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Or


2013 a été proclamée par les Nations Unies, « Année internationale de la coopération dans le domaine de l’eau ».
La coopération dans le domaine de l’eau recouvre de multiples aspects : culturels, éducatifs, scientifiques, sociaux, politiques, mais aussi religieux, éthiques, juridiques, institutionnels et économiques.
Tout au long de l’année, les discussions entre Etats membres permettront de mettre en relief l’histoire des initiatives réussies de coopération dans le domaine de l’eau. Elles devront aussi identifier les nouvelles questions tout aussi urgentes comme l’éducation à l’eau, la diplomatie de l’eau, ou la délicate approche des eaux transfrontalières.
L’un des points d’orgue de cette année sera la traditionnelle « Journée mondiale de l’eau« , célébrée le 22 mars 2013, et consacrée également à la coopération.
La gestion de l’eau, au niveau national cette fois, c’est la grande enquête menée actuellement par les Agences de l’eau.
On termine notre premier rendez-vous de l’année en musique avec un extrait de la chanson « Porte l’eau« , présentée en ouverture du dernier Forum Mondial de l’Eau, en mars 2012, à Marseille.
Chacun en a surement déjà fait l’expérience au détour d’une balade en ville par grosse chaleur : difficile de trouver à se désaltérer facilement. A moins d’aller à la supérette du quartier pour acheter une bouteille d’eau de source, trouver de l’eau accessible au détour d’une rue n’est pas la chose la plus aisée
Ces accès publics existent, encore faut-il en connaitre leur situation.
– Samuel Degrémont est le cofondateur d’Eaupen.
« On est en général assez proche d’une fontaine, mais on ne le sait pas forcément. Environ 500 points d’eau publics existent à Paris. A Rennes, il y a déjà une trentaine de points de recensés, et une cinquantaine sur Montpellier. L’idée est donc d’être le lieu de mise à disposition du public des fontaines en accès libre »
Des points d’eau à Puteaux, en Charente ou encore dans le Vercors sont déjà venus augmenter la liste.
L’implication des services municipaux est l’un des moyens mis en uvre par Eaupen. Mais l’association entend aussi mettre à contribution chaque citoyen au moyen de l’application téléchargeable pour téléphone mobile. Chacun pourra signaler une fontaine et enrichir la base de données disponible sur internet.
Au-delà du simple espace public, Eaupen souhaite aussi convaincre les établissements privés de s’associer à la démarche. Car la lutte contre les déchets doit concerner aussi les boutiques, les bars, ou les restaurants. Tous ces partenaires privés sont aussi sollicités dans ce repérage citoyen.
« On fait rentrer des gens dans ces établissements pour prendre un verre d’eau en échange un contact se noue avec des personnes qui ne seraient pas forcément rentrées. Ce travail de partenariat est menée avec touts sortes de boutiques. Ce n’est pas réservé aux enseignes d’alimentation ou de restauration. »
Cet état des lieux permet aussi de répondre à une exigence de service public et d’offre sociale : l’accès des plus démunis à une eau gratuite.
« Les plus démunis n’ont pas forcément d’accès au téléphone mobile, mais les travailleurs sociaux pourraient leur indiquer où ils peuvent trouver de l’eau en cas de besoin »
Economie financière pour le consommateur économie de déchets aussi les bouteilles en plastique représentent chaque année plus de 230 000 tonnes de déchets, dont la moitié seulement est recyclée.
Mettre la poésie au service de l’eau. C’est la démarche initiée par un collectif d’artistes belges qui ont décidé de mettre leur art au service de cette eau, si précieuse, qu’il convient de célébrer.
Mieux connaitre l’eau, apprendre à la découvrir, à la protéger, pour mieux la respecter et la rendre accessible à tous Muriel Vigneron et ses amis posent un autre regard sur le monde à une époque où l’eau est au cur des priorités de la planète, mais qui est aussi devenue un enjeu politique et économique.
Avec ces contes musicaux, ils entendent prendre le temps d’aller à la rencontre de l’autre. Mémoire d’eau est l’album qui est né de ce travail qui devrait également déboucher sur des ateliers et des expositions dans les écoles belges pour transmettre aux enfants cette conscience écologique vitale.
« L’eau est une priorité car il en va de notre survie », soulignent ces artistes qui nous proposent des petites vidéos venant illustrer ces contes aquatiques mis en musiques
Mémoire d’eau est à découvrir sur le net notamment sur la page myspace mémoire deau.
Le 12 novembre prochain, le Grand Lyon décidera de son nouveau mode de gestion de l’eau pour les années futures.
