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By Littérature Sans Frontières – Fréquence TerreScienceNature
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  • Le cadavre qui portait son cercueil de Marc Pasteger (« La Boîte à Pandore »)

     

     « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

     

    Marc Pasteger est journaliste et, depuis son adolescence, il collectionne les histoires mystérieuses, énigmatiques et insolites comme d’autres collectionnent les timbres-poste, les bagues de cigares ou les papillons. Lui, il en fait des livres qui sont autant de moments de détente que d’étonnement.

    Avec le titre, qui ne peut qu’attirer l’attention, « Le cadavre qui portait son cercueil », Marc Pasteger entraîne le lecteur dans une sorte de ronde infernale où la surprise côtoie le sourire, où des histoires alambiquées se révèlent inexplicablement réelles, où le frisson peut se conjuguer sous un double sens : effroi ou délectation.

    Cet ouvrage conte une soixantaine de situations extravagantes, envoûtantes, toujours surprenantes. Jamais lassantes.

    C’est un livre qui porte aussi son pesant d’humour noir et de faits historiques, ce n’est pas Calpurnia, la dernière femme qui partagea la couche de Jules César, qui me contredirait : elle parla et gémit en dormant puis expliqua à son dictateur de mari sa vision nocturne. Peu après, l’empereur fut transpercé de vingt-trois coups de poignard…

    Alors ? Coïncidence ou non, on reste pantois devant l’histoire véridique d’un repas de gala à Cannes réunissant, entre autres, l’humoriste Fernand Raynaud et son épouse. Ils sont treize à table et l’artiste de s’exclamer : « C’est toujours le dernier arrivé qui attire la poisse ! Et, le treizième, c’est moi ! » Quelques semaines plus tard, il se tue dans un accident.

    Mais, il y a aussi des « morts » qui ressuscitent, tel cet homme de 33 ans déclaré mort à deux reprises (le cerveau et le cœur ne fonctionnaient plus, paraît-il) et qui, soudain, demanda un bout de papier et un crayon. Il griffonna : « J’ai froid… »

    3 min
  • Sauve qui peut de Marc Lerchs (Éditions La Boîte à Pandore)

    « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

     

    Écrit de manière très agréable, « Sauve qui peut » de Marc Lerchs, publié aux Éditions « La Boîte à Pandore », est un ouvrage qui, à la fois, inquiète et fait sourire. Les drames qui y sont décrits en font un livre décapant et particulièrement instructif, merveilleux et terrifiant.

    Merveilleux par le respect que les citoyens doivent à ces urgentistes-secouristes qui n’hésitent pas à risquer leur vie pour sauver celle des autres, et terrifiant face à la description de situations scandaleuses, voire choquantes : « Personne ne semblait avoir vu le moment précis où le mort était tombé hors de notre ambulance », illustre l’auteur parmi des dizaines d’exemples du même acabit.

    Des chiffres laissent aussi pantois : « En résumé, 10% de volontaires avaient rejoint le service de secours par véritable altruisme et 90% s’y trouvaient pour des raisons diverses, parfois douteuses, parmi lesquelles la principale était de boire des bières entre copains, vivre une illusion d’adrénaline et d’action virile. »

    Mais, ce livre « vérité » va aussi au-delà d’exemples à secouer les personnes les plus indifférentes, car il se veut, de manière implicite, un véritable plaidoyer pour une meilleure formation de ce personnel des urgences et son indispensable reconnaissance par la Société, plus particulièrement par ses décideurs politiques.

    « Sirène hurlante, l’urgentiste fonce, il voit, il sauve. Il travaille les frontières de la vie, de la mort… » explique l’auteur, journaliste et secouriste lui-même depuis son adolescence.

    Il sait donc de quoi il parle.

