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By Eau – Fréquence TerreScienceNature
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  • 2013 : année internationale de la coopération dans le domaine de l’eau

    2013 a été proclamée par les Nations Unies, « Année internationale de la coopération dans le domaine de l’eau ».


    Orchestrée par l’UNESCO, les évènements qui auront lieu cette année auront pour objectifs de sensibiliser la planète aux défis que représente la gestion de l’eau au niveau mondial.

    Face à un accroissement de la demande d’accès à l’eau, à une répartition toujours inégale des ressources, à des services d’approvisionnement défaillants et à un réseau d’assainissement encore absent de nombreuses régions, la nécessité de partager techniques, expériences, et savoirs, est des plus urgentes.

    La coopération dans le domaine de l’eau recouvre de multiples aspects : culturels, éducatifs, scientifiques, sociaux, politiques, mais aussi religieux, éthiques, juridiques, institutionnels et économiques.


    Cette approche multidisciplinaire est la seule qui peut permettre une compréhension commune des besoins et des défis liés à l’eau et ainsi assurer à cette coopération le succès dans le temps.

    Tout au long de l’année, les discussions entre Etats membres permettront de mettre en relief l’histoire des initiatives réussies de coopération dans le domaine de l’eau. Elles devront aussi identifier les nouvelles questions tout aussi urgentes comme l’éducation à l’eau, la diplomatie de l’eau, ou la délicate approche des eaux transfrontalières.


    Cette année internationale de la coopération dans le domaine de l’eau verra donc l’organisation de nombreux évènements à travers le monde. Education, culture, égalité entre les sexes, sciences, ou prévention et résolution des conflits seront au cœur des discussions.

    L’un des points d’orgue de cette année sera la traditionnelle « Journée mondiale de l’eau« , célébrée le 22 mars 2013, et consacrée également à la coopération.


    Enfin, la « Semaine Mondiale de l’eau« , qui se déroule chaque année à Stockholm, mettra l’accent sur les programmes internationaux dans le domaine de l’eau et du développement. Cette semaine se déroulera du 1er au 6 septembre 2013.

    La gestion de l’eau, au niveau national cette fois, c’est la grande enquête menée actuellement par les Agences de l’eau.


    Après 2005 et 2008, c’est la troisième fois que les français sont amenés à donner leur avis sur la manière de gérer la ressource.

    Dans chaque bassin hydrographique, la consultation porte sur les grands enjeux de l’eau et des milieux aquatiques.

    Cette grande enquête doit permettre de fixer les grandes orientations pour une gestion équilibrée de la ressource en eau, ainsi que les actions à réaliser pour atteindre le « bon état » des eaux exigé par la directive cadre européenne sur l’eau.

    Cette consultation est accessible jusqu’au 30 avril 2013 sur les différents site des agences de l’eau.

    On termine notre premier rendez-vous de l’année en musique avec un extrait de la chanson « Porte l’eau« , présentée en ouverture du dernier Forum Mondial de l’Eau, en mars 2012, à Marseille.


    Issue du collectif « Marseille rêve », la chanson « Porte l’eau » est interprétée par Erick Benzi et les enfants des écoles et des collèges de Marseille, accompagnés par le Bamboo Orchestra.



    “Porte l’eau” du collectif « Marseille rêve »

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  • Eaupen, le recensement des points d’accès à l’eau en ville !

    Chacun en a surement déjà fait l’expérience au détour d’une balade en ville par grosse chaleur : difficile de trouver à se désaltérer facilement. A moins d’aller à la supérette du quartier pour acheter une bouteille d’eau de source, trouver de l’eau accessible au détour d’une rue n’est pas la chose la plus aisée…


    Pour remédier au problème, l’association Eaupen vient de mettre en ligne une plateforme collaborative destinée à recenser et localiser les points d’eau disponibles en France. Elle souhaite ainsi offrir à chaque citoyen la possibilité de trouver de l’eau, où qu’il soit, et lui éviter d’avoir à acheter une bouteille en plastique. Elle permet ainsi de minimiser la production de déchets.

    Ces accès publics existent, encore faut-il en connaitre leur situation.


    Lancée en 2011, Eaupen a déjà convaincu Paris de lui fournir les lieux d’implantation des points d’eau publics. Rennes et Montpellier lui ont déjà emboité le pas.

