plus juste de la ressource, au bénéfice des usagers.

      —-

      Une eau publique, bien vital commun, qui sera au cœur d’un colloque « Eau et Energie » le 15 mars prochain à Marseille.


      Organisée par la Fondation Danielle Mitterrand – France Libertés et l’ONG Green Cross France et Territoires, cette rencontre tentera d’apporter un éclairage différent sur les interactions entre eau et énergie. Car l’eau est au cœur de tous les modes de production énergétique. Ce n’est pas un simple facteur de production, mais un bien indispensable à la vie de toutes les espèces vivantes. Une eau source de vie dont l’usage domestique doit être prioritaire sur tous les autres usages. Une priorité qui doit se retrouvée dans l’élaboration des politiques énergétiques.

      Le colloque se déclinera autour de différentes tables rondes telles que les enjeux sociétaux de l’eau et l’énergie ou les solutions énergétiques à choisir pour protéger le bien commun et garantir le droit à l’eau.

      —-

      Enfin notez, si vous êtes dans la région lyonnaise cette semaine, que le 27ème Salon Primevère se tiendra au parc des expositions Eurexpo les 8, 9 et 10 mars. Le salon-rencontres de l’alter-écologie se distingue chaque année par son engagement militant pour un autre modèle de société. Au travers des exposants présents sur le salon, mais aussi par ces conférences, ateliers, débats, ou par son mode de fonctionnement, Primevère est le rendez-vous incontournable de tous ceux qui veulent donner du sens à leur quotidien.


      © Association Primevère

      « On est tous dans le même bateau » est le sous titre du salon cette année…


      « Notre mode de vie, dominé par la technologie, l’instantanéité et l’artificialisation, nous a laissé croire que nous n’avions plus besoin de la nature », écrit Alain Dorieux, le président de l’association Primevère dans son édito du salon. « Nous devons construire un nouveau contrat naturel et social basé sur le respect du bien commun », insiste-t-il.

      Parmi les rencontres programmées, signalons la conférence intitulée « L’eau pour tous », qui insistera sur cette eau, bien commun de l’humanité qu’il convient de protéger des convoitises des multinationales ou de l’agriculture. Des actions citoyennes, individuelles ou collectives seront proposées pour œuvrer à sa préservation.

      0 min
    • SOS LOIRE VIVANTE- retour à un estuaire vivant

      Cela fait 20 ans que l’association SOS Loire Vivante bataille contre le projet d’extension portuaire de Donges-Est afin de préserver l’estuaire de la Loire.


      Cette zone naturelle est alors menacée par les projets de bétonnages qui mettent en péril l’écosystème des rives du fleuve.

      Un espace naturel d’une grande richesse comme le rappelle Christophe Dougé, le délégué de SOS Loire Vivante…

      « En 1989, l’estuaire de la Loire a le statut de « zone naturelle d’intérêt écologique faunistique et floristique ». L’Etat diligente un groupe d’experts pour produire le rapport « Les oiseaux de l’estuaire. Inventaire pour l’application de la directive CEE 79/409 », inventoriant et hiérarchisant les zones importantes pour les oiseaux sur l’estuaire de la Loire et constituant la base scientifique de la délimitation de la Zone de Protection Spéciale, L’Etat et le Port Autonome de Nantes-Saint-Nazaire perçoivent les conclusions de ce rapport comme pouvant contrecarrer les projets d’extensions portuaires. Pendant des années, l’Etat se gardera de rendre public ce rapport et même de le prendre en compte dans ses décisions estuariennes. »



      ©SOS Loire Vivante

      Après 20 ans de bataille acharnée, entre tribunal administratif et commission européenne, SOS Loire Vivante et ses partenaires ont obtenu l’abandon du projet d’extension portuaire à Donges-Est. 2 600 m de rives naturelles de l’estuaire vont être ainsi sauvées du béton.

      « Le 12 juin 2009, le conseil de surveillance du Grand Port Maritime de Nantes-Saint-Nazaire a validé son nouveau plan stratégique, construit dans le dialogue avec son conseil de développement au sein duquel LPO Loire-Atlantique, Bretagne Vivante et SOS Loire Vivante ont accepté de participer. Il a décidé l’abandon du projet d’extension portuaire à Donges-Est. »

      Le principe du retour à un estuaire vivant est en place avec pour but la restauration des fonctionnalités écologiques, la qualité de l’eau, et la recréation des espaces naturels inutilement remblayés.

      0 min
    • Journée Mondiale des Zones Humides 2013

      Les zones humides protègent notre eau.


