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Or


Cela fait tout juste 25 ans que la Fondation France Liberté a été créée. 25 ans que Danielle Mitterrand, sa Présidente, s’est engagée pour une humanité plus solidaire, où le droit de chaque peuple serait reconnu, où les véritables richesses seraient redéfinies, où l’eau serait accessible à tous.
Des valeurs essentielles qui sont, plus que jamais à défendre dans un monde où, comme le souligne Danielle Mitterrand, « le capitalisme se fissure et se détruit lui-même, victime de sa démesure totalitaire et de son mépris pour les valeurs humaines non marchandes. »
Un capitalisme finissant entrainant derrière lui l’ensemble de l’humanité.
L’eau, bien commun de l’humanité, c’est donc l’une des priorités de la Fondation.
Un accès à l’eau pour tous, comme un droit fondamental et inaliénable de l’homme.
1 milliard et demi de personnes n’ont pas accès à l’eau potable 2,6 milliards n’ont pas accès à un réseau d’assainissement Et selon le rapport Progrès en matière d’assainissement et d’alimentation en eau de l’UNICEF et de l’OMS de 2010, 1,8 millions de personnes meurent chaque année (dont 1,1 million d’enfants) en raison de maladies liées à une eau insalubre.
Partant de ce constat de l’inégal accès à l’eau, la Fondation France Liberté mène campagne pour proclamer un droit de l’eau Une eau libre, une eau potable, et une eau gratuite
Une eau libre, parce que l’eau est une ressource vitale, au mêle titre que l’air. Elle ne peut donc être la propriété de quiconque, ni même être assimilée à une marchandise. France Liberté estime donc qu’elle doit être considérée comme un bien commun, patrimoine de l’humanité, accessible à tous.
Le droit à une eau potable, parce que la pollution est l’une des causes principales du non accès de certaines populations à la ressource vitale. Pollution dans les pays en voie de développement, mais aussi plus près de chez nous, en France ou en Europe, où malgré les traitements et retraitements, l’eau qui coule des robinets de certaines régions reste impropre à la consommation.
Le droit à une eau gratuite, parce que c’est parfois par manque de moyens que des personnes n’y ont pas accès. Les coûts de traitements et de distributions sont importants et ce service se paye.
© France Libertés
Pour instaurer ce droit à l’eau, la Fondation fait donc des propositions.
En premier lieu, il s’agit d’inscrire le droit d’accès à l’eau potable dans toutes les constitutions des pays du monde, et à fortiori dans la constitution européenne ainsi que dans la Déclaration Universelle des droits de l’homme.
Ensuite, les services liés à l’eau, distribution et assainissement, doivent être assurés et financés par la collectivité et ce dans l’intérêt de tous.
L’eau ne doit plus faire l’objet d’une marchandisation, mais sa gestion doit rester un service public, essentiel pour le quotidien de chacun, et ne peut faire l’objet de profit.
Il faut ensuite mettre en place des politiques qui mettront fin, à long terme, à toute forme de pollution. La fondation propose pour cela que 1% du budget annuel de l’armement mondial soit prélevé, chaque année, pendant 15 ans afin de financer un programme d’assainissement offrant l’accès à l’eau potable là où les infrastructures sont insuffisantes.
Enfin, l’eau étant un élément constitutif de la vie, France Liberté propose que toute personne puisse bénéficier gratuitement de 40 litres d’eau potable par jour. Une quantité jugée nécessaire pour vivre, quelque soient les niveaux socio économiques
La Fondation France Liberté agit concrètement sur le terrain en apportant son soutien à des projets innovants portés par les populations locales dans les pays du Sud.
Et avec son action « Porteurs d’eau », elle mène aussi campagne pour que soit reconnu l’accès à l’eau potable pour tous comme un droit de l’homme inaliénable.
25 ans après sa création, les raisons d’être de la Fondation France Liberté restent toujours valables.