    – Samuel Degrémont est le cofondateur d’Eaupen.

    « On est en général assez proche d’une fontaine, mais on ne le sait pas forcément. Environ 500 points d’eau publics existent à Paris. A Rennes, il y a déjà une trentaine de points de recensés, et une cinquantaine sur Montpellier. L’idée est donc d’être le lieu de mise à disposition du public des fontaines en accès libre… »

    Des points d’eau à Puteaux, en Charente ou encore dans le Vercors sont déjà venus augmenter la liste.

    L’implication des services municipaux est l’un des moyens mis en œuvre par Eaupen. Mais l’association entend aussi mettre à contribution chaque citoyen au moyen de l’application téléchargeable pour téléphone mobile. Chacun pourra signaler une fontaine et enrichir la base de données disponible sur internet.

    Au-delà du simple espace public, Eaupen souhaite aussi convaincre les établissements privés de s’associer à la démarche. Car la lutte contre les déchets doit concerner aussi les boutiques, les bars, ou les restaurants. Tous ces partenaires privés sont aussi sollicités dans ce repérage citoyen.

    « On fait rentrer des gens dans ces établissements pour prendre un verre d’eau en échange un contact se noue avec des personnes qui ne seraient pas forcément rentrées. Ce travail de partenariat est menée avec touts sortes de boutiques. Ce n’est pas réservé aux enseignes d’alimentation ou de restauration. »

    Cet état des lieux permet aussi de répondre à une exigence de service public et d’offre sociale : l’accès des plus démunis à une eau gratuite.


    L’association a été présentée dans un guide édité à l’occasion du Forum Mondial de l’eau comme une démarche qui peu permettre aux plus démunis d’avoir cet accès à l’eau.

    « Les plus démunis n’ont pas forcément d’accès au téléphone mobile, mais les travailleurs sociaux pourraient leur indiquer où ils peuvent trouver de l’eau en cas de besoin… »

    Economie financière pour le consommateur… économie de déchets aussi… les bouteilles en plastique représentent chaque année plus de 230 000 tonnes de déchets, dont la moitié seulement est recyclée.

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  • La poésie au service de l’eau

    Mettre la poésie au service de l’eau. C’est la démarche initiée par un collectif d’artistes belges qui ont décidé de mettre leur art au service de cette eau, si précieuse, qu’il convient de célébrer.


    Des écrivains, des poètes, des musiciens, aidés de photographes, ou d’infographistes ont mis leurs talents en commun pour mettre en musique et en image des textes destinés à sensibiliser le plus grand nombre à la préservation de la ressource.

    Muriel Vigneron, la coordinatrice de ce collectif, revient, pour Frequenceterre, sur la génèse du projet.

    Mieux connaitre l’eau, apprendre à la découvrir, à la protéger, pour mieux la respecter et la rendre accessible à tous… Muriel Vigneron et ses amis posent un autre regard sur le monde à une époque où l’eau est au cœur des priorités de la planète, mais qui est aussi devenue un enjeu politique et économique.

    Avec ces contes musicaux, ils entendent prendre le temps d’aller à la rencontre de l’autre. Mémoire d’eau est l’album qui est né de ce travail qui devrait également déboucher sur des ateliers et des expositions dans les écoles belges pour transmettre aux enfants cette conscience écologique vitale.

    « L’eau est une priorité car il en va de notre survie », soulignent ces artistes qui nous proposent des petites vidéos venant illustrer ces contes aquatiques mis en musiques…


    La douleur de l’eau est l’un de ces textes… Une complainte de l’eau qui se meurt de ne pas être assez aimée des hommes, un conte écrit par Daisy Lewis…

    Mémoire d’eau est à découvrir sur le net notamment sur la page myspace mémoire deau.

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  • Régie publique de l’eau à Lyon : des enjeux capitaux

    Le 12 novembre prochain, le Grand Lyon décidera de son nouveau mode de gestion de l’eau pour les années futures.

    Véolia, Suez et la Saur se partagent la délégation de service public, depuis 30 ans. Cette délégation au privé à la faveur du maire de Lyon Gérard Collomb. Mais les partisans d’un retour en Régie Publique ne ménagent pas leur peine pour tenter de faire pencher la balance en leur faveur.