Véolia, Suez et la Saur se partagent la délégation de service public, depuis 30 ans. Cette délégation au privé à la faveur du maire de Lyon Gérard Collomb. Mais les partisans d’un retour en Régie Publique ne ménagent pas leur peine pour tenter de faire pencher la balance en leur faveur.
Jean-Michel Drevon est l’animateur de ce Collectif.
« Le contrat du Grand Lyon n’est pas une petite affaire.
Le retour en Régie Publique s’accompagnerai, à terme, d’une baisse du coût de l’eau pour les usagers. C’est ce qu’argumente le collectif à l’incitative de la mobilisation, en s’appuyant sur l’exemple parisien.
« Quand vous revenez en Régie Publique après 30 ans de délégation, vous ne savez pas dans quel état vous allez récupérer le patrimoine
Sur le Grand Lyon, le taux de renouvellement du réseau est de 0,5%. Pour renouveler l’ensemble du réseau, il faudrait 200 ans !
A Paris, le prix de l’eau à commencer à baisser au bout d’un an une fois le constat fait des marges suffisantes qui étaient réalisées. Libéré de l’obligation de rémunérer les actionnaires, la communauté urbaine de Lyon doit à son tour se réapproprier l’ensemble de la gestion pour agir concrètement sur les coûts.
« Cela coûtera moins cher parce que vous n’aurez pas à rémunérer les actionnaires. On nous dit : « Ces grands groupes ont une capacité de mutualisation au niveau national qui leur fait faire des économies d’échelle
. »
C’est donc en toute connaissance de cause que les élus communautaires devront se prononcer le 12 novembre prochain, aidés par l’action du Collectif Les Etats Généraux du Service Public 69.
Cela fait près de 30 ans que la production et la distribution de l’eau à Lyon est confiée à un délégataire de service public
Le Collectif Les Etats Généraux du Service Public 69 est à la pointe de cette mobilisation en faveur d’une gestion publique. Il pointe notamment le coût excessif de l’eau à Lyon. Selon de nombreuses études, la facture lyonnaise est l’une des plus chères de France.
Jean-Michel Drevon est l’animateur de ce Collectif.
L’eau du Grand Lyon en distribution est la 3° plus chère de France.
L’eau n’est pas une marchandise. Ce bien commun de l’humanité doit être public et géré comme tel. C’est l’un des arguments des partisans de la Régie Publique. Un argument entendu par le contribuable lyonnais pour qui le cout de l’eau n’est pas, spontanément, la première préoccupation.
Alors que le maire de Lyon, Gérard Collomb s’est déjà dit plutôt favorable à un maintien de la délégation de service public, le collectif des Etats Généraux du Service Public 69 entend étendre le débat au-delà du cercle fermé des initiés. Car les lignes peuvent encore bouger
La pression a été portée sur les partis politiques, avec en vue la perspective des élections de 2014
Les partenaires politiques de Gérard Collomb sauront se montrer convaincants.
Un grand forum est organisé ce samedi 13 octobre, salle de la Mutualité dans le 3° arrondissement de Lyon, de 14h à 18h. 4 heures pour convaincre citoyens et élus de la nécessité d’un vrai débat sur la gestion de l’eau, pour que 12 novembre prochain, les élus communautaires prenne en compte tous les paramètres et se prononcent pour un report de la décision finale
Un débat lyonnais sur lequel nous reviendrons la semaine prochaine, sur Frequenceterre.
Çà commence comme un match de foot que l’on s’apprête à regarder dans son fauteuil, ou entre amis dans un bar, avec quelques pizzas et des boissons. Bien installé, on s’enthousiasme à chaque action, on s’inquiète d’une baisse de régime, on s’esclaffe devant le but enfin atteint
C’est la dernière campagne choc d’ACF, Action Contre la Faim « 300 millions de héros ». Elle pointe l’urgence, toujours et encore, de donner accès à l’eau et à l’assainissement, partout où il n’y en a pas.
L’eau est une urgence humanitaire. ACF rappelle que 300 millions de personnes affectées par les catastrophes naturelles, les conflits ou les épidémies ont un besoin urgent en eau et assainissement.
Chaque année, ce sont 2,2 millions de personnes qui décèdent des suites de diarrhées, pourtant évitables.
Avec son programme Eau, Hygiène et Assainissement, les équipes d’Action Contre la Faim se mobilisent chaque jour afin que les personnes rendues vulnérables par une rupture brusque de l’approvisionnement en eau, et dépourvues d’hygiène, bénéficient de solutions adaptées.
A travers plusieurs vidéos, ACF donne un coup de projecteur sur les actions mises en place aux quatre coins du globe. Et rend hommage aux acteurs locaux sur place, par le témoignage d’enfants impliqués dans l’approvisionnement quotidien en eau de leur village.