Danielle Mitterrand la porte avec force et détermination Et comme elle le souligne, « la Fondation reste un maillon actif d’un réseau mondial qui aspire à organiser l’alternative à la mondialisation du commerce et de la finance pour une société qui donne toutes ses chances à la vie. »
Vidéo France Libertés
Réduire sa consommation d’eau en modifiant un peu ses pratiques domestiques quotidiennes, rien de plus facile à faire. Des gestes simples, à la cuisine ou à la salle de bain, permettent d’économiser un peu sur sa facture. Le plus difficile est de transformer ces gestes en habitudes totalement intégrées.
C’est dans cette optique que s’est déroulée l’opération « Péserv’eau » menée par l’association bretonne « La Passiflore« . Durant un an, une centaine de foyers du Pays de Fougères, en Ile et Vilaine, se sont engagés sur une expérience de maitrise de leur consommation d’eau.
Après un long montage financier et opérationnel, entamé en janvier 2009, les bénévoles de La Passiflore sont d’abord allé à la chasse aux volontaires afin de recruter les foyers motivés pour se lancer dans l’aventure
Un recrutement qui s’est fait sur les marchés, dans les magasins bio, ou dans les forums d’associations.
Tout au long de l’année 2010, les foyers-témoins ont relevé une fois par mois leur compteur ainsi que le nombre de nuits passées au foyer. Ils ont également noté le nombre de douches, de chasses d’eau, de tournées de lave-vaisselle ou de lave-linge
des données qui permettront d’analyser les divers usages de l’eau et de quantifier l’efficacité des différents gestes d’économie.
Le bilan de cette année de nouvelles pratiques est plutôt positif. Les foyers témoins ont consommé sur un an 70 litres d’eau par jour et par personne, quand la moyenne nationale se situe entre 130 et 150 litres. A noter tout de même qu’avant l’opération, les habitants du Pays de Fougères étaient déjà en dessous de cette moyenne nationale avec 108 litres d’eau consommée.
Au-delà du bilan quantitatif, cette expérience inédite a été l’occasion de rencontres variées et d’expériences nouvelles.
Un bilan presque idyllique au sein d’une région déjà largement sensibilisé à la préservation de la ressource Car si le Pays de Fougères est une région où l’on a une impression d’abondance, les cours d’eau sont pourtant au plus bas en été. Et l’eau n’est pas toujours disponible pour les besoins courants. Les arrêtés sécheresse de la préfecture reviennent chaque année
C’est maintenant sur le long terme qu’il faudra évaluer l’opération « Préserv’eau » pour voir comment les pratiques ont évolué et se sont pérennisées. Mais l’expérience mérite d’essaimer au-delà de ce coin de Bretagne. La démarche peut être exportée pour transformer en habitudes les petits gestes quotidiens, et ainsi faire face aux enjeux de demain.
Alors qu’elle représente les deux tiers de la surface du globe, l’eau n’est pourtant pas une réalité pour tous. Près d’un habitant de la planète sur 5 n’a pas accès à l’eau potable, et 40% de la population mondiale, soit 2 milliards 600 mille personnes, n’ont pas accès à un système d’assainissement des eaux usées.
Car l’eau douce, qui n’est pas inépuisable, ne représente que 2,5% des réserves de la planète. Dans les pays ou le manque d’eau est criant, comme en Afrique sub-saharienne par exemple, le risque de décès par diarrhée d’un nourrisson est 500 fois plus élevé que dans un pays développé. Les femmes et les filles, souvent chargée des corvées d’eau, sont les premières victimes du manque d’eau.
Dans le même temps, les investissements privés dans les services de l’eau sont en recul. Un comble, car « l’eau pour tous » suppose d’aller la chercher, de la traiter, de l’acheminer et de l’évacuer. Un problème pourtant simple mais qui coûte très cher en investissement et en entretien. La sécheresse est aussi une des causes majeures de la crise alimentaire de plusieurs pays d’Afrique de l’est, notamment.
Enfin, neuf catastrophes naturelles sur dix sont liées à l’eau et résultent d’une mauvaise utilisation des sols, et deux personnes sur cinq vivent aujourd’hui dans des zones susceptibles d’être inondées.
C’est donc à ce constat que les états doivent maintenant s’attaquer.
Toutes les 5 secondes, 190 000 litres d’eau sont gaspillés. C’est le constat que dresse 60 millions de consommateurs et la Fondation France Libertés qui lancent une opération de sensibilisation aux fuites sur les canalisations d’eau.