    Le Collectif Les Etats Généraux du Service Public 69 est à la pointe de cette mobilisation. Depuis un an, il multiplie les débats pour convaincre citoyens et élus de la nécessité d’un vrai débat sur la gestion de l’eau. Car les enjeux ne sont pas minces.

    Jean-Michel Drevon est l’animateur de ce Collectif.

    « Le contrat du Grand Lyon n’est pas une petite affaire.


    Les fermiers ont perdu Paris, ils vont perdre Toulouse, alors perdre ou pas Lyon n’est pas sans importance. C’est 1,3 millions d’habitant et 100 millions d’euros par an de contrat. Sur un contrat de 12 ans, c’est 1,2 milliards d’euros d’assuré ! »

    Le retour en Régie Publique s’accompagnerai, à terme, d’une baisse du coût de l’eau pour les usagers. C’est ce qu’argumente le collectif à l’incitative de la mobilisation, en s’appuyant sur l’exemple parisien.

    « Quand vous revenez en Régie Publique après 30 ans de délégation, vous ne savez pas dans quel état vous allez récupérer le patrimoine… Sur le Grand Lyon, le taux de renouvellement du réseau est de 0,5%. Pour renouveler l’ensemble du réseau, il faudrait 200 ans !


    Sur la communauté urbaine, il y a plus de 22% de fuites. Quand Véolia pompe 100 millions de mètres cube d’eau, il en distribue moins de 80. Où passent les 20 millions de mètres cube – qui représentent 20 millions d’euros environ ?

    Donc un retour en régie Publique se traduira dans un premier temps par plus d’investissement. Donc la baisse ne sera pas aussi forte immédiatement que ce qu’elle pourrait être. »

    A Paris, le prix de l’eau à commencer à baisser au bout d’un an une fois le constat fait des marges suffisantes qui étaient réalisées. Libéré de l’obligation de rémunérer les actionnaires, la communauté urbaine de Lyon doit à son tour se réapproprier l’ensemble de la gestion pour agir concrètement sur les coûts.

    « Cela coûtera moins cher parce que vous n’aurez pas à rémunérer les actionnaires. On nous dit : « Ces grands groupes ont une capacité de mutualisation au niveau national qui leur fait faire des économies d’échelle…. »


    C’est vrai, mais en même temps en partie faux. Car ces grands groupes peuvent passer des marchés sans appel public. Ils font marcher leur sous traitants. Quand Véolia affiche une marge de 12% annuel en 2011, la réalité est proche de 17 à 18% car ils font faire du bénéfice à des sous traitants qui n’apparaissent pas.

    En Régie Publique, il y a un appel à marchés à chaque fois que l’on fait des travaux. Le Grand Lyon reconnaît lui-même que quand il fait des appels à marchés avec les mêmes sous traitants que Véolia, il est 50% moins cher. »

    C’est donc en toute connaissance de cause que les élus communautaires devront se prononcer le 12 novembre prochain, aidés par l’action du Collectif Les Etats Généraux du Service Public 69.


    D’ores et déjà, la maire du 1er arrondissement, Nathalie Perrin-Gilbert, a a décidé de soutenir la gestion publique de l’eau, après avoir assisté au dernier débat du collectif ce samedi 13 octobre. Un collectif qui ne relâchera pas la pression si d’aventure la délégation de service public était reconduite. Jusqu’en 2015, tout reste possible…

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  • Vers une régie publique de l’eau à Lyon ?

    Cela fait près de 30 ans que la production et la distribution de l’eau à Lyon est confiée à un délégataire de service public…


    Le contrat des trois grands groupes privés, Véolia, Suez et la Saur, qui se partagent le marché lyonnais prendra fin en 2016, mais les discussions pour une prolongation de ces contrats sont déjà sur la table…

    Prolongation ou changement radical de gestion ?…

    Le Grand Lyon, la communauté urbaine lyonnaise, doit trancher le 12 novembre prochain.

    Une échéance qui mobilise les partisans d’un retour en Régie Publique qui s’activent déjà depuis plus d’un an pour que le débat sur la question ait lieu…

    Le Collectif Les Etats Généraux du Service Public 69 est à la pointe de cette mobilisation en faveur d’une gestion publique. Il pointe notamment le coût excessif de l’eau à Lyon. Selon de nombreuses études, la facture lyonnaise est l’une des plus chères de France.