      Etangs, lagunes, marais salants, mares, marais, ruisseaux, tourbières, vallées alluviales, prairies inondables, ces coins de nature abritent une biodiversité exceptionnelle. Ces milieux, où nichent de nombreuses espèces végétales et animales, jouent un rôle primordial dans la régulation de la ressource en eau, l’épuration et la prévention des crues.

      La préservation de ses zones est ainsi un enjeu majeur tant environnemental, économique que social.

      Cela fait maintenant 40 ans que la France s’est engagée à préserver ces zones en signant la Convention Internationale de Ramsar, du nom de la ville d’Iran où elle a été signée le 2 février 1971.


      Et comme chaque année, c’est ce 2 février 2013 que se tient la Journée Mondiale des Zones Humides.

      L’occasion de mettre en lumière ce monde méconnu afin de sensibiliser le public aux valeurs et aux avantages de ces milieux.

      2013 étant l’Année Internationale de la coopération dans le domaine de l’eau, cette journée doit permettre à tous de travailler pour les zones humides afin de convaincre ceux qui gèrent l’eau que ces zones ne sont pas des concurrentes pour l’eau…


      Au contraire, comme le rappelle Anada Tiéga, le Secrétaire général de la Convention de Ramsar sur les zones humides, « elles sont des éléments essentiels de l’infrastructure aquatique, fournissant et stockant l’eau douce et propre. »

      La gestion de l’eau dans les zones humides est une problématique tant pour les usagers que pour les espèces animales et végétales qui dépendent de la ressource en eau.


      Exposer ce sujet au grand public favorise la mise en lumière du travail des gestionnaires, des usagers, des élus mais également des scientifiques pour la préservation et la restauration du milieu.



      Carte interactive des animations

      En quoi les zones humides protègent-elles l’eau ? Quelle est la place de l’eau et des milieux aquatiques dans notre société ? Qui sont les acteurs de la gestion de l’eau ? Quelles sont les clefs d’une gestion durable de l’eau et des zones humides en France ? Autant d’énigmes pour le grand public que cette journée va tenter d’éclairer au travers d’innombrables animations, un peu partout sur le territoire.


      Conférences débats, expositions photos, sorties nature, théâtre, conte, projection de films ou dégustations, le choix est vaste et les lieux de rencontres nombreux.

      Dans le Rhône, vous pourrez par exemple débattre de la gestion de l’eau dans le Beaujolais, à Poule-lès-Echarmeaux, découvrir ces zones au détour d’une exposition à Lyon ou partir à la rencontre des oiseaux d’eau hivernants à Décines-Charpieu.


      En Seine et Marne, vous aurez le choix entre une visite naturaliste à Congis sur Therouanne, la découverte de la Frayais du Marais de Savins ou aller observer les oiseaux de la Bassée, à Jaulnes.

      Vous êtes un peu sportif ? Alors direction Saint Denis du Payre, en Vendée où une ballade à vélo vous emmènera à la découverte du Marais Poitevin.

      Vous souhaitez mettre la main à la pâte ? Allez prendre part au nettoyage des abords de la lagune de Thau, à Marseillan dans l’Hérault, nettoyer les déchets du grand ramier de Fenouillet en Haute Garonne, ou restaurer la végétation des berges et fossés des cours d’eau du territoire de Rochefort, en Charente Maritime.

      Et si vous préférez découvrir par le palais la richesse de ces zones, une dégustation de fruits de mer vous attend à Vendres, dans l’Hérault.

      Pour découvrir ces zones humides, prendre conscience de leur rôle primordial dans notre environnement et participer à leur préservation, rendez-vous sur le site des Zones Humides ou sur le site de la Convention de Ramsar.

      0 min
    • 2013 – Des écogestes à adopter toute l’année

      Une nouvelle année est souvent le moment de prendre de bonnes résolutions.


      Faire du sport, arrêter de fumer, faire attention à sa ligne, manger plus équilibré et des produits plus sains, bio pourquoi pas… Préférer les produits locaux, les transports en commun plutôt que la voiture, ou faire la chasse au gaspillage, chez soi et au travail… gaspi d’électricité ou gaspi d’eau…

      Mais comme souvent, ces bonnes résolutions n’ont qu’un temps… on y pense les 15 premiers jours de l’année, et puis l’habitude reprend le dessus, on cède à la facilité… Alors face à cette routine du quotidien, il est peut-être bon de rappeler quelques gestes responsables pour préserver la nature en général, et notre ressource en eau en particulier.

      Rappelons déjà que nous consommons en moyenne 137 litres d’eau par jour, soit l’équivalent d’une baignoire entière ! Sur ces 137 litres, 40 % sont utilisés pour notre toilette, 20% partent dans les sanitaires et 13% servent à laver notre linge.


      Seulement 7% de cette consommation passent dans notre alimentation.