Chaque année, ce sont 1,3 milliards de mètres cubes d’eau qui partent dans la nature. Prélevées dans les rivières ou dans les nappes phréatiques, ces quantités, traitées inutilement, n’arrivent jamais à destination. Chaque jour, c’est 3,5 millions de mètres cubes d’eau qui disparaissent
75% de ces canalisations a plus de 40 ans
Et 30% d’entre elles en a plus de 50 ans !
Afin de pouvoir remédier à cette saignée, une base de données a été mise en place par l’observatoire des services publics d’eau et d’assainissement. Géré par l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques, il permet entre autres de repérer le taux de perte en eau potable des différents réseaux du territoire.
Pourtant, souligne l’association 60 millions, l’inventaire national du réseau d’eau doit être fait avant la fin 2013, comme le prévoit la loi Grenelle 2 de juillet 2010. Mais le décret d’application se fait attendre
[youtube http://www.youtube.com/watch?v=26N-8gE8Li4&w=425&h=349]
Après avoir lancé en mars dernier l’Opération Transparence sur le Prix de l’eau, France Libertés et 60 Millions de consommateurs prolongent leur campagne en tentant de sensibiliser tous les particuliers à la préservation de l’eau. En ces temps de sécheresse, il s’agit de faire prendre conscience à chacun que l’eau est un bien que l’on ne peut plus gaspiller.
Vous pouvez vous aussi contribuer à plus de transparence dans la gestion de l’eau en France, en alimentant la base de données mise en place sur le site dédié . Vous pourrez aussi visualiser en temps réel, grâce à un compteur, l’ampleur des fuites dans le réseau Vous trouverez également des outils pour demander à votre mairie de contribuer à l’effort de transparence.
Le temps de cette chronique, c’est plus de 6 millions de litres d’eau qui se sont perdus dans la nature !
Fêter l’eau sous toutes ses formes : c’est dans cette optique que se déroule chaque année depuis 10 ans [le Festival de l’Oh>http://festival-oh.cg94.fr/], dans le Val de Marne. Au confluent de la Seine et de la Marne, parcouru de nombreux cours d’eau, la géographie de ce territoire est tout entier façonnée par l’eau, véritable rythmique du quotidien des Val-de-Marnais.
Et pour cette 11ème édition, les 18 et 19 juin prochain, le Festival de l’Oh aura pour fil rouge principal un des plus grands fleuves sacrés d’Inde : le Gange. Symbole de purification, cet invité d’honneur exceptionnel apportera sa singularité durant tout le week-end au travers de nombreux évènements artistiques.
Outre ces ballades poétiques au fil du Gange, des balades fluviales seront possibles sur la Marne et la Seine, à bord de bateaux de croisières, de canoë, de kayak, de puces d’eau, d’aviron, et de zodiacs. Vous pourrez ainsi vous initier au canoë biplace, vous essayer au maniement d’un Optimist ou d’un 6 mètres, ou bénéficier d’un baptême de plongée.
Mais parce que l’eau est essentielle à la vie, il est aussi indispensable de s’interroger sur sa pérennité, d’échanger sur sa préservation Au cur de la fête, le festival invite à un débat citoyen ouvert à tous : dans les Maisons de l’eau, ou au bord de l’eau, des conférences et des rencontres avec des grands témoins et des associations engagées seront l’occasion de confronter les idées sur la place qui doit être faite au précieux liquide
Lors de ces rencontres, on y débattra notamment du droit à l’eau, vu comme un trait d’union entre les hommes
Urgence climatique, pesticides, OGM, pollution, assainissement, toutes ces thématiques seront en débat au cours de ce festival qui collera aussi à l’actualité avec une conférence sur les risques technologiques
Enfin chaque ville du territoire val de marnais aura l’occasion de mettre en avant ses engagements en matière de développement durable
Le 11ème Festival de l’Oh, c’est le 18 et 19 juin prochain dans tout le Val de Marne, mais aussi à Paris et en Seine St Denis, et à découvrir sur le site du [Festival de l’Oh>http://festival-oh.cg94.fr/].