    Jean-Michel Drevon est l’animateur de ce Collectif.

    L’eau du Grand Lyon en distribution est la 3° plus chère de France.


    Le prix de l’eau est dans la moyenne française (production distribution et assainissement.

    L’assainissement dans le Gd Lyon est en Régie Publique. C’est le moins chère de France et un des meilleurs de France.

    Un argument supplémentaire pour ramener l’ensemble de la gestion de l’eau dans le giron public.

    L’eau n’est pas une marchandise. Ce bien commun de l’humanité doit être public et géré comme tel. C’est l’un des arguments des partisans de la Régie Publique. Un argument entendu par le contribuable lyonnais pour qui le cout de l’eau n’est pas, spontanément, la première préoccupation.

    Alors que le maire de Lyon, Gérard Collomb s’est déjà dit plutôt favorable à un maintien de la délégation de service public, le collectif des Etats Généraux du Service Public 69 entend étendre le débat au-delà du cercle fermé des initiés. Car les lignes peuvent encore bouger…

    La pression a été portée sur les partis politiques, avec en vue la perspective des élections de 2014… Les partenaires politiques de Gérard Collomb sauront se montrer convaincants.


    On leur dit, le 12 novembre, repoussez la décision et ouvrez un véritable public…

    Un grand forum est organisé ce samedi 13 octobre, salle de la Mutualité dans le 3° arrondissement de Lyon, de 14h à 18h. 4 heures pour convaincre citoyens et élus de la nécessité d’un vrai débat sur la gestion de l’eau, pour que 12 novembre prochain, les élus communautaires prenne en compte tous les paramètres et se prononcent pour un report de la décision finale…


    Le temps d’un vrai débat citoyen.

    Un débat lyonnais sur lequel nous reviendrons la semaine prochaine, sur Frequenceterre.

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  • Action contre la Faim : 300 millions de héros

    Çà commence comme un match de foot que l’on s’apprête à regarder dans son fauteuil, ou entre amis dans un bar, avec quelques pizzas et des boissons. Bien installé, on s’enthousiasme à chaque action, on s’inquiète d’une baisse de régime, on s’esclaffe devant le but enfin atteint…


    Et puis il y a les images regardées par ces groupes de personnes réunis autour d’un même spectacle… Les commentaires se font plus précis… Et là, c’est à une émission de téléréalité que l’on a l’impression d’assister…

    Sur l’écran, une jeune haïtienne, un bidon à la main, tente de ramener de l’eau à sa famille, à son village…

    C’est la dernière campagne choc d’ACF, Action Contre la Faim… « 300 millions de héros ». Elle pointe l’urgence, toujours et encore, de donner accès à l’eau et à l’assainissement, partout où il n’y en a pas.

    L’eau est une urgence humanitaire. ACF rappelle que 300 millions de personnes affectées par les catastrophes naturelles, les conflits ou les épidémies ont un besoin urgent en eau et assainissement.


    D’ici 2015, c’est demain, le nombre de personnes affectées par des catastrophes climatiques augmentera de plus de 50%.

    Le changement climatique, la croissance démographique et l’urbanisation exacerbent les crises hydriques. 40% de l’expansion urbaine mondiale se fait sous forme de bidonvilles.

    Chaque année, ce sont 2,2 millions de personnes qui décèdent des suites de diarrhées, pourtant évitables.


    1,2 million des victimes de ces diarrhées sont des enfants de moins de cinq ans.

    Aujourd’hui, 884 millions de personnes ne bénéficient pas d’un accès adapté à une source d’eau potable, et 2,6 milliards d’êtres humains n’ont toujours pas accès à des installations sanitaires de base.

    Avec son programme Eau, Hygiène et Assainissement, les équipes d’Action Contre la Faim se mobilisent chaque jour afin que les personnes rendues vulnérables par une rupture brusque de l’approvisionnement en eau, et dépourvues d’hygiène, bénéficient de solutions adaptées.

    A travers plusieurs vidéos, ACF donne un coup de projecteur sur les actions mises en place aux quatre coins du globe. Et rend hommage aux acteurs locaux sur place, par le témoignage d’enfants impliqués dans l’approvisionnement quotidien en eau de leur village.