A Oulan Bator, en Mongolie, Davaadalai Enkhnasan, 11 ans, s’occupe de l’approvisionnement en eau pour sa famille. Tous les jours il transporte 70 litres d’eau qui servent aux besoins quotidiens de la maison. Passionné de contorsion, il parle régulièrement d’hygiène avec ses amis de classe.
A Susya, en Cisjordanie, Nagham, elle, sait très bien ce qu’elle veut : devenir médecin, et construire sa maison avec de l’eau courante. Et rêve d’une salle de bain avec de l’eau froide et chaude et de toilettes propres.
A Hanlonli, au Burkina Faso, Polenli Tankoano, 12 ans, est responsable du club de santé scolaire de son école. Dans un monde idéal selon Polenli, il y aurait un forage dans chaque village pour que les enfants ne tombent pas malades.
A Haïti, Djemahra, est une collégienne de 11 ans qui vit à Gonaïves, au nord du pays. Elle fait partie du comité d’assainissement de son école. Son rêve : une piscine chez elle et des toilettes propres pour ses amis.
Comme pour Djemahra, Polenli, Davaadalai, Nagham, et les autres, l’eau est un produit de luxe pour des millions de personnes qui doivent se battre au quotidien pour récolter chaque goutte de cette eau, véritable or bleu !..
D’ici 2025, la planète ne disposera plus assez d’eau pour produire la quantité de nourriture nécessaire à une population mondiale en constante progression.
Nous serons 9 milliards d’individus d’ici la fin du siècle. Cet accroissement de la population, conjuguée aux changements climatiques qui vont réduire les ressources en eau, risque de multiplier les conflits autour du globe.
Le Président de ce Conseil InterAction, l’ancien premier ministre canadien Jean Chrétien, souligne que « l’impact politique futur de la rareté de l’eau pourrait être dévastateur et conduire à des tensions, comme celles qui font rage au Moyen Orient au sujet du fleuve Jourdain. »
Avec 1 milliard de bouches de plus à nourrir dans le monde d’ici 2025, l’agriculture mondiale, à elle seule, aura besoin de 1000 km cubes d’eau de plus par an. Cette augmentation est équivalente au débit annuel de 20 fleuves comme le Nil ou de 100 fleuves semblables au Colorado.
Ces anciens dirigeants de la planète soulignent aussi dans leur rapport que le monde pourrait économiser l’eau et passer à ce qu’ils appellent une « économie bleue ».
Enfin, l’étude insiste sur les investissements à fournir pour améliorer l’accès à l’eau potable et à l’assainissement. Les dépenses devraient ainsi être augmentées de 11 milliards de dollars par an… Des investissements qui devraient engendrer 3 à 4 fois plus de bénéfices, et surtout permettre aux 3 milliards d’individus n’ayant pas accès à l’eau potable ou à l’assainissement d’espérer une vie meilleure.
On a souvent tendance à ne prendre soin de l’environnement que chez soi. La routine du quotidien nous a fait prendre quelques habitudes. Une routine plutôt bénéfique pour le coup qui nous permet d’adopter des gestes responsables dans notre manière de vivre et dans nos diverses activités.
Alors profitons en ici pour rappeler quelques règles essentielles pour préserver la nature en général, et notre ressource en eau en particulier.
Rappelons déjà que nous consommons en moyenne 137 litres d’eau par jour, soit l’équivalent d’une baignoire entière ! Sur ces 137 litres, 40 % sont utilisés pour notre toilette, 20% partent dans les sanitaires et 13% servent à laver notre linge. Seulement 7% de cette consommation passent dans notre alimentation.
Cette consommation, il est possible de la maitriser, voir de la réduire, simplement.
Il faut penser en premier lieu à observer notre consommation d’eau régulièrement afin de déceler les éventuelles fuites qui pourraient exister sur les robinetteries ou sur les chasses d’eau. Le simple goutte à goutte d’un robinet peut représenter 100 litres d’eau perdus par jour, et la chasse d’eau qui coule toute la journée peut engloutir jusqu’à 600 litres en 24h.
Il faut aussi penser à isoler le chauffe-eau et les tuyaux afin de permettre à l’eau chaude d’arriver plus vite, et ainsi de réduire la consommation d’eau et de gaz ou d’électricité par la même occasion.
Dans la cuisine, pour faire la vaisselle, soyons organisés. A la main, mieux vaut remplir les bacs méthodiquement pour le lavage et le rinçage au lieu de laisser se déverser ce gros filet d’eau
La vaisselle n’en sera pas moins propre.
Un coup de frais à la voiture ? Allons lui faite sa toilette dans les stations de lavage. Ce ne sont que 60 à 110 litres d’eau qui seront utilisez contre jusqu’à 200 litres pour un lavage maison, à moins d’être très doué. Mais là, il y a le risque de déverser les produits lessiviels dans les égouts. Ce qui n’est pas du meilleur effet !