Le déficit de pluviométrie que connait actuellement la France fait craindre une forte sécheresse pour les mois à venir.
A la mi-mai, ce sont 28 départements qui avaient déjà pris des arrêtés de limitation ou de suspension des usages de l’eau. Car il faut adapter les prélèvements aux débits des cours d’eau et aux niveaux des nappes.
Les nappes se rechargent de septembre à mars quand la végétation est au repos et l’évaporation faible. S’il pleut moins que la normale pendant cette période, ce qui a été le cas cette année, les nappes s’assèchent. 58% des nappes étaient déficitaires début avril. La proportion était de 68% début mai.
En surface, les sols, eux, sont secs sur tout le territoire. L’indice d’humidité est à un niveau jamais atteint depuis 1959, date des premiers relevés de référence. C’est l’état dans lequel ils sont normalement en plein mois de juillet.
La faible couverture neigeuse des massifs montagneux ne peut contribuer non plus à combler les réserves d’eau.
© Laurent Mignaux Ministère du Développement durable
Ainsi la sécheresse qui se profile de plus en plus cette année est à comparer avec d’autres années particulièrement sèches, et notamment 1976. Cette année là, si la période de recharge hivernale a été nettement plus déficitaire, le manque de précipitations et les températures étaient moins critiques qu’aujourd’hui. En 1976, la sécheresse des sols n’étaient apparue qu’au mois de juin.
2003 avait été également particulièrement chaud et sec en début d’année, pour atteindre des températures caniculaires en été. La situation hydrique des sols n’étant revenue normale qu’au milieu de l’automne.
Lors de ce comité sécheresse, Nathalie Kosciusko-Morizet, la ministre de l’écologie, a donc lancé deux outils pour améliorer la gestion des périodes de sécheresse : de nouvelles cartes de mesures des restrictions, plus précises et plus réactives, afin d’avoir une vision en temps réel de la situation en cas de sécheresse ; et une clarification du dispositif à engager en cas de situation de crise, pour une action plus rapide et plus efficace.
Pas de pluie, des températures élevées, le manque d’eau se fait donc cruellement sentir. Il faut irriguer et aller puiser dans les eaux souterraines, elles-mêmes déficitaires. De quoi être inquiet pour les semaines qui viennent, d’autant que les prévisions de Météo France ne sont guère encourageantes.
Le beau temps qui règne sur la France depuis plusieurs semaines est source de bonne humeur pour un grand nombre de français. La météo plus que clémente réjouit les vacanciers du mois d’avril. Les plages ont des airs d’été, certains en profitent pour commencer leur bronzage estival et les vêtements chauds ont déjà été remisés au grenier pour laisser la place aux tee-shirts et aux débardeurs.
Seulement ce ciel sans nuage n’a pas que des avantages. Le déficit pluviométrique commence à avoir des conséquences non négligeables sur l’état des nappes phréatiques françaises. La sécheresse pointe son nez dans plusieurs régions.
Environ 58% des réservoirs d’eau affichent un niveau inférieur à la normale. C’est le cas sur la plus grande partie du Bassin Parisien ainsi que dans le Sud-Ouest. Plusieurs nappes aquifères sont touchées comme celle de Beauce, du Lutétien et du Champigny en Ile-de-France ou encore les nappes du bassin de la Garonne en Midi-Pyrénées. Cette situation est le résultat de plusieurs années de déficit pluviométrique.
Etat des nappes phréatiques – Avril 2011
Ces nappes, utiles pour irriguer les cultures au printemps et en été, se rechargent principalement entre les mois de septembre et de mars, grâce à ce que l’on appelle les pluies efficaces, c’est à dire les pluies suffisamment importantes pour pénétrer dans le sol et alimenter les nappes et cours d’eau pendant les mois d’automne et d’hiver, lorsque la végétation est au repos
Par rapport à la normale, le mois de mars 2011 affiche des cumuls de précipitations déficitaires au nord d’une ligne Biarritz-Strasbourg et sur les Alpes du Nord, avec des déficits supérieurs à 75% par endroits.