    A Oulan Bator, en Mongolie, Davaadalai Enkhnasan, 11 ans, s’occupe de l’approvisionnement en eau pour sa famille. Tous les jours il transporte 70 litres d’eau qui servent aux besoins quotidiens de la maison. Passionné de contorsion, il parle régulièrement d’hygiène avec ses amis de classe.

    A Susya, en Cisjordanie, Nagham, elle, sait très bien ce qu’elle veut : devenir médecin, et construire sa maison avec de l’eau courante. Et rêve d’une salle de bain avec de l’eau froide et chaude et de toilettes propres.

    A Hanlonli, au Burkina Faso, Polenli Tankoano, 12 ans, est responsable du club de santé scolaire de son école. Dans un monde idéal selon Polenli, il y aurait un forage dans chaque village pour que les enfants ne tombent pas malades.

    A Haïti, Djemahra, est une collégienne de 11 ans qui vit à Gonaïves, au nord du pays. Elle fait partie du comité d’assainissement de son école. Son rêve : une piscine chez elle et des toilettes propres pour ses amis.

    Comme pour Djemahra, Polenli, Davaadalai, Nagham, et les autres, l’eau est un produit de luxe pour des millions de personnes qui doivent se battre au quotidien pour récolter chaque goutte de cette eau, véritable or bleu !..

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  • La planète en déficit d’eau d’ici 2025

    D’ici 2025, la planète ne disposera plus assez d’eau pour produire la quantité de nourriture nécessaire à une population mondiale en constante progression.


    C’est ce qui ressort d’une étude publiée par un groupe de 40 anciens dirigeants de la planète, où siègent notamment Bill Clinton et Nelson Mandela.

    Nous serons 9 milliards d’individus d’ici la fin du siècle. Cet accroissement de la population, conjuguée aux changements climatiques qui vont réduire les ressources en eau, risque de multiplier les conflits autour du globe.


    Des pays comme la Chine et l’Inde sont susceptibles d’être confrontés à des pénuries d’ici une vingtaine d’années, d’après ces dirigeants, qui ont appelé le Conseil de Sécurité de l’ONU à être plus impliqué.

    Le Président de ce Conseil InterAction, l’ancien premier ministre canadien Jean Chrétien, souligne que « l’impact politique futur de la rareté de l’eau pourrait être dévastateur et conduire à des tensions, comme celles qui font rage au Moyen Orient au sujet du fleuve Jourdain. »


    Alors que jusqu’à présent, le Conseil de Sécurité de l’ONU traite la question de l’eau comme l’un des facteurs de tension, l’étude indique que cette question devrait être au contraire prioritaire.

    Les conflits liés à l’eau existent déjà. L’Egypte et ses voisins se disputent le Nil, le fleuve Hirmand opposent iraniens et afghans, et la question des aquifères est l’un des points d’achoppement du conflit israélo-palestinien.

    Avec 1 milliard de bouches de plus à nourrir dans le monde d’ici 2025, l’agriculture mondiale, à elle seule, aura besoin de 1000 km cubes d’eau de plus par an. Cette augmentation est équivalente au débit annuel de 20 fleuves comme le Nil ou de 100 fleuves semblables au Colorado.


    La plus grosse demande en eau sera concentrée évidemment sur les régions conjuguant poussée démographique, croissance économique et utilisation intensive de l’irrigation, comme aux Etats Unis, en Inde ou en Chine… Dans ces deux derniers pays, les demandes en eau excéderont leurs ressources propres.

    Les phénomènes climatiques extrêmes, tels que les inondations, la sécheresse ou les glissements de terrain, deviendront plus fréquents dans les années à venir, ce qui devrait aggraver encore la pénurie.

    Ces anciens dirigeants de la planète soulignent aussi dans leur rapport que le monde pourrait économiser l’eau et passer à ce qu’ils appellent une « économie bleue ».


    Dans les pays en développement, le simple entretien des réseaux de distribution pourrait permettre d’économiser 40% de l’eau domestique actuellement perdue.

    Le choix de cultures moins intensives est également l’une des solutions préconisées pour certains pays.