    3 min
  • Je Sais que tu m’attends de Gilles Laporte (Genèse Édition)

    « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

    À plusieurs reprises, dans cette rubrique, j’ai dit tout le bien que je pensais de deux ouvrages de Gilles Laporte (« Des Fleurs à l’encre violette » et « La Clé aux âmes » aux « Presses de la Cité »), des livres teintés de la notion de terroir qui m’est chère, et j’attendais donc avec impatience son nouveau roman. Celui-ci vient d’être publié et, ô surprise, le registre est foncièrement différent. En effet, « Je Sais que tu m’attends », paru à « Genèse Édition », aborde de plein fouet un sujet sociétal d’une considération majeure, voire vitale : le don d’organes. Mais, comment l’aborder sans être trop technique ou juridique ? Comment faire passer un message humaniste d’une telle importance ? C’est, ici, toute la richesse d’une plume brillante qui entre en jeu de manière subtile avec l’histoire du combat d’une femme amoureuse d’un compagnon déclaré en « mort cérébrale » par un neurochirurgien fort séducteur… Elle veut sauver son compagnon, le médecin, passionné de littérature – comme le blessé -,  tente de la piéger pour mieux posséder son corps.

    Ce roman, c’est à la fois un éclairage sur certaines pratiques amoureuses et des motivations médicales, sur l’entêtement passionné d’une femme au chevet de son homme et l’acharnement thérapeutique, sur des relations humaines choquantes et délicates… Sur la Mort et la Vie.

    2 min
  • Dopage de Gilles Goetghebuer (Éditions La Boîte à Pandore)

    « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

    Avec quelque 33 000 kilomètres, la participation à plus de 200 courses[1]  et trente ans de journalisme sportif, je croyais bien saisir les tenants et aboutissants du dopage puisque, même au sein des amateurs de mon espèce, il existe des adeptes du « pot belge », sans parler, bien sûr, des athlètes confirmés et professionnels qui n’hésitent pas à braver tous les interdits en la matière avant d’être souvent rattrapés aux contrôles. Je me suis trompé ! En effet, à la lecture de « Dopage » publié aux Éditions « La Boîte à Pandore », l’auteur Gilles Goetghebuer, rédacteur en chef des excellents magazines « Sport et Vie » et « Zatopek », pratiquant le cyclisme, la course à pied, le football, le tennis et le badminton, ce spécialiste incontesté du dopage ouvre, c’est le cas de le dire, une fameuse boîte à Pandore, c’est-à-dire qu’il donne l’explication de situations désastreuses tant sur les plans de la santé qu’éthique, entre autres.

    Dans cet ouvrage, présenté sous l’agréable forme de questions-réponses, défilent les stéroïdes, hormones de croissance, EPO, amphétamines…, des faits avérés (les aveux d’Armstrong), des considérations lourdes de sous-entendus : « C’est bien simple, il n’existe pas aujourd’hui un seul exploit athlétique du passé auquel on peut accorder du crédit sans soupçonner l’usage de stimulants : Beamon, Fangio, Pelé, Zatopek, Ali et tant d’autres. » Il y a, aussi, quelques déclarations ahurissantes. Celles de Coppi qui reconnaît prendre la «      Bomba » (mixture d’amphétamines, de caféine et de cocaïne), d’Anquetil qui dit qu’« on ne gagne pas un Tour de France avec un morceau de sucre », sur l’effet placebo, tel ce suppositoire « dopant » confectionné d’un unique bout de gruyère, sur les coureurs de Festina comparés à des « cornues pédalantes », selon un magistrat.

    Gageons qu’il y aura une suite à ce livre, avec, par exemple, le cas « Eddy Merckx ».  Si l’auteur Gilles Goetghebuer rend hommage au docteur Jean-Pierre de Mondenard comme étant un « grand combattant de la lutte contre le dopage », celui-ci m’avait accordé une interview, ainsi qu’à d’autres confrères, où il clamait haut et fort que « tous les vainqueurs du Tour de France d’après la Dernière Guerre mondiale étaient dopés, exception faite pour Greg LeMond »…

    Et puis, autres raisons d’écrire une suite à cet intéressant livre, Lance Armstrong commence, petit à petit, à mouiller bien du monde, dont Johan Bruyneel, son ancien directeur sportif, alors que des rumeurs récurrentes circulent dans le monde du football à la veille du rendez-vous planétaire brésilien et que l’on prétend que la chasse aux tricheurs s’organise avec davantage d’espoir…