Depuis le mois de septembre 2010, début de l’année hydrologique, les cumuls de précipitations relevés sont déficitaires sur tout le territoire par rapport aux normales de saison. Seuls le pourtour méditerranéen, la Corse et l’est du Massif central échappent à cette pénurie. La pluviométrie y affiche un excédent atteignant au moins une fois et demi la normale.
Précipitations – Septembre 2010 à Mars 2011
Cette situation particulière a amené les préfets de 8 départements à prendre d’ores et déjà des arrêtés de restriction d’eau. Sont ainsi concernés la Charente, la Charente Maritime, le Cher, la Nièvre, la Seine et Marne, les Deux Sèvres, la Vienne et le Val de Marne. L’Essonne est également vigilante et pourrait prendre les mêmes mesures.
Si les niveaux de restrictions sont différents selon les régions et les nappes concernées, elles ne visent pour l’instant que les agriculteurs. L’irrigation des cultures doit être limitée au strict nécessaire. Dans les Deux-Sèvres et la Charente-Maritime par exemple, l’irrigation des champs est interdite entre 10h et 19h, sauf pour les cultures maraîchères.
Le Bureau de Recherche Géologique et Minière (BRGM), qui publie régulièrement ses études sur le niveau des nappes d’eau souterraine en France, reste inquiet. Il estime cette situation préoccupante à une saison où les besoins en eau augmentent.
8% ! C’est la baisse, promise par le maire de Paris, Bertrand Delanoë, du prix de l’eau dans la capitale à compter du 1er juillet 2011.
Bertrand Delanoë aime a rappeler que de 1985 à 2000, le prix de l’eau avait augmenté de 260% ! Une hausse due essentiellement, selon la mairie, au fait que la gestion de l’eau était assurée par une entreprise privée. Depuis le retour de la gestion de l’eau dans le giron public, la ville a ainsi pu économiser 35 millions d’euros.
Selon Anne Le Strat, adjointe en charge de l’eau et présidente d’Eau de Paris, « la régie publique, ces économies s’expliquent par le fait qu’il n’y a plus de rémunération des actionnaires comme c’est le cas lors de la gestion de l’eau par une entreprise privée. »
Cette décision de la municipalité divise les élus parisiens. L’opposition dénonce une imposture, affirmant qu’au final, avec les investissements nécessaires pour la modernisation du réseau, une augmentation sera inévitable. Quand aux Verts, par la voix d’Yves Contassot, ils regrettent une baisse trop dérisoire pour être considérée comme un signe encourageant.
Reste que cette décision parisienne, symbolique, est un signe fort pour les autres communes et collectivités territoriales désireuses de s’approprier la gestion de leur eau.
« La gestion publique de l’eau, ça marche ! » C’est le message qu’est venu délivrer l’élue parisienne. Et si elle a reconnue que les tractations ont été dures trois délégataires différents se partageaient la gestion de l’eau – au final, la régie publique s’avère « plus efficace, plus transparente et plus démocratique » qu’une gestion privée confiée à de grandes multinationales.
Un témoignage qui tend à inspirer les élus nordistes, mais aussi les syndicalistes de Veolia qui verraient bien un service public national de l’eau, avec un statut unique des salariés, qui donnerait une dimension nationale à cette question de l’eau.
Et parce que ce débat sur l’eau va se poser dans toutes les villes françaises dans les semaines et les mois à venir, rappelons l’initiative de la Fondation France Libertés qui, en partenariat avec l’association 60 millions de consommateurs, appelle les Français à participer à une enquête collaborative pour établir une cartographie complète du prix du service de l’eau.
12 milliards d’euros pour 4 milliards de mètres cubes La distribution de l’eau potable et les services d’assainissement sont une industrie marchande énorme. Un marché qui se joue sur un service public le plus souvent délégué à des opérateurs privés. Concentré entre un nombre restreint de sociétés, ce service semble rester en dehors de toute concurrence. D’où un sentiment, souvent, pour les usagers, de payer le prix fort pour avoir accès à une eau potable et un service d’assainissement efficace.
C’est pour tenter de clarifier un peu le système que la Fondation France Liberté et l’association 60 millions de consommateurs ont lancé une enquête collaborative pour établir « une cartographie complète du prix du service de l’eau ».