    Enfin, l’étude insiste sur les investissements à fournir pour améliorer l’accès à l’eau potable et à l’assainissement. Les dépenses devraient ainsi être augmentées de 11 milliards de dollars par an… Des investissements qui devraient engendrer 3 à 4 fois plus de bénéfices, et surtout permettre aux 3 milliards d’individus n’ayant pas accès à l’eau potable ou à l’assainissement d’espérer une vie meilleure.

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  • A la maison ou en vacances : des éco gestes à adopter !

    On a souvent tendance à ne prendre soin de l’environnement que chez soi. La routine du quotidien nous a fait prendre quelques habitudes. Une routine plutôt bénéfique pour le coup qui nous permet d’adopter des gestes responsables dans notre manière de vivre et dans nos diverses activités.


    S’il y a encore du chemin à faire parfois, le pli se prend tout doucement.

    Il en va tout autrement dès lors que l’on prend le chemin des vacances. Loin de notre environnement habituel, on se relâche et on fait moins attention à notre attitude face à la nature.

    Ce n’est pas parce que l’on est dans la torpeur estivale que nos bonnes résolutions de l’année doivent être oubliées.

    Alors profitons en ici pour rappeler quelques règles essentielles pour préserver la nature en général, et notre ressource en eau en particulier.

    Rappelons déjà que nous consommons en moyenne 137 litres d’eau par jour, soit l’équivalent d’une baignoire entière ! Sur ces 137 litres, 40 % sont utilisés pour notre toilette, 20% partent dans les sanitaires et 13% servent à laver notre linge. Seulement 7% de cette consommation passent dans notre alimentation.

    Cette consommation, il est possible de la maitriser, voir de la réduire, simplement.

    Il faut penser en premier lieu à observer notre consommation d’eau régulièrement afin de déceler les éventuelles fuites qui pourraient exister sur les robinetteries ou sur les chasses d’eau. Le simple goutte à goutte d’un robinet peut représenter 100 litres d’eau perdus par jour, et la chasse d’eau qui coule toute la journée peut engloutir jusqu’à 600 litres en 24h.


    Pour limiter les fuites, une chasse à tous les joints défectueux s’impose.

    Dans les WC, il faut installer une chasse d’eau à double débit. Nous passerons ainsi de 12 litres à 3 ou 6 litres consommés. Il existe même des systèmes de chasse d’eau à double impulsion qui ne déverse que ce qui est nécessaire. On peut décider ainsi plus précisément du volume d’eau voulu. De même, des réducteurs de pression peuvent être installés sur les robinets.

    Il faut aussi penser à isoler le chauffe-eau et les tuyaux afin de permettre à l’eau chaude d’arriver plus vite, et ainsi de réduire la consommation d’eau et de gaz ou d’électricité par la même occasion.


    Le matin, préférons la douche au bain. S’il est agréable, j’en conviens, de se délasser dans sa baignoire, ce confort nécessite entre 120 et 200 litres ! Sous la douche, seulement 50 litres d’eau sont nécessaires à condition bien sur de ne pas y rester des heures ! Avec le plaisir en plus d’un réveil revigorant. Et lorsque nous nous lavons les mains ou les dents, inutile de laisser couler le robinet en même temps…

    Dans la cuisine, pour faire la vaisselle, soyons organisés. A la main, mieux vaut remplir les bacs méthodiquement pour le lavage et le rinçage au lieu de laisser se déverser ce gros filet d’eau… La vaisselle n’en sera pas moins propre.


    Et si l’organisation de l’évier n’est pas notre fort, laissons faire le lave-vaisselle. Une vaisselle à la main d’environ 12 couverts requiert 30 à 80 litres d’eau, selon son organisation, tandis que le lave-vaisselle consomme seulement de 15 à 19 litres d’eau, à condition d’être mis en route en pleine charge. Idem pour le linge. Le programme « éco » du lave-linge est préférable… Un lave linge à ne faire tourner qu’en pleine charge plutôt qu’en demi-charge.

    Un coup de frais à la voiture ? Allons lui faite sa toilette dans les stations de lavage. Ce ne sont que 60 à 110 litres d’eau qui seront utilisez contre jusqu’à 200 litres pour un lavage maison, à moins d’être très doué. Mais là, il y a le risque de déverser les produits lessiviels dans les égouts. Ce qui n’est pas du meilleur effet !