Notre consommation est maintenant contrôlée ? Reste à faire attention à ce que nous déversons dans les canalisations ou les égouts. Les produits toxiques, phytosanitaires, les restes de peinture ou de vernis ou les huiles de vidange sont un poison pour l’environnement.
Enfin prenons garde à ce que nous jetons et où nous le jetons. Ne pas se débarrasser des médicaments dans les WC ou dans la poubelle. Relâchés ainsi dans la nature sans traitement les médicaments bouleversent l’écosystème. Rapportons-les chez le pharmacien. Et d’une manière générale, ne confondons pas les WC avec une poubelle. Mégots, serviettes hygiéniques, applicateurs de tampon en plastique, préservatifs, sont la plaie des fosses sceptiques et perturbent le bon fonctionnement de la station d’épuration.
Et évidemment, lors des balades pendant les vacances, ne rien jeter dans les rivières, sur le bord du chemin ou à la plage Ni papier, ni nourriture, ni canette, ni toutes sortes de polluants.
Beaucoup d’autres petits gestes « éco-responsables » existent.
« Parce que l’eau ne doit pas être un luxe », le Conseil Général de Seine et Marne s’est engagé depuis 2006 dans un vaste plan de préservation de la ressource. Sa qualité et sa quantité sont particulièrement observées dans ce département qui abrite les nappes phréatiques alimentant en eau une grande partie de la Région Ile de France.
La démarche du Conseil Général de Seine et Marne a pour objet de mutualiser toutes les forces vives du territoire pour soutenir techniquement et financièrement les collectivités, les associations et les agriculteurs dans les actions liées à l’eau. Il a orienté son action sur la qualité de la distribution de l’eau, sur la protection des ressources, sur la valorisation des zones humides et des rivières, et sur le soutien aux associations.
La première phase du Plan départemental a ainsi permis de diminuer de près de 50 % le nombre d’habitants ayant une eau du robinet non conforme. En 2006, 199 communes délivraient une eau qui n’était pas en règle avec les normes sanitaires, soit 235 000 habitants. L’an dernier, il ne restait plus que 142 communes, n’ayant pas tous les critères de qualité pour un total de 126 356 habitants.
Autre point de satisfaction : 71% des communes de Seine et Marne sont engagées dans la réduction de l’usage de produits phytosanitaires. Des produits qui sont désormais absents de l’entretien des 4400 km de routes départementales. Enfin 36 stations d’épuration ont été mises aux normes.
Malgré tout, aucune rivières ou nappes phréatiques n’est encore en bon état global, notamment à cause des nitrates et des pesticides. Et le niveau des nappes a atteint un record historiquement bas, malgré les importantes précipitations des mois de mai et juillet . Elles payent 9 années de sécheresse hivernale.
La pression sur les milieux naturels est devenue intense du fait de la surexploitation de la ressource en eau. Et si la qualité de l’eau du robinet des Seine-et-Marnais s’est améliorée, la dégradation des ressources de surface – fleuves, rivières et eau souterraine – met en péril le retour au bon état de l’eau dont dispose à brève échéance, le département.
Le nouveau Plan qui s’ouvre pour les 4 ans à venir met l’accent sur 4 points.
A cet effet, notons la mise à disposition d’un [site internet dédié à l’eau>http://eau.seine-et-marne.fr/]. Il doit favoriser l’information sur l’état de l’eau en Seine-et- Marne à destination du grand public.
Comme partout ailleurs, en Seine et Marne la gestion qualitative et quantitative de l’eau est l’affaire de tous, habitants, entreprises, collectivités, et agriculteurs.
La gestion des eaux de pluie en ville est une problématique difficile à résoudre.
Gérer les eaux de pluies est en tout cas devenu un enjeu majeur pour bon nombre de spécialistes qui interviennent sur la question pour le compte des villes.
Certains de ces bassins sont plantés de roseaux servant de filtres qui agissent comme un petit écosystème capable de rendre inerte les polluants. Un marécage artificiel qui permet d’épurer l’eau avant de la rendre aux nappes phréatiques.
Cette solution technique développée à Lyon tend à faire figure de référence internationale de la gestion alternative des eaux.
L’eau n’est donc plus seulement une matière qu’il faut canaliser et traiter. C’est devenue une ressource, à préserver, à valoriser, et qui prend sa part dans l’aménagement des espaces. Elle permet de structurer la ville en l’organisant autour d’espaces verts ou de plans d’eau.
Apprivoiser l’eau pour préserver l’environnement et redessiner la ville. Tout un programme.
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