Selon la loi, chaque citoyen doit pouvoir accéder aux informations sur l’eau qui coule de son robinet. Dans les faits, cela ne semble pas toujours être le cas. Comme le souligne 60 millions, depuis 1995, les délégataires ont l’obligation de rendre publiques un certain nombre d’informations sur le prix et la qualité de leur service. Ils le font, avec plus ou moins de bonne volonté, et plus ou moins de limpidité.
Puisque l’information ne vient pas facilement à l’usager, c’est l’usager qui va la porter à la connaissance du plus grand nombre. Pendant un an, chaque consommateur est invité à se rendre sur le site Internet créé pour l’occasion, pour participer à l’enquête qui va permettre de dresser une carte de France du prix et de la qualité de l’eau.
Les disparités d’une région à une autre peuvent avoir des raisons très concrètes. Les contraintes du relief, l’éloignement, la taille de la commune, le fait d’aller puiser l’eau dans une rivière ou dans une nappe phréatique, tout ceci influe sur le prix de revient du service.
Mais c’est aussi un nouveau modèle économique pour le service public de l’eau qui est souhaité. Pour les partenaires de l’opération il faut une incitation à une baisse de la consommation, une « tarification adaptée aux plus démunis », et un prix différent selon que le l’usager est un particulier, un agriculteur ou un industriel.
Pour participer à cette grande enquête rendez-vous sur le site Prix de l’eau : opération transparence en partenariat avec 60 millions de consommateurs et France Liberté.
On termine par le rendez-vous que vous fixe Frequenceterre Votre radio nature sera présente au Salon « Planète Durable, le salon de le consommation durable », du 31 mars au 3 avril, au parc des expositions, porte de Versailles, à Paris. Sur l’invitation de Féminin Bio, Fréquenceterre sera présent sur le salon et proposera des plateaux radio toute la journée, de 10h 30 à 19h. Retrouvez-nous tous les jours sur le salon pour des émissions en direct et en public. Et venez poser vous-même vos questions à nos invités.
De la révolte de la rue à l’intervention militaire des Nations Unies, la Libye s’est enfoncée en quelques semaines dans un chaos qui a envoyé sur les routes une grande partie de sa population.
Les organisations humanitaires ont dépêché sur place de nombreuses équipes pour venir en aide aux réfugiés. Ainsi, les équipes d’Action Contre la faim sont présente à la frontière tuniso-libyenne pour répondre à cette urgence. Les humanitaires d’ACF Espagne ont lancé un programme d’aide qui a un double objectif.
ACF-Espagne intervient dans le domaine de l’assainissement dans le camp de Choucha à 8 km de Ras Jedir, en Tunisie, près de la frontière avec la Libye. Avec plus de 14000 réfugiés, ce camp atteint les limites de sa capacité. Avec des températures nocturnes basses et des conditions sanitaires dégradées, ACF craint l’apparition rapide de maladies. L’intervention de l’association se concentre donc sur le volet assainissement
la construction de latrines, notamment en prévision de nouvelles vagues de réfugiés, et le nettoyage.
© ACF
De son coté, l’UNICEF a déjà envoyé 47 tonnes de matériel dans la ville de Ben Guerdane, tout près de la frontière tuniso-libyenne. Du matériel pour installer des latrines, des jerricanes d’eau potable, des couvertures ou des kits de première hygiène. En Égypte, au poste frontalier de Salloum, l’Unicef et ses partenaires ont pu distribuer 54 000 litres d’eau potable. Des toilettes amovibles sont régulièrement installées. L’Unicef supervise aussi un groupe de personnes chargées exclusivement de l’eau et de l’assainissement.
Face à l’enlisement du conflit, les besoins ne vont aller qu’en s’accroissant, et les organisations humanitaires auront plus besoins encore du soutien du plus grand nombre.
On termine par un rendez-vous que vous fixe Frequenceterre
Votre radio nature sera présente au Salon « Planète Durable », le salon de le consommation durable, du 31 mars au 3 avril, au parc des expositions, porte de Versailles, à Paris.
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