    Et pour l’arrosage du jardin, un récupérateur de pluie sera du meilleur effet. Ce qui évitera d’utiliser l’eau potable pour les plantations.

    Notre consommation est maintenant contrôlée ? Reste à faire attention à ce que nous déversons dans les canalisations ou les égouts. Les produits toxiques, phytosanitaires, les restes de peinture ou de vernis ou les huiles de vidange sont un poison pour l’environnement.


    Pour les produits ménagers, utilisons par exemple de l’eau chaude vinaigrée pour laver les vitres. Privilégions les détergents et les déboucheurs d’origine végétale ou ceux mentionnant un Ecolabel ou NF Environnement.

    Sinon, la pose d’une crépine sur l’orifice de l’évier est la bienvenue… Nettoyons régulièrement les siphons et servons nous de la bonne vielle ventouse pour soulager l’évier bouché. Cela suffit dans la plupart des cas.

    Enfin prenons garde à ce que nous jetons et où nous le jetons. Ne pas se débarrasser des médicaments dans les WC ou dans la poubelle. Relâchés ainsi dans la nature sans traitement les médicaments bouleversent l’écosystème. Rapportons-les chez le pharmacien. Et d’une manière générale, ne confondons pas les WC avec une poubelle. Mégots, serviettes hygiéniques, applicateurs de tampon en plastique, préservatifs, sont la plaie des fosses sceptiques et perturbent le bon fonctionnement de la station d’épuration.

    Et évidemment, lors des balades pendant les vacances, ne rien jeter dans les rivières, sur le bord du chemin ou à la plage… Ni papier, ni nourriture, ni canette, ni toutes sortes de polluants.

    Beaucoup d’autres petits gestes « éco-responsables » existent.


    De quoi soulager le porte monnaie tout en préservant notre ressource vitale en adoptant quelques bons réflexes au quotidien.

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  • En Seine et Marne, l’eau ne doit pas être un luxe !

    « Parce que l’eau ne doit pas être un luxe », le Conseil Général de Seine et Marne s’est engagé depuis 2006 dans un vaste plan de préservation de la ressource. Sa qualité et sa quantité sont particulièrement observées dans ce département qui abrite les nappes phréatiques alimentant en eau une grande partie de la Région Ile de France.


    Il est donc primordial de veiller à l’intégrité du précieux liquide. Car ici, comme dans bon nombre de région, l’eau est menacée par les différentes pollutions humaines. Elle subit de plus les aléas de la météo qui chaque année recharge plus ou moins le stock d’eau disponible…

    La démarche du Conseil Général de Seine et Marne a pour objet de mutualiser toutes les forces vives du territoire pour soutenir techniquement et financièrement les collectivités, les associations et les agriculteurs dans les actions liées à l’eau. Il a orienté son action sur la qualité de la distribution de l’eau, sur la protection des ressources, sur la valorisation des zones humides et des rivières, et sur le soutien aux associations.

    La première phase du Plan départemental a ainsi permis de diminuer de près de 50 % le nombre d’habitants ayant une eau du robinet non conforme. En 2006, 199 communes délivraient une eau qui n’était pas en règle avec les normes sanitaires, soit 235 000 habitants. L’an dernier, il ne restait plus que 142 communes, n’ayant pas tous les critères de qualité pour un total de 126 356 habitants.

    Autre point de satisfaction : 71% des communes de Seine et Marne sont engagées dans la réduction de l’usage de produits phytosanitaires. Des produits qui sont désormais absents de l’entretien des 4400 km de routes départementales. Enfin 36 stations d’épuration ont été mises aux normes.

    Malgré tout, aucune rivières ou nappes phréatiques n’est encore en bon état global, notamment à cause des nitrates et des pesticides. Et le niveau des nappes a atteint un record historiquement bas, malgré les importantes précipitations des mois de mai et juillet…. Elles payent 9 années de sécheresse hivernale.

    La pression sur les milieux naturels est devenue intense du fait de la surexploitation de la ressource en eau. Et si la qualité de l’eau du robinet des Seine-et-Marnais s’est améliorée, la dégradation des ressources de surface – fleuves, rivières et eau souterraine – met en péril le retour au bon état de l’eau dont dispose à brève échéance, le département.