    [1] 20 Km et Marathon de Bruxelles, Semi-Marathon de Paris, Championnat du Monde de Semi-Marathon, Montées de l’Alpe d’Huez, du Mont Ventoux…

    4 min
  • La Conjuration de Dominique Baudis (Le Livre de Poche)

    « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

    Remarquable ! « La Conjuration » de Dominique Baudis publié en Livre de Poche, est une fresque moyenâgeuse racontée de manière remarquable. Faits historiques, amour, haine, Templiers, Assassins, Sarrasins, monarques et lépreux, se chevauchent, c’est le cas de le dire, en terre sainte, plus particulièrement au royaume de Jérusalem, là où « chaque peuple a pensé qu’il serait à jamais le maître » : Phéniciens, Égyptiens, Romains, Perses, Grecs, Arabes, Turcs… « Ils ont été balayés l’un après l’autre par une tempête sur l’océan des siècles. » Il en sera de même pour les Francs, quand bien même certains, parmi ceux-ci, ont cru qu’ils s’entendraient un jour avec ceux qui y vivent depuis longtemps…

    Et, aujourd’hui, cette situation déchire encore les trois religions du Livre.

    2 min
  • Le Tilleul du soir de Jean Anglade (Les Presses de la Cité)

    « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

    « Les Presses de la Cité » viennent de rééditer un classique de Jean Anglade : « Le tilleul du soir ». En janvier 2011, dans cette même rubrique, j’avais déjà présenté ce magnifique livre et je n’hésite pas à y revenir trois ans plus tard tant il m’avait marqué :

    « À la fois émouvant et tragi-comique, « Le tilleul du soir » de Jean Anglade est un petit bijou d’observation de l’être humain en ce qu’il a de bon, de moins bon et, parfois, de franchement détestable. Mathilde, une paysanne âgée d’un village auvergnat abandonné, décide de rejoindre le « Doux Repos », une maison de repos d’Entraygues, une cité fort accueillante à l’encontre des centaines de pensionnaires. Elle y fait son nid parmi des gens encore valides et qui n’hésitent pas à aller boire des canons au bistrot, puis il y a ceux qui deviennent invalides, qui perdent un peu la notion de la réalité. Mais, tous, ou presque tous, se résignent à ne plus recevoir de visites de leurs proches ou font croire à la très prochaine arrivée d’un fils, d’une nièce ou d’un petit-fils.

    Au-delà du spectre de la mort qui hante maints pensionnaires, il y a un humour acerbe qui plane parfois au « Doux Repos ». Cet ouvrage est probablement l’un des plus profonds de Jean Anglade, quand on y lit sous sa plume : « Mon petit-fils ? Oh ! si qu’il vient ! Il est venu à Pâques. Et s’il ne vient pas plus souvent, c’est qu’il est trop petit : il ne peut pas prendre le chemin tout seul. Il viendra davantage quand il sera plus vieux… Il me sortira… Je lui donnerai le bras… On fera le tour du patelin… »

    Il n’y a pas une virgule à modifier à ce livre écrit en 1975, alors que Jean Anglade est à la veille de célébrer son centenaire ! Bel hommage, donc, que « Les Presses de la Cité » rendent à cet écrivain de terroir exceptionnel.

    3 min
  • Je viendrai ce soir à neuf heures… de Willy Deweert (Éditions Mols)

    « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

    Étrange, vraiment étrange, que ce nouveau roman de Willy Deweert, « Je viendrai ce soir à neuf heures… » paru aux Éditions Mols. Cette fois-ci, l’un des fers de lance du thriller mystique entraîne le lecteur au Sénégal dans les traces d’un célèbre auteur français qui quitte Paris juste avant de recevoir un prix littéraire d’envergure. « Voilà un écrivain qui réalise le rêve de tous les autres et qui tire sa révérence au dernier moment. Pourquoi ? » Le suspense rebondit de chapitre en chapitre et, bien entendu, il n’est pas question de dévoiler son terme. En revanche, j’ai relevé quelques citations qui sortent de l’ordinaire :

    « Se confesser ? C’est trop facile de s’adresser à Dieu et non à tous ceux auxquels on a nui. »

    « Les prix littéraires ressemblent à des matches de foot truqués. Un arrangement entre petits copains. »