      Pour la maitriser, voir la réduire, simplement, il faut penser en premier lieu à l’observer, régulièrement, afin de déceler les éventuelles fuites qui pourraient exister sur les robinetteries ou sur les chasses d’eau.

      Le simple goutte-à-goutte d’un robinet peut représenter 100 litres d’eau perdus par jour, et la chasse d’eau qui coule toute la journée peut engloutir jusqu’à 600 litres en 24h. Pour limiter les fuites, une traque de tous les joints défectueux est impérative.

      Dans les WC, la chasse d’eau à double débit s’impose. De 12 litres, ce ne seront que 3 ou 6 litres qui seront consommés.


      Il existe même des systèmes de chasse d’eau à double impulsion qui ne déverse que ce qui est nécessaire. On peut décider ainsi plus précisément du volume d’eau voulu. De même, des réducteurs de pression peuvent être installés sur les robinets.

      Le chauffe-eau et les tuyaux doivent être correctement isolés afin de permettre à l’eau chaude d’arriver plus vite, et ainsi de réduire la consommation d’eau et d’énergie par la même occasion.

      Le matin, préférons la douche au bain. Le confort de la baignoire engloutit entre 120 et 200 litres ! Sous la douche, seulement 50 litres d’eau sont nécessaires à condition bien sur de ne pas y rester des heures ! Avec le plaisir en plus d’un réveil revigorant, même en hiver…

      Et lorsque nous nous lavons les mains ou les dents, inutile de laisser couler le robinet en même temps…

      Dans la cuisine, pour faire la vaisselle, il faut une certaine dose d’organisation. A la main, mieux vaut remplir les bacs méthodiquement pour le lavage et le rinçage au lieu de laisser se déverser ce gros filet d’eau… La vaisselle n’en sera pas moins propre.


      Et si l’organisation de l’évier est un trop gros casse-tête, reste le lave-vaisselle. Une vaisselle à la main d’environ 12 couverts requiert 30 à 80 litres d’eau, selon son organisation, tandis que le lave-vaisselle consomme seulement de 15 à 19 litres d’eau, à condition d’être mis en route en pleine charge.

      Idem pour le linge. Le programme « éco » du lave-linge est préférable… Un lave linge à ne faire tourner qu’en pleine charge plutôt qu’en demi-charge.

      Si la voiture nécessite un coup de frais, mieux vaut lui faire sa toilette dans les stations de lavage. Ce ne sont que 60 à 110 litres d’eau qui seront utilisés contre 200 litres pour un lavage maison, à moins d’être très doué. Mais là, il y a le risque de déverser les produits lessiviels dans les égouts. Ce qui n’est pas du meilleur effet !


      Et pour l’arrosage du jardin, un récupérateur de pluie sera du meilleur effet. Ce qui évitera d’utiliser l’eau potable pour les plantations.

      La consommation d’eau est maintenant contrôlée ? Reste à faire attention à ce qui se déverse dans les canalisations ou les égouts. Les produits toxiques, phytosanitaires, les restes de peinture ou de vernis ou les huiles de vidange sont un poison pour l’environnement.


      Pour les produits ménagers, de l’eau chaude vinaigrée pour laver les vitres est aussi efficace qu’un produit du commerce. Pour le reste du ménage, mieux vaux privilégier les détergents et les déboucheurs d’origine végétale ou ceux mentionnant un Ecolabel.

      Pour un évier bouché, une bonne vielle ventouse pour le soulager est aussi efficace que les produits corrosifs.

      Enfin prenons garde à ce que nous jetons et où nous le jetons. Ne pas se débarrasser des médicaments n’importe où. Relâchés dans la nature sans traitement, les médicaments bouleversent l’écosystème. Rapportons-les plutôt chez le pharmacien.


      Et d’une manière générale, ne confondons pas les WC avec une poubelle. Mégots, serviettes hygiéniques, applicateurs de tampon en plastique, préservatifs, sont la plaie des fosses sceptiques et perturbent le bon fonctionnement de la station d’épuration.

      Voilà donc pour ces quelques bonnes résolutions à tenir tout au long de l’année, à la maison, comme en vacances…


      Beaucoup d’autres petits gestes « éco-responsables » existent… De quoi soulager le porte monnaie tout en préservant notre ressource vitale.

      Une très bonne année 2013 à tous… Une année éco-responsable !

      0 min

    About Commentaires sur :

    From the publisher's feed

    La Radio Nature • Info environnement, musiques du monde, ambiance Nature

    More shows like Commentaires sur :

    Commentaires sur : by Littérature Sans Frontières – Fréquence Terre

    Commentaires sur :

    0 Listeners

    Commentaires sur : by Humeur Verte – Fréquence Terre

    Commentaires sur :

    0 Listeners