    Le nouveau Plan qui s’ouvre pour les 4 ans à venir met l’accent sur 4 points.


    D’ici 2016, tous les Seine et Marnais doivent avoir une eau totalement potable au robinet.

    Le Conseil Général va continuer à s’employer à lutter contre toutes les pollutions, d’où qu’elles viennent… particuliers, infrastructures de transports ou de loisirs, monde agricole…

    Il faudra aussi poursuivre la reconquête du patrimoine aquatique du département.

    Enfin la synergie entre les différents acteurs de l’eau va être renforcée, pour que les différentes actions menées soient mieux concertées et dynamisées.

    A cet effet, notons la mise à disposition d’un [site internet dédié à l’eau>http://eau.seine-et-marne.fr/]. Il doit favoriser l’information sur l’état de l’eau en Seine-et- Marne à destination du grand public.


    On y trouve notamment toute une série d’écogestes à mettre en pratique chez soi, à la maison, au jardin, ou dans nos achats…

    Le Conseil général met aussi l’accent sur l’éducation à l’environnement pour sensibiliser les plus jeunes seine et marnais aux enjeux de l’eau.

    Comme partout ailleurs, en Seine et Marne la gestion qualitative et quantitative de l’eau est l’affaire de tous, habitants, entreprises, collectivités, et agriculteurs.

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  • L’EAU DANS L’ESPACE URBAIN

    La gestion des eaux de pluie en ville est une problématique difficile à résoudre.


    Cette eau est souvent considérée comme une menace, car elle fait courir le risque d’inondation en cas de grandes précipitations. Elle est aussi vue comme pouvant charrier toutes sortes de pollutions, hydrocarbures, résidus de caoutchouc, ou métaux lourds… Mais c’est aussi une ressource qu’il faut savoir préserver, recycler, et qui peut aussi parfois être un élément de valorisation de l’espace urbain.

    Gérer les eaux de pluies est en tout cas devenu un enjeu majeur pour bon nombre de spécialistes qui interviennent sur la question pour le compte des villes.


    L’eau de pluie est une ressource qui permet de structurer la ville de manière différente, de l’organiser autour d’espaces verts. Des aménagements peuvent se faire en parallèle d’un traitement de ces eaux devenue impropres.

    Des chercheurs de l’Observatoire de terrain en hydrologie urbaine ont mis en évidence que les polluants contenus dans les eaux pluviales sont en grande partie bloqués dans les premiers cinquante centimètres du sol. Ces eaux sont drainées vers des bassins qui ménagent une zone de deux mètres entre les eaux usées collectées et la nappe phréatique.

    C’est ce qui se pratique déjà sur la zone d’activité de la Porte des Alpes, dans l’est lyonnais, où les eaux pluviales sont intégrées dans la conception urbaine du lieu. Les eaux de pluies sont récupérées dans des tranchées drainantes aux abords des voies de circulation. Les fortes précipitations viennent alimenter le plan d’eau d’agrément du parc, ce qui contient ainsi le risque d’inondation.

    Certains de ces bassins sont plantés de roseaux servant de filtres qui agissent comme un petit écosystème capable de rendre inerte les polluants. Un marécage artificiel qui permet d’épurer l’eau avant de la rendre aux nappes phréatiques.

    Cette solution technique développée à Lyon tend à faire figure de référence internationale de la gestion alternative des eaux.


    Mais d’autres technologies dites douces, destinées à limiter les inondations et la pollution, ont été présentées lors de ce salon.

    Des toitures végétalisées stockantes, des chaussées à structures réservoirs, font parties de ces solutions mises en pratiques dans bon nombres de centres urbains, comme à Berlin où la gestion des eaux pluviales dans le centre historique s’est faite sans réseau, avec des grands bassins minéraux, qui allie technologie alternative et esthétique. Ce sont des sculptures qui, en intégrant l’eau, jouent un rôle bioclimatique.

    L’eau n’est donc plus seulement une matière qu’il faut canaliser et traiter. C’est devenue une ressource, à préserver, à valoriser, et qui prend sa part dans l’aménagement des espaces. Elle permet de structurer la ville en l’organisant autour d’espaces verts ou de plans d’eau.

    Apprivoiser l’eau pour préserver l’environnement et redessiner la ville. Tout un programme.

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