    « La vie est un roman. Il suffit de glaner les soupirs qui s’échappent du cœur des êtres humains. Chacun d’eux est porteur d’une histoire. »

    « Tu n’as aucun talent, en fait. Comment es-tu arrivé malgré tout à te faire publier et à progresser jusqu’au Goncourt ? » Réponse : « À force de m’exercer, de plagier, d’imiter… »

    « Il en va ainsi dans tous les domaines de la vie : il y a le charlatan, il y a l’honnête homme. Il n’est pas toujours aisé de les distinguer. »

    «  Pour un éditeur opportuniste, un navet en vitrine est préférable à un chef-d’œuvre en rayon. »

    « Si intelligent, si puissant soit-il, un amoureux transi est toujours vulnérable. »

    2 min
  • Le Temple de Salomon de Xavier Tacchella (MdV)

    « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

    Le mythique Temple de Salomon fait encore parler de lui des siècles après son élévation à Jérusalem. Ainsi, l’éditeur Maison de Vie vient de publier « Le Temple de Salomon » de Xavier Tacchella, un auteur féru en symbolisme et, dans cet ouvrage de plus de 120 pages, on a apprend ou on se remémore, que ce lieu sacré a eu, aussi, un rôle de protection, qu’il y avait plusieurs parvis, dont celui des Femmes puisque celles-ci ne pouvaient entrer dans l’édifice, il y avait encore une table des pains de proposition, un autel des parfums, le Saint des Saints, un vestibule et bien d’autres parties qui posent question(s).

    À ce sujet, une citation de Confucius est mise en évidence par l’auteur : « Je ne cherche pas à connaître les réponses, je cherche à comprendre les questions. »

    2 min
  • Le secret du pressoir par Élise Fischer (Pocket)

    Littérature sans Frontières est une chronique de Pierre Guelff.

     Quelle histoire ! Flora, jeune œnologue, quitte la Bourgogne pour le vignoble alsacien. Certes, elle fait des recherches au sujet de la vigne, mais, surtout, elle rejoint la terre de ses ancêtres pour tenter de retrouver ses racines. Cette histoire est celle d’un terrible secret de famille et, pour l’auteure, Élise Fischer, l’occasion de distiller, le mot est choisi, quelques phrases du meilleur cru dans son livre « Le secret du pressoir » (Pocket).

    En voici un aperçu :

    « Ne pas savoir qui l’on est, ça fait un trou dans le cœur. »

    « Les pieux mensonges, c’est une invention des hommes pour n’avoir pas de comptes à rendre au Très-Haut. »

    « On ne rattrape jamais le temps perdu. Ce qui compte, c’est ce qui reste à vivre, ce qui n’est pas encore écrit. »

    « Il fallait en finir avec cette peste, avec le nazisme qui avait d’abord enfiévré le pays de Goethe et de Rilke avant de se répandre au-delà des frontières. »

    « Rien n’est jamais grave, sauf ce qui est tu… »

    Et, croyez-moi, ce qui est tu, puis révélé, dans cet ouvrage, n’est pas banal du tout…

    2 min
  • L’arbre de Judas par A-J Cronin (Livre de Poche)

    « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

    Avec « L’arbre de Judas » édité en « Livre de Poche », c’est le septième ouvrage d’Archibald-Joseph Cronin que j’ai lu, tant j’apprécie cet auteur écossais parmi les plus célèbres du XXe siècle.

    Médecin des pauvres en milieu industriel au Pays de Galles, puis celui d’une clientèle huppée à Londres, un repos forcé le fit romancier. Avec « L’arbre de Judas », c’est l’histoire, tragique, de David Moray, jeune médecin qui trahit sa promesse d’épouser Mary, une fille du peuple, pour s’unir à Doris, l’enfant d’un riche patron d’une entreprise pharmaceutique. Celle-ci décéda et David Moray, à la retraite, tomba éperdument amoureux de Kathy, la fille de Mary. À son tour, il trahit cette jeune femme pour épouser une rombière opportuniste…

    Et, croyez-moi, la fin de cette « épopée » romanesque de quelque 450 pages surprendra plus d’un lecteur !

    2 min

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